2010. Du COTE de l’EVEREST

 

Octobre 2010

Sagarmatha – Népal

03 octobre:Embarquement à Katmandou avec mon guide pour Lukla (2840m),  plus à l’est, en à peine une petite heure de vol dans un petit « coucou » d’une vingtaine de places.arodromedelukla.jpg L’excitation du départ est vite amoindrie, car nous volons dans les nuages, donc pas de visibilité sur la chaîne himalayenne. Néanmoins, quelques trouées éparses laissent apercevoir le relief très accentué des cultures en terrasses…et le degré des pentes. Ce qui explique la configuration de la piste d’atterrissage : courte (très courte) et en montée !

Nous voici donc en pays sherpa pour un mois. Oui, j’ai du temps, j’ai donc décidé de « profiter »…

Le peuple SHERPA est une ethnie d’origine tibétaine, dont le nom signifie « peuple qui vient de l’Est ». En effet, il y a environ 500 ans, les Sherpas ont quitté la province du Kham, située dans l’Est du Tibet, pour s’établir principalement au pied du Mont Everest, Chomolungma en tibétain.porteur.jpg aurepos.jpg

Dès la sortie de l’aérodrome, des panneaux indiquent que nous sommes sur le territoire du panda rouge. Malheureusement, ce n’est pas la meilleure saison du bambou (juin, juillet, août). Donc, les pandas ont migré !

Après le repas, nous débutons le trek à proprement parler.

2h20 de « montagnes russes » jusqu’à Phakding (2610m), histoire de nous « mettre en jambes » pour le lendemain.

En chemin, je retrouve avec un certain plaisir les « murs de mani »symbolesdubouddhisme.jpg  (les Sherpas sont bouddhistes) qui sont des empilements de pierres gravées du mantra « om mani padme um ». Je suis aussi stupéfaite de découvrir des pans entiers de gros rochers recouverts de prières et de représentations de déités, aussi bien peints que sculptés.lataraverte.jpg  mantra.jpg img092.jpgQuel travail !

04 octobre:

En piste pour 1200m de montées vers Namche Bazar !

Bien que ce ne soit pas encore la pleine saison touristique, on se croirait sur une nationale un jour de départ en vacances, avec les caravanes de yacks en guise de files de poids lourds. caravanedeyacks.jpg De ce fait, l’allure est tranquille, ce qui permet d’admirer à loisir le paysage alentour.

Côté végétation, on trouve aux abords des maisons beaucoup d’œillets d’Inde, cannas, hellébores, roses trémières, dahlias, asters, capucines, buddleias ; plus loin, hormis les pins et les fougères, nous longeons une forêt de rhododendrons et de magnolias. Le spectacle doit être splendide au moment de la floraison… Petite précision quant aux rhododendrons : ce sont bel et bien des … arbres ! et non des arbustes comme chez nous !!

Côté chemin, les marches, régulières ou pas, sont légion ! Même arrivés, il nous faudra encore en monter pour accéder au lodge (Namche Bazar ressemble en gros à une arène)… namchebazar.jpg Et encore deux étages pour atteindre la chambre (pff…).

Quand on débouche sur Namche (3440m), la première impression olfactive est désagréable : on sent le kérosène pour les avions et les hélicos. Puis en s’enfonçant dans les ruelles, on n’y fait plus trop attention.moulinsprires.jpg

05 octobre:

Journée d’acclimatation.

Je prends le soleil dans la cour du lodge et j’assiste au bain « local » d’une petite fille. Ah ! La technique pour le shampooing ! Les bras sont enveloppés avec le corps dans une grande serviette, elle est maintenue à l’horizontale le bassin coincé entre les jambes de sa mère, qui la soutient au niveau du cou d’une main et la shampooine de l’autre ! Puis massage recto-verso de TOUT le corps avec de l’huile… de tournesol ! Enfin l’habillage : 3 couches en bas, 4 en haut… et elle n’a même pas l’air d’un « Bibendum » !

A 8h00, les montagnes sont dégagées (elles culminent entre 5000 et 6000m). A 9h30, quelques nuages s’accrochent. A 10h15, elles ont disparu !

 

06 octobre:

Direction Thame (3800m). thame.jpg  Nous longeons la rivière Bhote Koshi Nadi, assez tumultueuse après la mousson. Je crois reconnaître la Gentiane de Koch, que je rebaptise « himalayenne » dès que je l’approche, car elle est bicolore : bleu pâle et blanc.

Nuages, nuages ! Les sommets ne se dévoilent que pudiquement. Et à 4h de l’après-midi, le brouillard s’est installé sur le village.

07 octobre:

Visite d’un monastère sur les hauteurs de Thame.vuesurthameetsonmonastre.jpg Nous avons pu assister en partie à une Puja (prononcer « poudja »), qui est une cérémonie d’offrande et d’adoration de la divinité. Dans le bouddhisme, ce rituel exprime la gratitude envers le Bouddha. Entre le son des instruments traditionnels et celui de leurs voix très profondes, le dépaysement est total…lesyeuxdebouddha.jpg

Durant le retour, encore imprégnée de cette atmosphère si particulière, j’ai eu un instant de flottement devant un bouquet… d’édelweiss (surprise… émerveillement… cadeau… bonheur…)

09 octobre:

enmontantaurenjopass.jpgGrosse journée de 7h pour rejoindre Gokyo Lake. vuedelungdhen.jpg

Casse-croûte à 5000m (il fait 2°C), traversée de quelques plages « glacières » de sable, premiers névés hors sentier à 5200m… et la récompense qui nous attend, majestueuse, une fois arrivés au col (le Renjo Pass) à 5360m : le Mont Everest est face à nous, haut de ses 8848m d’altitude ! leverest8848m.jpg Et pour honorer les efforts de chacun, le temps nous offre une superbe vue dégagée sur la chaîne de l’Everest, le Lhotse, le Makalu, le lac de Gokyo…WOAW…!!!vuesurgokyolakedurenjopass.jpg  etsonvillage.jpg

Cependant, l’inquiétude est là : depuis que nous avons dépassé les 5000m, j’ai un « petit »mal de tête lancinant. Je pense bien évidemment au Mal Aigu des Montagnes dû à l’altitude, mais j’ai toujours un bon appétit. C’est tout simplement dû au vent glacial qui transperse mon bandeau de laine doublé de polaire. Puisque j’ai la capuche du coupe-vent, Eole m’attaque de front !

Le Toit du Monde est bien gardé !

10 octobre:

Villégiature à Gokyo (4790m).gokyolake.jpg

Petit déj’ à 8h30 devant le lac de couleur turquoise, en T-shirt, casquette et… crème solaire ! Un raffut insolite me tire de ma léthargie contemplative : 2 poules faisanes se volent méchamment dans les plumes !

Petite ballade sur les crêtes qui surplombent le glacier Ngozumpa, avec le Cho Oyu (8200m) en arrière-plan… Je me sens vraiment très petite devant le spectacle qui s’offre à moi…

Les panneaux photovoltaïques servent principalement pour l’électricité, le soleil à cette altitude n’étant pas suffisamment « opérationnel » pour la douche. Pour celle-ci, l’eau est chauffée au kérosène, ce qui explique que plus on monte en altitude, plus le prix de la douche est élevé. L’eau ainsi chauffée est transvasée dans une petite cuve sur le toit de l’abri douche, mais elle se refroidit très vite. Il faut donc bien choisir son heure !

Mi-octobre:

Une fine pellicule de neige avait recouvert le paysage. Départ à 7h00 par -9°C, dans la pénombre et le brouillard, qui ne nous quittera qu’une demi-heure avant d’atteindre le Cho La Pass à 5368m.verslecholapass.jpg cholapass5368m.jpg  Et comme pour le col précédent, les nuages se déchirent, nous permettant ainsi d’admirer le panorama grandiose, aussi bien recto avec le Cho La Glacier et les sommets Lobuche West (6135m) et Lobuche East (6090m), que verso avec le Kyajo Ri (6135m), le Teningbo (5839m) ou le Kapsale (5585m)chorten.jpg glacierdukhumbu.jpg khumbutse6639m.jpg … Nous restons sans voix, mais ce n’est pas dû au souffle court…

La descente jusqu’à Dzonglha (4830m) nous présente peu à peu une des montagnes considérées comme les plus belles du monde : l’Ama Dablam (6835m).aufondlamadablam.jpg 

Nous remontons la vallée du Khumbu en direction de Lobuche (4910m). pontscuris.jpg Droit devant, le Pumo Ri

nous domine de ses 7165 mètres, alors que nous arrivons à Gorak Shep (5140m). Humilité encore…

Nous avons l’intention d’aller jusqu’au sommet du Kala Pattar (5545m) le matin de bonne heure, car le point de vue sur l’Everest y est particulièrement bon. Malheureusement, il a neigé dans la nuit. A 4h00 du matin, le plafond est très bas, aucune visibilité. Quelques-uns partent quand même, armés d’espoir… mais reviennent bien vite, bredouilles et déçus.

Pheriche (4240m)

Le temps dégagé nous permet d’assister au ballet des hélicoptères. Ils montent le kérosène, quelques personnalités et touristes aisés et redescendent des accidentés et des victimes du MAM (le mal aigu des montagnes).

Dingboche (4410m)

J’assiste au tri sélectif. Un homme arrive chargé de son « doko » (hotte népalaise) qu’il avait dû remplir le long du chemin et commence à le vider. Les cartons restent au lodge et serviront de combustible avec les bouses de yack séchées yack.jpg schagedebousesdeyack.jpg ; les bouteilles en plastique sont emportées par un porteur ; idem pour les sachets plastique.

Je « tombe » sur le livre de Jacques Lanzmann « Le fils de l’Himalaya », qui décrit quelques us et coutumes du peuple sherpa.

23-24 octobre:amadablamvudetengboche.jpg

« Mani Rimdu Festival » à Tengboche (3860m)ouverturedufestival.jpg img077.jpg img076.jpg

Nous avons la chance d’assister à la fête religieuse la plus spectaculaire du peuple sherpa.

8 heures durant, des moines-danseurs se relaient en habits d’apparat et masques, personnifiant les dieux et les démons dans des chorégraphies sophistiquées ayant pour but de rappeler la victoire du bien sur le mal.festival3.jpg festival2.jpg festival1.jpg festival4.jpg festival5.jpg  Cet enchaînement de tableaux est à plusieurs reprises entrecoupé de sketches, dans lequel un touriste est mis à contribution, pour le plus grand plaisir de l’assemblée !moniales.jpg festival6.jpg

Fin octobre:

Dans le très étendu village de Khumjung (3800m), j’ai la surprise de découvrir des lampadaires… solaires, qui éclairent assez bien, vu les endroits où ils sont placés.

A l’hôpital du village attenant, le long du porche qui tient lieu de salle d’attente, diverses recommandations d’hygiène pour la vie quotidienne sont imprimées avec des dessins en couleur sur des espèces de tabliers en tissu : comment gérer la diarrhée chez le jeune enfant, les différentes façons d’allaiter, le lavage des mains après les travaux dans les champs, pour cuisiner…

Un petit tour au marché de Namche Bazar me laisse admirative quant à la façon qu’ont les Népalais de s’accommoder du relief !

On trouve de tout : alimentaire, habillement, quincaillerie, animaux, vaisselle, pharmacie, hygiène…Etalé sur plusieurs niveaux du sentier, sol et murets compris.marchdenamche.jpg

Une multitude de personnes se croisent sur un étroit passage laissé libre et les vendeurs sont accroupis sur les murets ou au bord du chemin, avec quelques fois le séant en lévitation au-dessus du vide !!! A se demander comment il n’y a pas plus d’accident, avec toute cette bousculade !buffleetdzm.jpg

La boucle est ainsi bouclée !

Nous redescendons jusqu’à Lukla pour reprendre l’avion. Les chutes de neige environ 600 mètres au-dessus ont refroidi l’atmosphère. De retour à Katmandou, le changement de température fait du bien…

Framboise.

2006. PETIT VOYAGE au TIBET.

CARNET DE VOYAGE AU TIBET

Extraits du carnet de voyage de juin 2006 – sans trek (à thème culturel) – mais avec beaucoup de balades , de marches et d’échelles diverses dans les nombreux monastères visités , de la bonne humeur, des rires, de la dévotion …..

PARIS-BEIJING-LHASSA

Beijing : une semaine pour les visites de rigueur et une vision sur les travaux pharaoniques pour les J.O. Nous sommes accompagnés par Marc, notre guide national (au prénom françisé). Pour notre circuit purement tibétain, nous prenons un vol interne Beijing-Xangdu-Lhassa -5 heures – et l’arrêt à Xangdu nous donnera un aperçu des tracasseries à la chinoise !

Et maintenant nous ne raconterons plus que notre périple tibétain triangulaire

LHASSA-XIGATZE-GYANTSE

De l’avion nous ne voyons pas grand-chose de l’Himalaya , sauf lorsque nous amorçons la descente sur Lhassa -chinetibet06078copie.jpg

Aterrissage à Lhassa ( Gongkar Airport -3770 m) par très beau temps : partout dans les couloirs et le hall, d’immenses panneaux vantant la beauté de « Chomolungma –Xigatzse Area »,mais déjà dès la descente de l’avion certains ont la tête qui tourne à cause de l’altitude, tandis que quelques uns sont prêts à aller voir de prêt toutes les merveilles promises et espérées …..chinetibet06081.jpg

Mais …premier changement dans le programme : notre Hôtel ayant été réquisitionné par un Congrès Chinois, nous devons partir directement pour XIGATZSE………nous avons tout juste le temps de récupérer notre guide « local » (qui sera bien entendu tout au long du voyage sous la « responsabilité » du guide national !)

                                               chinetibet06082.jpg          sur la route entre l’aéroport et Xigatzse…

LHASSA-XIGATZSE (290 kms)

8 h 30 : çà y est , nous voilà sur la Friendship Highway et nous découvrons nos premiers villages tibétains reconstruits à la mode chinoise en parpaings,chinetibet06085.jpg au bord de la route, et sous la surveillance de caméras-

Sur cette route nous croiserons beaucoup de paysans tibétains partant en pèlerinage ,entassés sur des motoculteurs , mais toujours très souriants et nous faisant de grands signeschinetibet06086.jpg

Nous devrons doubler un convoi militaire d’une centaine de camions –pleins de jeunes soldats chinois au physique de gamins – et il est impossible de ne pas remarquer les antennes et les caméras près des « nouveaux  villages » et tout au long de la route –

Notre premier déjeuner est pris dans ce que l’on pourrait appeler un « Relais Routier » en face d’un immense camp militaire où tous les camions doublés sur la route viennent se garer – et nous voyons débarquer quelques dizaines de militaires en mal de spécialités chinoises, ici bien grasses et bien pimentées ( nous l’avons vérifié !) alors qu’un cancrelat ne trouverait pas sa place !

A quelques kms de Xigatzse nous nous arrêtons pour voir la fabrication artisanale de l’encens au bord d’un ruisseau ( avec un martinet en bois fonctionnant grâce au ruisseau) chinetibet06088.jpgcela donne une grosse motte qui ensuite sera transformée et parfumée pour donner au final les gros bâtonnets d’encens tibétains que nous achetons tous –

Notre première et importante visite sera le TASHILHUNPO , cité monastique des Panchen Lamas (2ème autorité spirituelle après le Dalaï Lama) qui est un des six grands centres Gelugpa chinetibet06109.jpg-

Le monastère est sis au sommet de la colline Drolma Ri et se trouve sur la route du Népal – Le site est immense et comporte de nombreux bâtiments dont un magnifique Chorten -tombeau du 4ème Panchen Lama -

                                                                      chinetibet06099.jpg

autour duquel de nombreux tibétains font leur circumambulation , mais comme il fait très chaud d’autres préfèrent la sieste à l’ombre des moulins à prières !chinetibet06097.jpg

Il y a ici comme dans chaque grand monastère un grand mur pour suspendre le thangka de 40m qui est déroulé pendant le festival qui a lieu en Juillet -chinetibet06092.jpg

 

Tout le Monastère est entouré d’ une promenade pérégrinale de 3 kms – c’est un site d’une richesse culturelle incroyable ! Mais hélas il est difficile de ne pas remarquer que les moines -très avachis - qui ne se redressent que pour nous faire payer pour chaque salle ou chaque photo, sont en fait des fonctionnaires!

Après cette très longue et magnifique visite, nous espérons une bonne douche et un bon diner tibétain. Mais nous sommes surtout pressés de visiter la ville sans nos guides et notre première vision sera la ville « chaude » : ce que dans l’après-midi nous avions pris pour des salons de coiffure se révèlent être des salons pour les « hôtesses »amenées de Chine pour le réconfort de la troupe chinoise au combien nombreuse ! (une de mes amies aura tenté dans l’après-midi de se faire laver et sécher les cheveux, mais au final elle est revenue les cheveux mouillés ,ce n’est que le soir qu’ elle a enfin compris sa méprise et nous avons bien ri) -

Un autre soir nous ne résistons pas à la tentation de rentrer dans une grande boutique blanche ,très parapharmacie moderne et dès l’entrée nous sommes stupéfaits par la diversité de ce que nous voyons : des boites dont il est impossible de savoir ce qu’elles contiennent sans un traducteur , des plantes, et surtout des embryons d’animaux, des petits animaux desséchés dont certains reconnaissables, et d’autres inconnus, …c’est une véritable vision apocalyptique de croyances moyenâgeuses !

Dans une grande avenue bordée de boutiques tenues par des chinois nous sommes interpellés par des enfants tibétains qui nous demandent à manger et nous sommes très émus en particulier par une jeune adolescente en très mauvais état et beaucoup trop maigre – nous rencontrerons beaucoup d’autres enfants tibétains dans cet état dans les villes, mais jamais des chinois !

chinetibet06089.jpgmais ceux-là, d’où arrivent-ils ?

XIGATZSE-GYANTSE (90 kms)

A 10 kms de Gyantse nous bifurquons sur une piste en direction d’un petit village vers les montagnes , pour allez y visiter le Monastère de SHALU fondé au XIe , seul monastère possédant des peintures murales du XIVe de style newar et n’ayant pas encore subi trop de rénovations – Cemonastère n’a rien a voir avec les grands monastères que nous pourrons visiter par ailleurs, et de par ce fait il nous laissera une impression de calme et de plénitude que nous ne retrouverons nulle part ailleurs au cours de notre périple tibétain.chinetibet06131.jpg

GYANTSE

GYANTSE est une jolie ville sur la route du Sikkim , qui a pu rester dans le style tibétain –Nous devons y visiter un grand complexe monastique soit : le Kumbum, le Pelkor Chôde, et le Dzong (forteresse) –

A côté du petit restaurant tibétain où nous prenons nos déjeuners, nous rencontrons des groupes de pèlerins tibétains assis sous un arbre, jouant au dés et buvant du thé et nous sommes invités à partager leur thé tibétain(le vrai !!!) et leur tchang !        chinetibet06143.jpg                                                                  

 

C’est un moment de convivialité et de bonne humeur qui reste à jamais gravé dans nos mémoires ! c’est un présent des tibétains … tashi delek !

Le monastère comporte plusieurs bâtiments dont un pour suspendre le grand thangka pour le festival annuel, et le Kumbum chinetibet06238.jpgqui est un chörten monumental de 8 niveaux plus la cloche sommitale que bien sûr nous

visitons entièrement (ouf !!) – notre guide tibétain nous annonce 108 chapelles dans ce monument riche en peintures du XVe dont le nom signifie « cent mille images » – la visite est parfois périlleuse car pour changer de niveau il faut emprunter des escaliers raides et étroits et parfois des échelles , mais tout se mérite !!

Ici aussi nous rencontrerons des pèlerins tibétains buvant du thé et conversant dans divers endroitsdu monastère ou circumambulant autour du grand chörten    chinetibet06231.jpg    

Nous y verrons aussi beaucoup de chinois venant faire de rapides offrandes en monnaie, et bousculant tibétains et touristes ! et toujours les « moines fonctionnaires » exigeant paiement pour tout ! – les » vrais » moines sont dans les ermitages ou occupés à des travaux domestiques, ou en cours de rhétorique–

Depuis le Monastère et la ville nous découvrons la magnifique enceinte qui va jusqu’au Dzong (forteresse) en suivant les crêteschinetibet06239.jpg

Les rues de la ville sont calmes, et la plupart ont conservé leurs maisons de style tibétain(certaines avec les « yack dam »)chinetibet06240.jpg

Nous sommes invités à entrer dans l’une d’entre elles, ou vivent une veuve , son jeune fils et ses vieux parents :  derrière la portesur rue, il y a une petite cour, et deux pièces enfumées en haut de 4 marches -avec un beau sourire elle nous offre du thé et nous montre quelques photos – son jeune fils d’environ 5 ans est très excité de voir des touristes et surtout leurs appareils photos…

Le soir il sera très agréable de se promener  : tout autour la vue est magnifique et les couleurs au soleil couchant ont un effet magique . Gyantse est une ville calme et paisible en cette période !

Je dois préciser que pendant ce voyage nous avons des temps libres tous les jours, ainsi que nos soirées, et cela sans être accompagnés par nos guides (sauf si nous le souhaitons !)ce qui est fort appréciable !

GYANTSE-LHASSA (250 kms)

En route vers Lhassa, nous nous arrêtons visiter un « nouveau village » tibétain et nous sommes invités ici aussi à rentrer dans une maison qui ne paie pas de mine de l’extérieur, mais dont l’intérieur nous parait bien cossu par rapport à celle que nous avons visitée à Gyantse ; la propriétaire nous propose de gouter son excellent «  tchang  maison » et la sortie nous sommes invités à déposer une obole dans le chapeau qu’elle nous tend !!chinetibet06244.jpgchinetibet06247.jpg

Visite surement organisée par l’Office de Tourisme han !

Le programme à LHASSA est chargé : visites du JOKHANG, du marché de BARKLOR, du POTALA , du Palais d’Eté NORBULINKA, et du Monastère DREPUNG -

Le Monastère du JOKHANG édifié en l’an 650, est le cœur spirituel de Lhassa ; c’est le sanctuaire le plus saint et le plus ancien du Tibet ; l’objet le plus sacré du Jokhang est le Jowo – statue du Bouddha enfant – amené par une princesse épouse du roi Songtsen Gampo en 641 (début du bouddhismeauTibet) – Ce Temple comprend plusieurs centaines d’effigies vénérées par les Tibétains et ruisselantesde khatas blanches!chinetibet06254.jpgchinetibet06260.jpg

Folklore ou travaux de « mérite » : une troupe de tibétaines qui dament une terrasse en chantant et dansant ! le doute est permis …

Sur la place devant l’entrée du Jokhang, les tibétains, les moines et beaucoup de nonnes exécutent les grandes prosternations (à plat ventre=( chaktsal) protégés par des tabliers de cuir et des patins aux mains – les dalles de pierre devant le Jokhang sont creusées par ces prosternations répétées chinetibet06266.jpg

                                                                      chinetibet06255.jpg                 

Nous allons à la découverte du Marché de BARKLOR voie qui , en fait, guide les pas des pèlerins vers le Jokhang cœur sacré de la cité – cette voie est l’antre des marchands du temple dans une cacophonie de commerçants et de mendiants interpellant les touristes, tout ceci dans la bonne humeur malgré la surveillance des caméras et de policiers en civil, mais néanmoins très visibles – et les nombreux travaux de modernisation en cours …

Nous faisons quelques achats de souvenirs dans des commerces tibétains où il est de bon ton de négocier(au moins un peu) les prix, ce qui ce fait avec beaucoup de gestes et d’éclats de rire !chinetibet06315.jpgchinetibet06267.jpg

Le POTALA : emblème de la cité sainte, dominant l’horizon , le Palais du Potala abrite les tombes des dalaï-lamas – Ce n’est pas un monastère : il a été résidence du DalaÏ-lama et de son entourage , il a hébergé une communauté monastique au service du DalaÏ-lama, et il était un haut lieu de cérémonies, et également le siège du gouvernement tibétain -chinetibet06257.jpg

Le Palais du POTALA construit sur une colline dominant la vallée s’élève sur 13 étages – il n’est accessible que certains jours aux touristes mais nous avons eu la chance d’y voir déambuler les pèlerins chargés d’offrandes et de paquets de beurre à lampes –(deux marchandes tibétaines nous expliquent que ce beurre qui ne fume pas -ou presque – vient du Népal)

On distingue le Palais Rouge qui abritait la partie religieuse du bâtiment, et le Palais Blanc qui servait d’entrepôt et de résidence au personnel –Après avoir monté une, rampe d’accès , nous plongeons dans un labyrinthe de coursives, d’escaliers, de temples qui abritent encore des chefs d’œuvre ayant échappé à la destruction , mais en fait nous ne visitons qu’une petite partie du Potala –chinetibet06273.jpgpotala.jpg

La visite est longue car il y a une débauche de trésors à voir, et nous avons à nouveau l’occasion de nous faire bousculer par les touristes chinois bardés d’appareils photos et les poches pleines de billets ! (et pas souriants ceux-là !)

Nulle trace bien sur du dernier Dalaï-Lama, très peu de moines aussi, mais le Potala est devenu un grand musée, et a perdu son caractère sacré. La vieille ville au pied du Potala a été rasée – devant le Potala la grande avenue et la place ressemblent à s’y méprendre à la place Tian an men à Beijing. 

                                                                    chinetibet06324.jpg                                                                                        

Tout le quartier au pied et autour du Potala est défiguré par les magasins chinois, les discothèques, et une grande concentration de lieux de prostitution – les tibétaines qui font leur circumambulation de 8 kms autour du Potala – souvent accompagnées de leur chien -doivent la faire dans le bruit de la sono chinoise « à fond » et passer devant les innombrables prostituées –

Nous avons été très étonnés de voir , en maints endroits et circonstances que les tibétains pratiquent l’indifférence par rapport à toutes ces contraintes -et force est de constater leur indéfectibledévotion en les voyant dans les monastères et dans tous les lieux sacrés !avenuelhassa.jpg

DREPUNG – à 7 kms à l’est de Lhassa

Ce monastère a été le plus grand monastère du monde avec près de 10.000 moines –

C’est un lieu de résistance et nous avons failli ne pas pouvoir le visiter car début Mai, un des moines ayant agité le drapeau tibétain et refusé de renier le Dalaï-Lama, le monastère a été entouré et assiégé par l’armée pendant plus de 3 semaines-

moines.jpgcours de rhétorique dans une cour ombragée de Drepung -

Actuellement il resterait environ 600 moines répartis dans des bâtiments aux couleurs typiquement tibétaines, ocre , rouge ou blanc –La cuisine d’une taille impressionnante est noire de fumées, mais tout est impeccablement rangé, propre et les cuivres reluisent ! (à l’image de toutes les cuisines tibétaines que nous verrons au Tibet ou au Ladakh)chinetibet06294.jpg  chinetibet06289.jpg

Depuis les terrasses de DREPUNG il y a une très belle vue d’ensemble sur LHASSA et sur l’immense gare qui sera inaugurée deux semaines plus tard –

A cause de la construction des infrastructures nécessaires à l’accès de cette gare,

il nous sera – au dernier moment – interdit de faire le tour du Lac Yamdrok -chinetibet06291.jpg

Quelle déception, mais rien à faire : c’est interdit, on ne discute pas !!

        chinetibet06303.jpg    A la sortie du Monastère DREPUNG

Vrai moinillon ou bien vraisemblablement simulacre pour touristes …. ?

Quelques marches plus bas nous sommes pris d’assaut pas les marchandes tibétaines et il est bien difficile de résister à leurs arguments !chinetibet06305.jpg

 

Notre dernière visite à Lhassa sera le Palais d’été NORBU LINKA , résidence d’été des Dalaï- Lamas où l’on visite des appartements de style Art Déco , et plusieurs salles où l’on admire une belle collection de thangkas-

Dans le parc joliment aménagé d’ un lac avec plusieurs pavillons sur des petites iles artificielles, nous nous faisons héler par des tibétains pour partager leur thé et pour nous proposer des objets qu’ils nous décrivent comme étant des antiquités ( ?)et donc à des prix exorbitants!

                                                    chinetibet06308.jpg    chinetibet06307.jpg

Dans ce parc plein de calme et d’histoire, les chinois ont installé à côté des portes antiques, des portes métalliques avec publicité Coca-Cola (si, si …) ! très style métro parisien…chinetibet06309.jpg

Nous prendrons notre dernier diner à Lhassa dans un très beau restaurant au décor typique et fastueux, tenu par un népalais – au cours de ce périple nous nous sommes rendus compte que beaucoup de restaurants sont tenus par des népalais et que les cuisiniers népalais sont très recherchés .

Serge aussi a rencontré beaucoup de succès auprès des tibétaines, sûrement à cause de sa grande taille, et j’ai ramené une collection de photos de lui en compagnie de fort jolies tibétaines, de quoi faire un diaporama sur le sujet !! (plus tard …)

Notre impression globale sur ce périple tibétain est que le TIBET est devenu un grand camp militaire et un territoire sous haute surveillance (caméras, antennes…) il y a beaucoup d’interdictions – beaucoup de pollution (fleuves , bords de route)– beaucoup d’argent investit dans la région autonome du Tibet en faveur des chinois hans, mais quoi pour les Tibétains ?  sinon le pillage de leur terre ….

A part notre guide local (sous surveillance du guide national) et qui ne peut pas beaucoup s’exprimer, nous n’aurons pas souvent l’occasion de rencontrer des tibétains avec qui échanger quelques propos , sauf quelques marchands parlant quelques mots d’anglais sur le Barklor, mais il faut se méfier de tout et de tous …et surtout faire très attention à ne pas mettre en danger les Tibétains toujours très et trop accueillants -

Quand est-il 4 ans plus tard ? les nouvelles sont très alarmantes …

Nous profitons de notre dernière soirée pour faire une grande balade seuls dans les quartiers autour de notre hôtel, ainsi que tôt le matin ce qui nous permet de voir la ville s’éveiller et les écoliers en uniformes surpris et curieux de voir des touristes si tôt le matin chinetibet06312.jpg

                               aurevoirtobet.jpg        Notre dernière vision sur la route de l’aéroport !

Au revoir TIBET !

KA-LEE SHU …….

A une prochaine fois peut-être

TASHI DELEK

ARLETTE & SERGE

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