2018 Au Népal en fevrier.

 

Nous fûmes quarante deux voyageurs dont une quinzaine de proveysards, à nous envoler vers le Népal, en ce mois de Février 2018.
Ce voyage impulsé par TPH a été organisé sur place par NAMLANG ECO TOURISM, agence de treks et séjours, gérée par TEMBA LAMA, notre ami tibétain, en parallèle de son activité au sein de « PAGODA», l’atelier de confection et d’artisanat, situé tout près du Stupa.
Alors que les durées de séjours s’échelonnaient de deux à cinq semaines selon les petits groupes constitués, une date commune de départ avait permis à Christian de réserver un transport collectif à partir de Saint Egrève.
Voilà donc une joyeuse équipée en partance pour le Népal!!!!

Pour l’anecdote, à l’aéroport de Genève, et déjà en salle d’embarquement, quatre personnes de notre groupe, vécurent un grand moment de « solitude « au comptoir d’Ethiad Airways, quand elles se sont vues annoncer qu’elles étaient en surbooking!!!
Mais, Eurêka ! Après l’appel d’environ 300 passagers par le personnel de la compagnie, notre groupe au complet, trouvait une place dans l’ A330, qui nous menait à l’escale d’Abu Dhabi.
Trois heures plus tard, nous embarquions dans un second vol pour Khatmandu.
Parmi nous, de nombreux jeunes népalais, travaillant toute l’année aux émirats dans les conditions que l’on sait, rentraient au pays pour de courtes vacances, depuis probablement une année où deux de dur labeur. Leurs sourires détendus, une fois installés à bord, faisaient plaisir à voir! On imaginait aisément leur hâte à retrouver familles et amis, particulièrement en ces périodes de fêtes.
Arrivés à KTM AIRPORT, le « moment VISAS « nous occupa un temps, avec bien sûr les éternelles interrogations qui fusaient ça et là, dans le groupe, au moment de remplir le questionnaire destiné aux étrangers.
LASTNAME, FIRSTNAME: « Dis, tu te souviens, c’est lequel le nom de famille «?
Depuis la dernière fois, en 2013 pour moi, de la nouveauté et de la modernité pourtant: en effet, de charmantes employées viennent au secours des voyageurs, les engageant à scanner la première page du passeport sur de grosses bornes informatiques.
On ressent alors comme une certaine fébrilité, une hâte à en avoir fini avec ces formalités incontournables, et pour ceux dont c’est la première venue ici, l’envie irrésistible, mêlée d’appréhension, de se colleter avec la rue, le Népal en vrai, Katmandu polluée, bruyante, agitée, mais aussi, souriante, hospitalière, accueillante…..népalaise, tibétaine, bouddhiste, hindouiste.
Temba fera tout de suite le lien, dès la sortie de l’aéroport par petits groupes, en reconnaissant les anciens et en accueillant les nouveaux venus, bien plus nombreux encore.
Il faudra au moins trois minibus pour venir à bout de nos bagages et nous conduire au cœur du quartier tibétain de Kathmandu, à Bodnath précisément, près du grand stupa.
C’est à la TI SE GUEST HOUSE, bien connue des voyageurs de TPH, que nous allons séjourner pour cette première semaine!
C’est certain ! Elle peut afficher complet!
Dès le lendemain, notre grand groupe, sera réparti auprès de trois guides népalais francophones afin de faciliter en autres, les visites des villes royales de Bakthapur, Patan, du centre historique de Khatmandu, et de Swayambunath, le temple aux singe, pour la semaine à venir.

SHIVARATRI

Et pour une première entrée en matière, ça démarre très fort, puisque nous nous rendons à pied à PASHUPATINATH, à la SHIVARATRI, grande fête hindouiste, célébrant l’anniversaire de la naissance de SHIVA, sur les bords de la rivière Bagmati.
SHIVA, c’est le dieu suprême, qui partage avec VISHNOU et BRAHMA la trinité hindoue.
Un peu sur les hauteurs, le toit d’or du temple du temple dédié, brille de tous ses feux en cette journée très ensoleillée, déjà de bon matin.
On continue de comparer Pashupatinath à BENARES en Inde, car sur les GHATHS ou berges de la Bagmati comme sur ceux du Gange, ont lieu les cérémonies rituelles de crémations des hindous.
La célèbre ShivaRatri, voit aussi affluer ce jour là, outre les pèlerins, les fameux SÂDHUS , venus du Népal mais aussi de l’Inde, pour honorer leur dieu Shiva.
Ces sâdhus ( les bons) appelés aussi « babas » ou « swamis », (ceux qui se possèdent) sont considérés comme des ascètes, ermites ou nomades, ayant renoncé à l’attachement matériel, peu vêtus et vivant de dons pour se nourrir. Ils peuvent appartenir à différentes sectes, ce terme n’ayant pas ici, la connotation péjorative qu’on lui connaît en Occident.
Ceux que l’on verra ce jour là, sont des sâdhus Shivaïtes bien sûr.
Souvent formés auprès d’un maître spirituel ou GURU, ils le quittent ensuite pour aller par les routes, d’un lieu sacré à un lieu saint.
Ils arborent une chevelure qui peut parfois atteindre plusieurs mètres, enduisent leur corps de cendre, symbolique de la destruction mais aussi de la renaissance, on distingue le trident de Shiva peint sur leur front.
Ils fument du cannabis qui les aide à la méditation, et à la séparation des biens terrestres, le justifiant ainsi comme une offrande sacrée à leur Dieu vénéré.
Au Népal, son usage totalement interdit et donc réprimé, est uniquement autorisé en ce jour sacré de ShivaRatri. Autour des petits sanctuaires disséminés sur les collines de Pashupatinath, les sâdhus se regroupent, et se font volontiers tirer le portrait, se passant un » joint « gros comme un barreau de chaise, pour le plus grand plaisir des touristes étonnés et ravis que nous sommes.

En quittant Pashupatinath, une paire d’heures plus tard, des images et des senteurs plein la tête, nous longeons, en sens inverse, une queue interminable mais très ordonnée de pèlerins, affichant une fervente dévotion, venus de tout le Népal pour honorer Shiva!
On a dénombré 100000 personnes cette année paraît-il !
Les dames vêtues de lumineux saris dans les tons rouge et orangé, ainsi que les jeunes écoliers ne sont pas avares en clins d’oeil amicaux et en salutations très gracieuses, le fameux « NAMASTE ».

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Cette première semaine, démarrée à Pashupatinath fût ensuite ponctuée de visites dans les autres villes d’art et de culture autour de Khatmandu et d’un repas de momos dans la famille de Temba.
Le LOSAR, ou nouvel an tibétain, donne à ces différents lieux, une coloration particulière pour la communauté tibétaine.
Traditionnellement, les festivités se sont terminées sur le stupa, le plus important d’Asie, repeint de blanc de chaux, et orné de motifs couleur safran, par la cérémonie de changement des drapeaux.
Les quatre paires d’yeux de Bouddha sur le dôme, représentant sagesse et compassion, semblaient toujours nous suivre du regard lorsque nous en faisions le tour, pour quelques KORAS, autour du majestueux édifice.
Très vite, chaque petit groupe d’amis a trouvé le chemin du stupa depuis la Tise Guest House, soit pour quelques koras ou bien pour aller dénicher, qui, un pashmina, qui, une statuette, un bol chantant ou du « Green Tea », dans les innombrables échoppes tenues par des commerçants tibétains.
Dès le lendemain, chaque groupe constitué, partait, pour un trek, une découverte culturelle, ou encore une escapade tropicale dans la région du TERAIL, frontalière de l’Inde.

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TREK SUR LES BALCONS DES ANNAPURNAS

J 1: de NAYAPUL (1100m) à ULLERI ( 1960m)

Nous serons trois, Jean François, Marion, et moi même à avoir choisi de partager ce trek: les Balcons des Annapurnas.
Dès la deuxième semaine de notre séjour, nous partions dans un mini bus pour la seconde ville du pays, POKHARA, au pied des Annapurnas: la grande route à deux voies qui la relie à Katmandu, est, certes, un peu de tous les dangers, tant le trafic des camions, des bus et des jeeps y est intense et ininterrompu, à toutes heures du jour et de la nuit.
La première fois, on est impressionné.
Après, il suffit de vérifier que la statuette de GANESH, le dieu à tête d’éléphant avec une seule défense, est bien en place sur le tableau de bord du conducteur de bus !
C’est généralement le cas dans la presque totalité des véhicules roulant au Népal. Sachons que Ganesh est un peu le dieu du quotidien, de la prudence, et celui qui nous évite les pires ennuis !!

Accompagnés de Pemba, Kesang et Naresh, guide et porteurs, et après un bon petit déjeuner à l‘hôtel ViewPoint de Pokhara, nous embarquons ce mardi 20 Février, à bord d’un petit fourgon, en direction de Nayapul; dernier arrêt pour les véhicules motorisés, dernier arrêt du bus.
Au delà, ce sera à pied ou à….cheval!
Le trek des « Balcons », c’est la randonnée d’un village à un autre en pays gurung, en boucle, et sur une durée de cinq à sept jours, sur le versant sud des Annapurnas, jusqu’à une altitude maximum de 3200m; ce que nous appellerions par chez nous un massif montagneux de belle hauteur, est facilement dénommé ici   »collines », par la population locale.
Bien sûr, en cheminant sur le trek des Balcons, nous nous trouvons en permanence devant le panorama saisissant et enchanteur des sommets mythiques, qui tutoient allègrement les 7000 mètres!
L’autre particularité du trek des Balcons, demeure dans ces milliers de marches d’escalier, entièrement façonnées par les villageois, et ce, depuis des temps immémoriaux; ils les gravissent journellement pour commercer, construire, aller à l’école et tout simplement vivre ici.
Au vu des pentes un peu raides que l’on gravît parfois, on peut aisément imaginer que ces marches, de toutes les tailles, toutes les largeurs et hauteurs, contribuent grandement à contrer l’érosion des sols, ravinés par les pluies de mousson. Ce chemin est utilisé jour et nuit, par les villageois, les randonneurs, et aussi par des caravanes de mules et petits chevaux, chargés de pesants matériaux de construction, d’équipements divers ou de lourds sacs de denrées.
À Nayapul, je m’arrête dans une petite pharmacie, où je demande un baume pour les douleurs; en effet je m’aperçois que j’ai laissé à Khatmandu, une réserve de trois tubes du miraculeux Rumalaya achetés à Tamel. Le pharmacien me donne le choix entre un équivalent de nos anti inflammatoires, allopathique bien sûr, de marque indienne et un tube de baume aux plantes, de facture népalaise.
Sans hésiter, je prends le second; il servira à adoucir le soir, à la guest house, mes genoux endoloris ainsi que ceux de Naresh, qui accusait dès le premier soir une fragilité à cet endroit, malgré sa belle jeunesse.
Une petite passerelle himalayenne au dessus de la rivière, et nous atteignons rapidement Birethanti, à 1100m, où notre guide, qui détient nos précieux sésames, va régler les formalités d’usage aux contrôles de permis, échelonnés sur différents points des Balcons.
Ces permis de trek sont relativement récents:
C’est en 2008 que le gouvernement népalais a créé le TIMS:
Trekking Information Management Système.
Ah! j’allais oublier: avant de démarrer ce fameux trek, un peu d’histoire tout de même!!
Le vocable « TREK » n’a historiquement rien à voir avec l’Himalaya, auquel il est pourtant de nos jours, communément associé. Il trouve son origine dans le terme de langue afrikaans : « TIRER » associé au « Grand Trek » ou grande migration des Boers, colons fermiers d’origine néerlandaise, depuis Le Cap vers l’intérieur des terres, en Afrique du Sud dès l’année 1830.
Son acception actuelle de randonnée en montagne, date du milieu du vingtième siècle. Définitivement, dans le langage touristique, on randonne en France, mais on va faire un trek au Népal.

Un soleil un peu timide nous accompagnera lors de cette première journée. Nous ne croiserons que quelques randonneurs seulement; Février attire beaucoup  moins de monde que les mois d’automne, qui voient affluer des milliers de trekkeurs du monde entier sur les chemins des Annapurnas.
Nous cheminons dans un paysage forestier d’espèces communes, de feuillus, de pins, d’épicéas et des fameux rhododendrons que l’on peut voir dès 1500 mètres.
C’est un peu tôt dans la saison; nous n’en verrons en fleurs de toutes les teintes de rouge, qu’à Ghorepani, beaucoup plus haut.
Les marches du sentier se chargent de nous mettre en jambes rapidement. Parfois elles semblent atteindre 50 cm de hauteur!
Sur les coups de midi, Kesang, Naresh et Pemba annoncent la pause déjeuner, incontournable en trek, et au Népal, d’une manière générale.
Ce sera des noodles aux petits légumes, préparés à la demande, servis sur la terrasse de l’Amrita Lodge. C’est si bon de s’affaler dans un fauteuil, de reposer la gambette et d’admirer le paysage de la colline qui nous fait face, en sirotant un Ginger Lemon Honey Tea, la boisson revigorante par excellence: j’en ferai une consommation sans modération, à toute heure du jour ou de la soirée au Népal.
Une météo brumeuse nous accompagnera l’après midi jusqu’à Ulleri, que nous atteindrons vers 16heures. Les altitudes affichées sur les pancartes des lodges, sur différentes cartes ou encore sur des sites web ne sont jamais tout à fait concordantes. C’est donc un « mix « de plusieurs données que j’indiquerai à côté des villages où nous nous arrêterons.
Cet escalier sans fin du premier jour, m’a rompu les os, les muscles, les articulations!
Est ce le premier jour de marche, le manque d’entraînement, ai je présumé de mes capacités ???
Nos trois accompagnateurs ont jeté leur dévolu sur la Majestic Guest House, au milieu du village. Nous montons nos sacs à dos dans nos chambres, qui se trouvent être…….. au premier étage d’un escalier extérieur, dont j’ai peine à gravir les marches, bien raides encore! Celles ci ont été faites pour des géants pour le coup! Oh my  God !
Et là, délicate attention, nous avons droit à une chambre avec « attached bathroom » ! Quelle chance!
Une bonne douche chaude contribue à atténuer la fatigue de la journée.
Après un rapide petit tour dans le village, quelque peu désert en cette fin d’après midi, nous rentrons au lodge.
Au milieu de la grande pièce commune du restaurant, le poêle commence à ronfler, les randonneurs font sécher un peu de linge, bouquinent, ou bavardent tranquillement.
C’est 18h passées, en ces latitudes, la nuit est là très vite. A l’extérieur, les lumières commencent à éclairer les chaumières ici où là, la brume s’intensifie, effaçant les reliefs alentour.
La commande du repas du soir a déjà été passée, dès notre arrivée dans l’après midi. C’est coutume ici, en trek surtout, où l’on retrouvera une carte de plats, quasiment identique dans toutes les guesthouses où nous ferons halte; mais, avec le grain de sel particulier de la maîtresse de maison ou du cuisinier!!
Traditionnellement au Népal, la boisson du repas est apportée à table pendant que l’aubergiste mitonne le repas.
Pour le dîner, ce sera une Everest ou une Gorka, que l’on partage souvent, car les bouteilles de ces bières locales affichent souvent plus d’un demi litre…..
Les portions des plats sont généreuses et on variera chaque soir les plaisirs entre le dal bhat,plat national, le rice, les noodles, « veg » ou avec du  » chicken « , les pakoras ou beignets de légumes.
Nombreux ingrédients, que l’on aura vu transportés à dos d’homme, ou sur le flanc des mules, dans de petites nacelles en bambou.
Pour sûr, on en connaît le prix !
Un des attraits du trek pour moi, qui ne cultive d’aucune manière la performance physique, ou le dépassement de soi, c’est surtout la rencontre!
Comme chacun sait, elle est toujours improbable, imprévue, ou de circonstance, presque toujours sans lendemain.
Mais qu’importe !
Elle associe le souvenir d’un échange, à un lieu, un moment, à des femmes, des hommes ou des enfants.
Eh bien, ce premier soir, autour du feu de la Majectic GuestHouse, un couple asiatique, d’une cinquantaine d’années et leurs deux enfants se réchauffaient autour du poêle.
J’engage auprès d’eux la conversation, dans un anglais de voyage approximatif. Madame, puis son mari, enchaînent aussitôt à mon encontre dans un français impeccable !!!
Bien sûr, méprise totale et sourires entendus!
Monsieur, arrivé très jeune en France avec ses parents, a habité une banlieue parisienne que je connais parfaitement. Installé avec sa famille, depuis une dizaine d’années à Shanghai, il revient régulièrement en France.
On échangera un petit moment sur la Chine, la France et sur la passion partagée par cette petite famille pour le trek en montagne. Ils parlent déjà de revenir au Népal l’an prochain, au Langtang….dont bien sûr je leur dis grand bien.
On s’apercevra le lendemain matin avant de repartir….chacun poursuivant son chemin.
Sur un tout autre sujet et paradoxalement, nous aurons beaucoup de difficultés, surtout en début de trek, à partager le repas du soir avec notre guide et nos deux porteurs. Nous ne manquerons jamais de leur proposer chaque fois pourtant. Mais, une certaine pudeur peu être, une façon de faire, une coutume…que sais je ?
C’est une affaire compliquée !
Très souvent les guides et porteurs se retrouvent et partagent leur dîner avec les aubergistes dans la cuisine.
Ils sont, il est vrai, pendant toute la journée si près de nous, attentifs au moindre faux pas, ou au moindre signe de fatigue, que l’on a du mal à les quitter.
Je crois que ce premier soir, l’extinction des feux eût lieu à 19h30, bien au chaud au fond du duvet, et GOOD NIGHT !

BIRHETANTI1GORHEPANI5 ULLERI1

J 2 de ULLERI à GHOREPANI (2920m)

Nous repartons à l’assaut de cet escalier de l’impossible en direction de Ghorepani.Le paysage de terrasses que les paysans commencent à amender avant les premières semences, cède la place à une forêt où les rhododendrons sont rois.
La brume est tenace et donne une coloration un peu étrange à l’ensemble. Les rodhos, qui attendront la fin du mois avant d’éclater en bouquets rouge vif du haut de leurs dix mètres, sont ici en abondance. Les tronc élancés aux écorces brunes et rougeâtres, les branches basses, d’où pendent mousses et lichen vert de gris, nous livrent pour le moment un décor tourmenté.
Nous arriverons à Ghorepani, en tout début d’après midi, un peu fourbue pour ma part, au milieu d’un brouillard bien épais déjà. Super View Guest House, tout en haut du village, sera notre point de chute jusqu’au lendemain. Ce midi, Kesang, Pemba et Naresh se seront installés près de nous, dans la salle de restaurant. On s’y régalera d’excellentes pakoras, beignets de légumes frits dans de la pâte de pois chiche.
Pemba n’est pas en forme cet après-midi. On lui fait passer quelques remèdes. Par ailleurs, il nous informe que la montée à POONHILL est très compromise pour le lendemain, au vu du brouillard qui enveloppe tout le village. Avec Naresh et Kesang, ils engageront une partie de cartes en compagnie d’autres guides et porteurs. N’ayant pas le pouvoir de changer la météo, nous descendons dans le village faire un petit tour.
Les maisons en pierre se tiennent côte à côte, le long d’une ruelle centrale, où deux échoppes sont particulièrement attractives pour les touristes: nous y trouverons une cape de pluie, manquante dans l’un de nos bagages, de très belles cartes postales, des bonnets et serre-tête très colorés, et aussi des friandises réconfortantes pour les coups de « mou » sur les marches d’escalier!
Au moment de rejoindre nos chambres, Kesang nous invite à jeter un œil par la fenêtre sur le coup des quatre heures du matin, et si la nuit noire est étoilée, dit il, alors nous partirons dès cinq heures pour PoonHill.
Chic alors! L’idée de devoir y renoncer, si près du but, nous chagrinait un peu mais bien sûr, devant les éléments, on se serait incliné!
À cinq heures pétantes, nous sommes « ready «, quand Kesang vient tout doucement frapper à la porte. Nous partons sur le champ, munis de gants, bonnet, et frontale.
Le clou du spectacle sur les balcons des Annapurnas, le summum, l’apothéose, le must, c’est de se rendre sur le belvédère de POONHILL (3253m), au lever du soleil, avec vision totale sur les grands sommets. On y sera!
En trois quarts d’heure, dans la nuit noire et glacée, nous gravissons les 400m de montée……de marches……d’escalier ! Nous y sommes !
Pemba est resté se reposer, toujours un peu patraque . Notre groupe de cinq est dans les vingt premiers à arriver sur la plateforme de PoonHill, et en se retournant, vers Ghorepani, on aperçoit dans la nuit encore étoilée, un chemin de frontales ininterrompues, arriver vers nous.
A 6h30, nous serons bien 300 à commencer à mitrailler de toutes parts, les grands des Annapurnas:
DHAULAGIRI (8167m), ANNAPURNA 1 (8091m), 2, 3,
ANNAPURNA SOUTH (7219m), HIMCHULI (6441m),
MACHAPUCHARE (6993m), apparaissent, éclairés par le soleil naissant un peu orangé.
Il fait très froid, j’ai l’onglée, mais je suis ravie d’être là;
Naresh et Kesang sont aussi très heureux. Nous immortalisons la scène sur la traditionnelle photo devant la pancarte bien entendu.
Autour de nous, photographiant tous les sommets, des européens, des américains du Nord et du Sud, des australiens, des chinois…..s’extasient tout comme nous, devant un panorama aussi saisissant.
L’impression que les amoureux de l’Himalaya, venant de tous les coins de la terre, se sont donnés rendez-vous ici, à Poon Hill, pour célébrer en commun ce lever de soleil merveilleux, magique.
Mais, du fond de la vallée, monte un brouillard qui va probablement s’installer pour la journée; il est déjà 7h45: nous entamons la descente vers la guesthouse où nous attendent de savoureuses crêpes chocolat bananes, et du thé noir brûlant.
Il nous faut tout cela pour enchaîner jusqu’à Tadapani, après le petit aller retour à PoonHill. La brume a maintenant totalement envahi le village.

POONHILL7 POONHILL6 POONHILL5 POONHILL4 POONHILL3 POONHILL2 POONHILL1

J 3 de GHOREPANI à TADAPANI (2675m)

 

Nous démarrons par une ligne de crête repérée la veille sur une carte, à découvert, avec ici ou là quelques gigantesques rhododendrons, les seuls à être en fleurs que nous verrons. Juste avant d’arriver en forêt, sur une étendue d’herbes sèches, des drapeaux de prière flottent au gré d’une petite bise. On descendra un bon moment, sans trop de marches cette fois, en traversant une rivière tempétueuse, la Bhurungdi Khola, bordée de nombreux cairns. On sort les capes de protection, la pluie arrive et tombera une heure durant.
Nous en profiterons pour faire la pause déjeuner en compagnie d’une équipée charmante de coréens, (du sud nous précisent -ils d’entrée), bien décidés à bavarder. Ils ne manqueront pas de sortir le « Samsung » de dernière génération, posé sur une longue perche, et de nous prendre en photo avec eux. Ils seront très honorés quand je leur dis avoir vu sur Arte, la semaine précédant notre départ, un reportage sur leur pays, la Corée du Sud. Ils nous livrent quelques infos sur les JO, nous avions oublié ! et nous leur rappelons les temps forts de ceux de Grenoble, en 1968, il y a cinquante ans!!
Alors qu’ils s’apprêtent à remonter vers l’ABC (ANNAPURNA BASE CAMP), nous descendons sur Tadapani.
Un bon moment encore, de conservations amicales partagées, aux sujets inépuisables.
Il nous faut repartir vers de nouvelles aventures, encore une petite montée d’escalier de 700 m.
C’est comme à la colo le troisième jour: le coup de mou dans les gambettes, et au moral. Vraiment épuisée, je fais de rapides calculs de dénivelés positifs et négatifs depuis ce matin 5 h, il se remet à pleuvoir, la brume s’épaissît encore, la forêt de rodhos est de plus en plus inquiétante …..
Mon rythme est cassé par les nombreuses pauses que je fais toutes les 10 marches, toujours plus hautes et irrégulières. Naresh ou Pemba se relaient à mes côtés, calant leur pas sur le mien, toujours attentionnés.
À un moment donné de découragement, je leur dis tout de go:
BALCONNY ANNAPURNA TREK: FIRST TIME LAST TIME!
« Première et dernière fois » !!!
Ils se doutent bien du second degré; je le vois à leurs sourires malicieux mais bienveillants, toujours .
Notre arrivée à Tadapani se fera dans la brume, le crachin himalayen et un froid de canard ! Nous ne verrons rien du panorama grandiose qui entoure aussi ce village. Dommage!
Mais nous ne maîtrisons pas les éléments météorologiques, une fois de plus.
La salle commune de l’Annapurna GuestHouse, en haut d’un escalier de bois, est glaciale, à une heure où habituellement l’aubergiste a déjà fait le feu; c’est Kasang qui s’y collera le premier.
La douche, en bas, dans la cour, est aux quatre vents: pour sûr, ce soir, on se passera de la douche !
Dès que les bûches crépitent, on se retrouve en cercle autour du poêle, pendant que nos vêtements mouillés sèchent, et l’on engage la conversation avec les quelques trekkeurs installés avec nous.

Ils sont trentenaires et indiens; l’un est dans le commerce de chaussures avec l’Afrique du Sud, son amie vient d’ouvrir à Bombay une boutique de produits en soins naturels, un autre est enseignant à Delhi; ils ont en commun une passion pour la marche en montagne, et bien sûr pour ce petit pays frontalier avec l’Inde.
Ensemble, autour d’un thé, nous voyagerons de Chennai à Pondichery, de Jaiselmer à Cochin, de Mahaladipuram à Goa, de Bundi à Auroville! Autant de lieux magiques d’un pays qui m’est cher aussi.
Ils avoueront ne pas connaître toutes ces villes et on conviendra en riant tous ensemble, que leur pays est aussi grand qu’un continent!
Encore une rencontre sans lendemain bien agréable après une bonne journée de marche.
Quand l’aubergiste nous apportera les repas, je suis tellement submergée de fatigue que je ne pourrai avaler ce soir là, le moindre grain de riz de mon « rice végétables »; ma seule concession au dîner sera un excellent ginger lemon honey tea.

J 4 de TADAPANI à GHANDRUNG et LANDRUNG (1500 M)

Nous partirons assez tôt le lendemain; le ciel bleu, intense, et le soleil déjà haut, nous accompagnent et nous ravissent.
Le paysage est davantage diversifié. Ici où là, des buffles noirs à la peau luisante font leur apparition dans des coins d’herbes fraîches et goûteuses ou encore des petits coins de bambous, dont ils font leurs délices.
Et toujours un ballet incessant de trekkeurs sur les chemins, de villageois dans les hameaux, occupés à bêcher, sarcler, préparer la terre des parcelles en terrasses, où bientôt, pousseront le riz,le maïs ,les légumes .
Concernant Naresh et Pemba, je sens bien qu’ils ont parfois le mal du pays et de la famille. A chaque étape, ils ne manquent pas de communiquer avec leurs épouses et leurs enfants, qui très jeunes, sont totalement rompus à la communication par smartphones interposés.
Pemba, lui, nous enchantera tout le long du trek, avec son téléphone, qui égrène des chansons villageoises, très joyeuses, bien connues au Népal, et déjà entendues au LANGTANG.
Sur les coups de onze heures, nous arrivons à GHANDRUNG, très beau village « Gurung ». Les balcons de bois des maisons blanches débordent d’œillets d’Inde orangés très lumineux, donnant à l’ensemble un petit air cossu.
Les Gurungs sont l’ethnie prédominante dans la partie méridionale des Annapurna, de religion bouddhiste ou hindouiste.
C’est entre autre, dans cette ethnie, que les armées indiennes et britanniques engagent encore les jeunes à intégrer les régiments de Gurkhas, qualifiés de vaillants guerriers par l’empire britannique en son temps.
Nous visiterons le musée, le Old Gurung Muséum, qui se tient dans une petite maison; on y découvrira différents outils servant à l’agriculture, à la récolte du miel, des objets usuels du quotidien, des khukuris, couteaux aux belles lames courbées, des berceaux, nasses, paniers, tissés en bambou ou encore des petites ruches traditionnelles.
Nous reprenons notre descente vers la vallée encaissée de la rivière MODI KHOLA, cette fois sous un soleil bien agréable.
Les mythiques sommets enneigés sont maintenant à portée de main ! Ils nous semblent tellement proches!
Il est l’heure de la pause et nos amis népalais nous invitent à déjeuner sous une tonnelle ombragée d’une charmante auberge. Sur la terrasse, étalés sur d’immenses plateaux, sèchent des champignons qui ressemblent fort à nos trompettes chanterelles.
Nous découvrons d’ici, notre étape du soir, le village de LANDRUNG, sur la « colline » d’en face, que nous atteindrons après une montée d’à peu près huit cents mètres.
Une passerelle himalayenne flambant neuve nous mènera sur le versant opposé, où cheminent des villageois qui remontent chez eux, de lourdes charges sur le dos.
C’est à l’Hotel Hungry Eye que nous nous posons pour la nuit.
J’ai toujours du mal à donner une traduction satisfaisante au nom de cet hôtel:
Est ce, stricto sensu « l’hôtel de l’œil affamé »? Ou bien l’hôtel des yeux gourmands …..du panorama alentour ?
Je ne le saurais jamais!
Une grande bâtisse de briques peintes en blanc et bleu, un auvent en bois courant tout le long, ménageant une belle ombre, et des buissons fleuris plantent un décor plutôt accueillant.
Les chambres y sont cosy aussi; la patronne a elle même brodé les oreillers d’un « Sweet Dream » (doux rêves) tout à fait charmants.
Elle nous régalera aussi d’excellents momos (raviolis de légumes ou de viande), avec la bonne sauce, délicieusement piquante, qui va avec.
A la table commune, un jeune couple de Français qui revenait du Dolpo, où ils œuvrent dans des missions éducatives et sanitaires.
Un moment d’échange intéressant, sur les projets à venir de TPH au Langtang, sur ceux de leur association dans la Drôme.
Cet accueil vraiment très chaleureux de l’hôtel, se confirmera dès le lendemain matin. En effet, sur la pelouse, devant les chambres, à été installée une belle table pour le petit déjeuner : devant l’ANNAPURNA SOUTH, excusez du peu!, sur lequel dardent les premiers rayons du soleil.
Rien que cela! Nous immortaliserons ce moment tous les six avec de nombreuses photos!
Le beau temps s’est résolument installé dans la région.

J 5 de LANDRUNG à POTHANA ( 1890 M )

Nous repartons de LANDRUNG, bien reposés, encore sous le charme de cette halte bien agréable.
La vue est maintenant très dégagée; moins de forêts et davantage de terrasses, étagées sur des pans entiers de montagne, certaines toutes vertes de cultures précoces, d’autres encore parsemées de petits tas de fumier.
Nous traverserons encore des petits hameaux, nous glisserons un billet dans une boîte pour la rénovation d’une école, alertés par un enseignant du village.
Enfin, nous croiserons un joyeux groupe de jeunes militaires en entraînement, descendant en courant, d’un pas très assuré, une belle sente boisée. Pas moins de cinquante Namaste seront échangés ……
Notre dernière nuit sera à Pothana, dernier village des Balcons pour notre petit groupe. Mais il peut aussi constituer une première étape pour ceux qui organisent leur trek en sens inverse.
On y retrouvera donc un centre de contrôle des permis de treks dont le tampon final figurera sur nos papiers. C’est la Guest House Shangri La qui nous accueillera pour cette étape.
La salle vitrée nous laissera apercevoir le MACHAPUCHARE dans toute sa splendeur au soleil couchant. On le reconnaît aisément à son sommet en queue de poisson; c’est d’ailleurs la signification de son nom en népalais. Il revêt un caractère sacré et les hindouistes évoquent à son endroit la demeure de Shiva.
Pothana sera notre dernière étape sur le chemin des balcons.

 

LANDRUNG7 LANDRUNG6 LANDRUNG5 LANDRUNG4 LANDRUNG3 LANDRUNG2 LANDRUNG1 GORHEPANI2 GORHEPANI1
Le lendemain matin, les duvets calés au fond des sacs, nous repartons pour la vallée, en dévalant presque les mille dernières marches…..
A Phedi, nous attend un véhicule qui nous ramènera à Pokhara en début d’après midi.
Nous flânerons sur le bord du lac avant de se retrouver tous les six, à la nuit tombée, dans un magnifique restaurant en plein air, pour y déguster un très bon dîner, tout en regardant un spectacle de danses traditionnelles.
Pemba, Naresh et Kesang avaient spécialement demandé une table devant la scène!!!!
Pour nous faire plaisir bien sûr; et comble de joie pour nous, nous étions tous les six à la même table!
Naresh, rappelé dans son pays Tamang, nous quittera le lendemain avec le premier bus.
Nous resterons encore une journée à Pokhara, avant le retour vers Katmandu, laissant déjà entrevoir, la fin de notre séjour au Népal.

LANDRUNG9

 

A mon retour à Proveysieux, en dépliant une carte du Népal, j’ai vu qu’à l’est de Khatmandu, en allant vers l’Everest, le pays des Sherpas m’était complètement inconnu……..

Martine Grabowiecki

 

Losar 2144. Nouvel an tibétain le 27 février 2017

Calendrier tibétain  2016Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 27 février 2017.
La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, Nous entrerons alors dans la 2144ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe de l’oiseau de feu.

Le calandrer tibétain est composé de 12 « signes » et de 5 « éléments », créant ainsi un cycle de 60 ans.

Les 12 signes sont :

  • Souris       Bœuf         Tigre        Lièvre

  • Dragon     Serpent     Cheval      Mouton

  • Singe       Oiseau       Chien       Cochon

Et les 5 éléments, chacun répété 2ans de suite :

  • Eau   Bois   Feu   Air   Métal/fer

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Rang

1

2

3

4

5

6

7

8

9

10

11

12

Tibétaine

2114

2115

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Grégorienne

1987

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1991

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Rang

13

14

15

16

17

18

19

20

21

22

23

24

Tibétaine

2126

2127

2128

2129

2130

2131

2132

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2134

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Grégorienne

1999

2000

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2003

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2005

2006

2007

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2009

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Rang

25

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Tibétaine

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Grégorienne

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2021

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Rang

37

38

39

40

41

42

43

44

45

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Tibétaine

2150

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2154

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Grégorienne

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Rang

49

50

51

52

53

54

55

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Tibétaine

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2165

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2171

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Grégorienne

BREF APERÇU SUR LE CALCUL ASTROLOGIQUE DU CALENDRIER TIBÉTAIN

L’Astrologie tibétaine est basée sur le mouvement lunaire, mais également sur celui des planètes.  Elle s’inspire du système autochtone du Boen ( religion pré-bouddhique du Tibet ), de l’astrologie indienne ( dKar-rtsis ) et de l’astrologie chinoise ( Nag–rtsis ).  Toutes les fêtes sont mobiles et la nouvelle lune de février-mars marque le jour de l’an.  Chaque année est associée à un signe animalier – 12 en tout : souris, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien et cochon, et également à un élément – 5 en tout : le bois, le feu, la terre, le fer et l’eau.  Les éléments vont se succéder au rythme d’un élément tous les deux ans, complétant ainsi un cycle de 60 ans.  De plus, le système tibétain attribue un sexe à l’année.  Le tableau ci-dessous permet de nous y retrouver par rapport au calendrier occidental :

Même si l’on comptabilise habituellement 12 mois pour un an, il n’est pas exclut que certaines années ne comportent que 11 mois, ou au contraire, 13 mois !   De même, certains jours peuvent se répéter, ainsi l’on peut trouver deux jours consécutifs ayant la même date dans le même mois (par exemple le 6 deux jours de suite !) ou au contraire, un jour manquant dans le mois (par exemple, l’on passe du 1er au 3ème jour ) !!

Officiellement, le calendrier tibétain a débuté à la nouvelle lune de février-mars de l’an 127 avant J.C. qui correspond à l’intronisation du roi Nyatri Tsenpo, d’où l’appellation « Année royale du Tibet ».

L’école de la médecine et de l’astrologie tibétaines ( Tibetan Medical and Astro Institute ) de Dharamsala publie des calendriers officiels tibétains ainsi qu’un almanach ( en tibétain : Lotho ) détaillant les données dites favorables et non favorables pour chaque jour de l’année.  La lecture correcte d’un lotho nécessite une formation sans laquelle les non initiés risquent fort de ne saisir qu’une parcelle d’informations précieuses contenues dans celui-ci.

La branche « Astrologie » de l’Ecole de la médecine de Dharamsala établi également des  horoscopes ( tshe rabs las rtsis ) sur demande, en fournissant clairement les dates et horaires de sa naissance, dont les tarifs de ces prestations sont fixes.  Web : www.men-tsee-khang.org

LOSAR 2143

Calendrier tibétain  2016Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré entre le 8 et le 10 février 2016.
La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, Nous entrerons alors dans la 2143ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe du singe de feu.

Le calandrer tibétain est composé de 12 « signes » et de 5 « éléments », créant ainsi un cycle de 60 ans.

Les 12 signes sont :

  • Souris       Bœuf         Tigre        Lièvre

  • Dragon     Serpent     Cheval      Mouton

  • Singe       Oiseau       Chien       Cochon

Et les 5 éléments, chacun répété 2ans de suite :

  • Eau   Bois   Feu   Air   Métal/fer

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Rang

1

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Tibétaine

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Grégorienne

1987

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Rang

13

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15

16

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Tibétaine

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Rang

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Tibétaine

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Rang

37

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Tibétaine

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Rang

49

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Tibétaine

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Grégorienne

BREF APERÇU SUR LE CALCUL ASTROLOGIQUE DU CALENDRIER TIBÉTAIN

L’Astrologie tibétaine est basée sur le mouvement lunaire, mais également sur celui des planètes.  Elle s’inspire du système autochtone du Boen ( religion pré-bouddhique du Tibet ), de l’astrologie indienne ( dKar-rtsis ) et de l’astrologie chinoise ( Nag–rtsis ).  Toutes les fêtes sont mobiles et la nouvelle lune de février-mars marque le jour de l’an.  Chaque année est associée à un signe animalier – 12 en tout : souris, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien et cochon, et également à un élément – 5 en tout : le bois, le feu, la terre, le fer et l’eau.  Les éléments vont se succéder au rythme d’un élément tous les deux ans, complétant ainsi un cycle de 60 ans.  De plus, le système tibétain attribue un sexe à l’année.  Le tableau ci-dessous permet de nous y retrouver par rapport au calendrier occidental :

Même si l’on comptabilise habituellement 12 mois pour un an, il n’est pas exclut que certaines années ne comportent que 11 mois, ou au contraire, 13 mois !   De même, certains jours peuvent se répéter, ainsi l’on peut trouver deux jours consécutifs ayant la même date dans le même mois (par exemple le 6 deux jours de suite !) ou au contraire, un jour manquant dans le mois (par exemple, l’on passe du 1er au 3ème jour ) !!

Officiellement, le calendrier tibétain a débuté à la nouvelle lune de février-mars de l’an 127 avant J.C. qui correspond à l’intronisation du roi Nyatri Tsenpo, d’où l’appellation « Année royale du Tibet ».

L’école de la médecine et de l’astrologie tibétaines ( Tibetan Medical and Astro Institute ) de Dharamsala publie des calendriers officiels tibétains ainsi qu’un almanach ( en tibétain : Lotho ) détaillant les données dites favorables et non favorables pour chaque jour de l’année.  La lecture correcte d’un lotho nécessite une formation sans laquelle les non initiés risquent fort de ne saisir qu’une parcelle d’informations précieuses contenues dans celui-ci.

La branche « Astrologie » de l’Ecole de la médecine de Dharamsala établi également des  horoscopes ( tshe rabs las rtsis ) sur demande, en fournissant clairement les dates et horaires de sa naissance, dont les tarifs de ces prestations sont fixes.  Web : www.men-tsee-khang.org

LOSAR 2142. TASHI DELEK!

Losar, Nouvel an tibétain en 2015 : année 2142 du Mouton de Bois

 

Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 19 février 2015.
La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, et sera donc célébrée du 19 au 21 février. Nous entrerons alors dans la 2142ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe du Mouton de Bois.

Le calandrer tibétain est composé de 12 « signes » et de 5 « éléments », créant ainsi un cycle de 60 ans.

Les 12 signes sont :

  • Souris       Bœuf         Tigre        Lièvre

  • Dragon     Serpent     Cheval      Mouton

  • Singe       Oiseau       Chien       Cochon

Et les 5 éléments, chacun répété 2ans de suite :

  • Eau   Bois   Feu   Air   Métal/fer

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Rang

1

2

3

4

5

6

7

8

9

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11

12

Tibétaine

2114

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Grégorienne

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

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Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Rang

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Tibétaine

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Année

Lièvre

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

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Métal

Eau

Eau

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Rang

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Tibétaine

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

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Bœuf

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Feu

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Terre

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Eau

Eau

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Tibétaine

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Grégorienne

BREF APERÇU SUR LE CALCUL ASTROLOGIQUE DU CALENDRIER TIBÉTAIN

L’Astrologie tibétaine est basée sur le mouvement lunaire, mais également sur celui des planètes.  Elle s’inspire du système autochtone du Boen ( religion pré-bouddhique du Tibet ), de l’astrologie indienne ( dKar-rtsis ) et de l’astrologie chinoise ( Nag–rtsis ).  Toutes les fêtes sont mobiles et la nouvelle lune de février-mars marque le jour de l’an.  Chaque année est associée à un signe animalier – 12 en tout : souris, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien et cochon, et également à un élément – 5 en tout : le bois, le feu, la terre, le fer et l’eau.  Les éléments vont se succéder au rythme d’un élément tous les deux ans, complétant ainsi un cycle de 60 ans.  De plus, le système tibétain attribue un sexe à l’année.  Le tableau ci-dessous permet de nous y retrouver par rapport au calendrier occidental :

Même si l’on comptabilise habituellement 12 mois pour un an, il n’est pas exclut que certaines années ne comportent que 11 mois, ou au contraire, 13 mois !   De même, certains jours peuvent se répéter, ainsi l’on peut trouver deux jours consécutifs ayant la même date dans le même mois (par exemple le 6 deux jours de suite !) ou au contraire, un jour manquant dans le mois (par exemple, l’on passe du 1er au 3ème jour ) !!

Officiellement, le calendrier tibétain a débuté à la nouvelle lune de février-mars de l’an 127 avant J.C. qui correspond à l’intronisation du roi Nyatri Tsenpo, d’où l’appellation « Année royale du Tibet ».

L’école de la médecine et de l’astrologie tibétaines ( Tibetan Medical and Astro Institute ) de Dharamsala publie des calendriers officiels tibétains ainsi qu’un almanach ( en tibétain : Lotho ) détaillant les données dites favorables et non favorables pour chaque jour de l’année.  La lecture correcte d’un lotho nécessite une formation sans laquelle les non initiés risquent fort de ne saisir qu’une parcelle d’informations précieuses contenues dans celui-ci.

La branche « Astrologie » de l’Ecole de la médecine de Dharamsala établi également des  horoscopes ( tshe rabs las rtsis ) sur demande, en fournissant clairement les dates et horaires de sa naissance, dont les tarifs de ces prestations sont fixes.  Web : www.men-tsee-khang.org

NEPAL 2013 TREK dans le LANGTANG

 

C’est déjà un deuxième séjour au Népal, avec le sentiment bien agréable de retrouver des lieux connus, des itinéraires déjà empruntés. Avec, pour ce séjour ci, une nouveauté, un trek dans la vallée du Langtang, dont sont originaires Temba et sa famille.
Une fois encore, nous y sommes pendant le nouvel an tibétain, ou Losar, précisément à Bodnath, près de Katmandou ou se trouve le plus grand stupa du Népal.

Pour les tibétains, du Tibet ou en exil, les festivités du Losar, revêtent un caractère familial indéniable mais sont aussi l’occasion de rencontres plus élargies, aux amis, à ceux de son village, de sa vallée, voire de son ethnie d’appartenance ; cela dure plusieurs jours. Le Losar est ponctué de différents rites de purification qui permettent d’entrer dans cette nouvelle année, débarrassé de tout ce qui a été négatif en soi et autour de soi, pendant l’année écoulée. Cela passe aussi bien par le nettoyage de fond en comble de la maison, que par l’achat de vêtements neufs que chacun va arborer fièrement sur les terrasses du stupa, ou encore par des frictions du corps avec des boulettes de tsam-pa (orge grillée).

Puis vient le moment du changement des drapeaux de prières, au troisième jour du Losar, sur le toit des maisons et aussi sur le grand stupa. Au dessus du dôme, de vaillants jeunes hommes grimpent les treize degrés sur des échelles adossées de façon bien verticale à mon gout, et se relaient sans cesse pour attacher les drapeaux depuis la cime jusqu’au bas de l’édifice. Petit à petit, le vent agite les « lungta » ou chevaux du vent aux cinq couleurs, correspondant aux cinq éléments : le bleu pour l’air, le blanc pour l’espace, le rouge pour le feu, le vert pour l’eau et le jaune pour la terre ; ces lungta apportent nos souhaits d’harmonie, nos vœux de prospérité et de paix ; ils sont considérés comme des portes bonheurs ; leur origine remonte à la tradition Bon, antérieure au bouddhisme tibétain.

Nous aurons l’occasion, pendant ces jours de fête, d’échanger nos vœux avec la famille de Temba, qui a chaleureusement invité notre groupe de dix huit français à partager un délicieux repas de Losar confectionné par Jhyangju, son épouse. Nous passerons un bel après midi, tous ensemble, à déguster des beignets, à jouer avec les enfants ou encore à échanger avec des voisins venus nous saluer, dans un joyeux mélange de français et d’anglais.

Pour ce voyage au Népal ,deuxième édition, dans le quartier piétonnier de Bodhnath où résident principalement les tibétains, la Tisé Guesthouse est de nouveau notre quartier général. S’y retrouvent, comme il y a deux ans, des touristes étrangers, des moines, des népalais, indiens, japonais, des jeunes et de moins jeunes routards, en mal de Katmandou.
Et de bon matin, en arrivant dans la salle du « breakfast « , on entend parler anglais, français, népalais, tibétain, espagnol, allemand, russe…..
On se dit bonjour, on s’interpelle…mais oui c’est vrai.On s’est croisé hier au musée de Patan ou bien encore au Durbar Square de KTM (Katmandou pour les inities) ou bien, …mais non, c’est cela, c’était à  Baktapur …
Les conversations vont bon train, d’une table à l’autre, au beau milieu du ballet incessant des serveurs qui apportent des galettes de pain tibétain toutes chaudes et du thé. Chacun y va de son « Tashi Delek », la salutation tibétaine.

Quel bonheur d’emprunter la ruelle piétonne qui mène au stupa, de passer devant les vendeuses de chandelles qui illuminent le quartier le soir, de reconnaître les mêmes mendiants borgnes qu’il y a deux ans, arborant toujours leur moignon entouré d’un chiffon crasseux ; et là, au coin, la même petite échoppe arborant des objets de cultes un peu poussiéreux, façonnés alentour par des enfants parfois très jeunes.

Quel bonheur d’apercevoir, juste avant la place, le grand stupa, ce très beau sanctuaire bouddhiste qui date du quatorzième siècle, en détailler les différentes parties architecturales, qui chacune symbolise l’un des cinq éléments, et surtout rencontrer du regard les yeux de Bouddha, fixant les quatre points cardinaux, voilà qui me ravit pleinement !

Arriver sur l’esplanade du stupa, se mêler à la foule, qui, un « mala » à la main, égrène ses perles de bois, en accomplissant ses « koras», ses tours de stupa, toujours en le contournant par la gauche, selon le rituel bouddhiste.
Souvent, des grands mères très âgées, vêtues de leur « chuba», robe longue croisée dans le dos se prosternent sur des planches de bois. S’il fait froid, elles endossent de larges ceintures en poil de yack très colorées, qu’elles nouent par-dessus les anoraks. Parfois, on les trouve assises sur les bancs qui ceinturent le bas du stupa, de belles boucles d’oreilles d’or et turquoises éclairant leur visage.Sur le devant de la robe, on aperçoit également le joli « bangdan », fameux tablier rayé horizontalement que seules, portent, les femmes mariées.


Ce retour sur ce lieu magique, au premier soir de ce deuxième séjour, me remplit d’émotion.
Je suis très heureuse de me retrouver là, humant les parfums des bouquets de genévrier qui brulent en dégageant une fumée acre et épaisse, au milieu d’une marée humaine qui grandit avec le soir qui tombe.
Ici où là, des » pujas », des offrandes rituelles, sont célébrées devant les monastères qui bordent le stupa, les lampes de cire scintillent de toute la persuasion de leurs vendeuses à vous les vendre.
Sur les marches des échoppes, s’entassent d’énormes paquets de «  kabsé », ou bouchées de chances qui sont des beignets que l’on retrouve disposés sur tous les autels des maisons et des monastères, pendant les fêtes du Losar.
En accomplissant nous aussi nos Koras, sans oublier de faire tourner les moulins de prières nichés sur le pourtour du stupa, on entend qui s’égrène au coin des rues  » Om Mani Padme Hum» dans diverses interprétations, de ce mantra fondateur du bouddhisme tibétain.
Alors là, on y est vraiment, on est bien en ce premier soir de retour…..

Mais c’était sans compter sur la dernière semaine de notre séjour, pendant laquelle nous avions projeté un trek dans la vallée du Langtang.
Depuis plusieurs mois déjà, en France, j’y pensais : trek, Langtang, Langtang, trek…
Quelques inquiétudes m’avaient traversé l’esprit:
En serais-je capable? Les passerelles himalayennes sont elles fiables ? Vais je supporter l’altitude?…..Je m’étais réservé dans un petit coin de la tète, la possibilité de rester sur KTM et de laisser Jean François, Maryse et Jean Gilles partir, si d’aventure, au dernier moment, je me décourageais…..
Autant d’interrogations, qui ont très naturellement trouvé une réponse, dès le matin de notre départ.
J’avoue avoir insisté pour prendre un véhicule tout terrain plutôt que le bus pour nous rendre de Katmandou à Syaphrubesi, gros bourg commerçant, stratégiquement incontournable, lorsque l’on veut se rendre à Langtang village. Jhyangju, l’épouse de Temba, était du voyage, toujours joyeuse et ponctuant la conversation, d’expressions en français, avec un ravissement non dissimulé.
Le trajet nous a pris la journée, sur une route aussi improbable que vertigineuse, traversant des paysages de terrasses à couper le souffle.
Arrivés à la guest house qui nous accueillait pour la nuit, là où la route carrossable s’arrête, nous avons rencontré un autre groupe ami, parti dix jours plutôt, qui revenait de leur trek au même moment. Avant la disparition du soleil déjà rouge en cette fin d’après midi, nous avons échangé nos impressions autour d’une bière ou d’un thé sur la terrasse de l’hôtel.

Puis nous avons fait la connaissance de notre guide Gyalbu et des porteurs, Sanggye et Lobsang. En fait de porteur, celui attribué, à Jean François et moi même, était plutôt une porteuse, prénommée Lobsang, qui se trouvait être l’une des sœurs de Jhyangju, bien sûr native de Langtang village. Autant vous dire que je n’étais pas très à l’aise à l’idée de faire porter mes affaires à une femme……Avant notre départ déjà, nous avions prévu de ne faire porter qu’un seul de nos sacs ,le plus léger possible, environ six kilos.
Aussi, quelle ne fût pas l’explosion de rires de Lobsang, lorsqu’elle a soupesé notre sac à dos!!!!Du coup, elle s’en est rajoutée à peu près le double, destiné à ses proches, empilé joyeusement sur son dos.


Le lendemain, après un thé bien chaud et du pain tibétain, nous sommes partis
sur le chemin du trek, empruntant d’emblée, ma première passerelle himalayenne, reliant les deux côtés de Syaphrubesi village.
Bizarre, bizarre cette sensation au dessus du vide mais bon! Pas non plus insurmontable!!
Comme je n’avais fait part à personne de cette inquiétude, personne n’a rien vu! Tant mieux!
Du coup, je suis passée sur les suivantes et il y en plusieurs, avec la sérénité d’une funambule professionnelle…
Cette première montée a été fantastique; mille mètres de dénivelé entre cactées, bambous, feuillus, sapins, arbustes épineux.
Des singes blancs qui faisaient de la balançoire au dessus de nos têtes, des ânes chargés de casseroles, de sacs de riz, de planches de bois, montant ou descendant inlassablement les pentes de cette belle vallée, nous rappelaient au passage qu’il y avait un village bien vivant, en cette contrée d’altitude.
Que ce soit pour se sustenter dans un Lodge aux alentours de midi, faire des petits achats de gants de laine tricotés ou de ceinture tissée par la dame de la maison, ou tout simplement pour trouver le meilleur angle pour capturer les plus belles photos : que de moments charmants auront ponctué cette première journée de marche ! Sans oublier la gentillesse de nos accompagnateurs, toujours à l’affut du moindre trébuchement de nos pas, toujours dans le souci de notre confort permanent.
Penser, lors de la pause thé de l’après midi, que l’on ne va plus pouvoir repartir; et puis, si, bien sûr….
Arriver au soleil couchant au Lama Hôtel, prendre une douche chaude dans une cabane de planches, un vrai luxe ici, un peu au dessus du vide de la vallée, puis aller déguster un bon plat de pommes de terres aillées et pimentées à souhait, dans la salle commune surchauffée…..C’était le bonheur, ici et maintenant……
Jangjyul, Gyalbu, Sangay et Lobstang, ne dînent pas avec nous…..La coutume veut qu’ils prennent leur repas dans la cuisine, avec l’aubergiste, qu’ils ont d’ailleurs aidé dans la confection du dîner.
A vingt heures à peine, une seule idée: rejoindre notre chambrette, et pour cela,
quitter la douce chaleur du poêle, affronter la nuit en passant sous les étoiles  glacées de cette belle vallée himalayenne, se glisser dans le duvet, la tête habitée d’images, de bruits ,des rires cristallins de Jangjyul et Lobsang, des senteurs éprouvées tout au long de cette première journée de trek.

Vais-je pouvoir me déplier demain ?

Au petit matin, les conversations chuchotées à travers les cloisons de bois des chambrées, parviennent à nous tirer d’un sommeil réparateur.
Une friction d’arnica plus tard, et nous voilà de nouveau attablés devant un petit déjeuner roboratif, tout indiqué avant notre deuxième journée de marche.
Le guide et les porteurs nous accueillent avec leurs sourires habituels et toujours le souci de notre bien être. D’autres passerelles sur notre chemin, qui ne m’impressionnent plus du tout…
Je ne dis rien mais suis très fière!
En dessous, la Langtang river, dévale à gros bouillons au milieu d’un chaos de roches lissées par l’eau glaciale, laissant apparaître quelques bassines pures et turquoises.
Un paysan que nous croisons alors, étudie le meilleur moyen de faire passer son troupeau de « dzo «, croisement de vache et de yak, de l’autre coté de la rivière, où se trouve une petite forêt de bambous, dont elles raffolent, et qui ferait bien leur ordinaire.
Vers midi, la pause riz et thé à la terrasse d’un petit Lodge accroché à flan de montagne, nous redonne un peu d’énergie.


Plus on se rapproche du village, encore mille mètres de dénivelé aujourd’hui, plus l’étagement de la végétation est différent, plus celle ci est éparse, plus elle se raréfie.
Le sommet du Langtang Lirung, que j’ai aperçu ce matin au premier détour du sentier, se rapproche, devient plus vivant, plus imposant, et paré de lueurs orangées et bleutées sur son glacier, en cette fin d’après midi.
En contrebas de Langtang village, un hameau de petites maisons faites de pierre et de bois: c’est là que vivent les parents de Temba; nous nous arrêtons pour les saluer et partager un bol de thé devant leur maison.
Un moment plus tard, une pancarte annonce l ´altitude de Langtang village, 3475m.
Le froid commence à piquer les yeux, nous sommes tous les trois un peu fatigués, sans plus, mais surtout très impatients d’arriver. Tous les trois, car Maryse a su saisir, avec panache mais avec une légitime appréhension tout de même, l’opportunité d’une offre de transport bien locale : le téléphone tibétain ayant très bien fonctionné, et ce, bien avant notre arrivée connue de tous sur ce plateau de pâturages à yacks, un petit cheval roux de race himalayenne a été proposé pour parcourir les trois cent derniers mètres.

.Très vite, une autre pancarte nouvellement installée, nous indique la direction de la guesthouse de TEMBA et sa famille, presque à l’entrée du village, au pied du mont Langtang Lirung qui affiche ses 7246 mètres tout de même ! Au pied du colosse, qui sans faire partie des plus hauts, en impose tout de même, la bien nommée «  Sunrise Guesthouse » s’offre à notre vue dans un couchant de mauve et d’ocre rouge plutôt saisissant ! Le soir arrive et, avec lui, des silhouettes s’approchent de la bâtisse pour venir nous souhaiter la bienvenue.

Jhyangju, Lobsang, Gyalbu et Sanggye sont à ce moment, très fiers de nous montrer ce qui semble être le résultat d’un travail et d’un projet collectif. A l’intérieur, une grande salle commune pour se détendre et se restaurer, au milieu de laquelle ronfle un petit poêle alimenté par des bouses de yack .Dès les premières maisons du village, on les a vues tout à l’heure, qui séchaient sur les murets de pierre ; à cette altitude, en effet, le bois se raréfie et depuis des temps immémoriaux, les populations de l’Himalaya utilisent ce combustible pour se chauffer et faire la cuisine. Dans la guesthouse, le bois est partout, sur les murs, l’autel, les tables, probablement rapporté à dos d’homme de la vallée ; cette ambiance très chaleureuse, on la retrouve à l’étage, ou sont aménagées les petites chambres ; avant de tirer les jolis petits rideaux, je m’attarde un instant à la fenêtre : 

Une multitude d’étoiles sont déjà à l’œuvre, trouant la nuit noire, l’obscurité glaciale que je devine en touchant le carreau de la fenêtre: Je suis littéralement aux anges, dans un état de ravissement total, peu être le nirvana ? Je le savoure pleinement encore un moment, avant d’aller retrouver tous les amis autour du feu.

Le temps de la préparation du diner, les conversations vont bon train .Maryse et Jean gilles retrouvent ici celles ou ceux qui ont fait le guide ou le porteur dans des voyages précédents. Des villageois entrent, s’assoient un moment autour du feu, repartent, venus souhaiter la bienvenue ou s’assurer que l’on sera encore là demain.

Justement, Gyalbu, notre guide, nous informe que la journée du lendemain sera consacrée à l’acclimatation, aux promenades dans le village. Jyangju nous accompagnera.

A peine étions nous sortis d’une maison, invités à prendre le thé, que nous entrions dans une autre ; avec toujours cette impression qui fait chaud au cœur, d’être accueillis chaque fois avec la même simplicité, la même gentillesse légendaire des tibétains.

J’allais oublier de mentionner ce merveilleux moment passé dans l’après midi, avec toute la communauté féminine du village, occupée à préparer une boisson fermentée en égrenant du riz cuit, sur une grande bâche bleue. Toutes ensembles, accroupies autour de cet épais lac blanc encore fumant, elles entonnaient a cappella, des couplets de chansons villageoises aussi joyeux et éclatants que les couleurs de leurs fichus.

Cette belle journée se terminera par la visite d’un gompa très ancien dont le plancher menaçait de s’écrouler, mais qui abritait encore de belles fresques murales dont les outrages du climat allaient aussi très certainement attaquer les couleurs dans un futur bien proche. Un projet à venir, autour de la restauration de ce petit édifice nous amènera naturellement à proposer un don, modeste contribution à la préservation de la culture tibétaine.

Ce soir, une jolie dame aux grands yeux noirs, belle sœur de Temba, nous a invités à venir diner chez elle. Au menu, ce sera la « Boum Boum » soupe comme elle l’intitule elle-même ! Encore une soirée mémorable ou, assis en tailleur, nous avons eu le plaisir de la voir préparer devant nous ce bon plat de soupe à l’ail, qui outre ses qualités gustatives n’en possède pas moins des vertus médicinales : en effet , consommer de l’ail aide à supporter l’altitude et à lutter contre le mal aigu des montagnes. Dans cette jolie demeure décorée pour le Losar, nous avons encore passé une soirée bien chaleureuse, ponctuée de « Alouette, je te plumerai… » que les amis tibétains affectionnent de chanter dès qu’ils rencontrent des français !

Rendez vous avait été pris pour le lendemain matin devant Sunrise Guesthouse, avec Gyalbu et Sanggye pour rejoindre Kyanjin Gompa.

De bon matin, nous étions là ; et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir deux chevaux roux de petite taille, prévus par nos amis, à l’adresse des dames bien sur, pour nous épargner un surcroit de fatigue en montant à 3870m ; évidemment, je n’avais pas imaginé un plan de la sorte ! La dernière ballade à cheval faite en Camargue il y a …..Trente ans m’ayant laissé un souvenir plutôt cuisant ! Mais les arguments les plus convaincants, les plus persuasifs ont eu raison de mon hésitation manifeste et de mon inquiétude palpable.

Eh hop, nous voilà tous partis, Maryse et moi ayant fière allure sur notre monture finalement bien docile, les garçons cheminant à nos cotés, dans cette ultime ascension jusqu’à Kyanjin; on ne regrettera pas notre choix. Des cairns jalonnent notre chemin qui serpente sur le plateau. Bien en dessous, la rivière, telle un ruban vert jade, gronde en contrebas ; ce tracé bien connu des chevaux nous mènera vers un cirque immaculé de hauts sommets plus modestes que le Langtang Lirung ; c’est un panorama époustouflant, une vision de montagne magique, qui s’impose à nous. A cette heure de midi, les pics et les glaciers luisent au zénith comme de gros éclats de diamants. Tout simplement superbe !

A Kyanjin, encore et encore, nous photographierons ce paysage de haute montagne d’une beauté rare, de celle dont on dit qu’elle tutoie le divin. Nos montures dument ravitaillées, nous prendrons le chemin du retour jusqu’à Sunrise Guesthouse pour notre dernière soirée à Langtang village.

A ce jour, cette ballade himalayenne restera un merveilleux souvenir de voyage, qui continue de m’habiter régulièrement.

MARTINE

 

 

VOYAGE au NEPAL 2013

Au mois de février 2013, dix huit voyageurs embarquaient pour le Népal sous l’impulsion de T P H. Pour quatorze d’entre eux, c’était leur premier séjour dans ce beau pays. Entre visites des villes royales, des temples Hindouistes et Bouddhistes, treks en montagne et excursions dans la vallée de Khatmandou, le Téraï et Pokara, tous ces joyeux drilles se sont bien régalés!

Voici quelques témoignages qui en disent long sur le plaisir qu’ils ont ressenti en découvrant ces contrées si belles et si lointaines.

VOYAGE au NEPAL 2013 dsc000521-150x112

 _ »Je suis revenu enchantée de ce voyage où j’ai rencontré des gens forts accueillants, simples  et gentils. Le groupe était réparti en petits groupes et c’était un vrai plaisir de se retrouver le soir après nos aventures népalaises ! merveilles architecturales …. Fêtes dans la rue, temples etc… un dépaysement total….. nous avons, pour ma part, empruntés les routes népalaises en bus : frayeurs qui s’est vite transformés en joie : beauté des paysages, ça vie partout : un ressourcement sans pareil !! merci à TPH et à tous les accompagnateurs népalais… Christine. »

_ »Le Népal, j’en rêve depuis longtemps! Je pars enfin cette année 2013 grâce à l’association T.P.H.,à l’occasion de la fête du Losar,et pour un trek dans la vallée du Langtang. Après les longues attentes à l’aéroport d’Abu Dhabi (merci la compagnie ETHIAD!), l’arrivée à Kathmandu efface tous les désagréments et la fatigue du voyage.Quand même un peu de “tourista” et c’est parti pour la découverte des temples mythiques de la vallée avec notre sympathique guide francophone ”Deependra”.  Durbar Square, Patan ou nous assistons à la “cérémonie des jeunes filles” magnifiques dans leurs tenues rouge écarlate, Bhaktapur et ses sacrifices de chèvres, Pashupatinath et ses crémations, Swayambunath, le temple aux singes. Nous sommes conviés chez Temba et sa famille pour un thé tibétain agrémenté de dégustations locales. Les boutiques autour du stupa, à deux pas de notre guest-house”Ti-Se” sont propices aux emplettes (bijoux,pashminas,artisanat local) et le marchandage est de rigueur. Le dépaysement est total dans la ville de Kathmandu ou règne une circulation incessante. Le jour “J”, départ du trek arrive,et c’est l’aventure et le stress dans le bus local qui nous mène à Syabru Bensi (110 km) par une route accidentée surplombant la rivière 1000 m plus bas! Le sentier suit la rivière Langtang Khola dans une forêt pittoresque très peu fréquentée,nous sommes pratiquement les seuls avec nos sherpas et nos guides,quelques autochtones et leurs mulets si chargés! En deux jours,nous sommes arrivés à notre point d’acclimatation,Langtang village à la guest-house”Sun Rise”.Après une journée de repos passée à visiter le village et à participer à une cérémonie bouddhiste au temple,nous partons pour Kjanjin Gompa avec soleil et ciel bleu mais 40 cm de neige pour arriver au monastère à 4000 m. C’est superbe, les sommets à 7000 m nous entourent! Une soirée chez notre guide Gyurme avec chants et danses tibétaines, et nous repartons pour une autre vallée,en traversant les villages pittoresques habités par les Tamang,  nous assistons aux fêtes dans les temples et même à un mariage dans une famille.La population locale nous reçoit avec le sourire des enfants.La distribution de ballons aux abords d’une école les rend fous de joie. Les soirées dans les lodges sont courtes (il fait nuit à 18 h!) mais chaleureuses. Nous arrivons au terme de ces 11 jours de trek, et c’est le retour à Kathmandu (en 4×4 cette fois!). Ces 3 semaines de dépaysement m’ont mis des images plein les yeux,et mes albums en sont garnis. Un rêve s’est réalisé… Pierrette. »

Vous retrouverez ces récits et témoignages dans la rubrique « pages » de notre blog sous le titre: « Voyage au Népal 2013: une découverte »

2013. VOYAGE au NEPAL 2013: UNE DECOUVERTE.

Au mois de février 2013, dix huit voyageurs embarquaient pour le Népal sous l’impulsion de T P H. Pour quatorze d’entre eux, c’était leur premier séjour dans ce beau pays. Entre visites des villes royales, des temples Hindouistes et Bouddhistes, treks en montagne et excursions dans la vallée de Khatmandou, le Téraï et Pokara, tous ces joyeux drilles se sont bien régalés!

Nous avions bien entendu demandé à nos amis de « Namlang-Eco-Tourisme » de se charger de l’organisation. Ils ont pû à cette occasion démontrer toute l’efficacité dont ils sont capables: répartir les 18 voyageurs en petits groupes de 5/6  afin qu’ils puissent visiter les sites de façon confortables; affretter les véhicules, reserver les guest-house et embaucher des guides locaux parlant français…. Sans oublier l’inoubliable gentillesse de Temba à la tête de l’agence et de tous ceux qui ont pris soin de nous durant ce périple.

Voici quelques témoignages qui en disent long sur le plaisir ressenti en découvrant ces contrées si belles et si lointaines.

 

 _ »Je suis revenu enchantée de ce voyage où j’ai rencontré des gens forts accueillants, simples  et gentils. Le groupe était réparti en petits groupes et c’était un vrai plaisir de se retrouver le soir après nos aventures népalaises ! merveilles architecturales …. Fêtes dans la rue, temples etc… un dépaysement total….. nous avons, pour ma part, empruntés les routes népalaises en bus : frayeurs qui s’est vite transformés en joie : beauté des paysages, ça vie partout : un ressourcement sans pareil !! merci à TPH et à tous les accompagnateurs népalais… Christine. »

2013. VOYAGE au NEPAL 2013: UNE DECOUVERTE. dsc09738-150x112_ »Le Népal, j’en rêve depuis longtemps! Je pars enfin cette année 2013 grâce à l’association T.P.H.,à l’occasion de la fête du Losar,et pour un trek dans la vallée du Langtang. Après les longues attentes à l’aéroport d’Abu Dhabi (merci la compagnie ETHIAD!), l’arrivée à Kathmandu efface tous les désagréments et la fatigue du voyage.Quand même un peu de “tourista” et c’est parti pour la découverte des temples mythiques de la vallée avec notre sympathique guide francophone ”Deependra”.  Durbar Square, Patan ou nous assistons à la “cérémonie des jeunes filles” magnifiques dans leurs tenues rouge écarlate, Bhaktapur et ses sacrifices de chèvres, Pashupatinath et ses crémations, Swayambunath, le temple aux singes. Nous sommes conviés chez Temba et sa famille pour un thé tibétain agrémenté de dégustations locales. Les boutiques autour du stupa, à deux pas de notre guest-house”Ti-Se” sont propices aux emplettes (bijoux,pashminas,artisanat local) et le marchandage est de rigueur. Le dépaysement est total dans la ville de Kathmandu ou règne une circulation incessante. Le jour “J”, départ du trek arrive,et c’est l’aventure et le stress dans le bus local qui nous mène à Syabru Bensi (110 km) par une route accidentée surplombant la rivière 1000 m plus bas! Le sentier suit la rivière Langtang Khola dans une forêt pittoresque très peu fréquentée,nous sommes pratiquement les seuls avec nos sherpas et nos guides,quelques autochtones et leurs mulets si chargés! En deux jours,nous sommes arrivés à notre point d’acclimatation,Langtang village à la guest-house”Sun Rise”.Après une journée de repos passée à visiter le village et à participer à une cérémonie bouddhiste au temple,nous partons pour Kjanjin Gompa avec soleil et ciel bleu mais 40 cm de neige pour arriver au monastère à 4000 m. C’est superbe, les sommets à 7000 m nous entourent! Une soirée chez notre guide Gyurme avec chants et danses tibétaines, et nous repartons pour une autre vallée,en traversant les villages pittoresques habités par les Tamang,  nous assistons aux fêtes dans les temples et même à un mariage dans une famille.La population locale nous reçoit avec le sourire des enfants.La distribution de ballons aux abords d’une école les rend fous de joie. Les soirées dans les lodges sont courtes (il fait nuit à 18 h!) mais chaleureuses. Nous arrivons au terme de ces 11 jours de trek, et c’est le retour à Kathmandu (en 4×4 cette fois!). Ces 3 semaines de dépaysement m’ont mis des images plein les yeux,et mes albums en sont garnis. Un rêve s’est réalisé… Pierrette. »

 

_ »Merci pour votre travail sur le blog et l’organisation de notre voyage. C’est agréable de se remémorer tous ces excellents souvenirs. Je repense souvent à ces bons moments de partage.  Belle rencontre avec ce peuple si chaleureux. Ce voyage est  inoubliable. Amicalement. Catherine. »
 

Départ du voyage pour Kathmandou

_ »Par un bel après-midi d’hiver, nous sommes 18 à partir en direction de l’aéroport de Saint Exupéry vers Bruxelles, ensuite embarquement vers Abu Dhabi pour une correspondance pour Katmandou. Les aléas de la météo, nous laissent suspendus dans le ciel des Emirats Arabes Unis plus longtemps que prévu et nous survolons durant une heure et demie les plateformes pétrolières au-dessus d’une mer turquoise soulignée par le sable blanc qui marque les limites de la terre. Il y a du brouillard sur Abu Dhabi !!! Finalement, nous atterrissons à une centaine de kilomètres de l’aéroport prévu pour revenir ensuite vers… Abu Dhabi ! Plus de correspondance… Nous attendons longtemps, mais après de multiples tergiversations, plusieurs heures plus tard, notre groupe se sépare en deux, mais finalement nous rejoignons tous Katmandou. Tout le monde est fatigué, mais heureux tout de même de se retrouver. La note est donnée dès la sortie de l’aéroport. Beaucoup de monde sur les bas-côtés, pas vraiment de trottoirs, tout semble dégradé, des motos et des autos circulent dans tous les sens, et surtout beaucoup de poussière. Mon étonnement est grand devant tant d’agitation, mais je jubile intérieurement d’être là !

Cela fait de longs mois que ce pays est dans mon esprit. J’ai interrogé longtemps internet, mais je me dis, il n’y a rien à faire, la réalité est tout autre ! Mon séjour sera long pour une première fois. Quatre semaines à parcourir le Népal.

Kathmandou et les différents sites de la vallée

Nous sommes installés dans le quartier tibétain et nous logeons dans une guest house relativement confortable où je me sens comme dans un cocon. Sous un soleil de février, qui devient de plus en plus chaud, dans une forte odeur d’encens, je découvre avec mes compagnons de voyage le grand stupa (sanctuaire bouddhiste, en l’occurrence le plus grand du Népal) ainsi que les nombreuses boutiques du quartier qui font cercle autour de lui. De multiples petits marchands de légumes sont installés dans les rues y conduisant où les différentes variétés de fruits ou de légumes sont soigneusement rangées. La couleur éclate de partout avec une grande force esthétique qui paraît aller de soi.

Bodanath recèle de multiples monastères aux teintes très colorées et dorées qui émaillent ce quartier si particulier de Katmandou. C’est plein de couleurs chatoyantes, ponctué par le jaune safran et l’habit rouge marron des nombreux moines qui déambulent autour du grand stupa ainsi qu’une population avec de nombreuses femmes, beaucoup paraissent très âgées, elles portent des tabliers rayés et d’énormes boucles d’oreilles en turquoise qui indiquent leur origine tibétaine. Une foule nombreuse, bigarrée, les visages sont beaux, les cheveux noirs dominent. Parfois de la foule surgit une tête d’homme à cheveux longs portés en catogan ceinte d’un turban fait de nombreux fils rouges. La beauté est là, dans ces visages. Il se dégage de toute cette foule une très forte ferveur religieuse sur fond d’odeur d’encens. Beaucoup parmi ces gens sont descendus de leurs lointaines et difficiles montagnes qu’est l’Himalaya pour fêter le nouvel An tibétain.

 

Vallée de Kathmandou

Les jours qui suivent sont consacrés à la visite des grands sites de la vallée de Katmandou. Durbar Square et ses magnifiques monuments en forme de pagodes. Pashupatinath dite « petite Bénarès » du Népal où ont lieu les crémations au bord de la rivière sacrée Bagmati. C’est un ensemble architectural assez extraordinaire, cependant l’approche est parfois difficile pour nous occidentaux. Les odeurs et la saleté ne laissent pas de nous surprendre.

Ensuite Patan, ancienne ville impériale et ses beaux temples en pagodes ainsi que Bhaktapur, musée à ciel ouvert, peuplé par les Newars qui est l’ethnie d’origine et qui continue de faire vivre cette cité d’une beauté époustouflante. Nous avons eu la chance d’assister à plusieurs fêtes notamment la fête des filles. Les petites filles d’une dizaine d’années sont maquillées et portent des bijoux multiples et dorées comme des femmes adultes. Il y a toute une cérémonie haute en couleurs avec les offrandes qui sont de petites merveilles réalisées avec des fruits, des feuilles, des pétales de fleurs, du riz blanc. Les petites filles et les femmes sont vêtues avec des saris rouges et dorées et sont alignées au sol chapeautées par leurs mères. Cela semble complètement irréel pour moi.

Randonnée dans les collines

Quelques jours de balade dans les collines à partir Nagarkot, altitude 2000 mètres pour voir se lever le soleil sur l’Himalaya. Cette chaîne de montagne semble toucher le ciel, elle est de partout où l’on se tourne ! Cette ballade permet de découvrir les campagnes, des petits enfants et la manière de vivre des gens. Le plus souvent les maisons n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et chaque petit hameau à sa fontaine publique. Dans tout le Népal, elles sont faites sur le même modèle. Puis, nous dormirons dans un Monastère et le soir nous partagerons notre repas avec les moines. Le lendemain nous continuerons nous balade en direction de Panauti petite ville très typique, où l’on pratique les crémations au bord de la rivière qui est ici une rivière sacrée.

Retour à Kathmandou

Retour à Katmandou où j’aurais la chance d’aller visiter la Fondation Chantal MAUDUIT avec d’autres compagnes de voyage. Chantal MAUDUIT était alpiniste Elle a perdu la vie dans l’Everest. Elle était très sensible à la misère des enfants des rues de Katmandou. A son décès, sa famille avec l‘argent recueilli à ses obsèques a permis de créer cette fondation. Celle-ci prend en charge des enfants dont les parents n’ont pas les moyens de les élever. Ils sont nourris et éduqués. Les enfants ont l’essentiel. Ici, il n’y a pas de superflu. Cette fondation fonctionne avec un système de parrainage et divers dons provenant de France principalement. Cela a été une rencontre importante.

Nous serons plusieurs du voyage à aller visiter les écoles bambou (ces écoles sont connues en Europe grâce à plusieurs émissions de télévision) de Katmandou pendant que d’autres iront se confronter à eux-mêmes en marchant dans l’Himalaya.

Sud du népal et Téraï

Départ pour le Teraï. Démarrage aux aurores pour la gare routière de Katmandou accompagnés de notre gentil guide Deependra, dans un bus « tourist ». Nous sommes justement 4 touristes partant à la découverte du sud Népal. Le bus est très sommaire, mais malgré tout reste confortable. Nous descendons du plateau de Katmandou par une route qui surprend, mais avec un peu de musique techno népalaise les angoisses se dissipent. Après plusieurs heures de voyage, le paysage a changé. La chaleur commence à se faire sentir et nous roulons maintenant sur une route plate et très poussiéreuse ponctuée de nombreux bazars, puis apparaît au milieu d’une rue, une statue de rhinocéros unicorne. Nous y voici. Nous sommes à quelques kilomètres du parc de Chitwan qui fait frontière avec l’Inde du Nord. Nous sommes chez les Tharus, ce sont les habitants les plus anciens du Népal. Ils vivent dans de jolies maisons en terre et bambou, pratiquement sans ouverture afin que les moustiques n’y pénètrent pas. Autrefois, c’était la seule manière de se protéger de la malaria qui sévissait dans cette région. Leurs maisons sont décorées de dessins mystérieux faits par les femmes. Ils sont cultivateurs. Quelques carrés d’un beau vert tendre, c’est le riz qui sort de terre. Des racines sèches au soleil, c’est le curcuma qui sera ensuite réduit en poudre pour servir de condiment. Un abri en bambou protège du soleil le buffle de la famille, quelques poules et quelques chèvres. Un chat, il n’y a en quasiment pas à Katmandou où c’est le règne des chiens.

Des petits enfants aux traits extrêmement fins jouent dans cet espace et prennent l’air effarouché lorsque je veux les prendre en photo. Plus loin, une femme accroupie dans un geste plein de beauté trie des lentilles. Puis, des écoliers en uniformes surgissent joyeusement du bout du chemin. Tout semble paisible.

Quand à nous, nous résidons dans un Lodge avec un très joli jardin tout en fleurs. Pas très loin de celui-ci, une immense meule de foin et une cabane en bambou et c’est là que vit un cornac et son éléphant. Durant notre séjour nous en verrons beaucoup d’autres et nous irons nous promener dans la jungle sur le dos de l’un deux. Nous descendrons la rivière en pirogue, les bords de la rivière servent de solarium aux multiples crocodiles qui se chauffent au soleil du petit matin. La jungle est rempliedes chants d’oiseaux et des cris des singes, mais nous ne rencontrerons jamais le maître de des lieux, c’est-à-dire le tigre du Bengale. Pour lui faire face, le cas échéant, les guides sont équipés d’un bâton en bambou !!!

Les fins d’après-midi se terminent au bord de la rivière dans la tiédeur du début de soirée, un verre de Gurka – la bière locale Népalaise – à la main pour certains et de l’international verre de Coca-Cola pour d’autres. La nuit tombe tôt et le coucher de soleil sur la rivière et la forêt annonce déjà la nuit.

Quelques jours plus tard nous partons en direction de Lumbini, là où serait né le Bouddha. Chaque Etat qui pratique la religion bouddhiste a fait construit un temple en l’honneur de Bouddha. Ce lieu est immense et les pèlerins assis en prière-méditation se trouvent au pied de l’arbre people décoré de milliers de drapeaux de prière. Nous ne resterons qu’une demi-journée dans cet endroit, certainement pas assez longtemps pour apprécier et visiter tous les temples.

Nous irons ensuite à Pokhara voir se lever le soleil sur les Annapurna. La ville est nichée près d’un lac qui lui donne beaucoup de charme. Elle est très appréciée des touristes occidentaux. C’est une station très touristique et sportive. Nous ne verrons le soleil sur les Annapurna et sur la montagne du Machhapuchhare (queue de poisson) qu’au matin de notre départ. Spectacle grandiose.

Ensuite, retour vers Katmandou dans notre magnifique bus « Tata ». Il y a grève générale, cela nous permet d’avoir la route à nous et de ne plus croiser de cars et de camions sur cette route qui est souvent très fréquentée étant le seul chemin reliant Katmandou au sud du pays.

Fin du voyage

La fin du séjour approche. Il faut penser à boucler les bagages. Je suis heureuse dans la perspective de retrouver ma famille et mes amis. Il me restera tous ces regards et sourires d’enfants croisés au détour d’un chemin ou d’une rue ; le sourire des femmes népalaises, ces femmes qui pour la plupart ont des vies difficiles, n’hésitent pas à répondre par un magnifique sourire à notre petit sourire parcimonieux d’européen. Quelle leçon pour nous qui sommes si souvent confrontés aux visages fermés de nos concitoyens et aux sourires si peu généreux.

Le Népal est un terrain d’aventure exceptionnelle pour les marcheurs. L’Himalaya, certes est grandiose, mais le pays tout entier et ses habitants en particulier, méritent que nous allions à leur rencontre partager un peu de leur vie, de leur culture et aussi dépenser un peu d’argent car le pays a bien besoin de devises. Pour moi qui n’avait jamais voyagé si loin, et dans un pays si pauvre, l’adaptation n’est pas allée de soi. Il faut faire attention à l’hygiène, la nourriture épicée n’est pas forcément du goût de tous, mais c’est une formidable expérience humaine. Annie ».

« _C’est déjà un deuxième séjour au Népal, avec le sentiment bien agréable de retrouver des lieux connus, des itinéraires déjà empruntés. Avec, pour ce séjour ci, une nouveauté, un trek dans la vallée du Langtang, dont sont originaires Temba et sa famille.
Une fois encore, nous y sommes pendant le nouvel an tibétain, ou Losar, précisément à Bodnath, près de Katmandou ou se trouve le plus grand stupa du Népal.

Pour les tibétains, du Tibet ou en exil, les festivités du Losar, revêtent un caractère familial indéniable mais sont aussi l’occasion de rencontres plus élargies, aux amis, à ceux de son village, de sa vallée, voire de son ethnie d’appartenance ; cela dure plusieurs jours. Le Losar est ponctué de différents rites de purification qui permettent d’entrer dans cette nouvelle année, débarrassé de tout ce qui a été négatif en soi et autour de soi, pendant l’année écoulée. Cela passe aussi bien par le nettoyage de fond en comble de la maison, que par l’achat de vêtements neufs que chacun va arborer fièrement sur les terrasses du stupa, ou encore par des frictions du corps avec des boulettes de tsam-pa (orge grillée).

Puis vient le moment du changement des drapeaux de prières, au troisième jour du Losar, sur le toit des maisons et aussi sur le grand stupa. Au dessus du dôme, de vaillants jeunes hommes grimpent les treize degrés sur des échelles adossées de façon bien verticale à mon gout, et se relaient sans cesse pour attacher les drapeaux depuis la cime jusqu’au bas de l’édifice. Petit à petit, le vent agite les « lungta » ou chevaux du vent aux cinq couleurs, correspondant aux cinq éléments : le bleu pour l’air, le blanc pour l’espace, le rouge pour le feu, le vert pour l’eau et le jaune pour la terre ; ces lungta apportent nos souhaits d’harmonie, nos vœux de prospérité et de paix ; ils sont considérés comme des portes bonheurs ; leur origine remonte à la tradition Bon, antérieure au bouddhisme tibétain.

Nous aurons l’occasion, pendant ces jours de fête, d’échanger nos vœux avec la famille de Temba, qui a chaleureusement invité notre groupe de dix huit français à partager un délicieux repas de Losar confectionné par Jhyangju, son épouse. Nous passerons un bel après midi, tous ensemble, à déguster des beignets, à jouer avec les enfants ou encore à échanger avec des voisins venus nous saluer, dans un joyeux mélange de français et d’anglais.

Pour ce voyage au Népal ,deuxième édition, dans le quartier piétonnier de Bodhnath où résident principalement les tibétains, la Tisé Guesthouse est de nouveau notre quartier général. S’y retrouvent, comme il y a deux ans, des touristes étrangers, des moines, des népalais, indiens, japonais, des jeunes et de moins jeunes routards, en mal de Katmandou.
Et de bon matin, en arrivant dans la salle du « breakfast « , on entend parler anglais, français, népalais, tibétain, espagnol, allemand, russe…..
On se dit bonjour, on s’interpelle…mais oui c’est vrai.On s’est croisé hier au musée de Patan ou bien encore au Durbar Square de KTM (Katmandou pour les inities) ou bien, …mais non, c’est cela, c’était à  Baktapur …
Les conversations vont bon train, d’une table à l’autre, au beau milieu du ballet incessant des serveurs qui apportent des galettes de pain tibétain toutes chaudes et du thé. Chacun y va de son « Tashi Delek », la salutation tibétaine.

Quel bonheur d’emprunter la ruelle piétonne qui mène au stupa, de passer devant les vendeuses de chandelles qui illuminent le quartier le soir, de reconnaître les mêmes mendiants borgnes qu’il y a deux ans, arborant toujours leur moignon entouré d’un chiffon crasseux ; et là, au coin, la même petite échoppe arborant des objets de cultes un peu poussiéreux, façonnés alentour par des enfants parfois très jeunes.

Quel bonheur d’apercevoir, juste avant la place, le grand stupa, ce très beau sanctuaire bouddhiste qui date du quatorzième siècle, en détailler les différentes parties architecturales, qui chacune symbolise l’un des cinq éléments, et surtout rencontrer du regard les yeux de Bouddha, fixant les quatre points cardinaux, voilà qui me ravit pleinement !

Arriver sur l’esplanade du stupa, se mêler à la foule, qui, un « mala » à la main, égrène ses perles de bois, en accomplissant ses « koras», ses tours de stupa, toujours en le contournant par la gauche, selon le rituel bouddhiste.
Souvent, des grands mères très âgées, vêtues de leur « chuba», robe longue croisée dans le dos se prosternent sur des planches de bois. S’il fait froid, elles endossent de larges ceintures en poil de yack très colorées, qu’elles nouent par-dessus les anoraks. Parfois, on les trouve assises sur les bancs qui ceinturent le bas du stupa, de belles boucles d’oreilles d’or et turquoises éclairant leur visage.Sur le devant de la robe, on aperçoit également le joli « bangdan », fameux tablier rayé horizontalement que seules, portent, les femmes mariées.
Ce retour sur ce lieu magique, au premier soir de ce deuxième séjour, me remplit d’émotion.
Je suis très heureuse de me retrouver là, humant les parfums des bouquets de genévrier qui brulent en dégageant une fumée acre et épaisse, au milieu d’une marée humaine qui grandit avec le soir qui tombe.
Ici où là, des » pujas », des offrandes rituelles, sont célébrées devant les monastères qui bordent le stupa, les lampes de cire scintillent de toute la persuasion de leurs vendeuses à vous les vendre.
Sur les marches des échoppes, s’entassent d’énormes paquets de «  kabsé », ou bouchées de chances qui sont des beignets que l’on retrouve disposés sur tous les autels des maisons et des monastères, pendant les fêtes du Losar.
En accomplissant nous aussi nos Koras, sans oublier de faire tourner les moulins de prières nichés sur le pourtour du stupa, on entend qui s’égrène au coin des rues  » Om Mani Padme Hum» dans diverses interprétations, de ce mantra fondateur du bouddhisme tibétain.
Alors là, on y est vraiment, on est bien en ce premier soir de retour…..

Mais c’était sans compter sur la dernière semaine de notre séjour, pendant laquelle nous avions projeté un trek dans la vallée du Langtang.
Depuis plusieurs mois déjà, en France, j’y pensais : trek, Langtang, Langtang, trek…
Quelques inquiétudes m’avaient traversé l’esprit:
En serais-je capable? Les passerelles himalayennes sont elles fiables ? Vais je supporter l’altitude?…..Je m’étais réservé dans un petit coin de la tète, la possibilité de rester sur KTM et de laisser Jean François, Maryse et Jean Gilles partir, si d’aventure, au dernier moment, je me décourageais…..
Autant d’interrogations, qui ont très naturellement trouvé une réponse, dès le matin de notre départ.
J’avoue avoir insisté pour prendre un véhicule tout terrain plutôt que le bus pour nous rendre de Katmandou à Syaphrubesi, gros bourg commerçant, stratégiquement incontournable, lorsque l’on veut se rendre à Langtang village. Jhyangju, l’épouse de Temba, était du voyage, toujours joyeuse et ponctuant la conversation, d’expressions en français, avec un ravissement non dissimulé.
Le trajet nous a pris la journée, sur une route aussi improbable que vertigineuse, traversant des paysages de terrasses à couper le souffle.
Arrivés à la guest house qui nous accueillait pour la nuit, là où la route carrossable s’arrête, nous avons rencontré un autre groupe ami, parti dix jours plutôt, qui revenait de leur trek au même moment. Avant la disparition du soleil déjà rouge en cette fin d’après midi, nous avons échangé nos impressions autour d’une bière ou d’un thé sur la terrasse de l’hôtel.

Puis nous avons fait la connaissance de notre guide Gyalbu et des porteurs, Sanggye et Lobsang. En fait de porteur, celui attribué, à Jean François et moi même, était plutôt une porteuse, prénommée Lobsang, qui se trouvait être l’une des sœurs de Jhyangju, bien sûr native de Langtang village. Autant vous dire que je n’étais pas très à l’aise à l’idée de faire porter mes affaires à une femme……Avant notre départ déjà, nous avions prévu de ne faire porter qu’un seul de nos sacs ,le plus léger possible, environ six kilos.
Aussi, quelle ne fût pas l’explosion de rires de Lobsang, lorsqu’elle a soupesé notre sac à dos!!!!Du coup, elle s’en est rajoutée à peu près le double, destiné à ses proches, empilé joyeusement sur son dos.
Le lendemain, après un thé bien chaud et du pain tibétain, nous sommes partis
sur le chemin du trek, empruntant d’emblée, ma première passerelle himalayenne, reliant les deux côtés de Syaphrubesi village.
Bizarre, bizarre cette sensation au dessus du vide mais bon! Pas non plus insurmontable!!
Comme je n’avais fait part à personne de cette inquiétude, personne n’a rien vu! Tant mieux!
Du coup, je suis passée sur les suivantes et il y en plusieurs, avec la sérénité d’une funambule professionnelle…
Cette première montée a été fantastique; mille mètres de dénivelé entre cactées, bambous, feuillus, sapins, arbustes épineux.
Des singes blancs qui faisaient de la balançoire au dessus de nos têtes, des ânes chargés de casseroles, de sacs de riz, de planches de bois, montant ou descendant inlassablement les pentes de cette belle vallée, nous rappelaient au passage qu’il y avait un village bien vivant, en cette contrée d’altitude.
Que ce soit pour se sustenter dans un Lodge aux alentours de midi, faire des petits achats de gants de laine tricotés ou de ceinture tissée par la dame de la maison, ou tout simplement pour trouver le meilleur angle pour capturer les plus belles photos : que de moments charmants auront ponctué cette première journée de marche ! Sans oublier la gentillesse de nos accompagnateurs, toujours à l’affut du moindre trébuchement de nos pas, toujours dans le souci de notre confort permanent.
Penser, lors de la pause thé de l’après midi, que l’on ne va plus pouvoir repartir; et puis, si, bien sûr….
Arriver au soleil couchant au Lama Hôtel, prendre une douche chaude dans une cabane de planches, un vrai luxe ici, un peu au dessus du vide de la vallée, puis aller déguster un bon plat de pommes de terres aillées et pimentées à souhait, dans la salle commune surchauffée…..C’était le bonheur, ici et maintenant……
Jangjyul, Gyalbu, Sangay et Lobstang, ne dînent pas avec nous…..La coutume veut qu’ils prennent leur repas dans la cuisine, avec l’aubergiste, qu’ils ont d’ailleurs aidé dans la confection du dîner.
A vingt heures à peine, une seule idée: rejoindre notre chambrette, et pour cela,
quitter la douce chaleur du poêle, affronter la nuit en passant sous les étoiles  glacées de cette belle vallée himalayenne, se glisser dans le duvet, la tête habitée d’images, de bruits ,des rires cristallins de Jangjyul et Lobsang, des senteurs éprouvées tout au long de cette première journée de trek.

Vais-je pouvoir me déplier demain ?

Au petit matin, les conversations chuchotées à travers les cloisons de bois des chambrées, parviennent à nous tirer d’un sommeil réparateur.
Une friction d’arnica plus tard, et nous voilà de nouveau attablés devant un petit déjeuner roboratif, tout indiqué avant notre deuxième journée de marche.
Le guide et les porteurs nous accueillent avec leurs sourires habituels et toujours le souci de notre bien être. D’autres passerelles sur notre chemin, qui ne m’impressionnent plus du tout…
Je ne dis rien mais suis très fière!
En dessous, la Langtang river, dévale à gros bouillons au milieu d’un chaos de roches lissées par l’eau glaciale, laissant apparaître quelques bassines pures et turquoises.
Un paysan que nous croisons alors, étudie le meilleur moyen de faire passer son troupeau de « dzo «, croisement de vache et de yak, de l’autre coté de la rivière, où se trouve une petite forêt de bambous, dont elles raffolent, et qui ferait bien leur ordinaire.
Vers midi, la pause riz et thé à la terrasse d’un petit Lodge accroché à flan de montagne, nous redonne un peu d’énergie.
Plus on se rapproche du village, encore mille mètres de dénivelé aujourd’hui, plus l’étagement de la végétation est différent, plus celle ci est éparse, plus elle se raréfie.
Le sommet du Langtang Lirung, que j’ai aperçu ce matin au premier détour du sentier, se rapproche, devient plus vivant, plus imposant, et paré de lueurs orangées et bleutées sur son glacier, en cette fin d’après midi.
En contrebas de Langtang village, un hameau de petites maisons faites de pierre et de bois: c’est là que vivent les parents de Temba; nous nous arrêtons pour les saluer et partager un bol de thé devant leur maison.
Un moment plus tard, une pancarte annonce l ´altitude de Langtang village, 3475m.
Le froid commence à piquer les yeux, nous sommes tous les trois un peu fatigués, sans plus, mais surtout très impatients d’arriver. Tous les trois, car Maryse a su saisir, avec panache mais avec une légitime appréhension tout de même, l’opportunité d’une offre de transport bien locale : le téléphone tibétain ayant très bien fonctionné, et ce, bien avant notre arrivée connue de tous sur ce plateau de pâturages à yacks, un petit cheval roux de race himalayenne a été proposé pour parcourir les trois cent derniers mètres.

.Très vite, une autre pancarte nouvellement installée, nous indique la direction de la guesthouse de TEMBA et sa famille, presque à l’entrée du village, au pied du mont Langtang Lirung qui affiche ses 7246 mètres tout de même ! Au pied du colosse, qui sans faire partie des plus hauts, en impose tout de même, la bien nommée «  Sunrise Guesthouse » s’offre à notre vue dans un couchant de mauve et d’ocre rouge plutôt saisissant ! Le soir arrive et, avec lui, des silhouettes s’approchent de la bâtisse pour venir nous souhaiter la bienvenue.

Jhyangju, Lobsang, Gyalbu et Sanggye sont à ce moment, très fiers de nous montrer ce qui semble être le résultat d’un travail et d’un projet collectif. A l’intérieur, une grande salle commune pour se détendre et se restaurer, au milieu de laquelle ronfle un petit poêle alimenté par des bouses de yack .Dès les premières maisons du village, on les a vues tout à l’heure, qui séchaient sur les murets de pierre ; à cette altitude, en effet, le bois se raréfie et depuis des temps immémoriaux, les populations de l’Himalaya utilisent ce combustible pour se chauffer et faire la cuisine. Dans la guesthouse, le bois est partout, sur les murs, l’autel, les tables, probablement rapporté à dos d’homme de la vallée ; cette ambiance très chaleureuse, on la retrouve à l’étage, ou sont aménagées les petites chambres ; avant de tirer les jolis petits rideaux, je m’attarde un instant à la fenêtre : 

Une multitude d’étoiles sont déjà à l’œuvre, trouant la nuit noire, l’obscurité glaciale que je devine en touchant le carreau de la fenêtre: Je suis littéralement aux anges, dans un état de ravissement total, peu être le nirvana ? Je le savoure pleinement encore un moment, avant d’aller retrouver tous les amis autour du feu.

Le temps de la préparation du diner, les conversations vont bon train .Maryse et Jean gilles retrouvent ici celles ou ceux qui ont fait le guide ou le porteur dans des voyages précédents. Des villageois entrent, s’assoient un moment autour du feu, repartent, venus souhaiter la bienvenue ou s’assurer que l’on sera encore là demain.

Justement, Gyalbu, notre guide, nous informe que la journée du lendemain sera consacrée à l’acclimatation, aux promenades dans le village. Jyangju nous accompagnera.

A peine étions nous sortis d’une maison, invités à prendre le thé, que nous entrions dans une autre ; avec toujours cette impression qui fait chaud au cœur, d’être accueillis chaque fois avec la même simplicité, la même gentillesse légendaire des tibétains.

J’allais oublier de mentionner ce merveilleux moment passé dans l’après midi, avec toute la communauté féminine du village, occupée à préparer une boisson fermentée en égrenant du riz cuit, sur une grande bâche bleue. Toutes ensembles, accroupies autour de cet épais lac blanc encore fumant, elles entonnaient a cappella, des couplets de chansons villageoises aussi joyeux et éclatants que les couleurs de leurs fichus.

Cette belle journée se terminera par la visite d’un gompa très ancien dont le plancher menaçait de s’écrouler, mais qui abritait encore de belles fresques murales dont les outrages du climat allaient aussi très certainement attaquer les couleurs dans un futur bien proche. Un projet à venir, autour de la restauration de ce petit édifice nous amènera naturellement à proposer un don, modeste contribution à la préservation de la culture tibétaine.

Ce soir, une jolie dame aux grands yeux noirs, belle sœur de Temba, nous a invités à venir diner chez elle. Au menu, ce sera la « Boum Boum » soupe comme elle l’intitule elle-même ! Encore une soirée mémorable ou, assis en tailleur, nous avons eu le plaisir de la voir préparer devant nous ce bon plat de soupe à l’ail, qui outre ses qualités gustatives n’en possède pas moins des vertus médicinales : en effet , consommer de l’ail aide à supporter l’altitude et à lutter contre le mal aigu des montagnes. Dans cette jolie demeure décorée pour le Losar, nous avons encore passé une soirée bien chaleureuse, ponctuée de « Alouette, je te plumerai… » que les amis tibétains affectionnent de chanter dès qu’ils rencontrent des français !

Rendez vous avait été pris pour le lendemain matin devant Sunrise Guesthouse, avec Gyalbu et Sanggye pour rejoindre Kyanjin Gompa.

De bon matin, nous étions là ; et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir deux chevaux roux de petite taille, prévus par nos amis, à l’adresse des dames bien sur, pour nous épargner un surcroit de fatigue en montant à 3870m ; évidemment, je n’avais pas imaginé un plan de la sorte ! La dernière ballade à cheval faite en Camargue il y a …..Trente ans m’ayant laissé un souvenir plutôt cuisant ! Mais les arguments les plus convaincants, les plus persuasifs ont eu raison de mon hésitation manifeste et de mon inquiétude palpable.

Eh hop, nous voilà tous partis, Maryse et moi ayant fière allure sur notre monture finalement bien docile, les garçons cheminant à nos cotés, dans cette ultime ascension jusqu’à Kyanjin; on ne regrettera pas notre choix. Des cairns jalonnent notre chemin qui serpente sur le plateau. Bien en dessous, la rivière, telle un ruban vert jade, gronde en contrebas ; ce tracé bien connu des chevaux nous mènera vers un cirque immaculé de hauts sommets plus modestes que le Langtang Lirung ; c’est un panorama époustouflant, une vision de montagne magique, qui s’impose à nous. A cette heure de midi, les pics et les glaciers luisent au zénith comme de gros éclats de diamants. Tout simplement superbe !

A Kyanjin, encore et encore, nous photographierons ce paysage de haute montagne d’une beauté rare, de celle dont on dit qu’elle tutoie le divin. Nos montures dument ravitaillées, nous prendrons le chemin du retour jusqu’à Sunrise Guesthouse pour notre dernière soirée à Langtang village.

A ce jour, cette ballade himalayenne restera un merveilleux souvenir de voyage, qui continue de m’habiter régulièrement. »

MARTINE

 

 

 

Le NOUVEL AN TIBETAIN: « Losar » 2140 = 11 FEVRIER 2013

Losar : 2140

 

Nouvel an tibétain en 2013  : année 2140 du Serpent d’eau

 

Le Nouvel an tibétain, appelé (Fête du) Losar, sera célébré le 11 février 2013.
La fête du Losar dure plus précisément 3 jours traditionnellement, et sera donc célébrée du 11 au 13 février.  [
1], bien que cette année encore, les Tibétains préfèrent célébrer cet événement d’une façon religieuse plutôt que festive. Voir le message du Sikiong Dr Lobsang Sangay à cette occasion.

 

Nous entrerons alors dans la 2140ème année du calendrier tibétain, qui est l’année placée sous le signe du Serpent d’eau.

 

Le calandrer tibétain est composé de 12 « signes » et de 5 « éléments », créant ainsi un cycle de 60 ans. 

Les 12 signes sont :

 

  • Souris       Bœuf         Tigre        Lièvre

  • Dragon     Serpent     Cheval      Mouton

  • Singe       Oiseau       Chien       Cochon

 

Et les 5 éléments, chacun répété 2ans de suite :

 

  • Eau   Bois   Feu   Air   Métal/fer

 

 

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Rang

1

2

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6

7

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Tibétaine

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2115

2116

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Grégorienne

1987

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1990

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1992

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1994

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1997

1998

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Élément

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Rang

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Tibétaine

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Grégorienne

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2010

Année

Lièvre

Dragon

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Cheval

Mouton

Singe

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Eau

Eau

Bois

Bois

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Feu

Terre

Terre

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Métal

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Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Eau

Bois

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Rang

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Tibétaine

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Grégorienne

2023

2024

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2027

2028

2029

2030

2031

2032

2033

2034

Année

Lièvre

Dragon

Serpent

Cheval

Mouton

Singe

Oiseau

Chien

Cochon

Souris

Bœuf

Tigre

Elément

Bois

Feu

Feu

Terre

Terre

Métal

Métal

Eau

Eau

Bois

Bois

Feu

Rang

49

50

51

52

53

54

55

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Tibétaine

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Grégorienne

BREF APERCU SUR LE CALCUL ASTROLOGIQUE DU CALENDRIER TIBETAIN

L’Astrologie tibétaine est basée sur le mouvement lunaire, mais également sur celui des planètes.  Elle s’inspire du système autochtone du Boen ( religion pré-bouddhique du Tibet ), de l’astrologie indienne ( dKar-rtsis ) et de l’astrologie chinoise ( Nag–rtsis ).  Toutes les fêtes sont mobiles et la nouvelle lune de février-mars marque le jour de l’an.  Chaque année est associée à un signe animalier – 12 en tout : souris, bœuf, tigre, lièvre, dragon, serpent, cheval, mouton, singe, coq, chien et cochon, et également à un élément – 5 en tout : le bois, le feu, la terre, le fer et l’eau.  Les éléments vont se succéder au rythme d’un élément tous les deux ans, complétant ainsi un cycle de 60 ans.  De plus, le système tibétain attribue un sexe à l’année.  Le tableau ci-dessous permet de nous y retrouver par rapport au calendrier occidental :

 

Même si l’on comptabilise habituellement 12 mois pour un an, il n’est pas exclut que certaines années ne comportent que 11 mois, ou au contraire, 13 mois !   De même, certains jours peuvent se répéter, ainsi l’on peut trouver deux jours consécutifs ayant la même date dans le même mois (par exemple le 6 deux jours de suite !) ou au contraire, un jour manquant dans le mois (par exemple, l’on passe du 1er au 3ème jour ) !!

Officiellement, le calendrier tibétain a débuté à la nouvelle lune de février-mars de l’an 127 avant J.C. qui correspond à l’intronisation du roi Nyatri Tsenpo, d’où l’appellation « Année royale du Tibet ».

L’Ecole de la médecine et de l’astrologie tibétaines ( Tibetan Medical and Astro Institute ) de Dharamsala publie des calendriers officiels tibétains ainsi qu’un almanach ( en tibétain : Lotho ) détaillant les données dites favorables et non favorables pour chaque jour de l’année.  La lecture correcte d’un lotho nécessite une formation sans laquelle les non initiés risquent fort de ne saisir qu’une parcelle d’informations précieuses contenues dans celui-ci.

La branche « Astrologie » de l’Ecole de la médecine de Dharamsala établi également des  horoscopes ( tshe rabs las rtsis ) sur demande, en fournissant clairement les dates et horaires de sa naissance, dont les tarifs de ces prestations sont fixes.  Web : www.men-tsee-khang.org

 



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