Revivre au Langtang 21 mai 2015

Bonjour,
Hier la discussion sur « viber » avec Temba a duré jusqu’à 22h30 (heure française)
Il y a eu une grande réunion des rescapés du Langtang à « yellow gumpa » : Swyanbu.
Un comité s’est mis en place pour la gestion du camp de réfugiés et pour la reconstruction du Langtang.
Temba a été élu président de ce comité par l’ensemble de sa communauté.(chairperson of Commitee)
Cette nouvelle vient renforcer,s’il en était besoin la confiance que nous avons toujours eu en lui.
Il pourra donc se présenter comme interlocuteur officiel auprès des instances (municipalité ou autre) que nous ne cessons de solliciter pour leur apporter une aide.

A ce propos, je vous invite à lire l’article suivant:

Les Népalais n’ont pas besoin de vous, juste de votre argent

 
 
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Les Népalais n’ont pas besoin de vous, juste de votre ar…

Décider de vous rendre au Népal au lendemain du tremblement de terre n’aidera pas les sinistrés. Au contraire.
 
Aperçu par Yahoo
 
 

Ou l’on voit bien que la situation du Népal doit rester entre les mains des Népalais.Notre rôle étant bien de rester ici pour collecter des fonds.

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Revivre au Langtang 20 mai 2015

C’est au lendemain d’une très belle soirée organisée en partenariat avec l’Amicale de Proveyzieux que je vous écris ces quelques lignes.

La municipalité nous avait gracieusement prêté la salle des fêtes de Pomarey, et nous avons pu servir 108 repas composés notamment du plat national Népalais: le dal bath.

Le tout agrémenté d’un diaporama sur le Langtang et les Annapurnas. La recette venant alimenter notre cagnotte pour l’opération « Revivre au Langtang ».

Ce matin, nous étions contactés par Temba par « Viber » (il semble que les e-mails soient encore difficiles à émettre).

Il nous confirme qu’environ 30 personnes du Langtang se sont installées autour de chez lui: principalement la famille et des proches: la famille de Sonu, Gyualbu, Lakpa, Sangay, Nima, et les enfants de ses frères et soeurs.

Les autres rapatriés sont massés à Swayanbu ils seraient environ 350 à « yellow gumba »: les tentes sont en nombre insuffisant, certains n’ont que des bouts de plastique pour tout abri.

Temba nous demande de financer l’achat de quelques tentes. La mousson a débuté…

Nima nous apprend qu’une nouvelle secousse a eu lieu à KTM cet après-midi sans préciser son intensité…

Nous allons donc procéder rapidement à un virement bancaire pour l’achat de tentes, un pécule pour chacun des proches, et une aide pour le loyer et les salaires de Pagoda car le travail n’a pas repris.picture



Revivre au Langtang 16 mai 2015

Comme nous vous le disions le 12 mai, les rescapés du Langtang qui se trouvaient à Kyangjin Gumpa ont été évacués sur Kathmandu.
Depuis nous avons pu parler au téléphone avec Temba et chater sur messenger avec Nima, Lakpa et Sonam le fils de Gyualbu.
Ils sont accueillis dans les jardins d’un monastère où ils sont semble-t-il nourris par les moines mais pas par le gouvernement Népalais…
Les jeunes avec qui on communique par chat nous disent: « Plus de famille, plus de maison, plus de vêtement, plus d’argent en poche.. »
Nous envisageons en conséquence d’apporter une petite aide d’urgence pour que chaque famille puisse disposer d’une petite somme et ne soit pas uniquement dépendante de la générosité des uns et des autres et en particulier de Temba qui doit être beaucoup sollicité.
Nous avons demandé à ce dernier d’évaluer le nombre de personnes et familles du Langtang qui devraient bénéficier de ce pécule.
Compte-tenu également du loyer élevé de Pagoda et du chômage technique dû aux séismes, nous enverrons aussi une petite somme (1000€) qui servira pour le loyer et assurer une partie des salaires des employés. 
Temba a bien compris que pour plus de clarté et une meilleure gestion, ces sommes seront virées sur un compte différent de celui de Pagoda.
(ces aides seront prélevées sur les fonds que TPH avait budgétisé pour les projets courants qui n’auront pas lieu en 2015. Les sommes résultant des dons pour l’action « Revivre au Langtang » seront réservées aux projets que nous ferons avec eux pour la reconstruction de leur avenir).
En outre, pour beaucoup d’enfants, adolescents et jeunes adultes qui sont orphelins se posera rapidement la question du financement de leurs études.
Quand nous aurons pu recenser les besoins de ces jeunes, nous ferons un appel pour un sponsoring (parrainage) que nous orienterons vers une association (ex:Solhimal) ayant déjà l’expérience de cette pratique et à qui nous accordons notre confiance.024


Revivre au Langtang 12 mai 2015

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Bonjour ,
nous venons d’avoir des nouvelles de Temba…..il nous informe de la situation sur Viber.
Hier il est allé dans le Langtang , porter des vivres aux rescapés qui étaient  toujours à Kangjym Kompa ( 4 000m ) en hélicoptère.
Il est revenu …et aujourd’hui suite à la nouvelle secousse de grande amplitude,le Langtang a encore été victime d’une très grosse avalanche…… le gouvernement népalais a donc décidé d’évacuer Kangym Kompa….les rescapés se trouvent actuellement à Dunche ou sur KTM.
Le gouvernement ne ravitaille pas les réfugiés…….mais ils sont souvent accueillis dans les jardins des monastères …et là ils sont totalement pris en charge.
Les murs de Pagoda sont très endommagés….Temba se fait beaucoup de souci…..il dit  » maintenant c’est très difficile d’envisager comment survivre »…….nous tentons de le rassurer en lui disant combien nous œuvrons pour eux et que nous sommes en lien avec d’autres assos qui connaissent le Langtang et qui collectent pour eux.
Ce à quoi Temba répond : » please help us to survive in future « 
Il nous remercie beaucoup.
Pour le moment il sont très occupés à organiser des pujas pour leurs morts……cela doit durer 49 jours.
 
Voila pour les dernières nouvelles……espérons que les séismes cessent rapidement


Revivre au Langtang 7 mai 2015

Chers(es) amis(es),
Ce matin nous avons reçu un petit mail de Temba. Aussitôt traduit par Henry pour que chacun puisse comprendre clairement.
Le voici:
“bonjour, j’ai été trop occupé pour vous donner de mes nouvelles, par l’aide à création de camp de fortune,  soins, etc.
j’ai bien reçu les fonds, immédiatement investis dans de la nourriture, des produits d’urgence médicale, des vêtements, des couvertures… tout cela porté par mes soins dans un hélico de l’armée. j’ai donné 20000 roupies (170€ environ) au “Langtang disaster relief fund” au nom de TPH.
très vite j’irai livrer des vivres à Kangin gumpa par hélico.
à ce jour on dénombre 172 victimes et trente blessés (Langtang?). plus de 100 personnes sont réfugiées à Soyambu, 80 (réfugiés?) séjournent à Kiangin gumpa, Mundu et Sindum.
internet étant trop lent, j’enverrai des photos par Viber. j’attends de vos nouvelles » , Temba
 
Je vous transfèrerai les photos aussitôt reçues.
Quelques contacts par chat’ ces jours ci avec Nima et Lakpa qui sont difficiles car ils ne peuvent se détacher de leur tristesse, les réconforter par internet n’est pas aisé…
Les initiatives pour notre opération REVIVRE au LANGTANG se multiplient: ce matin nous étions avec Nicole au CE de « BD » (la boite ou elle travaillait) pour organiser une vente d’artisanat et une demande de dons.
Nous aurons une collecte de dons lors du match de rugby Grenoble/Toulouse le 16 mai, initiée par René C. le père d’un jeune trekeur grenoblois qui se trouvait tout proche des lieux au moment du séisme. Il se mobilise avec son fils pour apporter son aide aux villageois survivants.
Nous avons déjà + de 60 inscriptions pour le repas du 19 à Proveysieux. (80 places seulement).
Et puis des ventes d artisanat : chez HP , ST micro Electronique, 2 ventes à Le pin, vente en Normandie, en Touraine, en Savoie ( vente + repas) , sur le marché de Vif, à St Hilaire du Touvet ….etc
Sans doute un vide greniers à St Egrève fin juin.
Amicalement
Jean Gilles18


Revivre au Langtang 3 mai 2015

 
Notre ami Henry a trouvé sur internet un site qui vient d’être créé par des trekeurs qui se trouvaient dans le Langtang avec Jhyangjul au moment du drame.
Ils étaient eux aussi à quelques heures de marche du village et ont pu en réchapper de justesse.
Henry nous a fait très rapidement la traduction du récit que vous trouverez en anglais sur leur site. Nous le remercions pour ce beau travail.
Ils ont également lancé un appel à générosité qui est semble-t-il très efficace et qui présage d’une aide efficace pour tous nos amis rescapés.
Voici le texte:
 
Voici la traduction du récit du drame du Langtang écrit par deux jeunes femmes anglaises, montées au village dans un but éthique et culturel, et qui étaient accompagnées de l’épouse de notre ami  Temba. Hayley et Emma, très dynamiques et d’une grande sensibilité, ont déjà récolté beaucoup de fonds par leur site improvisé (Langtang survivors fund-just giving).
« On a quitté Langtang à peu près deux heures avant le drame. Ce départ s’est accompagné de joie et d’effusions de la part des villageois désireux de nous revoir bientôt. Le séjour a été merveilleux. Notre ami Son Norbu (le frère de Chang-Ju la femme de Temba) (Chang-ju=Jhyangju) souhaitant ouvrir un musée « Tibetan Himalayan Heritage » nous réfléchissions à la manière de pouvoir l’aider. Ainsi pendant la semaine, accompagnées de Dawa et Chang-Ju, (Chang-ju=Jhyangju)  nous avions visité différents sites historiques à cet effet,  son cheval, Yangry, nous facilitant le parcours.
La veille du départ nous avions assisté à une assemblée dans le monastère réhabilité (ou lieu de culte ? NDT) restauration pour laquelle nous avions versé des fonds. Des gens d’autres villages s’étaient joints à nous ce matin-là.
Donc, ayant quitté Langtang, nous marchions sur la piste vers le lodge Lama-Hôtel .
Lorsque le tremblement de terre eut lieu, nous fumes tout d’abord surprises  par un bruit puissant et nous vîmes un pan de montagne tomber de l’autre côté du torrent ; nous sentîmes alors la terre trembler et courûmes vers un quelconque abri. On ne voyait rien à cause de la poussière mais sentions d’énormes blocs de roche dégringoler autour de nous. L’un d’eux vint frapper le rocher derrière lequel Emma était abritée et elle faillit s’évanouir.
Le premier choc passé, nous nous mîmes à courir pour trouver un meilleur abri, mais la piste n’existait plus ; un glissement de terrain, des rochers, des débris de toutes sortes nous firent nous replier  vers notre précaire abri. A tout instant nous ressentions la précarité de notre situation, des chûtes de pierre dévalant de très haut dans un vacarme effrayant. Alors nous restâmes à l’abri ( !) pendant une bonne demi-heure que nous utilisâmes à nous débarrasser d’un maximum du poids de notre sac-à-dos, pour ne garder que l’essentiel. Pendant qu’un porteur et Dawa tentaient de rejoindre Lama-Hôtel pour chercher du secours, un couple de Français, une Hollandaise et trois porteurs nous rejoignirent. La panique était constante pendant la reprise de notre marche, des rochers instables nous frôlant ; Chang-Ju(Chang-ju=Jhyangju)  et les porteurs nous guidaient par la main dans ce chaos. Finalement après une bonne heure nous atteignîmes Lama-Hôtel complètement épuisés.
Trente à quarante villageois et quinze trekkeurs s’y trouvaient déjà. Nous nous délestâmes encore de vêtements pour couvrir les villageois dépourvus de tout dans leur fuite ; deux d’entre eux avaient des plaies à la tête, ils nous racontèrent que leur échoppe à thé était détruite. Vers l’aval de la piste tout était bouleversé, mais heureusement, la vallée encaissée  s’élargissant à cet endroit, nous envisageâmes de gagner un plateau qui nous permettrait de progresser. Le temps de la réflexion, tous nos sens en alerte, de petits glissements de terrain menaçaient même notre lieu d’accueil. Avant que la nuit ne vienne nous constatâmes plus bas que le flux du torrent s’était anormalement tari. La nuit se passa en veilles, à l’écoute du moindre bruit anormal. Franchement nous ne pensions pas avoir de chance de survie ! En plus de tout ça il faisait très froid et il pleuvait à verse. Epuisés, nous n’avions pas mangé depuis des heures. Plus tard, les pilotes de notre hélico nous racontèrent que d’énormes blocs de rocher dévalaient avec force depuis Kenjin-Gompa, à des kilomètres, dans notre direction. Un Français disposait d’un téléphone satellitaire et nous tentâmes de joindre l’Ambassade de Grande- Bretagne, mais sans succès. Dépités nous tentâmes alors, mais sans réponse, de joindre familles, relations, ou n’importe qui à Katmandou pas SMS ; bien sûr nous comptions sur un hypothétique héliportage, mais hélas, aucun endroit n’aurait été favorable à un atterrissage.
A l’aube nous prîmes la décision de rejoindre le village de Rimche que nous avions tenté de rejoindre le jour précédant ; de cet endroit Dawa nous indiqua une vieille piste sommitale qui mène à un lieu-dit Sherpa Gaon, mais pour nous deux c’en était déjà trop, tant d’adrénaline et les jambes sciées ! Nous partîmes à onze trekkeurs et dix locaux dont Chang-Ju et Dawa, les autres préférant tenter la piste normale empruntée par tous à l’aller. Bien que très endommagée cette piste nous permettrait d’atteindre Rimché, mais sept personnes (quatre trekkeurs et trois porteurs) renoncèrent à cause de l’extrême difficulté, du danger potentiel à progresser dans ce sens. Ils firent demi-tour. Pour atteindre Sherpa-Gaon nous eûmes à monter, contourner, nous agripper à la moindre motte de végétation, à la moindre racine. Epuisés, déshydratés, le souffle coupé, nous avions la tentation du renoncement, mais nous étions conscientes que ce n’était plus qu’une question de vie ou de mort . (Nous n’exagérons en rien !). Tandis que les pierres ne cessaient de dévaler, nos amis, Dawa et deux frères du lodge nous cramponnaient, nous hissaient, sur des parois particulièrement abruptes. Au bord de l’épuisement, et après un dénivelé de plus de mille mètres effectué dans l’urgence en deux heures à peu près, le relatif abri du plateau du hameau nous accueillit avec force thés brûlants offerts par les villageois.
(Nous devons déclarer que nous avons été aidés, sauvés à de multiples reprises, par des gens souvent inconnus, qui nous ont toujours considérés comme des membres de leurs propres familles !)
Après quelques heures de repos, et tentatives d’attirer l’attention d’un hélico nous survolant, Dawa décida de se rendre jusqu’au prochain village pour appeler du secours. Il y parvint, et un hélico, piloté par un certain Dougie, se posa dans un champ à 16h15. Embarquèrent  Emma, Hayley, Dawa, Chang-Ju, et Katarina, une Slovaque dont le pied était brisé. Comme si les évènements n’eussent pas été assez dramatiques comme cela, les villageois se mirent soudain à crier et gesticuler dans notre direction, peut-être à cause du fait qu’ils constataient encore des rocs dévalant autour.
Le soulagement de parvenir à Katmandou fut brutalement refroidi lorsque nous apprîmes par Temba venu nous accueillir, que le village de Langtang avait été entièrement détruit par une avalanche de boue et de pierres. Dougie, qui avait survolé la zone, affirma que l’endroit semblait avoir subi une éradication nucléaire ! Plus aucune maison et, pensait-il, aucun survivant. Ces adorables gens si accueillants, ces enfants joueurs, étaient perdus ; les familles entières de Chang-Ju, de Temba, de Dawa, et bien d’autres, après avoir vécu tous ensemble sous les mêmes toits si longtemps (depuis des générations) n’existaient plus ! Le rêve de Dawa était d’enseigner dans cette petite école toute neuve… et nous ignorons si Son Norbu (et son cheval Yangry) ont survécu.
Un petit village, pauvre mais cependant riche de ses générations successives  qui représentaient si bien la trop fragile culture tibétaine, nous a quittés brutalement !
Devant tant de misères, au constat de l’effondrement de nos amis, il est de notre devoir d’agir ; nous avons donc décidé, en plus de notre implication au « Charity Community Action Nepal », de créer le site « just giving » « Langtang survivors fund » et lançons un appel pressant  aux dons » (Fin de traduction)
Le lien:
 
 http://www.justgiving.com/Langtang-Survivors/?utm_source=Sharethis&utm_medium=fundraisingpage&utm_content=Langtang-Survivors&utm_campaign=pfp-email 
 
Aujourd’hui, nous n’avons pas de nouvelle de Temba par messenger.
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Amicalement
Jean Gilles


Revivre au Langtang (2 mai 2015)

 

Comme je vous le disais jeudi, Temba a pu se rendre en Hélicoptère dans la région du Langtang:

Il nous a envoyé quelques photos qui montrent l’étendue de la catastrophe.

Je vous les joins à cet article + une qu’un autre villageois a posté sur Facebook.

Les survivants sont tous à Kanghjin Gumpa (3900m à 2heures de marche du village sinistré).

Ils sont au nombre de 60. C’est donc pour eux que nous devrons œuvrer en premier.

Ils ne pourront certainement pas y rester toute l’année; l’hiver est très rude et très peu de villageois restent à cette altitude durant cette saison.

Ils avaient l’habitude de redescendre au village pendant les grands froids.

Syabrubesi (là ou s’arrêtent les bus) et Dunché (écoles)sont épargnés.

Temba dit que les endroits les plus touchés sont Langtang village, Chamki et Gumpa village.

Il doit monter avec des vivres mais ne peut encore nous dire quand exactement.

Ils sont évidement encore sous le choc, très tristes. Ils ont des cérémonies à organiser en la mémoire des défunts.

Il nous dit aussi qu’ils sont angoissés et stressés par l’avenir…

Nous les réconfortons de notre mieux…

Jean Gilles

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