Logo T P H

 

Association loi de 1901 à but culturel et humanitaire

 logohtmlhtmlm7b0293991.jpg

6bis rue du Cotaire 38120 Saint Egrève

Tel: 09 75 88 71 32 / E-mail: tph38120@yahoo.fr



Qui sommes nous?

Pour accéder aux différentes pages et articles du site: cliquez sur les boutons « pages » « catégories »  en haut de cette page de présentation

 

L’association « Tibétains et Peuples de l’Himalaya » a vu le jour en début d’année 2010.

       Le groupe fondateur de T P H est constitué de personnes ayant voyagé à plusieurs reprises au Tibet,au Népal, et en Inde du nord (Himachal pradesh, Ladakh). Les rencontres  avec les réfugiés tibétains vers lesquels nous nous sommes naturellement tournés dés le début, nous ont servit de base aux projets de soutien que nous menons aujourd’hui.

Ayant activement oeuvré dans plusieurs associations depuis 2004, nous avons constaté les besoins des populations locales tant sur le plan de la reconnaissance de leur culture, que sur le plan économique.

 C’est pourquoi nous avons bâti des projets de soutien en faveur des plus démunis dans ces régions. Soutien de structures existantes (ateliers d’artisanat, tourisme éthique) mais aussi soutien d’initiatives personnelles ou collectives pour la création de petites entreprises (commerce, artisanat, achat de bétail ou de semences) souvent de taille familiale.

 Pour mener à bien ces projets, nous sollicitons l’engagement et l’implication d’acteurs locaux qui ont déjà œuvré pour leur communauté, et qui feront le lien avec l’association.

 

Notre assemblée Générale s’est tenue le 12 janvier 2018. Nous avons décidé de reconduire les projets suivants:

  • Soutien à l’atelier « PAGODA » de Bodnath au Népal.
  • Soutien à l’agence « NAMLANG ECO TOURISM » également à Bodnath: nous invitons tous les voyageurs potentiels à rejoindre notre initiative « TPH au Népal » pour le mois d’octobre.

L’année 2017 a vu s’éteindre l’action du CMLR (Comité de Management et Reconstruction du Langtang) après deux ans de dur labeur pour nos amis Langtangpas qui ont fait preuve de beaucoup de courage, de fierté et de solidarité pour reconstruire leur village et par là-même reconstruire leurs vies. Nous avons donc avec TPH mis fin à notre opération « Revivre au Langtang » qui a permit d’accompagner ce beau travail de reconstruction et de résilience.

Le Langtang brille à nouveau  pour le plus grand plaisir des habitants et des trekkeurs. Au mois d’octobre dernier, « Namlang Eco Tourism » a accueilli et accompagné trois groupes de randonneurs. Deux d’entre eux ont sillonné les sentiers du Langtang tandis que le troisième groupe accomplissait le tour du Manaslu. Les vingt deux participants sont revenus enchantés et bien sûr, quelques uns parlent déjà de retourner au Népal.

  Dès cette année nous reconduirons donc les actions que nous avions mis entre parenthèse lors de la catastrophe, notamment le soutien aux projets professionnels.

Des voyages sont d’ores et déjà prévus pour plusieurs de nos adhérents: au mois de février 2018 c’est 42 voyageurs qui prendront le chemin du Népal pour fêter le nouvel an Tibétain et visiter les différents sites touristiques.

 

Le Chemin… est le but.

Qui sommes nous? dans Présentation nepal2007342

 



2018 AU NÉPAL EN FÉVRIER

 

Nous fûmes quarante deux voyageurs dont une quinzaine de proveysards, à nous envoler vers le Népal, en ce mois de Février 2018.
Ce voyage impulsé par TPH a été organisé sur place par NAMLANG ECO TOURISM, agence de treks et séjours, gérée par TEMBA LAMA, notre ami tibétain, en parallèle de son activité au sein de « PAGODA», l’atelier de confection et d’artisanat, situé tout près du Stupa.
Alors que les durées de séjours s’échelonnaient de deux à cinq semaines selon les petits groupes constitués, une date commune de départ avait permis à Christian de réserver un transport collectif à partir de Saint Egrève.
Voilà donc une joyeuse équipée en partance pour le Népal!!!!

Pour l’anecdote, à l’aéroport de Genève, et déjà en salle d’embarquement, quatre personnes de notre groupe, vécurent un grand moment de « solitude « au comptoir d’Ethiad Airways, quand elles se sont vues annoncer qu’elles étaient en surbooking!!!
Mais, Eurêka ! Après l’appel d’environ 300 passagers par le personnel de la compagnie, notre groupe au complet, trouvait une place dans l’ A330, qui nous menait à l’escale d’Abu Dhabi.
Trois heures plus tard, nous embarquions dans un second vol pour Khatmandu.
Parmi nous, de nombreux jeunes népalais, travaillant toute l’année aux émirats dans les conditions que l’on sait, rentraient au pays pour de courtes vacances, depuis probablement une année où deux de dur labeur. Leurs sourires détendus, une fois installés à bord, faisaient plaisir à voir! On imaginait aisément leur hâte à retrouver familles et amis, particulièrement en ces périodes de fêtes.
Arrivés à KTM AIRPORT, le « moment VISAS « nous occupa un temps, avec bien sûr les éternelles interrogations qui fusaient ça et là, dans le groupe, au moment de remplir le questionnaire destiné aux étrangers.
LASTNAME, FIRSTNAME: « Dis, tu te souviens, c’est lequel le nom de famille «?
Depuis la dernière fois, en 2013 pour moi, de la nouveauté et de la modernité pourtant: en effet, de charmantes employées viennent au secours des voyageurs, les engageant à scanner la première page du passeport sur de grosses bornes informatiques.
On ressent alors comme une certaine fébrilité, une hâte à en avoir fini avec ces formalités incontournables, et pour ceux dont c’est la première venue ici, l’envie irrésistible, mêlée d’appréhension, de se colleter avec la rue, le Népal en vrai, Katmandu polluée, bruyante, agitée, mais aussi, souriante, hospitalière, accueillante…..népalaise, tibétaine, bouddhiste, hindouiste.
Temba fera tout de suite le lien, dès la sortie de l’aéroport par petits groupes, en reconnaissant les anciens et en accueillant les nouveaux venus, bien plus nombreux encore.
Il faudra au moins trois minibus pour venir à bout de nos bagages et nous conduire au cœur du quartier tibétain de Kathmandu, à Bodnath précisément, près du grand stupa.
C’est à la TI SE GUEST HOUSE, bien connue des voyageurs de TPH, que nous allons séjourner pour cette première semaine!
C’est certain ! Elle peut afficher complet!
Dès le lendemain, notre grand groupe, sera réparti auprès de trois guides népalais francophones afin de faciliter en autres, les visites des villes royales de Bakthapur, Patan, du centre historique de Khatmandu, et de Swayambunath, le temple aux singe, pour la semaine à venir.

SHIVARATRI

Et pour une première entrée en matière, ça démarre très fort, puisque nous nous rendons à pied à PASHUPATINATH, à la SHIVARATRI, grande fête hindouiste, célébrant l’anniversaire de la naissance de SHIVA, sur les bords de la rivière Bagmati.
SHIVA, c’est le dieu suprême, qui partage avec VISHNOU et BRAHMA la trinité hindoue.
Un peu sur les hauteurs, le toit d’or du temple du temple dédié, brille de tous ses feux en cette journée très ensoleillée, déjà de bon matin.
On continue de comparer Pashupatinath à BENARES en Inde, car sur les GHATHS ou berges de la Bagmati comme sur ceux du Gange, ont lieu les cérémonies rituelles de crémations des hindous.
La célèbre ShivaRatri, voit aussi affluer ce jour là, outre les pèlerins, les fameux SÂDHUS , venus du Népal mais aussi de l’Inde, pour honorer leur dieu Shiva.
Ces sâdhus ( les bons) appelés aussi « babas » ou « swamis », (ceux qui se possèdent) sont considérés comme des ascètes, ermites ou nomades, ayant renoncé à l’attachement matériel, peu vêtus et vivant de dons pour se nourrir. Ils peuvent appartenir à différentes sectes, ce terme n’ayant pas ici, la connotation péjorative qu’on lui connaît en Occident.
Ceux que l’on verra ce jour là, sont des sâdhus Shivaïtes bien sûr.
Souvent formés auprès d’un maître spirituel ou GURU, ils le quittent ensuite pour aller par les routes, d’un lieu sacré à un lieu saint.
Ils arborent une chevelure qui peut parfois atteindre plusieurs mètres, enduisent leur corps de cendre, symbolique de la destruction mais aussi de la renaissance, on distingue le trident de Shiva peint sur leur front.
Ils fument du cannabis qui les aide à la méditation, et à la séparation des biens terrestres, le justifiant ainsi comme une offrande sacrée à leur Dieu vénéré.
Au Népal, son usage totalement interdit et donc réprimé, est uniquement autorisé en ce jour sacré de ShivaRatri. Autour des petits sanctuaires disséminés sur les collines de Pashupatinath, les sâdhus se regroupent, et se font volontiers tirer le portrait, se passant un » joint « gros comme un barreau de chaise, pour le plus grand plaisir des touristes étonnés et ravis que nous sommes.

En quittant Pashupatinath, une paire d’heures plus tard, des images et des senteurs plein la tête, nous longeons, en sens inverse, une queue interminable mais très ordonnée de pèlerins, affichant une fervente dévotion, venus de tout le Népal pour honorer Shiva!
On a dénombré 100000 personnes cette année paraît-il !
Les dames vêtues de lumineux saris dans les tons rouge et orangé, ainsi que les jeunes écoliers ne sont pas avares en clins d’oeil amicaux et en salutations très gracieuses, le fameux « NAMASTE ».

SHIVARATRI1 SHIVARATRI2 SHIVARATRI3 SHIVARATRI5 SHIVARATRI7 SHIVARATRI8 SHIVARATRI9 SHIVATRI6

Cette première semaine, démarrée à Pashupatinath fût ensuite ponctuée de visites dans les autres villes d’art et de culture autour de Khatmandu et d’un repas de momos dans la famille de Temba.
Le LOSAR, ou nouvel an tibétain, donne à ces différents lieux, une coloration particulière pour la communauté tibétaine.
Traditionnellement, les festivités se sont terminées sur le stupa, le plus important d’Asie, repeint de blanc de chaux, et orné de motifs couleur safran, par la cérémonie de changement des drapeaux.
Les quatre paires d’yeux de Bouddha sur le dôme, représentant sagesse et compassion, semblaient toujours nous suivre du regard lorsque nous en faisions le tour, pour quelques KORAS, autour du majestueux édifice.
Très vite, chaque petit groupe d’amis a trouvé le chemin du stupa depuis la Tise Guest House, soit pour quelques koras ou bien pour aller dénicher, qui, un pashmina, qui, une statuette, un bol chantant ou du « Green Tea », dans les innombrables échoppes tenues par des commerçants tibétains.
Dès le lendemain, chaque groupe constitué, partait, pour un trek, une découverte culturelle, ou encore une escapade tropicale dans la région du TERAIL, frontalière de l’Inde.

KTMLOSAR1 KTMLOSAR2 KTMLOSAR3 KTMLOSAR4 KTMLOSAR5 KTMLOSAR6 KTMLOSAR7

TREK SUR LES BALCONS DES ANNAPURNAS

J 1: de NAYAPUL (1100m) à ULLERI ( 1960m)

Nous serons trois, Jean François, Marion, et moi même à avoir choisi de partager ce trek: les Balcons des Annapurnas.
Dès la deuxième semaine de notre séjour, nous partions dans un mini bus pour la seconde ville du pays, POKHARA, au pied des Annapurnas: la grande route à deux voies qui la relie à Katmandu, est, certes, un peu de tous les dangers, tant le trafic des camions, des bus et des jeeps y est intense et ininterrompu, à toutes heures du jour et de la nuit.
La première fois, on est impressionné.
Après, il suffit de vérifier que la statuette de GANESH, le dieu à tête d’éléphant avec une seule défense, est bien en place sur le tableau de bord du conducteur de bus !
C’est généralement le cas dans la presque totalité des véhicules roulant au Népal. Sachons que Ganesh est un peu le dieu du quotidien, de la prudence, et celui qui nous évite les pires ennuis !!

Accompagnés de Pemba, Kesang et Naresh, guide et porteurs, et après un bon petit déjeuner à l‘hôtel ViewPoint de Pokhara, nous embarquons ce mardi 20 Février, à bord d’un petit fourgon, en direction de Nayapul; dernier arrêt pour les véhicules motorisés, dernier arrêt du bus.
Au delà, ce sera à pied ou à….cheval!
Le trek des « Balcons », c’est la randonnée d’un village à un autre en pays gurung, en boucle, et sur une durée de cinq à sept jours, sur le versant sud des Annapurnas, jusqu’à une altitude maximum de 3200m; ce que nous appellerions par chez nous un massif montagneux de belle hauteur, est facilement dénommé ici   »collines », par la population locale.
Bien sûr, en cheminant sur le trek des Balcons, nous nous trouvons en permanence devant le panorama saisissant et enchanteur des sommets mythiques, qui tutoient allègrement les 7000 mètres!
L’autre particularité du trek des Balcons, demeure dans ces milliers de marches d’escalier, entièrement façonnées par les villageois, et ce, depuis des temps immémoriaux; ils les gravissent journellement pour commercer, construire, aller à l’école et tout simplement vivre ici.
Au vu des pentes un peu raides que l’on gravît parfois, on peut aisément imaginer que ces marches, de toutes les tailles, toutes les largeurs et hauteurs, contribuent grandement à contrer l’érosion des sols, ravinés par les pluies de mousson. Ce chemin est utilisé jour et nuit, par les villageois, les randonneurs, et aussi par des caravanes de mules et petits chevaux, chargés de pesants matériaux de construction, d’équipements divers ou de lourds sacs de denrées.
À Nayapul, je m’arrête dans une petite pharmacie, où je demande un baume pour les douleurs; en effet je m’aperçois que j’ai laissé à Khatmandu, une réserve de trois tubes du miraculeux Rumalaya achetés à Tamel. Le pharmacien me donne le choix entre un équivalent de nos anti inflammatoires, allopathique bien sûr, de marque indienne et un tube de baume aux plantes, de facture népalaise.
Sans hésiter, je prends le second; il servira à adoucir le soir, à la guest house, mes genoux endoloris ainsi que ceux de Naresh, qui accusait dès le premier soir une fragilité à cet endroit, malgré sa belle jeunesse.
Une petite passerelle himalayenne au dessus de la rivière, et nous atteignons rapidement Birethanti, à 1100m, où notre guide, qui détient nos précieux sésames, va régler les formalités d’usage aux contrôles de permis, échelonnés sur différents points des Balcons.
Ces permis de trek sont relativement récents:
C’est en 2008 que le gouvernement népalais a créé le TIMS:
Trekking Information Management Système.
Ah! j’allais oublier: avant de démarrer ce fameux trek, un peu d’histoire tout de même!!
Le vocable « TREK » n’a historiquement rien à voir avec l’Himalaya, auquel il est pourtant de nos jours, communément associé. Il trouve son origine dans le terme de langue afrikaans : « TIRER » associé au « Grand Trek » ou grande migration des Boers, colons fermiers d’origine néerlandaise, depuis Le Cap vers l’intérieur des terres, en Afrique du Sud dès l’année 1830.
Son acception actuelle de randonnée en montagne, date du milieu du vingtième siècle. Définitivement, dans le langage touristique, on randonne en France, mais on va faire un trek au Népal.

Un soleil un peu timide nous accompagnera lors de cette première journée. Nous ne croiserons que quelques randonneurs seulement; Février attire beaucoup  moins de monde que les mois d’automne, qui voient affluer des milliers de trekkeurs du monde entier sur les chemins des Annapurnas.
Nous cheminons dans un paysage forestier d’espèces communes, de feuillus, de pins, d’épicéas et des fameux rhododendrons que l’on peut voir dès 1500 mètres.
C’est un peu tôt dans la saison; nous n’en verrons en fleurs de toutes les teintes de rouge, qu’à Ghorepani, beaucoup plus haut.
Les marches du sentier se chargent de nous mettre en jambes rapidement. Parfois elles semblent atteindre 50 cm de hauteur!
Sur les coups de midi, Kesang, Naresh et Pemba annoncent la pause déjeuner, incontournable en trek, et au Népal, d’une manière générale.
Ce sera des noodles aux petits légumes, préparés à la demande, servis sur la terrasse de l’Amrita Lodge. C’est si bon de s’affaler dans un fauteuil, de reposer la gambette et d’admirer le paysage de la colline qui nous fait face, en sirotant un Ginger Lemon Honey Tea, la boisson revigorante par excellence: j’en ferai une consommation sans modération, à toute heure du jour ou de la soirée au Népal.
Une météo brumeuse nous accompagnera l’après midi jusqu’à Ulleri, que nous atteindrons vers 16heures. Les altitudes affichées sur les pancartes des lodges, sur différentes cartes ou encore sur des sites web ne sont jamais tout à fait concordantes. C’est donc un « mix « de plusieurs données que j’indiquerai à côté des villages où nous nous arrêterons.
Cet escalier sans fin du premier jour, m’a rompu les os, les muscles, les articulations!
Est ce le premier jour de marche, le manque d’entraînement, ai je présumé de mes capacités ???
Nos trois accompagnateurs ont jeté leur dévolu sur la Majestic Guest House, au milieu du village. Nous montons nos sacs à dos dans nos chambres, qui se trouvent être…….. au premier étage d’un escalier extérieur, dont j’ai peine à gravir les marches, bien raides encore! Celles ci ont été faites pour des géants pour le coup! Oh my  God !
Et là, délicate attention, nous avons droit à une chambre avec « attached bathroom » ! Quelle chance!
Une bonne douche chaude contribue à atténuer la fatigue de la journée.
Après un rapide petit tour dans le village, quelque peu désert en cette fin d’après midi, nous rentrons au lodge.
Au milieu de la grande pièce commune du restaurant, le poêle commence à ronfler, les randonneurs font sécher un peu de linge, bouquinent, ou bavardent tranquillement.
C’est 18h passées, en ces latitudes, la nuit est là très vite. A l’extérieur, les lumières commencent à éclairer les chaumières ici où là, la brume s’intensifie, effaçant les reliefs alentour.
La commande du repas du soir a déjà été passée, dès notre arrivée dans l’après midi. C’est coutume ici, en trek surtout, où l’on retrouvera une carte de plats, quasiment identique dans toutes les guesthouses où nous ferons halte; mais, avec le grain de sel particulier de la maîtresse de maison ou du cuisinier!!
Traditionnellement au Népal, la boisson du repas est apportée à table pendant que l’aubergiste mitonne le repas.
Pour le dîner, ce sera une Everest ou une Gorka, que l’on partage souvent, car les bouteilles de ces bières locales affichent souvent plus d’un demi litre…..
Les portions des plats sont généreuses et on variera chaque soir les plaisirs entre le dal bhat,plat national, le rice, les noodles, « veg » ou avec du  » chicken « , les pakoras ou beignets de légumes.
Nombreux ingrédients, que l’on aura vu transportés à dos d’homme, ou sur le flanc des mules, dans de petites nacelles en bambou.
Pour sûr, on en connaît le prix !
Un des attraits du trek pour moi, qui ne cultive d’aucune manière la performance physique, ou le dépassement de soi, c’est surtout la rencontre!
Comme chacun sait, elle est toujours improbable, imprévue, ou de circonstance, presque toujours sans lendemain.
Mais qu’importe !
Elle associe le souvenir d’un échange, à un lieu, un moment, à des femmes, des hommes ou des enfants.
Eh bien, ce premier soir, autour du feu de la Majectic GuestHouse, un couple asiatique, d’une cinquantaine d’années et leurs deux enfants se réchauffaient autour du poêle.
J’engage auprès d’eux la conversation, dans un anglais de voyage approximatif. Madame, puis son mari, enchaînent aussitôt à mon encontre dans un français impeccable !!!
Bien sûr, méprise totale et sourires entendus!
Monsieur, arrivé très jeune en France avec ses parents, a habité une banlieue parisienne que je connais parfaitement. Installé avec sa famille, depuis une dizaine d’années à Shanghai, il revient régulièrement en France.
On échangera un petit moment sur la Chine, la France et sur la passion partagée par cette petite famille pour le trek en montagne. Ils parlent déjà de revenir au Népal l’an prochain, au Langtang….dont bien sûr je leur dis grand bien.
On s’apercevra le lendemain matin avant de repartir….chacun poursuivant son chemin.
Sur un tout autre sujet et paradoxalement, nous aurons beaucoup de difficultés, surtout en début de trek, à partager le repas du soir avec notre guide et nos deux porteurs. Nous ne manquerons jamais de leur proposer chaque fois pourtant. Mais, une certaine pudeur peu être, une façon de faire, une coutume…que sais je ?
C’est une affaire compliquée !
Très souvent les guides et porteurs se retrouvent et partagent leur dîner avec les aubergistes dans la cuisine.
Ils sont, il est vrai, pendant toute la journée si près de nous, attentifs au moindre faux pas, ou au moindre signe de fatigue, que l’on a du mal à les quitter.
Je crois que ce premier soir, l’extinction des feux eût lieu à 19h30, bien au chaud au fond du duvet, et GOOD NIGHT !

BIRHETANTI1GORHEPANI5 ULLERI1

J 2 de ULLERI à GHOREPANI (2920m)

Nous repartons à l’assaut de cet escalier de l’impossible en direction de Ghorepani.Le paysage de terrasses que les paysans commencent à amender avant les premières semences, cède la place à une forêt où les rhododendrons sont rois.
La brume est tenace et donne une coloration un peu étrange à l’ensemble. Les rodhos, qui attendront la fin du mois avant d’éclater en bouquets rouge vif du haut de leurs dix mètres, sont ici en abondance. Les tronc élancés aux écorces brunes et rougeâtres, les branches basses, d’où pendent mousses et lichen vert de gris, nous livrent pour le moment un décor tourmenté.
Nous arriverons à Ghorepani, en tout début d’après midi, un peu fourbue pour ma part, au milieu d’un brouillard bien épais déjà. Super View Guest House, tout en haut du village, sera notre point de chute jusqu’au lendemain. Ce midi, Kesang, Pemba et Naresh se seront installés près de nous, dans la salle de restaurant. On s’y régalera d’excellentes pakoras, beignets de légumes frits dans de la pâte de pois chiche.
Pemba n’est pas en forme cet après-midi. On lui fait passer quelques remèdes. Par ailleurs, il nous informe que la montée à POONHILL est très compromise pour le lendemain, au vu du brouillard qui enveloppe tout le village. Avec Naresh et Kesang, ils engageront une partie de cartes en compagnie d’autres guides et porteurs. N’ayant pas le pouvoir de changer la météo, nous descendons dans le village faire un petit tour.
Les maisons en pierre se tiennent côte à côte, le long d’une ruelle centrale, où deux échoppes sont particulièrement attractives pour les touristes: nous y trouverons une cape de pluie, manquante dans l’un de nos bagages, de très belles cartes postales, des bonnets et serre-tête très colorés, et aussi des friandises réconfortantes pour les coups de « mou » sur les marches d’escalier!
Au moment de rejoindre nos chambres, Kesang nous invite à jeter un œil par la fenêtre sur le coup des quatre heures du matin, et si la nuit noire est étoilée, dit il, alors nous partirons dès cinq heures pour PoonHill.
Chic alors! L’idée de devoir y renoncer, si près du but, nous chagrinait un peu mais bien sûr, devant les éléments, on se serait incliné!
À cinq heures pétantes, nous sommes « ready «, quand Kesang vient tout doucement frapper à la porte. Nous partons sur le champ, munis de gants, bonnet, et frontale.
Le clou du spectacle sur les balcons des Annapurnas, le summum, l’apothéose, le must, c’est de se rendre sur le belvédère de POONHILL (3253m), au lever du soleil, avec vision totale sur les grands sommets. On y sera!
En trois quarts d’heure, dans la nuit noire et glacée, nous gravissons les 400m de montée……de marches……d’escalier ! Nous y sommes !
Pemba est resté se reposer, toujours un peu patraque . Notre groupe de cinq est dans les vingt premiers à arriver sur la plateforme de PoonHill, et en se retournant, vers Ghorepani, on aperçoit dans la nuit encore étoilée, un chemin de frontales ininterrompues, arriver vers nous.
A 6h30, nous serons bien 300 à commencer à mitrailler de toutes parts, les grands des Annapurnas:
DHAULAGIRI (8167m), ANNAPURNA 1 (8091m), 2, 3,
ANNAPURNA SOUTH (7219m), HIMCHULI (6441m),
MACHAPUCHARE (6993m), apparaissent, éclairés par le soleil naissant un peu orangé.
Il fait très froid, j’ai l’onglée, mais je suis ravie d’être là;
Naresh et Kesang sont aussi très heureux. Nous immortalisons la scène sur la traditionnelle photo devant la pancarte bien entendu.
Autour de nous, photographiant tous les sommets, des européens, des américains du Nord et du Sud, des australiens, des chinois…..s’extasient tout comme nous, devant un panorama aussi saisissant.
L’impression que les amoureux de l’Himalaya, venant de tous les coins de la terre, se sont donnés rendez-vous ici, à Poon Hill, pour célébrer en commun ce lever de soleil merveilleux, magique.
Mais, du fond de la vallée, monte un brouillard qui va probablement s’installer pour la journée; il est déjà 7h45: nous entamons la descente vers la guesthouse où nous attendent de savoureuses crêpes chocolat bananes, et du thé noir brûlant.
Il nous faut tout cela pour enchaîner jusqu’à Tadapani, après le petit aller retour à PoonHill. La brume a maintenant totalement envahi le village.

POONHILL7 POONHILL6 POONHILL5 POONHILL4 POONHILL3 POONHILL2 POONHILL1

J 3 de GHOREPANI à TADAPANI (2675m)

 

Nous démarrons par une ligne de crête repérée la veille sur une carte, à découvert, avec ici ou là quelques gigantesques rhododendrons, les seuls à être en fleurs que nous verrons. Juste avant d’arriver en forêt, sur une étendue d’herbes sèches, des drapeaux de prière flottent au gré d’une petite bise. On descendra un bon moment, sans trop de marches cette fois, en traversant une rivière tempétueuse, la Bhurungdi Khola, bordée de nombreux cairns. On sort les capes de protection, la pluie arrive et tombera une heure durant.
Nous en profiterons pour faire la pause déjeuner en compagnie d’une équipée charmante de coréens, (du sud nous précisent -ils d’entrée), bien décidés à bavarder. Ils ne manqueront pas de sortir le « Samsung » de dernière génération, posé sur une longue perche, et de nous prendre en photo avec eux. Ils seront très honorés quand je leur dis avoir vu sur Arte, la semaine précédant notre départ, un reportage sur leur pays, la Corée du Sud. Ils nous livrent quelques infos sur les JO, nous avions oublié ! et nous leur rappelons les temps forts de ceux de Grenoble, en 1968, il y a cinquante ans!!
Alors qu’ils s’apprêtent à remonter vers l’ABC (ANNAPURNA BASE CAMP), nous descendons sur Tadapani.
Un bon moment encore, de conservations amicales partagées, aux sujets inépuisables.
Il nous faut repartir vers de nouvelles aventures, encore une petite montée d’escalier de 700 m.
C’est comme à la colo le troisième jour: le coup de mou dans les gambettes, et au moral. Vraiment épuisée, je fais de rapides calculs de dénivelés positifs et négatifs depuis ce matin 5 h, il se remet à pleuvoir, la brume s’épaissît encore, la forêt de rodhos est de plus en plus inquiétante …..
Mon rythme est cassé par les nombreuses pauses que je fais toutes les 10 marches, toujours plus hautes et irrégulières. Naresh ou Pemba se relaient à mes côtés, calant leur pas sur le mien, toujours attentionnés.
À un moment donné de découragement, je leur dis tout de go:
BALCONNY ANNAPURNA TREK: FIRST TIME LAST TIME!
« Première et dernière fois » !!!
Ils se doutent bien du second degré; je le vois à leurs sourires malicieux mais bienveillants, toujours .
Notre arrivée à Tadapani se fera dans la brume, le crachin himalayen et un froid de canard ! Nous ne verrons rien du panorama grandiose qui entoure aussi ce village. Dommage!
Mais nous ne maîtrisons pas les éléments météorologiques, une fois de plus.
La salle commune de l’Annapurna GuestHouse, en haut d’un escalier de bois, est glaciale, à une heure où habituellement l’aubergiste a déjà fait le feu; c’est Kasang qui s’y collera le premier.
La douche, en bas, dans la cour, est aux quatre vents: pour sûr, ce soir, on se passera de la douche !
Dès que les bûches crépitent, on se retrouve en cercle autour du poêle, pendant que nos vêtements mouillés sèchent, et l’on engage la conversation avec les quelques trekkeurs installés avec nous.

Ils sont trentenaires et indiens; l’un est dans le commerce de chaussures avec l’Afrique du Sud, son amie vient d’ouvrir à Bombay une boutique de produits en soins naturels, un autre est enseignant à Delhi; ils ont en commun une passion pour la marche en montagne, et bien sûr pour ce petit pays frontalier avec l’Inde.
Ensemble, autour d’un thé, nous voyagerons de Chennai à Pondichery, de Jaiselmer à Cochin, de Mahaladipuram à Goa, de Bundi à Auroville! Autant de lieux magiques d’un pays qui m’est cher aussi.
Ils avoueront ne pas connaître toutes ces villes et on conviendra en riant tous ensemble, que leur pays est aussi grand qu’un continent!
Encore une rencontre sans lendemain bien agréable après une bonne journée de marche.
Quand l’aubergiste nous apportera les repas, je suis tellement submergée de fatigue que je ne pourrai avaler ce soir là, le moindre grain de riz de mon « rice végétables »; ma seule concession au dîner sera un excellent ginger lemon honey tea.

J 4 de TADAPANI à GHANDRUNG et LANDRUNG (1500 M)

Nous partirons assez tôt le lendemain; le ciel bleu, intense, et le soleil déjà haut, nous accompagnent et nous ravissent.
Le paysage est davantage diversifié. Ici où là, des buffles noirs à la peau luisante font leur apparition dans des coins d’herbes fraîches et goûteuses ou encore des petits coins de bambous, dont ils font leurs délices.
Et toujours un ballet incessant de trekkeurs sur les chemins, de villageois dans les hameaux, occupés à bêcher, sarcler, préparer la terre des parcelles en terrasses, où bientôt, pousseront le riz,le maïs ,les légumes .
Concernant Naresh et Pemba, je sens bien qu’ils ont parfois le mal du pays et de la famille. A chaque étape, ils ne manquent pas de communiquer avec leurs épouses et leurs enfants, qui très jeunes, sont totalement rompus à la communication par smartphones interposés.
Pemba, lui, nous enchantera tout le long du trek, avec son téléphone, qui égrène des chansons villageoises, très joyeuses, bien connues au Népal, et déjà entendues au LANGTANG.
Sur les coups de onze heures, nous arrivons à GHANDRUNG, très beau village « Gurung ». Les balcons de bois des maisons blanches débordent d’œillets d’Inde orangés très lumineux, donnant à l’ensemble un petit air cossu.
Les Gurungs sont l’ethnie prédominante dans la partie méridionale des Annapurna, de religion bouddhiste ou hindouiste.
C’est entre autre, dans cette ethnie, que les armées indiennes et britanniques engagent encore les jeunes à intégrer les régiments de Gurkhas, qualifiés de vaillants guerriers par l’empire britannique en son temps.
Nous visiterons le musée, le Old Gurung Muséum, qui se tient dans une petite maison; on y découvrira différents outils servant à l’agriculture, à la récolte du miel, des objets usuels du quotidien, des khukuris, couteaux aux belles lames courbées, des berceaux, nasses, paniers, tissés en bambou ou encore des petites ruches traditionnelles.
Nous reprenons notre descente vers la vallée encaissée de la rivière MODI KHOLA, cette fois sous un soleil bien agréable.
Les mythiques sommets enneigés sont maintenant à portée de main ! Ils nous semblent tellement proches!
Il est l’heure de la pause et nos amis népalais nous invitent à déjeuner sous une tonnelle ombragée d’une charmante auberge. Sur la terrasse, étalés sur d’immenses plateaux, sèchent des champignons qui ressemblent fort à nos trompettes chanterelles.
Nous découvrons d’ici, notre étape du soir, le village de LANDRUNG, sur la « colline » d’en face, que nous atteindrons après une montée d’à peu près huit cents mètres.
Une passerelle himalayenne flambant neuve nous mènera sur le versant opposé, où cheminent des villageois qui remontent chez eux, de lourdes charges sur le dos.
C’est à l’Hotel Hungry Eye que nous nous posons pour la nuit.
J’ai toujours du mal à donner une traduction satisfaisante au nom de cet hôtel:
Est ce, stricto sensu « l’hôtel de l’œil affamé »? Ou bien l’hôtel des yeux gourmands …..du panorama alentour ?
Je ne le saurais jamais!
Une grande bâtisse de briques peintes en blanc et bleu, un auvent en bois courant tout le long, ménageant une belle ombre, et des buissons fleuris plantent un décor plutôt accueillant.
Les chambres y sont cosy aussi; la patronne a elle même brodé les oreillers d’un « Sweet Dream » (doux rêves) tout à fait charmants.
Elle nous régalera aussi d’excellents momos (raviolis de légumes ou de viande), avec la bonne sauce, délicieusement piquante, qui va avec.
A la table commune, un jeune couple de Français qui revenait du Dolpo, où ils œuvrent dans des missions éducatives et sanitaires.
Un moment d’échange intéressant, sur les projets à venir de TPH au Langtang, sur ceux de leur association dans la Drôme.
Cet accueil vraiment très chaleureux de l’hôtel, se confirmera dès le lendemain matin. En effet, sur la pelouse, devant les chambres, à été installée une belle table pour le petit déjeuner : devant l’ANNAPURNA SOUTH, excusez du peu!, sur lequel dardent les premiers rayons du soleil.
Rien que cela! Nous immortaliserons ce moment tous les six avec de nombreuses photos!
Le beau temps s’est résolument installé dans la région.

J 5 de LANDRUNG à POTHANA ( 1890 M )

Nous repartons de LANDRUNG, bien reposés, encore sous le charme de cette halte bien agréable.
La vue est maintenant très dégagée; moins de forêts et davantage de terrasses, étagées sur des pans entiers de montagne, certaines toutes vertes de cultures précoces, d’autres encore parsemées de petits tas de fumier.
Nous traverserons encore des petits hameaux, nous glisserons un billet dans une boîte pour la rénovation d’une école, alertés par un enseignant du village.
Enfin, nous croiserons un joyeux groupe de jeunes militaires en entraînement, descendant en courant, d’un pas très assuré, une belle sente boisée. Pas moins de cinquante Namaste seront échangés ……
Notre dernière nuit sera à Pothana, dernier village des Balcons pour notre petit groupe. Mais il peut aussi constituer une première étape pour ceux qui organisent leur trek en sens inverse.
On y retrouvera donc un centre de contrôle des permis de treks dont le tampon final figurera sur nos papiers. C’est la Guest House Shangri La qui nous accueillera pour cette étape.
La salle vitrée nous laissera apercevoir le MACHAPUCHARE dans toute sa splendeur au soleil couchant. On le reconnaît aisément à son sommet en queue de poisson; c’est d’ailleurs la signification de son nom en népalais. Il revêt un caractère sacré et les hindouistes évoquent à son endroit la demeure de Shiva.
Pothana sera notre dernière étape sur le chemin des balcons.

 

LANDRUNG7 LANDRUNG6 LANDRUNG5 LANDRUNG4 LANDRUNG3 LANDRUNG2 LANDRUNG1 GORHEPANI2 GORHEPANI1
Le lendemain matin, les duvets calés au fond des sacs, nous repartons pour la vallée, en dévalant presque les mille dernières marches…..
A Phedi, nous attend un véhicule qui nous ramènera à Pokhara en début d’après midi.
Nous flânerons sur le bord du lac avant de se retrouver tous les six, à la nuit tombée, dans un magnifique restaurant en plein air, pour y déguster un très bon dîner, tout en regardant un spectacle de danses traditionnelles.
Pemba, Naresh et Kesang avaient spécialement demandé une table devant la scène!!!!
Pour nous faire plaisir bien sûr; et comble de joie pour nous, nous étions tous les six à la même table!
Naresh, rappelé dans son pays Tamang, nous quittera le lendemain avec le premier bus.
Nous resterons encore une journée à Pokhara, avant le retour vers Katmandu, laissant déjà entrevoir, la fin de notre séjour au Népal.

LANDRUNG9

 

A mon retour à Proveysieux, en dépliant une carte du Népal, j’ai vu qu’à l’est de Khatmandu, en allant vers l’Everest, le pays des Sherpas m’était complètement inconnu……..

Martine Grabowiecki

 



Un bon repas de « momos »

Le vendredi 13 avril nous organisions en partenariat avec l’Amicale de Proveyzieux et l’association HOKA un repas caritatif à base de « momos ».

Si ce plat est un vrai régal, il n’est pourtant pas si facile à préparer. Nous avions heureusement avec nous Lama Tenzin Dorjay du monastère de Muney au Zanskar.

C’est lui qui a animé l’atelier cuisine qui avait démarré dès 15 heures et rassemblé quelques 20 apprentis(es) cuisiniers(es) qui ont pu confectionner ces fameux raviolis tibétains.

Mais le repas qui comptait plus de 100 convives a nécessité plus de 1000 momos que Lama Dorjay a lui-même préparé.

Tout le monde s’est également régalé avec en entrée, une excellente soupe aux lentilles façon « dal » népalais et de succulentes pâtisseries que les adhérents(es) avaient apportées pour le désert.

Les bénéfices de cette soirée sont partagés entre le soutien à la Gosainkuda english boarding school à Syabrubensi au Népal et le monastère de Muney au Zanskar.

IMG_0474 IMG_0476    IMG_0486IMG_0482 MomosIMG_0478IMG_0484

 

Article DL repas momos 13 04 18



2018. Voyage « TPH au Népal » pour le LOSAR.

Décidé il y a un peu plus d’un an lors de l’assemblée générale, le voyage « TPH au Népal » à l’occasion du Losar a remporté un vif succès. Quelques quarante participants se sont envolés pour découvrir les charmes de ce pays si attachant.

Débarqués la veille à l’aéroport de Kathmandu, voici nos groupes de Gaulois lâchés parmi les sadus fumeurs de haschich pour la « Chivaratri » à Pashupatinath! Dépaysement garanti avec cette immersion totale dans l’hindouisme le plus profond pour cette fête annuelle des adorateurs du dieu Chiva!

Les voyageurs repartis en petits groupes selon leurs programmes de visites ont pu apprécier l’accompagnement proposé par « Namlang Ecotourism »: chaque groupe était confié à un guide francophone pour le confort de tous. En tout une quinzaine de guides et porteurs pour visiter les sites culturels et touristiques  et parcourir les sentiers de randonnée du Langtang et des balcons des Annapurna.

De la vallée de Kathmandu en passant par le circuit de « Namo Bouddha », le Téraïl, et Pokhara, nos amis ont savouré la gentillesse des Népalais, se sont régalés de Dal Bath et de momos, de « ginger-lemon-honey-tea » et se sont éclatés dans les magasins d’artisanat. Au final, chacun est reparti ravi avec plein de super souvenirs en tête, comme ce beau moment partagé chez Temba et Jyangjul qui avaient tenu à nous inviter dans leur nouvelle maison.

Nous avons également mis à profit notre présence au Népal pour finaliser des projets.

Comme nous l’avions prévu lors de l’assemblée générale de l’association en janvier dernier, nous avons examiné la faisabilité de deux nouveaux projets. L’un concernait un soutien à apporter à un dispensaire à Syabru Bensi et l’autre à une école dans la même localité. Ces deux demandes nous avaient été faites par une amie qui connait depuis longtemps le Langtang et savait que des besoins existaient pour le fonctionnement de ces deux  activités.

La visite du dispensaire dans le camps de réfugiés Tibétains et la rencontre de son responsable Tashi nous ont appris que l’aide n’était pas nécessaire à cet endroit car les besoins sont déjà pourvus par le gouvernement Tibétain en exile, de plus, un autre dispensaire existe dans le village qui est suffisamment doté.

A l’école « Gosainkunda English Boarding School » il en est tout autrement. Ayant vu le jour en 2008 avec 22 enfants, elle accueille aujourd’hui 185 écoliers de 3 ans (nurserie) à 11 ans dont 55 sont en pension complète. L’enseignement est dispensé par une dizaine de professeurs y compris le directeur et comprend les langues: Népalais, Anglais et Tibétain, ainsi que les maths, les sciences, le social, l’informatique, les matières générales.

Les difficultés rencontrées par l’école sont avant tout financières. Bien que les parents payent la scolarité de leurs progénitures, cela ne suffit pas toujours à régler le montant du loyer du bâtiment qui abrite l’école. Les classes sont bâties avec des tôles ondulées et il n’y a pas de machine à laver le linge pour entretenir les tenues des enfants. Nous avons évalué avec Raju le directeur et son épouse Samten qui enseigne l’anglais, les besoins les plus urgents et nous décidons de les aider à hauteur de 1000 €uros par an (en deux versements de 500€) plus une aide ponctuelle de 500€ pour acheter une machine à laver le linge.

IMG_2992 (2) IMG_2967 IMG_2966 IMG_2965 IMG_2964 IMG_2963

Une autre demande concernant la scolarité des enfants nous a été présentée par notre ami Rabi qui est également guide et qui a pu rencontrer plusieurs voyageurs au cours de ce voyage. Rabi fait parti d’une association d’anciens élèves de l’école de son village, à quelques kilomètres l’est de Kathmandu. Région qui a été fortement touchée par le séisme de 2015, laissant de trop nombreux enfants orphelins. Il nous explique que même lorsque ces enfants n’ont perdu qu’un seul de leurs parents, ils ne sont pas considérés de la même façon que leurs demi-frères ou  demi-sœurs en cas de remariage du père ou de la mère. Lorsqu’ils sont pris en charge par des grands-parents ou des oncles et tantes, ils représentent une difficulté financière de plus  pour ces familles pauvres. L’association de Rabi a mis en place un système de parrainages pour permettre à ces enfants de poursuivre leur scolarité. Il s’agit de donner 1000 roupies (environ 8 €) par mois et par enfants. Cette somme permet de payer une tenue, indispensable au Népal pour tout écolier, et quelques fournitures scolaires. L’argent récolté par l’association est distribué aux directeurs des écoles concernées afin que la gestion soit plus efficace. les directeurs d’écoles ayant le plus souvent une autorité morale dans les villages sont à même de veiller au bien être des enfants dont ils ont la charge tous les jours.

TPH va apporter une aide de 500 €uros à l’association Népalaise pour l’année 2018, ce qui représente le parrainage de cinq enfants.

Cette initiative a été appréciée par plusieurs voyageurs qui se sont proposés pour ajouter leur propre parrainage. Nous somme actuellement dans l’attente du R.I.B. de l’association que nous communiquerons aux intéressés. Il est bien entendu que c’est l’association Népalaise qui gère ces parrainages et non TPH qui fait simplement le lien pour le démarrage de ces actions individuelles.

NAMASTE !!!

 

 



Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund Novembre 2017.

 

      70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung

      Les guides présentent le trek du Langtang comme étant accessible pour un premier voyage au Népal. L’altitude «obligatoire», si l’on veut atteindre Kyanjin Gompa ne dépasse pas les 4000m. Les conditions d’accueil y sont très bonnes dans l’ensemble, et même souvent confortables. N’étant pas spécifiquement homogène dans ses objectifs, notre groupe a fait le choix d’un parcours permettant à chacun de décider de poursuivre ou d’attendre, selon ses capacités et sa forme du moment. Nous avons donc décidé de ne pas emprunter l’itinéraire passant par le Lauribinayak Pass pour boucler par la région d’Helambu, mais de prévoir une étape à Gosainkund et un retour le lendemain vers Shin Gompa et Dunche. Deux sommets ont été programmés, pour ceux qui le souhaitaient: Le Tsergo Ri (4984m) et le Surya Peak (5145m). Des amis, ayant déjà parcouru le Langtang, nous ont donné les coordonnées de Maryse et Jean-Gilles de TPH. Ceux-ci nous ont mis en relation avec Temba Lama, à Katmandou, pour définir les modalités du programme et son organisation. Nima, notre guide, nous a proposé d’ajouter à notre programme: le Kyanjin Ri 1 (4400m), le Kyanjin Ri 2 (4700m) et le belvédère de Gosainkund (4615m). Notre groupe était composé de 5 personnes (Caroline, Marie-B, Nicolas, Eric et moi) et l’équipe d’encadrement de Nima et de trois porteurs: Gyurmay Lama, Lhakpa Sherpa et Chowang Lama.

5/11: Arrivée à Katmandou.

      Comme à chaque arrivée au Népal, la fatigue s’ajoute à la joyeuse «pagaille»,s’agissant des diverses formalités à remplir avant de récupérer les sacs. Première difficulté, après avoir cherché et observé tout ce qui pouvait tourner sur les tapis roulants, force est de constater que le sac de Caroline est resté bloqué à Bombay !! Elle avait déjà vécu cette expérience lors d’un précédent voyage. Temba nous rejoint et prend les choses en main, ce qui nous facilite bien des démarches. Il obtient l’information que le sac sera dans un prochain avion arrivant le lendemain de Bombay, le dernier vol arrivant à 18h. Tout le programme du trek est décalé d’un jour. La visite de Patan, prévue en fin de voyage se fera demain. J’ai eu Maryse sur le téléphone de Temba à notre arrivée qui s’informait du bon déroulement du voyage et de notre accueil. Vraiment sympa de sa part !!

 

6/11: Visite de PATAN.

      La journée à Patan se fait en compagnie de Nima. Malgré la fébrilité qui nous accompagne à chaque coup de téléphone de Temba nous annonçant que le sac n’était pas dans l’avion qui venait de se poser, nous constatons que cette journée décalée nous est bénéfique et offre un peu de tranquillité et de repos. Temba avait prévu un guide pour la visite du Durbar Square de Patan et l’ancien palais royal. Premier Dal-Bhat avec vue sur la ville. L’ambiance est bonne, et l’est plus encore quand Temba nous annonce par téléphone que le sac est arrivé par le dernier avion. Caroline et Temba partent en moto à l’aéroport. La traversée de KTM à l’heure de pointe lui procure ses premières sensations.

1 JP Stupa 2 Stupa et coucher de soleil par Nicolas 3 JP départ Pathan 4 JP Patan 5 JP femme sur le Stupa 6 JP Visage avec Topi à Patan

7/11: Voyage en 4×4 direction Syabru Besi ( 460 m).

      Après le confort de deux nuits au Ti-se Guest House, dans lequel certains d’entre nous avaient déjà séjourné lors d’un précédent voyage, nous partons en 4×4 vers Syabru Besi. La traversée de KTM est interminable de klaxons, de pots d’échappements, de bouchons et de véhicules dans tous les sens. L’heure de pointe! De vallée en vallée, le long de la Trisuli River nous progressons en prenant de l’altitude. Plusieurs chek-point et une fouille complète de nos sacs en arrivant au passage de la province de Langtang. Ensuite la route nous laissera un certain nombre d’émotions et de secousses. Impressionnante, et plus encore quand il s’agit de croiser les nombreux camions qui viennent de la frontière du Tibet. Enfin, nous sommes à l’hôtel Small Star de Syabru Besi. Nous faisons la connaissance de Gyurmay, Lhakpa et Chowang qui se chargeront des sacs. Petite balade dans Syabru pour finir la journée et sentir une dernière fois la poussière dégagée par les nombreux camions qui font la route du Tibet.

8/11: Départ du Trek. De Syabru Besi au Lodge de Lama Hôtel (2470 m).

       Première étape en basse altitude. Il faut que chacun trouve le rythme de sa progression. La traversée du village de Syabru offre le spectacle des dégâts provoqués pour le tremblement de terre de 2015. L’école est à l’abandon et reconstruite ailleurs. La Langtang Khola se fait entendre et son débit est conséquent. La flore est presque tropicale, les nids d’abeilles noires géantes attirent les objectifs. Les traces d’éboulements ne sont pas toutes en lien avec le 25 avril 2015. La pause de Bamboo est vraiment agréable avant la montée à Lama Hôtel. La Friendly guest House de Lama Hôtel propose un thé au gingembre excellent; certains se tourneront plutôt vers l’Everest (en bouteille) !! Le repas est bon. Par contre, les sanitaires dégagent une odeur qui nécessitera un transfert de chambre. Le bruit de la Langtang Khola, très proche, n’aide pas vraiment à trouver le sommeil, mais finit par nous bercer.

 7 JP La route 8 JP Passerelle départ Syabru Besi 9 JP fruits fleurs régal des singes 10 JP long de la rivière Langtang Khola 11 JP Nids d'abeilles noires géantes 12 JP Chowang Nima Caroline et Marie B 13 JP cuisine restau de Bamboo 14 JP escaliers 15 JP Lama Hôtel          

9/11: De Lama Hôtel à Langtang village (3430 m) – Lodge de Temba Lama.

           Le chemin se poursuit par une suite de passages de ruisseaux et d’éboulis divers, quelques semnopithèques de l’Himalaya (singes à têtes blanches) viennent distraire l’ascension. Une montée un peu plus raide, en forêt, nous rappelle que nous venons de passer les 3000m d’altitude. Première vue sur le Naya Kang 5844m. Le temps est beau. La vallée de Langtang s’ouvre enfin et nous offre une vue superbe sur le Ghenge Lirung (Langtang 2) 6561m. De part et d’autre de la vallée, bon nombre d’éboulements, de traces de roche neuve dans les parois marquent le souvenir de 2015. Sur la face nord, les arbres sont dénudés sur  plusieurs centaines de mètres et gardent la marque de la puissance du souffle. Le chaos de l’effondrement est maintenant bien visible. Nous faisons une pause thé au Lodge reconstruit de Gyurmay. Achats divers de tricots colorés pour les souvenirs. Ensuite, nous entamons la descente vers le chaos de glace, de terre et de pierre qui forme l’impressionnante moraine que nous traversons en dirigeant nos regards vers le haut pour tenter de capter l’ambiance qui règne en ce lieu. A la sortie, nous prenons du temps pour échanger avec Nima, Gyurmay et Chowang. Ils ont perdu femme, enfants, frères et sœurs, leurs parents et de la famille, et des proches. Nima m’indique l’emplacement approximatif de la maison où vivaient ses parents. Moment de silence, de recueillement et la route reprend. Un dernier regard en arrière sur la marque plus claire tracée dans la montagne. Arrivée à Langtang, et accueil dans le tout nouveau Lodge très confortable de Temba.16 JP vue sur le Naya Kang 5844m 17 JP pont sur la Langtang Khola 18 JP vallée de Langtang 19 JP Semnopithèques de l'Himalaya 20 JP Lhakpa Sherpa 21 JP moraine effondrée de Langtang 22 JP Caroline et Eric Moraine de Langtang 23 JP Lodge de Temba à Langtang 24 Photo Caroline  Père de Temba 25 JP Vue d'ensemble de l'effondrement

10/11: De Langtang à Kyanjin Gompa (3850 m) – Mountain view Hôtel.

            Départ pour Kyanjin Gompa, le temps est toujours clair. La beauté des massifs se dévoile. Nima tente de nous aider à faire la différence entre Yack, Nak et Dzo. Pas simple, mais une certitude, il n’existe pas de lait de yack!! Les toits bleus de Kyanjin Gompa rappellent un peu la couleur des gentianes, bien que celles du Népal soient plus claires que dans les Alpes. Son immense passerelle et son superbe Stupa récemment reconstruits marquent l’entrée du village. Nous bénéficions d’un accueil chaleureux à l’hôtel Mountain view où Dejen Lama, la belle-sœur de Temba nous accueille. Le confort est top, la douche bien chaude et nous y resterons deux nuits. Avant le repas du soir, Nima nous fait visiter la fromagerie et le monastère en reconstruction depuis le tremblement de terre. L’altitude se fait sentir pour certains. Le groupe se pose car demain sera une grosse journée.

26 JP village de Mundu 27 JP Yack 28 JP Lhakpa, Gyurmay, Nima et Chowang 29 JP Le groupe avant Kyanjin Gompa (2) 30 Photo Caroline  Eric et JP pont de Kyanjin Gompa 31 Photo Eric Passerelle de Kyanjin Gompa 32 JP Stupa de Kyanjin Gompa 3730m 33 JP Stupa de Kyanjin Gompa 34 JP vieille dame

36 JP Kyanjin Gompa 3730m et Dorje Himal 37  Photo Nicolas Le Ganchenpo 6387m 38 JP vendeuse et Caroline 39 JP Ganchenpo 6387m. 40 JP Langtang Lirung 7225m. 2 41 JP Fromagerie de K Gompa

11/11: Ascension du Tsergo Ri (4984m) – Mountain view Hôtel.

            Un petit déjeuner rapide à 5h30 du matin et départ à la frontale avant le lever du jour, sur un sol bien froid, pour ceux qui ont coché l’option Tsergo Ri. La traversée du ruisseau sur des pierres gelées fera un élu. L’ascension du Tsergo avec un pied mouillé, ça se tente. Le groupe s’étire rapidement et chacun monte à son rythme. Le lever du jour sur le Lantang Lirung (7225m) offre de belles couleurs. Mille mètres de dénivelé à cette altitude fait quelques dégâts; mais pour ceux qui iront au sommet la récompense sera de taille. Un 360° sur le Yubra Himal, Langtang Himal, Morimoto Peak, Yala Peak, Dorje Himal, Kangjala Himal et Chimisedang Lekh. Il y a un peu de neige sur la partie finale, plus technique, située en face nord. L’ensemble constitue une exceptionnelle randonnée d’altitude. Le sommet est dégagé et la température presque clémente pour la collation. La descente se fait par la face plus au sud pour faire une boucle. Le chemin est tracé sur d’immenses pentes à 45°.

12/11: Ascension du Kyanjin Ri (4400m et 4700m) et retour à Langtang.

            L’ascension du jour propose un itinéraire sans marche d’approche pour 550m de dénivelé. Tout le groupe monte au premier sommet à 4400m. La montée est particulièrement raide mais ne dure pas. L’ambiance au sommet est conviviale. L’espace est restreint et il y a pas mal de monde. La vue sur le Lirung et son glacier est imprenable. Une avalanche se déclenche au loin. Ceux qui n’ont pas suffisamment de dénivelé dans les jambes poussent jusqu’au Kyanjin Ri 2 à 4700. La descente se fait par l’itinéraire de retour de la crête qui s’étire jusqu’au belvédère sommital face au Tsergo Ri. Cette montée aurait-elle été préférable la veille pour mieux s’acclimater, et le Tsergo Ri sur cette journée? C’est à réfléchir. Après un dernier repas chez Dejen, nous reprenons la route pour un retour à Langtang, chez Temba.

42 JP Gyurmay départ pour le Tsergo Ri 43 JP lever du jour sur Dorje et Kangjala Himal 44 JP Montée au Tsergo Ri 45 JP lever de soleil sur le Langtang Lirung 46 JP Langtang Himal 47 JP Langtang Himal à gauche Yansa Tsenji 6575m et à droite Shalbachum 6680m. 48 JP Sommet du Ponggen Dokpu 5930m. 49 JP Montée au Tsergo Ri 50 JP chemin vers le Tsergo Ri au fon Dshabu Ri et Ponggen Dokpu 51 JP Langtang Lirung, Kimshung et Langtang Himal 52 JP Sommet du Tsergo Ri 53 JP Le Shalbachum 6680m et son glacier 54 JP Le Kimshung 6745m et son glacier 55 JP Gyurmay au sommet du Tsergo Ri 56 JP Caroline dans la partie finale du Tsergo Ri 57 JP Pause au sommet 58 JP de G à D Goldum 6480, Langshisa Ri 6427, Ganchenpo 6387 et Ponggen Dokpu 5930 59 JP Vue sur la Kangjala Himal 60 JP Vue d'ensemble sur la montée depuis le sommet du Tsergo Ri 61 JP Le Ganchenpo 6387m depuis le sommet du Tsergo (2) 62 JP départ pour Kyanjin Gompa, au fond Ganchenpo et Langshisa Ri (2) 63 JP Chemin du retour 64 JP Fleurs 65 JP vue de la combe du retour sur la Langtang Himal (3) 66 JP Coucher de soleil sur le Ganchenpo 6387m. 67 JP Coucher de soleil sur la Langtang Himal

68 JP Vue sur Kyanjin Gompa en montant au Kyanjin Ri 69 Photo Caroline  MB JP et Eric sommet du Kyanjin Ri 70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung 71 Photo Caroline Vue sur le Kyanjin Ri 4700m. 72 JP vue élargie du Kyanjin Ri 4400m. 73 JP Arrivée de Nicolas au Kyanjin Ri 4700m. 74 JP Lhakpa et JPaul sommet du Kyanjin Ri 4700m 75 JP sommet du Kyanjin RI 4700. 76 JP sommet du Kimshung 6745m et son glacier 77 JP Le Langtang Lirung et son glacier 78 JP retour du Kyanjin Ri 79 JP Caroline et famille de Temba 80 JP Nima et la cousine de Temba 81 JP fille de la cousine de Temba 82 JP Au repas avec Dejen la belle- soeur de Temba 83 JP Marie B sur le retour vers Langtang village 84 JP Pierre à mani 85 JP Vue sur le Naya Kang 5844m. 86 Photo Caroline Vache de camouflage 87 JP mémorial de Langtang 88 JP le groupe traverse la moraine 89 JP sortie de la traversée 90 JP Traversée

13/11: Descente à Lama Hôtel (2470 m).

            Au départ de Kyanjin, nous avons la chance d’apercevoir un panda roux. Il ne s’attarde pas pour la photo! Dommage. La route du retour offre un dernier regard sur l’effondrement et la moraine de Langtang. Le village reconstruit, contraste aujourd’hui avec celui de Mundu, qui a conservé ses habitations traditionnelles. Nous faisons un arrêt au mémorial. Sur le chemin, les Mendong affalés par les secousses ont été entièrement remis en place. Plus loin, une rampe est en construction pour récupérer les arbres balayés par le souffle du tremblement et de l’avalanche déclenchée en 2015. L’accueil à Lama Hôtel est toujours aussi chaleureux, et le confort toujours rudimentaire.

14/11: De Lama Hôtel à Thulo Syabru (2130 m).

            La descente se poursuit avec une impression de déjà vu jusqu’à la bifurcation pour remonter vers Thulo Syabru. Quelques singes nous observent sur le parcours. Bon nombre de Dzo sortent des fourrés et se promènent sur le sentier. Une imposante passerelle permet de changer de vallée pour entamer la montée jusqu’au village en quasi totale reconstruction depuis 2015. Nous sommes accueillis dans un hôtel neuf, presque luxueux quant aux chambres avec sdb privatives. La soirée est consacrée aux cartes postales. Le marchand propose de nous les timbrer et les poster à Syabru en majorant un peu le prix. Toutes les cartes sont arrivées à bon port. Le lieu est propice au farniente; mais la journée du lendemain sera longue.

 15/11: De Thulo Syabru au Lodge de Chyolang Pati (3584 m).

            Longue journée de transition avec pas mal de dénivelé pour retrouver de l’altitude. La fatigue accumulée dans la vallée du Langtang se fait un peu sentir. La pause de midi, en terrasse, au Sherpa Cottage (2711m) offre un temps de repos apprécié dans un cadre verdoyant et fleuri. A Chyolang Pati, le coucher de soleil sur le Langtang Lirung et les Ganesh sera immortalisé dans un froid glacial. Les couleurs sont flamboyantes vers l’ouest, le Lirung se voile de rose.

16/11: De Chyolang Pati à Gosainkund (4380 m) et Belvédère (4615 m).

            La montée de départ vers Laurebina est un peu longue. La vue est, cependant, très dégagée sur tous les massifs environnants. Après un petit col, le sentier bascule sur la gauche et emprunte une trace sur le flan de la montagne. Le vertige est assuré dans un espace minéral offrant des couleurs de roche dans des jaunes presque fluorescents. L’arrivée au premier lac  fait apparaître les deux ou trois Lodges de Gosainkund. Nous passerons la nuit au Lodge du Tibet Hôtel à 4380m. L’après-midi est consacrée à l’ascension vers le belvédère de Gosainkund à 4615m. L’arête offre une belle vue sur les deux versants. La soirée sera «fraîche» dans la pièce commune, le poêle ne démarre pas. Avec Gyurmay et Lhakpa, nous nous réchauffons d’une petite bouteille de rhum vendue sur place. Le coucher de soleil est superbe, mais nous n’avons pas la force de sortir les appareils photo. Le froid et le programme du lendemain incitent à se coucher de bonne heure.

Pause sur la River Side  Langtang Khola92 JP Olé !! 93 JP Big passerelle 94 JP Vaches 95 JP Départ de Thulo Syabru en reconstruction 96 Photo Caroline Achat du Khukuri 97 Photo Eric petite fille aux ponpons 98 JP Lodge de Cholangpati 99 JP Ganesh et sa trompe 100 JP Ciel rose Les Lirung 101 Ciel en feu à Cholangpati 102 JP Gosainkund Lekh le matin 103 Photo Caroline  Départ vers Gosainkunda 104 JP Jeune homme et cheval 105 JP Sur le chemin des lacs 106 JP Couleurs de roche 107 JP Chemin des lacs sacrés (1) 108 JP Passage 109 JP Pause et point de vue 110 JP Gentianes 111 JP Gosainkund 112 Caroline 28 MB et Caroline Panneau Gosainkunda 113 Photo Caroline Cloches de Gosainkund 114 JP Petite fille Lodge de Gosainkund

17/11: De Gosainkund au Surya Peak (5145 m) et retour à Shin Gompa (3300m).

            Deux personnes sont partantes pour le Surya Peak. Il a neigé pendant la nuit; mais la météo est correcte pour la journée. Gyurmay se présente avec des baskets pour la montée. Je lui propose de prendre mes chaussures de montagne taille basse et mes guêtres. Il accepte sans hésitation. La montée est minérale et le tracé n’est pas toujours évident. La neige de la nuit offre une luminosité qui renforce le bleu profond du ciel et les reflets dans le lac Ganeshkund. L’attaque de la partie finale du Surya Peak est assez raide et demande parfois de mettre les mains. Il n’y a pas de tracé et la glace qui recouvre l’amas de blocs est souvent cachée par la neige fraîche. Gyurmay m’informe que la montée ne sera pas possible. Après concertation, je propose que nous montions tant que cela ne pose pas de problème et que si la progression devient complexe nous ferons demi-tour. Le cheminement demande quelques précautions mais ne présente pas de danger pour des randonneurs aguerris. La progression demande un peu de concentration; mais la partie sommitale perd sa raideur et le sommet est atteint sans problème, en dehors de quelques glissades sans conséquence. Malheureusement, le sommet ne se découvre que par intermittence. Lhakpa filme l’arrivée au sommet avec son smartphone et nous fera passer la vidéo. La descente jusqu’à Shin Gompa, presque 2000m de dénivelé, est un peu longue. Mais elle met un terme aux ascensions programmées.

18/11: De Shin Gompa à Dunche (2030m)

            La descente est agréable dans les sous-bois. Dernier repas à Dunche avec Gyurmay, Lhakpa et Chowang. Remise des enveloppes traditionnelles en fin de trek. Nous avons donné pas mal de notre matériel, chaussures, pantalons, Buff, T-shirt et autres aux porteurs. Nous avions apporté toutes sortes de sachets de graines que nous avons distribués aux jardiniers tout le long du parcours. Caroline avait bénéficié d’un stock conséquent offert par le magasin Botanic (Date limite de vente). L’ambiance était excellente dans le groupe. Pas mal d’émotion et d’accolades avant le départ!!

Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund  Novembre 2017. 115-photo-caroline-22-nima-300x293

116 JP Vue sur Gosainkund et les lacs 117 JP Gosainkund 118 JP Marie B belvedere 4615m 119 JP Panoramique sur le sommet du belvedere 120 Photo Nicolas Les lacs Gosainkund 121 JP Le Ganesh Himal depuis la montée au Surya Peak 122 JP Vue partielle sur le Surya Peak 123 JP Vue sur le Langtang Lirung 7234m. 124 JP Au fond les Ganesh et à droite les Lirung 125 JP montée au Surya Peak 126 JP La longue montée finale 127 JP Nicolas Pas facile 128 JP Dans la montée 129 JP Lhakpa, Gyurmay et JP au sommet 130 JP Drapeaux au sommet vue sur les lacs Gosainkund 131 JP Lhakpa sur un rocher 132 JP escalade 133 JP Vue sur le Ganesh Kund 134 JP Lac du Gosainkund

19/11: De Dunche à Katmandou par la vallée de Phalakhu et Tadi Khola.

            Le voyage retour en 4×4 est moins impressionnant qu’à l’aller. Le retour se fait par une suite de vallées et une route en construction bien chaotique pour passer un col qui nous ramènera à KTM. Les vallées traversées offrent le spectacle de cultures en espaliers et de nombreuses rizières. La soirée est consacrée au shopping et la visite du Stupa de Bodnath

.                      

20/11: Visite de Bhaktapur et Tamel.

            Nima prend un peu de repos et c’est Temba qui assure le relais pour la visite de Bhaktapur et Tamel (Achat d’épices, de doudounes, de bijoux et de pacheminas). Le repas du soir nous est offert dans un restaurant proposant des musiques et danses traditionnelles du Népal et du Tibet.

21/11: Repas de midi chez Jyanghjul et Temba et départ pour l’aéroport.

            Le départ est proche. Les sacs sont chargés à bloc de tout ce que Temba nous a confié  pour TPH. Nous sommes invités à manger chez lui et Jyanghjul qui a préparé un repas de momos avec Nima. Temba nous offre un collier souvenir et nous conduit à l’aéroport. Retour sans encombre par Bombay.

137 JP Batteuse à Dunche 138 JP Vue sur le Tibet 139 JP Rue de Dunche 140 JP Camion 141 JP Vallée de Phalakhu Khola 150 JP Briques et effondrement 149 JP place et chèvre 148 JP Mère et enfant 147 Photo Eric Bhaktapur Quartier des potiers 146 JP Tour Bhaktapur 145 JP Temple bhoudiste Bhaktapur 144 JP Cultures en terrasses 143 JP Attelage 142 JP Rizières 159 JP Poteries de Bhaktapur 158 JP Mère et fille 157 JP Petite fille 156 Photo Caroline Vieux couple 155 JP Hommes et Topi 154 JP entrée du restau 153 JP Femmes à la fenêtre 152 JP Vendeur de balais 151 Photo Eric Petit enfant

L’accueil, l’accompagnement et la disponibilité des personnes tant dans la préparation du projet que dans sa réalisation nous ont offert la possibilité de découvrir une région et ses montagnes dans des conditions particulièrement confortables et satisfaisantes. Un grand merci à Maryse et Jean-Gilles de TPH pour leur mise en lien et leur suivi, à Temba pour sa réactivité et son souci de l’organisation, à Jyanghjul pour son repas d’au revoir, à Nima pour son calme, son sourire, sa bonne humeur et son «pas du guide» pour Marie-B, à Lhakpa, à Chowang et Gyurmay, ce dernier ayant cumulé du dénivelé pour tenter de me récupérer quand je me suis perdu sur le chemin du retour. De très belles rencontres. De très beaux souvenirs!!

Jean-Paul DULIN.



TPH à Naturissima 2017

Notre association sera heureuse de vous accueillir sur le stand 319 à Naturissima Alpexpo Grenoble du 29/11  au 3/12/2017.

Pour découvrir nos actions et notre très bel artisanat népalais, venez Nombreux!

Namasté!

http://



T.P.H. au Zanskar

Voici quelques jours  jours que nous sommes rentrés de ce très très beau voyage qui nous a mené du Ladakh au Zanskar, puis à l’Himachal Pradesh (Dharamshala).
Même s’il s’agissait d’un séjour d’agrément, nous étions cinq membres de T.P.H. dont une partie du bureau.
Avant notre départ, nous avions prévu de distribuer des lunettes de soleil et des couteaux car cela nous avait été demandé lors de la préparation de notre voyage.
La maison OPINEL nous a gracieusement offert un lot de 19 couteaux, et nous avons pu grâce notamment à notre amie Pascale B.F. (ophtalmologiste dans le nord) embarquer plusieurs dizaines de lunettes neuves et de bonne qualité. Nous leur adressons ici nos remerciements sincères.
Nos bagages contenaient également des chaussures chaudes et des vêtements pour les hivers si rigoureux au Zanskar.
Sur place nous avons complété nos dons par l’achat de vivres non périssables également en prévision de l’hiver: huile, farine, riz, etc.
Nous avons effectué des dons dans un monastère (gumpa) et deux nonneries.
  • 1er don au monastère de Munney, auquel appartient le lama Dorjay que l’on voit sur la photo. Le lama nous a servit de guide et de traducteur. Peu de Zanskarpas parlent anglais…
  • 2ème don à la nonnerie de Karsha.
  • Et enfin à la nonnerie de Tunghri. C’est dans cette nonnerie que vivent les fameuses « Semeuses de joie » soutenues par notre amie Caroline Riegel. Elle a produit un film merveilleux qui raconte leur voyage à travers les Indes qu’il ne faut surtout pas rater!
Nous avons demandé au lama de bien expliquer les dangers des lunettes de soleil gadget que l’on trouve à bas prix à Padum ou à Leh.

Nous avons aussi donné quelques paires de lunettes sur le chemin à des passantes au hasard des rencontres.

Toutes ces rencontres ont été riches en émotions et en joie partagée. Nul doute que nos pas nous guiderons à nouveau vers ces contrées de l’Himalaya!

Munné gompa.

Munné gompa.

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de KARSHA

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Nonnerie de TUNGHRI

Les passantes

Les passantes

Les passantes

Les passantes

Les passantes

Les passantes

Les passantes

Les passantes

 



Recueil Photos Frédéric GRIMAUD

TPH a plaisir de vous présenter le très beau recueil photographique réalisé par le photographe Frédéric GRIMAUD que Dany et Alain, nos sympathiques responsables de l’antenne Évreux/Normandie, ont eu l’occasion de rencontrer. Grand voyageur et amoureux du Népal, il est très touché par le drame de 2015. Peu après le séisme il y retourne pour 3 semaines et l’idée de ce recueil germe: une compilation de ses photos entre 2007 et 2015. Frédéric a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice de solidarité en faisant don des bénéfices de cet ouvrage à notre association.
Les photos en noir et blanc d’une beauté très pure, ainsi que ses récits nous entrainent d’un bout à l’autre de ce si charmant pays en nous le faisant (re)découvrir au travers d’une focale toute personnelle et très touchante.
Alors si à votre tour vous désirez partager ses périples de kathmandu au Chitwan, d’Helambu à Pokara, si vous pensez déjà aux cadeaux de fin d’année, ou bien pour votre propre plaisir… N’hésitez pas à faire cette belle acquisition!
Namasté
Jean Gilles

* Vous pouvez commander à l’aide du bon de commande ci-joint ou en nous contactant directement.

Nepal_056 trek Nepal_114 Nepal_Bon_de_Commande



Bilan Reconstruction Village Langtang juillet 2017

BILAN RECONSTRUCTION VILLAGE du LANGTANG

 

Un peu plus de deux années se sont écoulées depuis l’effroyable drame qui a dévasté le Langtang et a emporté nos amis et connaissances ainsi que leurs maisons et tous leurs biens.

Deux années, c’était le contrat passé entre le CMLR: Comite de Management et de Reconstruction du Langtang et le gouvernement Népalais pour accomplir une tâche qui semblait dantesque: reloger 116 familles qui avaient tout perdu: leurs proches, leur logis, leur travail, mais qui ne pouvaient envisager une seconde de vivre ailleurs qu’au cœur de cette si belle vallée creusée par la Langtang Khola perchée à quelques 3500 mètres, si près des sommets qui abritent depuis des lustres les dieux si puissants et si vénérés.

Cette tâche, nos amis les Langtangpas l’on accomplie avec un courage et une volonté difficilement imaginable. Avec le soutien de plusieurs associations comme la notre, avec quasiment aucune aide gouvernementale. Ils ont réussi à force de solidarité, d’engagement, et d’espoir, ils ont rebâti leurs villages à Kangjin Gumpa, à Mundu, tout près de l’ancien Langtang village… Partout où ils ont eu l’autorisation de le faire car ils étaient propriétaires de ces terrains. Aucune nouvelle parcelle ne leur a été donnée…

Mais à ce jour ils peuvent être fiers de montrer les quelques 75 maisons rebâties en dur pour loger la famille et bien sûr avec une partie « guesthouse » ou « tea-shop » pour assurer un petit revenu du tourisme qui a repris depuis quelques temps.

Il y a en plus 30 à 35 maisons construites de façon temporaire, mais Temba, manager du CMLR*, nous affirme que tout sera terminé dès 2018.

Une maison revient environ à 15 000 €. Le CMLR* a versé 1400 € à chaque famille et a fourni les matériaux: ciment, ferraille, vitres ,plaques de toits.

Les maisons comportent toutes au minimum: une cuisine, une salle à manger et deux chambres. Bien sûr certaines sont plus vastes car appartenant à des familles plus aisées.

Au total, le CMLR* a reçu environ 200 000 € qui provenaient des dons de différentes associations comme la notre et originaires de plusieurs pays dans le Monde.

A ce jour TPH a versé 35 000 € au CMLR*, mais aussi environ 45 000 € supplémentaires pour différentes dépenses: aides d’urgence (vivres, tentes,  hélicoptère sitôt après le séisme), aide à la reconstruction et paiement du loyer de l’atelier Pagoda, aide personnelle aux familles que nous connaissons depuis longtemps.

Ces sommes sont pour partie le fruit des ventes d’artisanat et des différentes actions de notre opération « Revivre au Langtang »(dons, repas, ventes exceptionnelles, etc. qui, adossée au CMLR* vient de se terminer avec sa cessation au bout de 2 ans.

 

                                                        Saint Egrève, le 23 juillet 2017

                                                        Jean Gilles Marin

                                                        Président de TPH.

 

*CMLR:  Committee of Management for Langtang Reconstruction. Chairman (Président) Temba Lama élu à ce poste par les villageois.

Photo de Temba

 



les diaporamas de Roger: treks au Népal.Quelle ambiance!

Vendredi 10 mars nous étions quelques 50 personnes à nous retrouver à Vif à l’occasion d’un diaporama présenté par notre ami Roger D.

En octobre 2016, il enchainait avec son ami Serge le trek du Langtang/gosainkuda et le tour du Manaslu. Les images qu’il nous a offert nous ont tous fait vibrer par leur beauté et par leur authenticité.

Certains reconnaissaient les sites et les personnes, tandis que les autres se projetaient dans leur prochain séjour; car cette réunion avait pour but de réunir les futurs voyageurs et ceux qui ont déjà avec TPH, parcouru les sentiers Népalais afin de faire profiter au plus grand nombre des expériences de chacun.

Les discussions se sont poursuivies autour d’un apéro et d’un repas partagé dans une ambiance chaleureuse d’où émanaient récits et projets de voyages lointains, amitié et partage, humour et simplicité…

Merci à toutes et tous d’avoir été là, et… « A refaire! »…

Namasté

Jean Gilles

(dsl. Une seule photo… on étaient trop occupés!)IMG_1589

 



Losar 2144. Nouvel an tibétain le 27 février 2017

Calendrier tibétain  2016Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 27 février 2017.
La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, Nous entrerons alors dans la 2144ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe de l’oiseau de feu.

Le calandrer tibétain est composé de 12 « signes » et de 5 « éléments », créant ainsi un cycle de 60 ans.

Les 12 signes sont :

  • Souris       Bœuf         Tigre        Lièvre

  • Dragon     Serpent     Cheval      Mouton

  • Singe       Oiseau       Chien       Cochon

Et les 5 éléments, chacun répété 2ans de suite :

  • Eau   Bois   Feu   Air   Métal/fer

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Rang

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

Tibétaine

2114

2115

2116

2117

2118

2119

2120

2121

2122

2123

2124

2125

Grégorienne

1987

1988

1989

1990

1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Rang

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

Tibétaine

2126

2127

2128

2129

2130

2131

2132

2133

2134

2135

2136

2137

Grégorienne

1999

2000

2001

2002

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Rang

25

26

27

28

29

30

31

32

33

34

35

36

Tibétaine

2138

2139

2140

2141

2142

 2143

2144

2145

2146

2147

2148

2149

Grégorienne

2011

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

2020

2021

2022

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Rang

37

38

39

40

41

42

43

44

45

46

47

48

Tibétaine

2150

2151

2152

2153

2154

2155

2156

2157

2158

2159

2160

2161

Grégorienne

2023

2024

2025

2026

2027

2028

2029

2030

2031

2032

2033

2034

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Rang

49

50

51

52

53

54

55

56

57

58

59

60

Tibétaine

2162

2163

2164

2165

2166

2167

2168

2169

2170

2171

2172

2173

Grégorienne

BREF APERÇU SUR LE CALCUL ASTROLOGIQUE DU CALENDRIER TIBÉTAIN

L’Astrologie tibétaine est basée sur le mouvement lunaire, mais également sur celui des planètes.  Elle s’inspire du système autochtone du Boen ( religion pré-bouddhique du Tibet ), de l’astrologie indienne ( dKar-rtsis ) et de l’astrologie chinoise ( Nag–rtsis ).  Toutes les fêtes sont mobiles et la nouvelle lune de février-mars marque le jour de l’an.  Chaque année est associée à un signe animalier – 12 en tout : souris, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien et cochon, et également à un élément – 5 en tout : le bois, le feu, la terre, le fer et l’eau.  Les éléments vont se succéder au rythme d’un élément tous les deux ans, complétant ainsi un cycle de 60 ans.  De plus, le système tibétain attribue un sexe à l’année.  Le tableau ci-dessous permet de nous y retrouver par rapport au calendrier occidental :

Même si l’on comptabilise habituellement 12 mois pour un an, il n’est pas exclut que certaines années ne comportent que 11 mois, ou au contraire, 13 mois !   De même, certains jours peuvent se répéter, ainsi l’on peut trouver deux jours consécutifs ayant la même date dans le même mois (par exemple le 6 deux jours de suite !) ou au contraire, un jour manquant dans le mois (par exemple, l’on passe du 1er au 3ème jour ) !!

Officiellement, le calendrier tibétain a débuté à la nouvelle lune de février-mars de l’an 127 avant J.C. qui correspond à l’intronisation du roi Nyatri Tsenpo, d’où l’appellation « Année royale du Tibet ».

L’école de la médecine et de l’astrologie tibétaines ( Tibetan Medical and Astro Institute ) de Dharamsala publie des calendriers officiels tibétains ainsi qu’un almanach ( en tibétain : Lotho ) détaillant les données dites favorables et non favorables pour chaque jour de l’année.  La lecture correcte d’un lotho nécessite une formation sans laquelle les non initiés risquent fort de ne saisir qu’une parcelle d’informations précieuses contenues dans celui-ci.

La branche « Astrologie » de l’Ecole de la médecine de Dharamsala établi également des  horoscopes ( tshe rabs las rtsis ) sur demande, en fournissant clairement les dates et horaires de sa naissance, dont les tarifs de ces prestations sont fixes.  Web : www.men-tsee-khang.org



12345...7

Fes la Mourra, noun la guerra |
Etrépagny Autrement |
Association des Jeunes pour... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Enfants et Santé Pyrénées L...
| Lectorat français de l'...
| eolus