Recueil Photos Frédéric GRIMAUD

TPH a plaisir de vous présenter le très beau recueil photographique réalisé par le photographe Frédéric GRIMAUD que Dany et Alain, nos sympathiques responsables de l’antenne Évreux/Normandie, ont eu l’occasion de rencontrer. Grand voyageur et amoureux du Népal, il est très touché par le drame de 2015. Peu après le séisme il y retourne pour 3 semaines et l’idée de ce recueil germe: une compilation de ses photos entre 2007 et 2015. Frédéric a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice de solidarité en faisant don des bénéfices de cet ouvrage à notre association.
Les photos en noir et blanc d’une beauté très pure, ainsi que ses récits nous entrainent d’un bout à l’autre de ce si charmant pays en nous le faisant (re)découvrir au travers d’une focale toute personnelle et très touchante.
Alors si à votre tour vous désirez partager ses périples de kathmandu au Chitwan, d’Helambu à Pokara, si vous pensez déjà aux cadeaux de fin d’année, ou bien pour votre propre plaisir… N’hésitez pas à faire cette belle acquisition!
Namasté
Jean Gilles

* Vous pouvez commander à l’aide du bon de commande ci-joint ou en nous contactant directement.

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les diaporamas de Roger: treks au Népal.Quelle ambiance!

Vendredi 10 mars nous étions quelques 50 personnes à nous retrouver à Vif à l’occasion d’un diaporama présenté par notre ami Roger D.

En octobre 2016, il enchainait avec son ami Serge le trek du Langtang/gosainkuda et le tour du Manaslu. Les images qu’il nous a offert nous ont tous fait vibrer par leur beauté et par leur authenticité.

Certains reconnaissaient les sites et les personnes, tandis que les autres se projetaient dans leur prochain séjour; car cette réunion avait pour but de réunir les futurs voyageurs et ceux qui ont déjà avec TPH, parcouru les sentiers Népalais afin de faire profiter au plus grand nombre des expériences de chacun.

Les discussions se sont poursuivies autour d’un apéro et d’un repas partagé dans une ambiance chaleureuse d’où émanaient récits et projets de voyages lointains, amitié et partage, humour et simplicité…

Merci à toutes et tous d’avoir été là, et… « A refaire! »…

Namasté

Jean Gilles

(dsl. Une seule photo… on étaient trop occupés!)IMG_1589

 

Voyage au Népal 2016

  En ce début octobre 2016, nous voilà repartis pour notre cher Népal! C’est notre 8ème visite mais c’est toujours avec beaucoup de joie que nous débarquons à l’aéroport Tribhuvan à Kathmandu.

Nous serons bientôt rejoins par huit de nos amis qui iront randonner dans le Langtang, puis par Framboise qui comme chaque année devient Népalaise pour quelques semaines.

Bien sûr l’accueil est particulièrement chargé en émotions: c’est la première fois que nous pouvons serrer dans nos bras Temba et Jyanghjul son épouse depuis l’horrible drame de 2015.

Nous avons décidé Maryse et moi de rester dans la vallée cette année. Nous avons tellement d’amis à visiter et tellement d’achats divers à faire pour l’asso que nous n’aurons pas le temps de nous ennuyer. Nous avons apporté des lunettes de vue et de soleil!IMG_1248 Distribué des vêtements et chaussures! Et… Fêté Dashain! Embrassé notre famille Tibétaine réfugiée!DSC_0099 Donné quelques roupies aux mendiants et au petit cireur de chaussures qui sont devenus des « pots »!IMG_1230IMG_1293 flâné dans le quartier de Baudha et fait maintes khora autour du stupa! IMG_1088 Salué nos amis et revu les commerçants que nous retrouvons toujours avec le même plaisir!… Sans oublier bien sûr de déguster une bonne « Gorkha » ou une « Evrest » en terrasse!… IMG_1096

Et puis, peut-être était-ce trop tôt pour nous de retourner sur les lieux, là-haut…

Dès notre arrivée, nous sommes surpris de constater que les traces du séisme sont relativement peu frappantes. A Kathmandu, les édifices qui ont été détruits étaient les plus fragiles, faits de briques chichement assemblées par de la terre avec très peu ou pas du tout de ciment…Bien sûr c’est les demeures les plus modestes qui ont le plus souffert et les plus pauvres de leurs habitants… Le long d’une grande avenue qui conduit de Kat à Boudhanath sont encore aujourd’hui installés quelque 1000 réfugiés sous des tentes et abris de fortune. Ils viennent des quartiers pauvres et des villages sinistrés. Le gouvernement? …Nous avons entendu quelqu’un qui disait très sérieusement qu’ils auraient de l’aide s’ils faisaient un projet!!!…

Les sites prestigieux n’ont pas échappé aux secousses, mais la plupart des édifices sont debout. Certains ont été étayés et le seront peut-être encore longtemps.DSC_0147 DSC_0148 D’autres sont intacts et les touristes sont plus que les bienvenus! En 2015, la fréquentation était réduite à néant à cause du séisme et du blocus infligé comme une double peine par l’Inde. DSC_0064 DSC_0058 DSC_0070Heureusement les choses se sont arrangées et les touristes sont de nouveaux au rendez-vous. Pas encore assez nombreux pour l’économie et les dizaines de petits boulots qu’ils génèrent nous disent les Népalais.IMG_1241

Nous retrouvons la « Ti-Sé guesthouse » de Baudha (prononcez: « baaoda ») avec un réel plaisir. Temba a reservé pour nous une chambre avec un petit balcon d’où nous pouvons voir le stupa, et très pratique pour nos petites lessives quotidiennes. Mais oui nous recevons internet par WiFi! Ceux de nos amis qui nous suivent sur face book le savent car ils ont pu liker nos photos et suivre notre périple en direct.

Les trekkeurs sont arrivés! Temba manage son agence avec autant d’efficacité qu’avant le drame de 2015  et surtout malgré toute sa peine…DSC_0142DSC_0140Accueil, réception à l’hôtel, présentation de l’équipe: Nima sera le guide désormais. Il a déjà à son actif plusieurs treks comme porteur et guide: Everest, Annapurna tour, Tamang Héritage, Langtang bien sûr dont il est originaire.

Nima l’héritier de la famille, a construit une nouvelle guest-house à Kyangin Gumpa. Le Comité de Management et de Reconstruction pour le Langtang (CLMR) a réparti les dons de toutes les associations, le Langtang revit c’est ce que nous espérions tant!

D’autres ont reconstruit un hébergement pour trekkeurs juste au dessus du village du Langtang d’origine: ce sont des guest-houses provisoires, mais pour combien de temps?…

TPH a participé à auteur de 65 000 € à cet effort:  nous pouvons témoigner ici des remerciements de toutes les familles concernées par nos actions: aujourd’hui 45 à 50 maisons ou guest-houses sont reconstruites: la moitié d’entre elles avec des normes « anti-sismiques » (bien qu’elles n’existent pas au Népal… c’est à dire avec + de Béton et + de féraillage et un peu de « savoir- faire »).

Kyangjin Gumpa devient désormais LE rendez-vous des locaux car les trekkeurs veulent un hébergement correct: jusqu’alors seuls quelques uns y vivaient durant la rude saison hivernale, il semble que nombre de familles aient décidé de subir les frimas pour accepter ce nouveau challenge: accueillir les touristes/trekkeurs en toute saison.

Nos amis randonneurs qui ont eu le bonheur de parcourir le Langtang en ce mois d’octobre 2016 nous ont rapporté de fabuleux témoignages et de belles photos: cela est l’objet d’un récit que vous trouverez plus loin dans les articles et dans le pages de ce blog.

En ce qui nous concerne Maryse et moi, nous sommes allés embrasser ceux qui nous sont chersDSC_0083 DSC_0097, nous avons flâné comme…pas souvent,… rêvé comme au Népal,… aimé comme toujours…Évoqué: les amis… Médité pas beaucoup,… mais juste assez pour nous poser sur cette Terre pleine de sourires et de beaux regards, de gens simples et gentils, tout simplement gentils, certains pauvres et d’autres riches, mais de quoi?…

 Allez au Népal! allez-y rencontrer des gens qui vous diront: « NAMASTE »  Et vous vous entendrez leur répondre: « Je salue la divinité qui est en toi: NAMASTE! »

 Jean Gilles

Revivre au Langtang 10 juin 2015

    Témoignage.

 Comme un coup de torchon que l’on passe sur une nappe où les miettes se sont accumulées, Langtang notre cher village himalayen  a été balayé, broyé, anéanti par la montagne, ensevelissant tous nos amis ce samedi 25 avril 2015. Les protections spirituelles, les autels, les déités courroucées protectrices, les mantras récités dans le vent, les gri-gris, et même notre amour de parrains, n’auront pas suffi.

 C’est injuste, criminel, il faudra bien que Bouddha rende des comptes !

Mais les larmes n’entraînent que vers l’abattement. Alors il faut sécher nos yeux, et la décision a été prise par l’association « Tibétains et peuples de l’Himalaya », Langtang, village martyre (un symbole national ?) revivra !

 En 2005, lors de ma première visite proposée par notre asso, le village était plutôt méconnu, isolé, pauvre, très démuni. Ce 25 avril au matin, avant la tragédie, fréquenté de plus en plus par le tourisme, il donnait enfin l’apparence d’un site en voie de développement, enfin reconnu et apprécié. Allez, fi d’humilité, j’ose dire que notre asso  y avait été pour un petit grand quelque chose. Bien sûr la propension à la modernité était venue un peu banaliser la rusticité des lieux, des guests-houses en béton s’étant multipliées au détriment des modestes fermes anciennes, le jeans chassant les habits traditionnels ; peut-être aussi notre contact d’occidentaux y fut pour quelque chose, et puis un certain attrait de la ville les aspirant. Mais tout cela pour une vie espérée meilleure, et enfin la sortie de l’isolement.

Un avenir assuré? Un avenir….

 

« Extrait de road-book »

Langtang 2005

 

Bloqué trois jours ou plus à Syabru-Besi. Népal apparemment en supposée grève. “no bus, no Tivi, no telephone, no nothing Sir!”. Piaule glacée, ma poitrine gronde, je crache gras, mouche dans les doigts. Des trekkers indifférents à toutes les difficultés d’ici, sont rentrés en Jeep pour la somme effarante de 70000 roupies. En attente d’un hypothétique bus branlant je tiens à poireauter avec mes amis népalo-tibétains, moucher, cracher comme eux. « no paper Sir ! », j’écris donc au dos de la facture de l’Ibis de Roissy et me rends soudain compte que le prix de la nuitée aurait, ici, fait vivre une famille pendant plus d’ un mois (shame on me). Pendant ce temps certains touristes s’obstinent à ne rien voir autour d’eux, à ne voir qu’eux-mêmes. Et puis pendant ce temps, le Grand Yaka, roi du Népal, s’empiffre depuis 2001 et tiraille sur les pauvres utopistes du maquis. Puff…

 

Retour en arrière. l’asso a pensé à tout. Pour une poignée de roupies (peu pour nous, beaucoup pour les Népalo-tibétains), mon guide improvisé, le jeune paysan Gyurmé, descendu me chercher, me pousse de toutes ses forces dans le bus déglingué, bondé, avec des ballots dessus et des gens encore au dessus. Dix heures pour faire cent cinquante kms entre deux pannes, dont un amortisseur changé miraculeusement dans un hameau. Poussière et manœuvres au dessus du vide pour laisser passer des camions ou des vaches, -pas les poules-. Ici, accrochages valent mieux que dégringolade dans le vide. Rigolades ! Quatre contrôles de militaires plus deux check-points  armés du parc régional de Rasuwa. Les autochtones doivent descendre du bus et faire une queue silencieuse au contrôle. L’ambiance est tendue, car il y a eu des attentats pas loin d’ici. Seul à bord, m’offre l’audace de demander à un bidasse pourtant sourcilleux : « how much for your gun ? » -sourire en douce accordé- Copain avec Dawa, garçonnet de neuf ans, main dans la main. Les Népalo-tibétains qui remontent aux villages m’offrent thé et gâteries, j’en fais autant. Rires et sourires à profusion. Tusitché yagpoudou ! (merci braves gens !). Misag, rayonnante jeune femme, insiste pour me confier son numéro de téléphone de Kat ; elle apporte quelques subsides à sa famille restée au village. Lavage et gouttes dans les yeux de la vieille Rikchi, (peut-être plus jeune que moi). Tous ont fait leur marché, soins divers, troc, vendu un p’tit chien, ou autres, à Kat, car nulle emplette possible  dans la montagne. Après le bitume défoncé, une acrobatique piste étroite serpente dans les éboulis et n’en finit pas de passer des gués inattendus. Terminus pour la mécanique. Le lodge de Syabru-Bensi aux courants d’air gratuits, pas chauffé. Douche glacée , me contentant que du bas frotté plus plus. Cette nuit mon duvet d’oie acheté « peanuts » à Kat fera merveille.

Ça grimpe comme des escaliers, up and down, le long d’un torrent furieux. Tout deux nous fonçons, sans porteurs. Un porteur adulte trimballe cinquante kilos, une femme vingt cinq, un ado douze, c’est syndical ; une exception rencontrée : quatre vingt dix, en tongs ! Namasté ! (bonjour népalais), tachi delek ! (bonjour tibétain) sans cesse. Des singes curieux. Des bovins placides nous frôlant. Hameaux plus que modestes. Toutes les cahutes affichent :  « well-come, best luxury, come as a guest go as a friend ». Les montagnes écrasantes. Le nez en l’air, je trébuche. Egratignures. C’est encore la forêt. Thé beurré ou au lait pour quelques roupies, offert les mains jointes, soumission affectueuse gênante. Il faut aller vers les gens, ils sont si gentils, commerce ou pas, peu insistants, souriants, ouverts à l’échange, se plaignant timidement de cette p…de vie. Le froid qui gagne dans l’ubac. Plus haut les cascades gelées. La frontière n’est pas loin à vol d’oiseau, là où des exilés tibétains ont été tirés à vue par les gardes chinois ( vu à la télé). Un lama de Kat me racontait que blessés et faibles doivent être abandonnés dans la neige à cinq mille mètres pour ne pas compromettre la survie du groupe… Les chortens, les drapeaux du  mantra lungta psamodié par les vents, et moulins à prières chuchotés par l’eau du torrent. Les bergers lointains qui nous saluent, eh ho namastééé ! Les vieux ridés comme des poires tapées (spécialité de mon pays), qui prisent et rient de mes infructueux essais éternuant.  Gyurme doit m’attendre souvent. Je peine. L’altitude se fait sentir. Finie la gloriole, tour du Mont-Blanc, ou celui de la Bretagne, balivernes ! Fougue coutumière, ici plus que modeste. Je pense à mon ami lama mongol, le mystérieux Tenchoy, qui m’assure que certains collègues lévités font en courant des bonds de gazelle à une telle allure que je dois taire sous peine de me décrédibiliser. Moi, suant, peinant, je rame avec les douze kilos de médocs, fournitures scolaires, fringues de gosses, bonbons multicolores. La caillasse maintenant dans l’espace infini où la verdure a renoncé. Les lodges sont vides, merci les médias occidentaux, j’ai quand même vu des maoïstes…à la télé française avant de partir, musique de film d’épouvante à l’appui, vraiment merci pour l’économie locale !

Langtang, trois mille cinq cent mètres. D’adorables maisons tricentenaires de pierre brute et de bois au balcon rustique et aux fenêtres de bois sculpté naïvement, peut-être d’influence newar. Petites fermes humbles mais chaleureuses, tenues par les descendants de lointains Tibétains fuyant les hordes du nord. Le rez-de-chaussée c’est pour les animaux, la pièce unique au premier c’est pour les humains. Le plancher mal équarri à claire-voie y laisse passer la chaleur, l’odeur, les bruits familiers des animaux, leurs pets.

 Tachi delek ! Un chef, genre de maire officieux, nous accueille, thé à l’appui. La foule qui s’agglutine. Les enfants qui toussent, les crachats gras, la morve jaune. Les robes de bure en lambeaux. Les orteils noirs apparents. Les petits cadeaux distribués équitablement de masure en masure. Je sature de lait frais et tiède offert dans l’étable, de thé, alors que je déteste le thé chez moi. Tousitché (merci) les mains jointes. Les faces noires, les mains noires, tout itou, mais je crois bien qu’ici il n’y a que moi qui pue vraiment, à cause de ma sueur de blanc. Pas de toubib, pas de médocs, pas de téloche, pas de radio, un prétendu centre de soins introuvable hormis sur la carte, pas de pilule, pas de capotes, la vasecto à trois jours quand on a des ronds. L’école, une masure, est fermée parce que l’instit, une gamine de niveau certif revenue au village, est de corvée de bois, en portage de dos. Et combien d’autres hameaux ainsi, sans doute inaccessibles en hiver. Communauté de gens humbles. Consterné par ce que je découvre, et honteux du « luxe » que je représente, je vide les ultimes poches de mon sac à la volée.

 Les jeunes et moins jeunes du bus ont galopé en blaguant sur la piste, malgré les ânées ; tous m’attendent chez Gyurmé. Pièce unique enfumée au-dessus de l’étable. Il y a là Rikshi (et ses gouttes à lui re-re-mettre), Diki, l’adorable épouse et ses deux petits derniers ;  les deux aînés sont à l’école à Kat grâce à de généreux parrainages français suivis par l’asso. Et les parents, les voisins, qui viennent voir le seul « westerner » qui va condescendre à coucher dans le dénuement et surtout pas au lodge-cabane avec les trekkeurs.

 L’âtre pétille à même le sol sur une dalle de ciment, bois, brindilles, bouses de yak séchées. Quelques marmites trainent sur une étagère de terre, le thermos de thé omniprésent, des boites d’épices en fer rouillé, une bassine d’eau du torrent à disposition, vêtements suspendus à une corde, imposant tas de literie de lourdes couvertures de feutre empilées contre le mur de pierre, un minuscule vieux meuble à tiroirs multiples, un banc coffre où se rangent sans doute les belles tenues de mariage et de fêtes, la baratte de bois patiné, un bout de tapis très usagé pour les invités. Et puis le coin rituel et sacré de l’autel avec les déités encadrées, une photo jaunie de sa sainteté le Dalaï-lama vénéré qui ne viendra jamais, d’anciens mantras jaunis (ils m’en offriront quelques uns) les bougies à la flamme entretenue, l’encens consumé, les écharpes katas, les fleurs de papier un peu kitch, quelques mystérieuses reliques, vieille mèche de cheveux poussiéreux comme un scalp, quelques coupelles ébréchées avec de l’eau, de l’huile, du beurre de yak, une rare et unique orange en offrande, dont ils se privent.

  Faute de soufflet à bouche Diki, les yeux larmoyant souffle d’une étrange façon pour raviver les braises ; elle aspire sur le côté de la bouche et souffle du bout des lèvres. Elle malaxe, triture, baratte, torche la morve des petits de sa main gauche, dite impure, fait bouillir la marmite, tandis que je fais le clown pour tous les gosses. Chants polyphoniques féminins surprenants de justesse, et de danses sensuelles du fond des âges en robes lourdes et baskets, auxquelles je suis invité. J’y vais aussi du « Ramona » de mon papa mais chute comme d’hab dans l’aigu. Gros rires de dents cariées assortis de bourrades amicales.

 Il se fait tard. Il faut encore ingurgiter de multiples restes bourratifs comme les momos ou la tsampa, accroupis tous en cercle, chaud devant, froid dans le dos, quelques petits endormis sur moi comme des chiots, le ventre rond, après m’avoir chanté « tchom tchom tchom ». Dedjen, vingt ans ? plus ? privée de  l’indispensable mari, admire sans cesse les yeux bleu qu’ils n’ont pas, et caresse furtivement la barbe naissante qu’ils n’ont pas. Elle ose : « you marry me ? », à moi, presque vieux machin troublé, que les belles nanties trop compliquées qui-en-veulent-toujours-plus, chassent à coups de balai. Parce qu’ici le bouddhiste sait que l’être le plus important est celui qui vous fait face, maîtrisant l’impermanence de l’âge, et sublimant le miracle de l’instant. Dedjen voudrait aliéner sa vie pour me servir (honte à mes pensées). Il faudrait tout réapprendre, effleurer du bout des doigts comme E.T, et du bout des pupilles qu’on devine à peine. Tenter encore d’aimer aimer.

Ils m’ont réservé l’espace sacré près de l’autel de Sakiamuni. La fenêtre avec un carreau brisé mal réparé avec un bout de sac plastique, juste au dessus de ma couche, va enfin m’autoriser à corriger mon asthme. En effet, la fumée de l’âtre qui devrait s’évacuer par le plafond de brandes, a tout envahi. La pièce unique toute noire est « culottée » comme une vieille pipe, et nous nous caramélisons nous aussi petit à petit, mais consolation, l’odeur est, comme certains jambons, finalement agréable!

Gyurmé m’a proposé, après le dîner, de rajouter quelques brindilles sur le feu mais, éclairé d’instinct, je refuse le privilège qui m’est offert. Les vieux se sont couchés dans leur coin, les petits collés à eux ; je les entends échanger des minauderies en de discrets chahuts. Le feu de cuisine tombant il fait de plus en plus sombre, et de plus en plus froid. Je n’entends plus un bruit, mais je guette. Le jeune couple s’étend tout près de moi sous leur lourde couverture de feutre. Tous se sont allongés tout habillé, et j’ai du bien me contorsionner pour enfiler le pyjama devant leur grande curiosité. Les braises éteintes c’est maintenant la pénombre. Et c’est alors, aux premiers ronflements des vieux, que je ressens l’activité discrète du couple, dont les vibrations parvenues jusqu’à moi, me font verser une larme d’empathie.

 Cette nuit l’eau de mon bidon gèle. Je dois enjamber les corps assoupis par terre , des porteurs fourbus ayant gagné la grâce de l’hospitalité, pour aller pisser sur la glace, et sous Orion que je peux toucher et qui compte ici plus de douze soleils. Le lendemain ils me disputeront gentiment, « que je prenais des risques, que la nuit les esprits mauvais pouvaient me capturer, que je leur manquerais, et qu’il y a l’étable pour faire ses besoins, de ne plus jamais recommencer ça »…

 

Je pars au petit jour pour me heurter  au pied du majestueux et menaçant Lirung ,7225m, monstre blanc sacré qui semble me dire : « t’es pas sherpa, demi-tour p’tite bestiole ! ». Nausées, maux de tête, inappétence, j’suis foutu. Je reviens dormir douze heures d’affilée dans l’âcre fumée. Chuchotant, le village défile, le souffle tiède des uns et des autres, la morve reniflée. Mon sac, mes effets, mon fric, pendus au clou. Ma vie entre leurs mains ? Mais ici on ne touche qu’avec les yeux. Diki se penche et tente un « tea On-ouy ? »- peine perdue.  « garlic soup good for altitude On-ouy ? » -négation- commisération publique- On me cale dans le duvet un gros bébé odorant de lait de femme comme bouillotte, sa poitrine râle et me brûle. J’ai enfin été, du coin de l’œil, le témoin de l’origine du baiser d’amour, j’ai vu  Rinchen donner de la tsampa humectée de thé et de salive, de la bouche à la bouche, au tout petit frère qui réclamait.

Du balcon le brossage des dents attire un tas de curieux. Suis crado, pas de toilette depuis Jchépukan. Pas de cabinet d’aisances ; s’essuyer comme eux avec n’importe quoi, mais eux, si pudiques, délicats, le sens de l’art naïf, et le dos tourné pour l’ami.

Nous repartons. Je porte sur la tête le local passe-montagne blanc, offert (mais très grattant) que j’offrirai à mon tour à un très vieil homme au Myanmar.J’ai les yeux bien humides au moment de l’écharpe kata passée autour de mon cou par Diki et qui veut peut-être dire « ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid ». Les yeux qui se débrident d’étonnement, ici sans doute on ne pleure qu’aux pujas des funérailles. Les enfants du village exhibent leur seul bien, le crayon-bille reçu la veille. « kombac On-ouy ! » il ne manque plus que la musique du film « Himalaya l’enfance d’un chef ». Dawa, mon p’tit cop du bus, qui n’a jamais dit le moindre mot, et qui se blottit contre moi. Dedjen aux-yeux-en-forme-de-traits-de-crayon qui tient à porter mon sac un moment, et que j’ose embrasser sur les permanents ronds rubiconds des joues. Un dernier regard à mes deux vieilles paires de grolles de Compostelle, trop grandes dans les pieds de mes nouveaux potes. Je palpe encore une fois l’oreille de Norbu pour m’assurer qu’il n’y a pas de ganglions. Ultime visite au Dukang, la si modeste salle de culte pour saluer les hommes. Puis taquiner les femmes souriantes et uniformes, croisées sur le chemin, leurs hottes tressées déjà lourdement lestées de bouses sèches, légumes, ou autres terreaux. Soudain, à la dernière maison, on me présente un enfant de trois ans qui ne marche pas. Je chante « tchom tchom tchom » et tente de le faire danser en échange d’un bonbon. Problème neuro-moteur ? …zut, j’suis pas toubib ! Mais à mon prochain passage je constaterai qu’ils ont bien bricolé une sorte de youpala de bric et de broc très encourageant.

 Le village se perd dans la dernière neige printanière. La longue descente s’amorce, torrent cette fois à babord. Le léopard des neiges ou le panda roux nous observent peut-être d’en haut à tribord. Rencontre derechef avec les gamines qui nous avaient offert des patates…chaudes, cuite à la bouse séchée, dans un champ en montant. Le présent était délicat, de l’or dont on se prive pour un faux bouddha rencontré. Un oncle (l’oncle de qui ?) rencontré en chemin s’ôte le petit collier modeste traditionnel de corail et turquoise, et me le passe au cou avec effusion. Des lianes tressées pendant contre la falaise supposent d’acrobatiques chasseurs de miel.

 

En carafe ainsi pour trois jours à Syabru Bensi, trou perdu. Refroidi, très enrhumé, me mouche comme eux et frotte comme eux mes doigts sur ce qui est à ma portée, avec un sérieux problème de main impure car je suis gaucher invétéré. Sans kleenoux donc, j’ai donné mes derniers paquets à deux femmes intéressées qui en ont fait bien des commentaires. Rien à faire sur la terrasse du lodge des courants d’air ? Si fait,  boire du rhum népalais Kukry acheté quatre cents roupies dans une échoppe, et puis de l’aigre tchang tiède, « bière » d’orge himalayenne, offerte par la patronne, en échange de la promesse de lui ramener une paire d’escarpins d’occase en 36 (ce que je ferai). Vite enivré le On-ouy, car il n’a pas bu une goutte d’alcool depuis son départ de France.

 

La boss de l’asso m’avait proposé d’aller jeter un œil sur les artisans d’un certain hameau pour vérifier qu’on n’y fait pas travailler les enfants. –impossible- Je suis mal fichu et à court de ronds. J’ai pourtant du temps disponible avec cette foutue drôle de grève. Plus tard, nous irons peut-être avec Temba et Gyurme jusqu’à la frontière chinoise négocier un petit cheval pour faciliter les corvées du village « un blanc ! c’est plus audacieux qu’un roux ou un noir ! ». Ce qu’ils feront plus tard grâce aux  retombées de notre passage à l’émission « Des racines et des ailes ».

 

Imprudemment ni bouquin ni mots-croisés ni musique à l’oreille. Poireauter sur la terrasse et écrire sur le rustique et inégal papier népalais. Picoler jusqu’au glaçant rideau du soleil à peine couché. Pays de la leçon de patience. Il me faut pourtant coûte que coûte être de retour pour Losar, le nouvel-an tibétain, pour me poster en lotus chez les monks de Bodnath, devant les dungchen, ces immenses trompes graves qui me font vibrer l’échine aussi bien qu’une main de femme.

J’apprendrai au retour que le roi a fait son « coup d’état » contre  les maoïstes, et la corruption (SA corruption, non mais !) bloqué le pays, déployé l’armée ; et interdit transports publics, la vente de tabac ( !) et tout le réseau téléphonique.

 En cela Le Grand Yaka, m’aura donc privé  de retrouver la belle inconnue Misag, que je chercherai pourtant longtemps dans tous les bouges de Kat, maladroitement aidé de gestes incertains et d’une piètre photo d’elle, et puis enfin de quelques comparses locaux rémunérés à perte. En vain.

 

Ce jour, deux semaines après le drame, les médias ont enfin « découvert » Langtang, cessant de causer sans fin de briques newar et des nantis de l’Everest à quarante mille euros l’aventure individuelle !

 Dans la minuscule chapelle dukang reconstituée  à la maison, je médite devant le même autel qu’à la ferme, et le visage approchant avec fébrilité les mantras offerts par Gyurmé et Diki je retrouve avec une joie émue la persistante odeur envoûtante de l’âtre et de l’encens d’avant. Alors je tente assidument, comme nous tous amis de TPH, de faire revivre en moi, en un étrange sentiment de douleur et d’attachement surdimensionné chez nous, nos amis si chers… henry Fanen.

 

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Revivre au Langtang 3 mai 2015

 
Notre ami Henry a trouvé sur internet un site qui vient d’être créé par des trekeurs qui se trouvaient dans le Langtang avec Jhyangjul au moment du drame.
Ils étaient eux aussi à quelques heures de marche du village et ont pu en réchapper de justesse.
Henry nous a fait très rapidement la traduction du récit que vous trouverez en anglais sur leur site. Nous le remercions pour ce beau travail.
Ils ont également lancé un appel à générosité qui est semble-t-il très efficace et qui présage d’une aide efficace pour tous nos amis rescapés.
Voici le texte:
 
Voici la traduction du récit du drame du Langtang écrit par deux jeunes femmes anglaises, montées au village dans un but éthique et culturel, et qui étaient accompagnées de l’épouse de notre ami  Temba. Hayley et Emma, très dynamiques et d’une grande sensibilité, ont déjà récolté beaucoup de fonds par leur site improvisé (Langtang survivors fund-just giving).
« On a quitté Langtang à peu près deux heures avant le drame. Ce départ s’est accompagné de joie et d’effusions de la part des villageois désireux de nous revoir bientôt. Le séjour a été merveilleux. Notre ami Son Norbu (le frère de Chang-Ju la femme de Temba) (Chang-ju=Jhyangju) souhaitant ouvrir un musée « Tibetan Himalayan Heritage » nous réfléchissions à la manière de pouvoir l’aider. Ainsi pendant la semaine, accompagnées de Dawa et Chang-Ju, (Chang-ju=Jhyangju)  nous avions visité différents sites historiques à cet effet,  son cheval, Yangry, nous facilitant le parcours.
La veille du départ nous avions assisté à une assemblée dans le monastère réhabilité (ou lieu de culte ? NDT) restauration pour laquelle nous avions versé des fonds. Des gens d’autres villages s’étaient joints à nous ce matin-là.
Donc, ayant quitté Langtang, nous marchions sur la piste vers le lodge Lama-Hôtel .
Lorsque le tremblement de terre eut lieu, nous fumes tout d’abord surprises  par un bruit puissant et nous vîmes un pan de montagne tomber de l’autre côté du torrent ; nous sentîmes alors la terre trembler et courûmes vers un quelconque abri. On ne voyait rien à cause de la poussière mais sentions d’énormes blocs de roche dégringoler autour de nous. L’un d’eux vint frapper le rocher derrière lequel Emma était abritée et elle faillit s’évanouir.
Le premier choc passé, nous nous mîmes à courir pour trouver un meilleur abri, mais la piste n’existait plus ; un glissement de terrain, des rochers, des débris de toutes sortes nous firent nous replier  vers notre précaire abri. A tout instant nous ressentions la précarité de notre situation, des chûtes de pierre dévalant de très haut dans un vacarme effrayant. Alors nous restâmes à l’abri ( !) pendant une bonne demi-heure que nous utilisâmes à nous débarrasser d’un maximum du poids de notre sac-à-dos, pour ne garder que l’essentiel. Pendant qu’un porteur et Dawa tentaient de rejoindre Lama-Hôtel pour chercher du secours, un couple de Français, une Hollandaise et trois porteurs nous rejoignirent. La panique était constante pendant la reprise de notre marche, des rochers instables nous frôlant ; Chang-Ju(Chang-ju=Jhyangju)  et les porteurs nous guidaient par la main dans ce chaos. Finalement après une bonne heure nous atteignîmes Lama-Hôtel complètement épuisés.
Trente à quarante villageois et quinze trekkeurs s’y trouvaient déjà. Nous nous délestâmes encore de vêtements pour couvrir les villageois dépourvus de tout dans leur fuite ; deux d’entre eux avaient des plaies à la tête, ils nous racontèrent que leur échoppe à thé était détruite. Vers l’aval de la piste tout était bouleversé, mais heureusement, la vallée encaissée  s’élargissant à cet endroit, nous envisageâmes de gagner un plateau qui nous permettrait de progresser. Le temps de la réflexion, tous nos sens en alerte, de petits glissements de terrain menaçaient même notre lieu d’accueil. Avant que la nuit ne vienne nous constatâmes plus bas que le flux du torrent s’était anormalement tari. La nuit se passa en veilles, à l’écoute du moindre bruit anormal. Franchement nous ne pensions pas avoir de chance de survie ! En plus de tout ça il faisait très froid et il pleuvait à verse. Epuisés, nous n’avions pas mangé depuis des heures. Plus tard, les pilotes de notre hélico nous racontèrent que d’énormes blocs de rocher dévalaient avec force depuis Kenjin-Gompa, à des kilomètres, dans notre direction. Un Français disposait d’un téléphone satellitaire et nous tentâmes de joindre l’Ambassade de Grande- Bretagne, mais sans succès. Dépités nous tentâmes alors, mais sans réponse, de joindre familles, relations, ou n’importe qui à Katmandou pas SMS ; bien sûr nous comptions sur un hypothétique héliportage, mais hélas, aucun endroit n’aurait été favorable à un atterrissage.
A l’aube nous prîmes la décision de rejoindre le village de Rimche que nous avions tenté de rejoindre le jour précédant ; de cet endroit Dawa nous indiqua une vieille piste sommitale qui mène à un lieu-dit Sherpa Gaon, mais pour nous deux c’en était déjà trop, tant d’adrénaline et les jambes sciées ! Nous partîmes à onze trekkeurs et dix locaux dont Chang-Ju et Dawa, les autres préférant tenter la piste normale empruntée par tous à l’aller. Bien que très endommagée cette piste nous permettrait d’atteindre Rimché, mais sept personnes (quatre trekkeurs et trois porteurs) renoncèrent à cause de l’extrême difficulté, du danger potentiel à progresser dans ce sens. Ils firent demi-tour. Pour atteindre Sherpa-Gaon nous eûmes à monter, contourner, nous agripper à la moindre motte de végétation, à la moindre racine. Epuisés, déshydratés, le souffle coupé, nous avions la tentation du renoncement, mais nous étions conscientes que ce n’était plus qu’une question de vie ou de mort . (Nous n’exagérons en rien !). Tandis que les pierres ne cessaient de dévaler, nos amis, Dawa et deux frères du lodge nous cramponnaient, nous hissaient, sur des parois particulièrement abruptes. Au bord de l’épuisement, et après un dénivelé de plus de mille mètres effectué dans l’urgence en deux heures à peu près, le relatif abri du plateau du hameau nous accueillit avec force thés brûlants offerts par les villageois.
(Nous devons déclarer que nous avons été aidés, sauvés à de multiples reprises, par des gens souvent inconnus, qui nous ont toujours considérés comme des membres de leurs propres familles !)
Après quelques heures de repos, et tentatives d’attirer l’attention d’un hélico nous survolant, Dawa décida de se rendre jusqu’au prochain village pour appeler du secours. Il y parvint, et un hélico, piloté par un certain Dougie, se posa dans un champ à 16h15. Embarquèrent  Emma, Hayley, Dawa, Chang-Ju, et Katarina, une Slovaque dont le pied était brisé. Comme si les évènements n’eussent pas été assez dramatiques comme cela, les villageois se mirent soudain à crier et gesticuler dans notre direction, peut-être à cause du fait qu’ils constataient encore des rocs dévalant autour.
Le soulagement de parvenir à Katmandou fut brutalement refroidi lorsque nous apprîmes par Temba venu nous accueillir, que le village de Langtang avait été entièrement détruit par une avalanche de boue et de pierres. Dougie, qui avait survolé la zone, affirma que l’endroit semblait avoir subi une éradication nucléaire ! Plus aucune maison et, pensait-il, aucun survivant. Ces adorables gens si accueillants, ces enfants joueurs, étaient perdus ; les familles entières de Chang-Ju, de Temba, de Dawa, et bien d’autres, après avoir vécu tous ensemble sous les mêmes toits si longtemps (depuis des générations) n’existaient plus ! Le rêve de Dawa était d’enseigner dans cette petite école toute neuve… et nous ignorons si Son Norbu (et son cheval Yangry) ont survécu.
Un petit village, pauvre mais cependant riche de ses générations successives  qui représentaient si bien la trop fragile culture tibétaine, nous a quittés brutalement !
Devant tant de misères, au constat de l’effondrement de nos amis, il est de notre devoir d’agir ; nous avons donc décidé, en plus de notre implication au « Charity Community Action Nepal », de créer le site « just giving » « Langtang survivors fund » et lançons un appel pressant  aux dons » (Fin de traduction)
Le lien:
 
 http://www.justgiving.com/Langtang-Survivors/?utm_source=Sharethis&utm_medium=fundraisingpage&utm_content=Langtang-Survivors&utm_campaign=pfp-email 
 
Aujourd’hui, nous n’avons pas de nouvelle de Temba par messenger.
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Amicalement
Jean Gilles

VOYAGE au NEPAL 2013

Au mois de février 2013, dix huit voyageurs embarquaient pour le Népal sous l’impulsion de T P H. Pour quatorze d’entre eux, c’était leur premier séjour dans ce beau pays. Entre visites des villes royales, des temples Hindouistes et Bouddhistes, treks en montagne et excursions dans la vallée de Khatmandou, le Téraï et Pokara, tous ces joyeux drilles se sont bien régalés!

Voici quelques témoignages qui en disent long sur le plaisir qu’ils ont ressenti en découvrant ces contrées si belles et si lointaines.

VOYAGE au NEPAL 2013 dsc000521-150x112

 _ »Je suis revenu enchantée de ce voyage où j’ai rencontré des gens forts accueillants, simples  et gentils. Le groupe était réparti en petits groupes et c’était un vrai plaisir de se retrouver le soir après nos aventures népalaises ! merveilles architecturales …. Fêtes dans la rue, temples etc… un dépaysement total….. nous avons, pour ma part, empruntés les routes népalaises en bus : frayeurs qui s’est vite transformés en joie : beauté des paysages, ça vie partout : un ressourcement sans pareil !! merci à TPH et à tous les accompagnateurs népalais… Christine. »

_ »Le Népal, j’en rêve depuis longtemps! Je pars enfin cette année 2013 grâce à l’association T.P.H.,à l’occasion de la fête du Losar,et pour un trek dans la vallée du Langtang. Après les longues attentes à l’aéroport d’Abu Dhabi (merci la compagnie ETHIAD!), l’arrivée à Kathmandu efface tous les désagréments et la fatigue du voyage.Quand même un peu de “tourista” et c’est parti pour la découverte des temples mythiques de la vallée avec notre sympathique guide francophone ”Deependra”.  Durbar Square, Patan ou nous assistons à la “cérémonie des jeunes filles” magnifiques dans leurs tenues rouge écarlate, Bhaktapur et ses sacrifices de chèvres, Pashupatinath et ses crémations, Swayambunath, le temple aux singes. Nous sommes conviés chez Temba et sa famille pour un thé tibétain agrémenté de dégustations locales. Les boutiques autour du stupa, à deux pas de notre guest-house”Ti-Se” sont propices aux emplettes (bijoux,pashminas,artisanat local) et le marchandage est de rigueur. Le dépaysement est total dans la ville de Kathmandu ou règne une circulation incessante. Le jour “J”, départ du trek arrive,et c’est l’aventure et le stress dans le bus local qui nous mène à Syabru Bensi (110 km) par une route accidentée surplombant la rivière 1000 m plus bas! Le sentier suit la rivière Langtang Khola dans une forêt pittoresque très peu fréquentée,nous sommes pratiquement les seuls avec nos sherpas et nos guides,quelques autochtones et leurs mulets si chargés! En deux jours,nous sommes arrivés à notre point d’acclimatation,Langtang village à la guest-house”Sun Rise”.Après une journée de repos passée à visiter le village et à participer à une cérémonie bouddhiste au temple,nous partons pour Kjanjin Gompa avec soleil et ciel bleu mais 40 cm de neige pour arriver au monastère à 4000 m. C’est superbe, les sommets à 7000 m nous entourent! Une soirée chez notre guide Gyurme avec chants et danses tibétaines, et nous repartons pour une autre vallée,en traversant les villages pittoresques habités par les Tamang,  nous assistons aux fêtes dans les temples et même à un mariage dans une famille.La population locale nous reçoit avec le sourire des enfants.La distribution de ballons aux abords d’une école les rend fous de joie. Les soirées dans les lodges sont courtes (il fait nuit à 18 h!) mais chaleureuses. Nous arrivons au terme de ces 11 jours de trek, et c’est le retour à Kathmandu (en 4×4 cette fois!). Ces 3 semaines de dépaysement m’ont mis des images plein les yeux,et mes albums en sont garnis. Un rêve s’est réalisé… Pierrette. »

Vous retrouverez ces récits et témoignages dans la rubrique « pages » de notre blog sous le titre: « Voyage au Népal 2013: une découverte »

VOUS REVEZ de DECOUVRIR le NEPAL ?

Si vous rêvez d’un voyage au NEPAL, dans le cadre d’un voyage éthique, solidaire, avec ou sans trek vous étes sur le bon site!!!

Vous trouverez sous l’onglet »PAGES » du site (en haut à gauche) des récits de nos propres séjours ainsi qu’un extrait du catalogue 2011 de « NAMLANG-ECO-TOURISM » Contact manager: tembalama@yahoo.com

Notre association soutient l’agence « NAMLANG-ECO-TOURISM » gérée par des réfugiés tibétains au Népal. Basée à Bodhnath, tout prés du grand Stupa de Kathmandu. Pour les treks, les accompagnateurs, guides et porteurs sont natifs du plateau du Langtang (3350m) autant dire qu’ils vous conduisent chez eux…. Mais les moins sportifs pourront s’enivrer des charmes de la vallée où se trouvent la majorité des trésors artistiques, architecturaux et religieux du pays. l’agence emploie également des guides népalais pour les sites les plus remarquables. Beaucoup parlent un excellent français et seront trés heureux de vous faire partager leur savoir sur la culture et l’amour de leur pays.

2007. TREK du LANGTANG et LACS de GOSAINKUND. NEPAL.

Fin octobre2007: c’est la troisième fois que nous débarquons à Katmandou. Les deux fois précédentes, nous étions venus ma compagne Maryse et moi, pour fêter le losar, le nouvel an tibétain qui a lieu en février de chaque année. C’était surtout l’occasion de célébrer cette fête avec notre famille tibétaine. En effet depuis quelques années nous parrainons la jeune Tenzin Wangmophotoba1.jpg pour sa scolarité, la famille nous a adopté et nous nous considérons réciproquement comme des membres de la même famille.nepal2007006.jpg

Le Langtang!! Nous en avons rêvé car les récits de treks et ceux de nos amis originaires du lieu nous ont enthousiasmé. N’étant pas des randonneurs très aguerris, nous nous sommes quelque peu entrainés durant le printemps et l’été dans nos montagnes toutes proches: la Chartreuse et l’Oisans.

Nous y voilà!!! Si lors de nos précédents séjours nous étions des groupes assez modestes, cette fois, nous sommes 14 à débouler de la région de Grenoble!!! Le bouche à oreille a si bien marché que dés l’annonce de notre voyage, venaient s’ajouter chaque semaine de nouveaux participants!!!

Accueil à l’aéroport de KTM par notre ami Temba qui nous conduit à nos guest-house pour les uns et chez des familles d’accueils pour les autres. Nous sommes basés à Bodnath, haut lieu de la culture tibétaine dans la banlieue de KTM ,avec son magnifique stupa.(un des plus grand du monde)dscn0899.jpg

Les premiers jours: visite de la vallée de KTM incontournable pour tous, car même ceux qui sont déjà venus ne s’en lassent pas!!!

Puis vient le jour du départ: destination le « Langtang village » puis les lacs sacrés de « Gosainkund »nous sommes 12 a faire le trek. Nous aurons 2 guides et 6 porteurs. Les porteurs qui se chargent souvent au Népal de sacs de 60 voire 80 kg (si, si, nous en avons croisés!!!) ne porteront pas plus de 25 kg soit le sac de deux trekeurs.nepal2007374.jpg

La veille au soir nous faisons la connaissance de nos guides Gyurme et Sonu qui sont venus depuis le village du Langtang pour nous accompagner lors du trajet KTM/ SHIABUBENSY que nous allons faire en bus (130 km environ mais 10 heures de route…) …

mercredi 24 octobre,tôt le matin, nous nous entassons dans le bus, serrés comme des sardines, avec autant de monde sur le toit qu’à l’intérieur!!!nepal2007076.jpg

C’est parti: la route, d’abord goudronnée laisse vite place à une piste qui se dégrade au fur et à mesure de notre montée. Recommandation: ne pas se pencher par la fenêtre: risque de chute… de crachats et de ..pipi! Pause Pipi d’ailleurs: quand les femmes s’accroupissent…les hommes se lèvent (de l’impérial). L’ambiance dans le bus est « toute népalaise » entassés les uns sur les autres il n’y a que sourires et bonne humeur: une de nos copine installée à l’arrière du bus se voit confier un charmant bambin de 18 mois, car le papa est coincé à l’avant debout, dans une position inconfortable. nepal2007082.jpgLe petit s’endort dans les bras de cette étrangère après quelques minutes à peine!!! Arrivé à destination, le garçonnet passe dans les bras de son papa à travers la fenêtre, car ce dernier aurait été bien en peine de traverser le bus bondé pour récupérer sa progéniture!!!

Durant ce trajet, nous pouvons tout à loisir admirer le paysage et porter notre attention sur la population locale… A chaque arrêt, c’est un véritable ravissement de couleurs, les saris des femmes sont tous plus beaux les uns que les autresnepal2007091.jpgnepal2007087.jpgLe bus transporte les familles, les amis, de villages en villages, les achats faits à Kathmandou,  l’agitation est totale: les gens sautent du toit, grimpent sur le toit, les bagages volent de bras en bras, et tout cela avec les rires et les cris des populations hindouistes dans les 40 premiers klm, puis tibétaines.

Arret à l’entrée de Dunche pour prendre nos permis de trek.nepal2007100.jpg

C’est à la tombée de la nuit que nous arrivons enfin à bon port!!nepal2007107.jpg

Jeudi 25 octobre:Après une nuit très confortable dans une guest de « Shiabubensy »(1450m) nous entamons la marche en direction de « Lama hotel ». Première passerelle himalayenne décorée de khatas (écharpe traditionnelle tibétaine servant aux offrandes) et de drapeaux (« wind horse »: chevaux du vent) qui dispersent dans les airs les prières .nepal2007154.jpgNous longeons un « camp de réfugiés tibétains ».

L’ascension se fait dans une magnifique forêt où les rhododendrons géants nous font regretter de n’être pas là en mars-avril lorsqu’ils sont en fleurs! Mais la végétation nous captive tout de même par sa beauté toute « tropicale ».

Les oiseaux et les singes nous accompagnent de leurs chants et de leurs cris, de magnifiques fleurs rouges que dévorent les singes jonchent notre passage.nepal2007257.jpg Accrochés au flan des parois de la « Langtang river » nous apercevons d’énormes essaims d’abeilles, tous nos sens sont en éveil! Nos accompagnateurs sont contents, ils chantonnent tout en marchant et nous abreuvent de commentaires sur la nature environnante.

« Tea time » à l’hotel « Namasté ». (Lorsqu’ils nous sentent fatigués, les porteurs nous disent: »_tea time five minutes » c’est fou ce que ça fait du bien!!!

Nos guides et porteurs ont, durant cette première montée, pris la mesure des capacités du groupe: un guide s’est posté en tête, l’autre ferme la marche. Les porteurs ne laissent jamais plus de 2 mètres entre eux et les femmes du groupe, prêts à les soutenir à la moindre difficulté!!! Ce qui n’est pas si pratique lorsque ces dames ont besoin de s’isoler pour satisfaire à un besoin naturel!!!Mais leur gentillesse est tellement grande que cette proximité est finalement très sympathique.

Arrivés vers 17h à « Rimché »(2455m)Nous passons la nuit au « Moon light guest house » où un petit garçon malicieux nommé Tenzin, je crois, fait la joie des touristes par ses pitreries!

Vendredi 26 octobre: randonnée dans la forêt primaire d’où nous pouvons voir, au travers de magnifiques lianes, un des plus haut sommet de la chaine du Langtang: le Gengko Lirun (6581m).

Pause thé (tea time) à «  River side »(2769m)nepal2007133.jpg artisanat tibétain. Nous croisons des femmes lourdement chargées de cantines en ferraille. nepal2007137.jpgNamasté!!! Bien qu’elles croulent sous leur charge, elles nous manifestent leur plaisir de croiser des européens.

Pause du midi à « Ghoda Tabela » (« là ou il y a des chevaux »),nepal2007136.jpg nous y rencontrons des villageoises en habits traditionnels, et faisons la connaissance de la femme notre guide Sonu.nepal2007143.jpg

Peu avant d’arriver, nous faisons une nouvelle pause des plus agréable: dégustation du yaourt de madame yack (la drie). Amateur de fromage blanc, je n’ai jamais rien dégusté d’aussi bon. Juste avant le village, nous traversons un immense pont suspendu, les éternelles khatas flottant au vent.

nepal2007190.jpg« Langtang village »:A peine sommes nous  installés dans la guest house, que nos guides s’activent en cuisine pour aider la maitresse des lieux à préparer les repas pour le groupe. Cette dame vit seule avec son fils de 11ans et la solidarité ici, est toute naturelle.

Au moment du repas, Bernard, un des membres de notre groupe, ne se sent pas trés en forme, il préfère se retirer dans sa chambre pour se reposer. Il est pourtant de constitution robuste et plutot « gros mangeur ». Nos hôtes lui préparent aussitôt une soupe à l’ail: il accepte de la manger, quelques instants plus tards: il est en pleine forme!!!

Samedi 27 octobre:P’tit déj’ en manches courtes dés 8 heures du mat’ (à plus de 3000m !) Vue sur le « Langtag Lirung ». Puis visite du « Langtang monestery » (guru rimpoche)nepal2007171.jpget du village avec sa boulangerie, sa fromagerie, ses bouses de yacks (qui, collées aux murs sèchent en attendant d’être utilisées comme combustible en hiver).nepal2007222.jpg nepal2007188.jpg

Photos, farniente sur la terrasse…nepal2007160.jpg

Nous évoluons dans le village avec le plus grand ravissement, les autochtones sont charmants, bien sûr nous sommes accompagnés par des gents du lieu, et donc accueillis de façon très naturelle et très simple.

« Dimanche 28 octobre: acclimatation à la haute altitude: montée jusqu’à « Kyangjin gompa » (3900) le long de la rivière, les « murs de mani »,qu’il faut impérativement contourner par la gauche, divisent le sentier.nepal20071981.jpg Sur les pierres qui les composent, entassées depuis des siècles, sont gravés les mantras et les représentations de déités bouddhiques vénérées par les tibétains qui habitent ces montagnes depuis plusieurs générations.

Les enfants des villages quémandent bonbons et stylos « pour aller à l’école »…

La vallée de la « Langtang Khola »(3780m)nepal2007215.jpg est toute en contrastes: sur notre droite, et jusqu’au fond devant nous, c’est une chaine enneigée qui nous surplombe (le Tibet se trouve juste derrière). Légèrement sur la gauche, une « petite » montagne d’aspect minier semble vouloir nous barrer le passage. Celui-ci nous mène, à gauche, jusqu’au monastère qui est situé au pied de la langue du glacier.nepal2007157.jpg

La chaleur est écrasante: nous prenons notre repas à l’intérieur du lodge « Nurling Kyangjin Gumpa ». Visite du monastèrenepal2007228.jpg nepal2007223.jpget de la fromagerie avec ses meules de 10kg.

Sur le retour, nous croisons des femmes qui rentrent des champs, chargées d’énormes meules de foin et de petit bois. « Namasté! » et un sourire accompagné du salut avec les mains jointes.nepal2007189.jpg

Le soir, nous sommes invités: d’abord chez Shonoo pour un thé tibétain.nepal2007234.jpg Devant la porte de la maison adjacente, nous attend Baboo, un de nos porteur, qui est fier de nous présenter le yack que lui a offert l’association à laquelle nous appartenions, quelques mois plus tôt. nepal2007231.jpgLa pièce principale chez Shonoo est bien sombre, noircie par la fumée du foyer, à même le sol, la fumée envahit l’espace car il n’y a pas de cheminée dans les maisons, seuls quelques interstices dans le toit permettent l’évacuation des fumées. Les yeux nous piquent, la gorge nous gratte, c’est avec soulagement que nous sortons prendre un bol d’air frais, mais c’est avec quelques appréhensions que nous nous dirigeons dans le noir le plus complet, jusqu’à l’habitation de Gyurme, où l’on nous attends pour déguster la « boum boum soup » (ail et pomme de terre; très bon pour l’altitude!!!).

 

Lundi 29 octobre: descente vers « Rimche ». Pause à « Ghoda Tabela » dans un lodge différent pour permettre à tout le monde de travailler.

Là nous croisons le chemin de porteurs qui font également une pause: l’un d’entre eux qui ne doit guère dépasser les 1m65 et les 55kg nous montre sa charge: 8 meules de fromage… Un des trekkeurs qui flirte avec le quintal tente de soulever son sac: 80kg!!!! impossible est français (dans le texte!!!). Le jeune porteur ne peut le soulever qu’en le faisant basculer sur son dos depuis le socle de pierres qui sert à reposer les charges sans avoir à les poser à terre!!!…Les rires fusent et les blagues aussi, ici ,toute les occasions sont bonnes pour sympathiser entre marcheurs, la gentillesse des népalais n’a d’égal que la beauté des montagnes qui nous entourent.

Mardi 30 octobre: descente de« Rimché »: Mais pourquoi on descendencore???

Au détour d’un sentier, la « Langtang river » a formé une étrange petite plage de sable fin!!! Nous ne manquons pas de faire les clowns et la photo !nepal2007251.jpg

La pause thé « tea time!!! *dixit nos amis accompagnateurs » nous permet de découvrir un charmant village où sèchent à même le sol, les céréales.nepal2007267.jpg Les les femmes, assises parterre tissent des ceintures multicolores.

Nous reprenons la montée jusqu’à « Thulo Syaphru »(2210m). tout au long du chemin, nous découvrons toutes sortes d’espèces de bambous, des plants de Marie Jeanne, et des cultures en terrasses, dont le cumin.

Le village est magnifique: tout en longueur sur une crête. La soirée sera musicale, en effet Sonu a dégoté un instrument local dont il joue avec talent: le « stouna ».nepal2007311.jpgnepal2007272.jpg c’est une sorte de petite guitare à 4 cordes dont il s’accompagne pour nous entonner des chants traditionnels tibétains et des montagnes du Langtang. Cela tombe bien! Je suis aussi guitariste, et après quelques minutes je peux maitriser l’instrument.

Mercredi 31 octobre:

Levée du soleil sur l’Himalaya: A travers les planches disjointent qui constituent les murs de notre lodge… Il fait grand beau,« Ganesh Himal » nous sourit sur fond de ciel bleu azur…nepal2007280.jpg

Départ pour « Cholongpati »: 1500 mètres de dénivelé.(en montée..)

Nous traversons des étendues de céréales qui sèchent au soleil, partout les cultures en terrasses occupent la moindre parcelle de terrain praticable.

Une rencontre inattendue: « service après-vente pour cocottes minutes » !!! Si, si, ce n’est pas les effets de plantes auxquelles nous n’avons pas touché!!! Un colporteur, se rend de village en village pour proposer les pièces détachées pour la cocotte minute familiale.nepal2007289.jpg

Arrivée au lodge: « Lirung view hotel » (3584m)

Et une bière et une!!!! nepal2007296.jpgPour fêter le bonheur de cette ascension et le paysage qui nous entoure!nepal2007293.jpg

Deux lodges sont accolés en forme de « U ». Nous logeons dans le premier, la dame de la guest d’à coté regarde avec envie les 12 touristes qui viennent d’arriver.. Par soucis d’équité, nous allons acheter plusieurs articles d’artisanat, des bières, du rhum, et des barres de chocolat dans la deuxième… Tout le monde est content!

Surtout nous, car la soirée est festive: nos guides nous montrent quelques pas de danse en accompagnement de leurs chants; nepal2007310.jpgnous leur chantons quelques airs français et leur apprenons comment se dansent le slow et le rock, joués par Jean Gilles à la stouna.nepal2007307.jpg(j’ai appris dans la montée!!!).nepal2007291.jpg

Jeudi 1er novembre: Au petit matin, à cette altitude, une couche de glace recouvre l’eau des bassins extérieurs. Durant la nuit à travers les planches formant les murs, on peut voir le ciel étoilé! Merci les bons duvets!

Départ pour les lacs sacrés de « Gosainkund »(4380)

Tea time à la « Bakery »

Pause céréales et photos au « Mandir »(4165m): de gauche à droite vue panoramique sur le Machhapuchhre; Ganesh Himal en premier plan (7406m) et le Langtang Himal nepal2007341.jpg(on en a fait du chemin!).

Nous franchissons le col à 4600 m pour rejoindre les lacs sacrés de « Gosainkund »: selon la légende c’est le trident de Shiva qui a transpercé le sol de ces montagnes pour y former les lacs.nepal2007333.jpgnepal2007328.jpg

Arrivée à l’ « hotel Lakeside » (4380m)nepal2007331.jpg sous un soleil de plomb, Maryse et Béatrice descendent jusqu’au bord de l’eau pour ramasser des pierres sacrées au bord du lac. nepal2007336.jpgNous, nous restons pour nous reposer, car l’altitude se fait sentir: mon souffle est court et j’ai besoin d’une heure pour retrouver mon état normal. Une de nos copine est vraiment  « dans les pommes » mais se remettra quand même pour la descente. Pourtant l’acclimatation a été bien gérée par nos guides, mais « le mal des montagnes » est totalement imprévisible.

Michel le plus courageux d’entre nous se lance jusqu’au sommet (à prés de 5000m) au dessus des lacs pour profiter d’une vue à 360 degrés.

Huguette et Colette ont eu beaucoup de peine dans cette montée, (le mal des montagnes…) C’est là que nos guides se montrent vraiment « pros»: elles sont encadrées et aidées pour une descente dont elles ne « touchent pas terre » véritablement portées par de jeunes et vigoureux bras qui les encadrent jusqu’à la guest, et tout cela en chansons!!!

Ce soir, personne n’a demandé son reste pour aller se coucher!!!

Ici, le lever du jour à lieu vers 6 heures du matin, et le coucher du soleil vers 18 heures, aprés nos pérégrinations dans les sentiers de montagne, tout le monde est au lit à 19 heures!

Vendredi 2 novembre: 

Départ de« Cholongpati »:  Dernier jours avec nos porteurs. Descente du retour vers « Dunché »: 2000 mètres de dénivellé (aïe! Les genoux!!!).nepal2007344.jpg

A la pause thé nous participons aux révisions scolaires de deux petits qui sont fiers de nous montrer leurs cahiers en piteux état.nepal2007345.jpg

Nous croisons une française qui fait le même trek que nous…Mais en sens inverse…Malgré notre fatigue, nous repartirions bien avec elle!!!Tashi Delek !Bon courage et bon vent!

Soudain à l’autre extrémité d’un pont, nous avons la surprise d’être accueillis par…Deux mitraillettes, leurs militaires… et …un hochement de tête en guise de laisser-passer pour les touristes que nous sommes.

Arrivée à « Dunché » ou le repas est vraiment le bienvenu. C’est aussi le moment de dire au revoir aux porteurs qui vont regagner leur village d’altitude: le Langtang.

Photos de groupe avant la séparation, distribution ds pourboires, et les voilà perchés sur le toit du bus qui les emmènera quelques kilomètres plus loin rejoindre ces magnifiques sentiers.nepal2007350.jpg

Samedi 3 novembre: retour vers KTM en « local bus ». l’état des routes s’est amélioré. Nous profitons une dernière fois du paysage: chaque parcelle de terre est cultivée, le long de la route, dans les caniveaux d’eau claire, sont empilés de beaux navets blancs pour les rincer. A chaque arrêt, dans les villages une multitude de petits vendeurs nous proposent de l’eau, des fruits découpés, des chips.

Ah, la route est bloquée car un autre bus devant nous a crevé: les manœuvres se font par guidage « au tap-tap » : l’assistant du chauffeur descend, et il frappe la carrosserie de rythmes bien précis pour dire: avancer, reculer, à droite, ou à gauche… Les roues sont quasiment dans le vide, tout le monde descend, s’assoit sur ses talons et attend tranquillement sur le bas côté au milieu des chèvres. nepal2007386.jpg

Tout le monde??? Non pas les touristes!!!!

Récit réalisé par: Framboise, Maryse et Jean Gilles. nepal2007214.jpg

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