Recueil Photos Frédéric GRIMAUD

TPH a plaisir de vous présenter le très beau recueil photographique réalisé par le photographe Frédéric GRIMAUD que Dany et Alain, nos sympathiques responsables de l’antenne Évreux/Normandie, ont eu l’occasion de rencontrer. Grand voyageur et amoureux du Népal, il est très touché par le drame de 2015. Peu après le séisme il y retourne pour 3 semaines et l’idée de ce recueil germe: une compilation de ses photos entre 2007 et 2015. Frédéric a décidé d’apporter sa pierre à l’édifice de solidarité en faisant don des bénéfices de cet ouvrage à notre association.
Les photos en noir et blanc d’une beauté très pure, ainsi que ses récits nous entrainent d’un bout à l’autre de ce si charmant pays en nous le faisant (re)découvrir au travers d’une focale toute personnelle et très touchante.
Alors si à votre tour vous désirez partager ses périples de kathmandu au Chitwan, d’Helambu à Pokara, si vous pensez déjà aux cadeaux de fin d’année, ou bien pour votre propre plaisir… N’hésitez pas à faire cette belle acquisition!
Namasté
Jean Gilles

* Vous pouvez commander à l’aide du bon de commande ci-joint ou en nous contactant directement.

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les diaporamas de Roger: treks au Népal.Quelle ambiance!

Vendredi 10 mars nous étions quelques 50 personnes à nous retrouver à Vif à l’occasion d’un diaporama présenté par notre ami Roger D.

En octobre 2016, il enchainait avec son ami Serge le trek du Langtang/gosainkuda et le tour du Manaslu. Les images qu’il nous a offert nous ont tous fait vibrer par leur beauté et par leur authenticité.

Certains reconnaissaient les sites et les personnes, tandis que les autres se projetaient dans leur prochain séjour; car cette réunion avait pour but de réunir les futurs voyageurs et ceux qui ont déjà avec TPH, parcouru les sentiers Népalais afin de faire profiter au plus grand nombre des expériences de chacun.

Les discussions se sont poursuivies autour d’un apéro et d’un repas partagé dans une ambiance chaleureuse d’où émanaient récits et projets de voyages lointains, amitié et partage, humour et simplicité…

Merci à toutes et tous d’avoir été là, et… « A refaire! »…

Namasté

Jean Gilles

(dsl. Une seule photo… on étaient trop occupés!)IMG_1589

 

Voyage au Népal 2016

  En ce début octobre 2016, nous voilà repartis pour notre cher Népal! C’est notre 8ème visite mais c’est toujours avec beaucoup de joie que nous débarquons à l’aéroport Tribhuvan à Kathmandu.

Nous serons bientôt rejoins par huit de nos amis qui iront randonner dans le Langtang, puis par Framboise qui comme chaque année devient Népalaise pour quelques semaines.

Bien sûr l’accueil est particulièrement chargé en émotions: c’est la première fois que nous pouvons serrer dans nos bras Temba et Jyanghjul son épouse depuis l’horrible drame de 2015.

Nous avons décidé Maryse et moi de rester dans la vallée cette année. Nous avons tellement d’amis à visiter et tellement d’achats divers à faire pour l’asso que nous n’aurons pas le temps de nous ennuyer. Nous avons apporté des lunettes de vue et de soleil!IMG_1248 Distribué des vêtements et chaussures! Et… Fêté Dashain! Embrassé notre famille Tibétaine réfugiée!DSC_0099 Donné quelques roupies aux mendiants et au petit cireur de chaussures qui sont devenus des « pots »!IMG_1230IMG_1293 flâné dans le quartier de Baudha et fait maintes khora autour du stupa! IMG_1088 Salué nos amis et revu les commerçants que nous retrouvons toujours avec le même plaisir!… Sans oublier bien sûr de déguster une bonne « Gorkha » ou une « Evrest » en terrasse!… IMG_1096

Et puis, peut-être était-ce trop tôt pour nous de retourner sur les lieux, là-haut…

Dès notre arrivée, nous sommes surpris de constater que les traces du séisme sont relativement peu frappantes. A Kathmandu, les édifices qui ont été détruits étaient les plus fragiles, faits de briques chichement assemblées par de la terre avec très peu ou pas du tout de ciment…Bien sûr c’est les demeures les plus modestes qui ont le plus souffert et les plus pauvres de leurs habitants… Le long d’une grande avenue qui conduit de Kat à Boudhanath sont encore aujourd’hui installés quelque 1000 réfugiés sous des tentes et abris de fortune. Ils viennent des quartiers pauvres et des villages sinistrés. Le gouvernement? …Nous avons entendu quelqu’un qui disait très sérieusement qu’ils auraient de l’aide s’ils faisaient un projet!!!…

Les sites prestigieux n’ont pas échappé aux secousses, mais la plupart des édifices sont debout. Certains ont été étayés et le seront peut-être encore longtemps.DSC_0147 DSC_0148 D’autres sont intacts et les touristes sont plus que les bienvenus! En 2015, la fréquentation était réduite à néant à cause du séisme et du blocus infligé comme une double peine par l’Inde. DSC_0064 DSC_0058 DSC_0070Heureusement les choses se sont arrangées et les touristes sont de nouveaux au rendez-vous. Pas encore assez nombreux pour l’économie et les dizaines de petits boulots qu’ils génèrent nous disent les Népalais.IMG_1241

Nous retrouvons la « Ti-Sé guesthouse » de Baudha (prononcez: « baaoda ») avec un réel plaisir. Temba a reservé pour nous une chambre avec un petit balcon d’où nous pouvons voir le stupa, et très pratique pour nos petites lessives quotidiennes. Mais oui nous recevons internet par WiFi! Ceux de nos amis qui nous suivent sur face book le savent car ils ont pu liker nos photos et suivre notre périple en direct.

Les trekkeurs sont arrivés! Temba manage son agence avec autant d’efficacité qu’avant le drame de 2015  et surtout malgré toute sa peine…DSC_0142DSC_0140Accueil, réception à l’hôtel, présentation de l’équipe: Nima sera le guide désormais. Il a déjà à son actif plusieurs treks comme porteur et guide: Everest, Annapurna tour, Tamang Héritage, Langtang bien sûr dont il est originaire.

Nima l’héritier de la famille, a construit une nouvelle guest-house à Kyangin Gumpa. Le Comité de Management et de Reconstruction pour le Langtang (CLMR) a réparti les dons de toutes les associations, le Langtang revit c’est ce que nous espérions tant!

D’autres ont reconstruit un hébergement pour trekkeurs juste au dessus du village du Langtang d’origine: ce sont des guest-houses provisoires, mais pour combien de temps?…

TPH a participé à auteur de 65 000 € à cet effort:  nous pouvons témoigner ici des remerciements de toutes les familles concernées par nos actions: aujourd’hui 45 à 50 maisons ou guest-houses sont reconstruites: la moitié d’entre elles avec des normes « anti-sismiques » (bien qu’elles n’existent pas au Népal… c’est à dire avec + de Béton et + de féraillage et un peu de « savoir- faire »).

Kyangjin Gumpa devient désormais LE rendez-vous des locaux car les trekkeurs veulent un hébergement correct: jusqu’alors seuls quelques uns y vivaient durant la rude saison hivernale, il semble que nombre de familles aient décidé de subir les frimas pour accepter ce nouveau challenge: accueillir les touristes/trekkeurs en toute saison.

Nos amis randonneurs qui ont eu le bonheur de parcourir le Langtang en ce mois d’octobre 2016 nous ont rapporté de fabuleux témoignages et de belles photos: cela est l’objet d’un récit que vous trouverez plus loin dans les articles et dans le pages de ce blog.

En ce qui nous concerne Maryse et moi, nous sommes allés embrasser ceux qui nous sont chersDSC_0083 DSC_0097, nous avons flâné comme…pas souvent,… rêvé comme au Népal,… aimé comme toujours…Évoqué: les amis… Médité pas beaucoup,… mais juste assez pour nous poser sur cette Terre pleine de sourires et de beaux regards, de gens simples et gentils, tout simplement gentils, certains pauvres et d’autres riches, mais de quoi?…

 Allez au Népal! allez-y rencontrer des gens qui vous diront: « NAMASTE »  Et vous vous entendrez leur répondre: « Je salue la divinité qui est en toi: NAMASTE! »

 Jean Gilles

VOYAGE au NEPAL 2013

Au mois de février 2013, dix huit voyageurs embarquaient pour le Népal sous l’impulsion de T P H. Pour quatorze d’entre eux, c’était leur premier séjour dans ce beau pays. Entre visites des villes royales, des temples Hindouistes et Bouddhistes, treks en montagne et excursions dans la vallée de Khatmandou, le Téraï et Pokara, tous ces joyeux drilles se sont bien régalés!

Voici quelques témoignages qui en disent long sur le plaisir qu’ils ont ressenti en découvrant ces contrées si belles et si lointaines.

VOYAGE au NEPAL 2013 dsc000521-150x112

 _ »Je suis revenu enchantée de ce voyage où j’ai rencontré des gens forts accueillants, simples  et gentils. Le groupe était réparti en petits groupes et c’était un vrai plaisir de se retrouver le soir après nos aventures népalaises ! merveilles architecturales …. Fêtes dans la rue, temples etc… un dépaysement total….. nous avons, pour ma part, empruntés les routes népalaises en bus : frayeurs qui s’est vite transformés en joie : beauté des paysages, ça vie partout : un ressourcement sans pareil !! merci à TPH et à tous les accompagnateurs népalais… Christine. »

_ »Le Népal, j’en rêve depuis longtemps! Je pars enfin cette année 2013 grâce à l’association T.P.H.,à l’occasion de la fête du Losar,et pour un trek dans la vallée du Langtang. Après les longues attentes à l’aéroport d’Abu Dhabi (merci la compagnie ETHIAD!), l’arrivée à Kathmandu efface tous les désagréments et la fatigue du voyage.Quand même un peu de “tourista” et c’est parti pour la découverte des temples mythiques de la vallée avec notre sympathique guide francophone ”Deependra”.  Durbar Square, Patan ou nous assistons à la “cérémonie des jeunes filles” magnifiques dans leurs tenues rouge écarlate, Bhaktapur et ses sacrifices de chèvres, Pashupatinath et ses crémations, Swayambunath, le temple aux singes. Nous sommes conviés chez Temba et sa famille pour un thé tibétain agrémenté de dégustations locales. Les boutiques autour du stupa, à deux pas de notre guest-house”Ti-Se” sont propices aux emplettes (bijoux,pashminas,artisanat local) et le marchandage est de rigueur. Le dépaysement est total dans la ville de Kathmandu ou règne une circulation incessante. Le jour “J”, départ du trek arrive,et c’est l’aventure et le stress dans le bus local qui nous mène à Syabru Bensi (110 km) par une route accidentée surplombant la rivière 1000 m plus bas! Le sentier suit la rivière Langtang Khola dans une forêt pittoresque très peu fréquentée,nous sommes pratiquement les seuls avec nos sherpas et nos guides,quelques autochtones et leurs mulets si chargés! En deux jours,nous sommes arrivés à notre point d’acclimatation,Langtang village à la guest-house”Sun Rise”.Après une journée de repos passée à visiter le village et à participer à une cérémonie bouddhiste au temple,nous partons pour Kjanjin Gompa avec soleil et ciel bleu mais 40 cm de neige pour arriver au monastère à 4000 m. C’est superbe, les sommets à 7000 m nous entourent! Une soirée chez notre guide Gyurme avec chants et danses tibétaines, et nous repartons pour une autre vallée,en traversant les villages pittoresques habités par les Tamang,  nous assistons aux fêtes dans les temples et même à un mariage dans une famille.La population locale nous reçoit avec le sourire des enfants.La distribution de ballons aux abords d’une école les rend fous de joie. Les soirées dans les lodges sont courtes (il fait nuit à 18 h!) mais chaleureuses. Nous arrivons au terme de ces 11 jours de trek, et c’est le retour à Kathmandu (en 4×4 cette fois!). Ces 3 semaines de dépaysement m’ont mis des images plein les yeux,et mes albums en sont garnis. Un rêve s’est réalisé… Pierrette. »

Vous retrouverez ces récits et témoignages dans la rubrique « pages » de notre blog sous le titre: « Voyage au Népal 2013: une découverte »

Népal 2013: rencontres avec les associations locales.

Au cours de notre voyage au Népal en février dernier, nous avons pu rencontrer sur place les associations que nous soutenons.
Plusieurs membres de T P H ont ainsi pu visiter une « école de bambou » à Bodanath (prés de khatmandu) en la présence d’Alexandra Brun qui représente « KARUNA SECHEN » au Népal, ainsi que du responsable pédagogique Birendra Shings.

"école de bambou"

Visite d'une école de bambou

 Nous avons également rencontré Julien Lovera qui s’occupe de l’antenne de Khatmandu pour l’association « KARYA ». Le récit détaillé de leurs actions au profit des enfants des rues nous a tout simplement boulversé et force notre admiration. Nous avons envisagé de prolonger notre soutien en accordant un micro-crédit aux jeunes qu’ils aident et qui en fairont la demande pour des projets professionnnels.
Népal 2013: rencontres avec les associations locales. dans Notre actualité 2010_karnali-home-1

Karnaly home

 

VOUS REVEZ de DECOUVRIR le NEPAL ?

Si vous rêvez d’un voyage au NEPAL, dans le cadre d’un voyage éthique, solidaire, avec ou sans trek vous étes sur le bon site!!!

Vous trouverez sous l’onglet »PAGES » du site (en haut à gauche) des récits de nos propres séjours ainsi qu’un extrait du catalogue 2011 de « NAMLANG-ECO-TOURISM » Contact manager: tembalama@yahoo.com

Notre association soutient l’agence « NAMLANG-ECO-TOURISM » gérée par des réfugiés tibétains au Népal. Basée à Bodhnath, tout prés du grand Stupa de Kathmandu. Pour les treks, les accompagnateurs, guides et porteurs sont natifs du plateau du Langtang (3350m) autant dire qu’ils vous conduisent chez eux…. Mais les moins sportifs pourront s’enivrer des charmes de la vallée où se trouvent la majorité des trésors artistiques, architecturaux et religieux du pays. l’agence emploie également des guides népalais pour les sites les plus remarquables. Beaucoup parlent un excellent français et seront trés heureux de vous faire partager leur savoir sur la culture et l’amour de leur pays.

2007. TREK du LANGTANG et LACS de GOSAINKUND. NEPAL.

Fin octobre2007: c’est la troisième fois que nous débarquons à Katmandou. Les deux fois précédentes, nous étions venus ma compagne Maryse et moi, pour fêter le losar, le nouvel an tibétain qui a lieu en février de chaque année. C’était surtout l’occasion de célébrer cette fête avec notre famille tibétaine. En effet depuis quelques années nous parrainons la jeune Tenzin Wangmophotoba1.jpg pour sa scolarité, la famille nous a adopté et nous nous considérons réciproquement comme des membres de la même famille.nepal2007006.jpg

Le Langtang!! Nous en avons rêvé car les récits de treks et ceux de nos amis originaires du lieu nous ont enthousiasmé. N’étant pas des randonneurs très aguerris, nous nous sommes quelque peu entrainés durant le printemps et l’été dans nos montagnes toutes proches: la Chartreuse et l’Oisans.

Nous y voilà!!! Si lors de nos précédents séjours nous étions des groupes assez modestes, cette fois, nous sommes 14 à débouler de la région de Grenoble!!! Le bouche à oreille a si bien marché que dés l’annonce de notre voyage, venaient s’ajouter chaque semaine de nouveaux participants!!!

Accueil à l’aéroport de KTM par notre ami Temba qui nous conduit à nos guest-house pour les uns et chez des familles d’accueils pour les autres. Nous sommes basés à Bodnath, haut lieu de la culture tibétaine dans la banlieue de KTM ,avec son magnifique stupa.(un des plus grand du monde)dscn0899.jpg

Les premiers jours: visite de la vallée de KTM incontournable pour tous, car même ceux qui sont déjà venus ne s’en lassent pas!!!

Puis vient le jour du départ: destination le « Langtang village » puis les lacs sacrés de « Gosainkund »nous sommes 12 a faire le trek. Nous aurons 2 guides et 6 porteurs. Les porteurs qui se chargent souvent au Népal de sacs de 60 voire 80 kg (si, si, nous en avons croisés!!!) ne porteront pas plus de 25 kg soit le sac de deux trekeurs.nepal2007374.jpg

La veille au soir nous faisons la connaissance de nos guides Gyurme et Sonu qui sont venus depuis le village du Langtang pour nous accompagner lors du trajet KTM/ SHIABUBENSY que nous allons faire en bus (130 km environ mais 10 heures de route…) …

mercredi 24 octobre,tôt le matin, nous nous entassons dans le bus, serrés comme des sardines, avec autant de monde sur le toit qu’à l’intérieur!!!nepal2007076.jpg

C’est parti: la route, d’abord goudronnée laisse vite place à une piste qui se dégrade au fur et à mesure de notre montée. Recommandation: ne pas se pencher par la fenêtre: risque de chute… de crachats et de ..pipi! Pause Pipi d’ailleurs: quand les femmes s’accroupissent…les hommes se lèvent (de l’impérial). L’ambiance dans le bus est « toute népalaise » entassés les uns sur les autres il n’y a que sourires et bonne humeur: une de nos copine installée à l’arrière du bus se voit confier un charmant bambin de 18 mois, car le papa est coincé à l’avant debout, dans une position inconfortable. nepal2007082.jpgLe petit s’endort dans les bras de cette étrangère après quelques minutes à peine!!! Arrivé à destination, le garçonnet passe dans les bras de son papa à travers la fenêtre, car ce dernier aurait été bien en peine de traverser le bus bondé pour récupérer sa progéniture!!!

Durant ce trajet, nous pouvons tout à loisir admirer le paysage et porter notre attention sur la population locale… A chaque arrêt, c’est un véritable ravissement de couleurs, les saris des femmes sont tous plus beaux les uns que les autresnepal2007091.jpgnepal2007087.jpgLe bus transporte les familles, les amis, de villages en villages, les achats faits à Kathmandou,  l’agitation est totale: les gens sautent du toit, grimpent sur le toit, les bagages volent de bras en bras, et tout cela avec les rires et les cris des populations hindouistes dans les 40 premiers klm, puis tibétaines.

Arret à l’entrée de Dunche pour prendre nos permis de trek.nepal2007100.jpg

C’est à la tombée de la nuit que nous arrivons enfin à bon port!!nepal2007107.jpg

Jeudi 25 octobre:Après une nuit très confortable dans une guest de « Shiabubensy »(1450m) nous entamons la marche en direction de « Lama hotel ». Première passerelle himalayenne décorée de khatas (écharpe traditionnelle tibétaine servant aux offrandes) et de drapeaux (« wind horse »: chevaux du vent) qui dispersent dans les airs les prières .nepal2007154.jpgNous longeons un « camp de réfugiés tibétains ».

L’ascension se fait dans une magnifique forêt où les rhododendrons géants nous font regretter de n’être pas là en mars-avril lorsqu’ils sont en fleurs! Mais la végétation nous captive tout de même par sa beauté toute « tropicale ».

Les oiseaux et les singes nous accompagnent de leurs chants et de leurs cris, de magnifiques fleurs rouges que dévorent les singes jonchent notre passage.nepal2007257.jpg Accrochés au flan des parois de la « Langtang river » nous apercevons d’énormes essaims d’abeilles, tous nos sens sont en éveil! Nos accompagnateurs sont contents, ils chantonnent tout en marchant et nous abreuvent de commentaires sur la nature environnante.

« Tea time » à l’hotel « Namasté ». (Lorsqu’ils nous sentent fatigués, les porteurs nous disent: »_tea time five minutes » c’est fou ce que ça fait du bien!!!

Nos guides et porteurs ont, durant cette première montée, pris la mesure des capacités du groupe: un guide s’est posté en tête, l’autre ferme la marche. Les porteurs ne laissent jamais plus de 2 mètres entre eux et les femmes du groupe, prêts à les soutenir à la moindre difficulté!!! Ce qui n’est pas si pratique lorsque ces dames ont besoin de s’isoler pour satisfaire à un besoin naturel!!!Mais leur gentillesse est tellement grande que cette proximité est finalement très sympathique.

Arrivés vers 17h à « Rimché »(2455m)Nous passons la nuit au « Moon light guest house » où un petit garçon malicieux nommé Tenzin, je crois, fait la joie des touristes par ses pitreries!

Vendredi 26 octobre: randonnée dans la forêt primaire d’où nous pouvons voir, au travers de magnifiques lianes, un des plus haut sommet de la chaine du Langtang: le Gengko Lirun (6581m).

Pause thé (tea time) à «  River side »(2769m)nepal2007133.jpg artisanat tibétain. Nous croisons des femmes lourdement chargées de cantines en ferraille. nepal2007137.jpgNamasté!!! Bien qu’elles croulent sous leur charge, elles nous manifestent leur plaisir de croiser des européens.

Pause du midi à « Ghoda Tabela » (« là ou il y a des chevaux »),nepal2007136.jpg nous y rencontrons des villageoises en habits traditionnels, et faisons la connaissance de la femme notre guide Sonu.nepal2007143.jpg

Peu avant d’arriver, nous faisons une nouvelle pause des plus agréable: dégustation du yaourt de madame yack (la drie). Amateur de fromage blanc, je n’ai jamais rien dégusté d’aussi bon. Juste avant le village, nous traversons un immense pont suspendu, les éternelles khatas flottant au vent.

nepal2007190.jpg« Langtang village »:A peine sommes nous  installés dans la guest house, que nos guides s’activent en cuisine pour aider la maitresse des lieux à préparer les repas pour le groupe. Cette dame vit seule avec son fils de 11ans et la solidarité ici, est toute naturelle.

Au moment du repas, Bernard, un des membres de notre groupe, ne se sent pas trés en forme, il préfère se retirer dans sa chambre pour se reposer. Il est pourtant de constitution robuste et plutot « gros mangeur ». Nos hôtes lui préparent aussitôt une soupe à l’ail: il accepte de la manger, quelques instants plus tards: il est en pleine forme!!!

Samedi 27 octobre:P’tit déj’ en manches courtes dés 8 heures du mat’ (à plus de 3000m !) Vue sur le « Langtag Lirung ». Puis visite du « Langtang monestery » (guru rimpoche)nepal2007171.jpget du village avec sa boulangerie, sa fromagerie, ses bouses de yacks (qui, collées aux murs sèchent en attendant d’être utilisées comme combustible en hiver).nepal2007222.jpg nepal2007188.jpg

Photos, farniente sur la terrasse…nepal2007160.jpg

Nous évoluons dans le village avec le plus grand ravissement, les autochtones sont charmants, bien sûr nous sommes accompagnés par des gents du lieu, et donc accueillis de façon très naturelle et très simple.

« Dimanche 28 octobre: acclimatation à la haute altitude: montée jusqu’à « Kyangjin gompa » (3900) le long de la rivière, les « murs de mani »,qu’il faut impérativement contourner par la gauche, divisent le sentier.nepal20071981.jpg Sur les pierres qui les composent, entassées depuis des siècles, sont gravés les mantras et les représentations de déités bouddhiques vénérées par les tibétains qui habitent ces montagnes depuis plusieurs générations.

Les enfants des villages quémandent bonbons et stylos « pour aller à l’école »…

La vallée de la « Langtang Khola »(3780m)nepal2007215.jpg est toute en contrastes: sur notre droite, et jusqu’au fond devant nous, c’est une chaine enneigée qui nous surplombe (le Tibet se trouve juste derrière). Légèrement sur la gauche, une « petite » montagne d’aspect minier semble vouloir nous barrer le passage. Celui-ci nous mène, à gauche, jusqu’au monastère qui est situé au pied de la langue du glacier.nepal2007157.jpg

La chaleur est écrasante: nous prenons notre repas à l’intérieur du lodge « Nurling Kyangjin Gumpa ». Visite du monastèrenepal2007228.jpg nepal2007223.jpget de la fromagerie avec ses meules de 10kg.

Sur le retour, nous croisons des femmes qui rentrent des champs, chargées d’énormes meules de foin et de petit bois. « Namasté! » et un sourire accompagné du salut avec les mains jointes.nepal2007189.jpg

Le soir, nous sommes invités: d’abord chez Shonoo pour un thé tibétain.nepal2007234.jpg Devant la porte de la maison adjacente, nous attend Baboo, un de nos porteur, qui est fier de nous présenter le yack que lui a offert l’association à laquelle nous appartenions, quelques mois plus tôt. nepal2007231.jpgLa pièce principale chez Shonoo est bien sombre, noircie par la fumée du foyer, à même le sol, la fumée envahit l’espace car il n’y a pas de cheminée dans les maisons, seuls quelques interstices dans le toit permettent l’évacuation des fumées. Les yeux nous piquent, la gorge nous gratte, c’est avec soulagement que nous sortons prendre un bol d’air frais, mais c’est avec quelques appréhensions que nous nous dirigeons dans le noir le plus complet, jusqu’à l’habitation de Gyurme, où l’on nous attends pour déguster la « boum boum soup » (ail et pomme de terre; très bon pour l’altitude!!!).

 

Lundi 29 octobre: descente vers « Rimche ». Pause à « Ghoda Tabela » dans un lodge différent pour permettre à tout le monde de travailler.

Là nous croisons le chemin de porteurs qui font également une pause: l’un d’entre eux qui ne doit guère dépasser les 1m65 et les 55kg nous montre sa charge: 8 meules de fromage… Un des trekkeurs qui flirte avec le quintal tente de soulever son sac: 80kg!!!! impossible est français (dans le texte!!!). Le jeune porteur ne peut le soulever qu’en le faisant basculer sur son dos depuis le socle de pierres qui sert à reposer les charges sans avoir à les poser à terre!!!…Les rires fusent et les blagues aussi, ici ,toute les occasions sont bonnes pour sympathiser entre marcheurs, la gentillesse des népalais n’a d’égal que la beauté des montagnes qui nous entourent.

Mardi 30 octobre: descente de« Rimché »: Mais pourquoi on descendencore???

Au détour d’un sentier, la « Langtang river » a formé une étrange petite plage de sable fin!!! Nous ne manquons pas de faire les clowns et la photo !nepal2007251.jpg

La pause thé « tea time!!! *dixit nos amis accompagnateurs » nous permet de découvrir un charmant village où sèchent à même le sol, les céréales.nepal2007267.jpg Les les femmes, assises parterre tissent des ceintures multicolores.

Nous reprenons la montée jusqu’à « Thulo Syaphru »(2210m). tout au long du chemin, nous découvrons toutes sortes d’espèces de bambous, des plants de Marie Jeanne, et des cultures en terrasses, dont le cumin.

Le village est magnifique: tout en longueur sur une crête. La soirée sera musicale, en effet Sonu a dégoté un instrument local dont il joue avec talent: le « stouna ».nepal2007311.jpgnepal2007272.jpg c’est une sorte de petite guitare à 4 cordes dont il s’accompagne pour nous entonner des chants traditionnels tibétains et des montagnes du Langtang. Cela tombe bien! Je suis aussi guitariste, et après quelques minutes je peux maitriser l’instrument.

Mercredi 31 octobre:

Levée du soleil sur l’Himalaya: A travers les planches disjointent qui constituent les murs de notre lodge… Il fait grand beau,« Ganesh Himal » nous sourit sur fond de ciel bleu azur…nepal2007280.jpg

Départ pour « Cholongpati »: 1500 mètres de dénivelé.(en montée..)

Nous traversons des étendues de céréales qui sèchent au soleil, partout les cultures en terrasses occupent la moindre parcelle de terrain praticable.

Une rencontre inattendue: « service après-vente pour cocottes minutes » !!! Si, si, ce n’est pas les effets de plantes auxquelles nous n’avons pas touché!!! Un colporteur, se rend de village en village pour proposer les pièces détachées pour la cocotte minute familiale.nepal2007289.jpg

Arrivée au lodge: « Lirung view hotel » (3584m)

Et une bière et une!!!! nepal2007296.jpgPour fêter le bonheur de cette ascension et le paysage qui nous entoure!nepal2007293.jpg

Deux lodges sont accolés en forme de « U ». Nous logeons dans le premier, la dame de la guest d’à coté regarde avec envie les 12 touristes qui viennent d’arriver.. Par soucis d’équité, nous allons acheter plusieurs articles d’artisanat, des bières, du rhum, et des barres de chocolat dans la deuxième… Tout le monde est content!

Surtout nous, car la soirée est festive: nos guides nous montrent quelques pas de danse en accompagnement de leurs chants; nepal2007310.jpgnous leur chantons quelques airs français et leur apprenons comment se dansent le slow et le rock, joués par Jean Gilles à la stouna.nepal2007307.jpg(j’ai appris dans la montée!!!).nepal2007291.jpg

Jeudi 1er novembre: Au petit matin, à cette altitude, une couche de glace recouvre l’eau des bassins extérieurs. Durant la nuit à travers les planches formant les murs, on peut voir le ciel étoilé! Merci les bons duvets!

Départ pour les lacs sacrés de « Gosainkund »(4380)

Tea time à la « Bakery »

Pause céréales et photos au « Mandir »(4165m): de gauche à droite vue panoramique sur le Machhapuchhre; Ganesh Himal en premier plan (7406m) et le Langtang Himal nepal2007341.jpg(on en a fait du chemin!).

Nous franchissons le col à 4600 m pour rejoindre les lacs sacrés de « Gosainkund »: selon la légende c’est le trident de Shiva qui a transpercé le sol de ces montagnes pour y former les lacs.nepal2007333.jpgnepal2007328.jpg

Arrivée à l’ « hotel Lakeside » (4380m)nepal2007331.jpg sous un soleil de plomb, Maryse et Béatrice descendent jusqu’au bord de l’eau pour ramasser des pierres sacrées au bord du lac. nepal2007336.jpgNous, nous restons pour nous reposer, car l’altitude se fait sentir: mon souffle est court et j’ai besoin d’une heure pour retrouver mon état normal. Une de nos copine est vraiment  « dans les pommes » mais se remettra quand même pour la descente. Pourtant l’acclimatation a été bien gérée par nos guides, mais « le mal des montagnes » est totalement imprévisible.

Michel le plus courageux d’entre nous se lance jusqu’au sommet (à prés de 5000m) au dessus des lacs pour profiter d’une vue à 360 degrés.

Huguette et Colette ont eu beaucoup de peine dans cette montée, (le mal des montagnes…) C’est là que nos guides se montrent vraiment « pros»: elles sont encadrées et aidées pour une descente dont elles ne « touchent pas terre » véritablement portées par de jeunes et vigoureux bras qui les encadrent jusqu’à la guest, et tout cela en chansons!!!

Ce soir, personne n’a demandé son reste pour aller se coucher!!!

Ici, le lever du jour à lieu vers 6 heures du matin, et le coucher du soleil vers 18 heures, aprés nos pérégrinations dans les sentiers de montagne, tout le monde est au lit à 19 heures!

Vendredi 2 novembre: 

Départ de« Cholongpati »:  Dernier jours avec nos porteurs. Descente du retour vers « Dunché »: 2000 mètres de dénivellé (aïe! Les genoux!!!).nepal2007344.jpg

A la pause thé nous participons aux révisions scolaires de deux petits qui sont fiers de nous montrer leurs cahiers en piteux état.nepal2007345.jpg

Nous croisons une française qui fait le même trek que nous…Mais en sens inverse…Malgré notre fatigue, nous repartirions bien avec elle!!!Tashi Delek !Bon courage et bon vent!

Soudain à l’autre extrémité d’un pont, nous avons la surprise d’être accueillis par…Deux mitraillettes, leurs militaires… et …un hochement de tête en guise de laisser-passer pour les touristes que nous sommes.

Arrivée à « Dunché » ou le repas est vraiment le bienvenu. C’est aussi le moment de dire au revoir aux porteurs qui vont regagner leur village d’altitude: le Langtang.

Photos de groupe avant la séparation, distribution ds pourboires, et les voilà perchés sur le toit du bus qui les emmènera quelques kilomètres plus loin rejoindre ces magnifiques sentiers.nepal2007350.jpg

Samedi 3 novembre: retour vers KTM en « local bus ». l’état des routes s’est amélioré. Nous profitons une dernière fois du paysage: chaque parcelle de terre est cultivée, le long de la route, dans les caniveaux d’eau claire, sont empilés de beaux navets blancs pour les rincer. A chaque arrêt, dans les villages une multitude de petits vendeurs nous proposent de l’eau, des fruits découpés, des chips.

Ah, la route est bloquée car un autre bus devant nous a crevé: les manœuvres se font par guidage « au tap-tap » : l’assistant du chauffeur descend, et il frappe la carrosserie de rythmes bien précis pour dire: avancer, reculer, à droite, ou à gauche… Les roues sont quasiment dans le vide, tout le monde descend, s’assoit sur ses talons et attend tranquillement sur le bas côté au milieu des chèvres. nepal2007386.jpg

Tout le monde??? Non pas les touristes!!!!

Récit réalisé par: Framboise, Maryse et Jean Gilles. nepal2007214.jpg

Message de Thupten Gyatso – Historique du 10 mars

 

SOULEVEMENT DU PEUPLE TIBETAIN CONTRE L’INVASION CHINOISE

10 MARS 1959 A LHASSA

HISTORIQUE

C’est au cours des années 1949/50 que les troupes chinoises envahissent le territoire tibétain. Le Tibet lance alors un appel à la communauté internationale qui restera lettre morte. Les troupes communistes écrasent une petite armée tibétaine et bombardent le Fort de Tch’amdo où siège le Gouverneur du Kham (en tibétain : Dotchi), Ngabo Ngawang Jigmé qui fut capturé. Le seul occidental présent dans la région, Robert Ford, opérateur de radio au service du gouvernement tibétain, est également arrêté. Il sera relâché après cinq ans d’emprisonnement et de tentatives de lavage de cerveau. Or, le prétexte officiel pour justifier l’intervention militaire chinoise est de « libérer le Tibet du joug des forces impérialistes occidentales présentes au Tibet et de mater les éléments contre-révolutionnaires » dans les populations tibétaines.  Radio Pékin annonce que « Les objectifs de l’Armée de libération populaire, pour 1950, sont de libérer Formose, Hainan et le Tibet des impérialismes américain et anglais ».  Or, au moment de l’entrée des troupes communistes chinoises au Tibet, seuls sept occidentaux, en tout et pour tout, vivaient dans l’ensemble du Tibet et parmi eux pas un seul Américain, ni quiconque qui pourrait prétendre au nom d’impérialiste !!.  Voici la liste de ces Occidentaux :

 

Heinrich Harrer (Autrichien), réfugié au Tibet au cours de la 2ème guerre mondiale, engagé au projet hydroélectrique et à l’élaboration du plan cartographique de Lhassa qui, par ailleurs, quitta le Tibet dès qu’il pressentit la menace réelle d’une invasion chinoise.

Peter Aufschnaiter (Autrichien) réfugié au Tibet au cours de la 2ème guerre mondiale, engagé au projet hydroélectrique à Lhassa

Reginald Fox (Anglais), opérateur de radio engagé par le Gouvernement du Tibet à Lhassa

Robert Ford (Anglais), opérateur de radio engagé par le Gouvernement du Tibet à Tchamdo.

Hugh Richardson (Anglais), ambassadeur à la Mission de l’Inde qui bientôt transféra le pouvoir à un Indien nommé pour le remplacer, l’Inde étant devenue Indépendante depuis août 1947

Geoffroy Bull (Anglais), missionnaire chrétien

Nedbailoff (réfugié Russe), électricien engagé au projet hydroélectrique à Lhassa par le gouvernement du Tibet.

Une fois qu’elle eut occupé la moitié du territoire tibétain et atteint la rive du fleuve de Dzachu (Mékong), la Chine obligea le gouvernement du Tibet à entrer en négociation. 

Seule face à la Chine, une petite délégation tibétaine fut contrainte de signer, en mai 1951, à Pékin, l’infâme « Accord en 17 Points » dans lequel le Tibet fut forcé d’abandonner sa souveraineté. Aujourd’hui, la Chine s’appuie essentiellement sur ce texte pour légitimer sa présence au Tibet. Mais comme nous le verrons, cet accord fut signé dans des conditions pour le moins rocambolesques.

Dès le début de la discussion, la partie chinoise indiqua clairement qu’il était hors de question de discuter sur le « statut du Tibet » mais seulement « les modalités pour son intégration à la mère-patrie ». Les Tibétains n’eurent aucun choix car Li Weihan, l’interlocuteur de Mao Tsétoung, les bien menaça en ces termes : « si vous ne signez pas cet accord, nous donnerons l’ordre à nos troupes (positionnées sur la rive du fleuve Mékong) d’avancer plus vers le Tibet central ». Puisque les émissaires tibétains n’avaient aucun pouvoir de signer quoi que ce soit, ils n’avaient pas amené le sceau du gouvernement du Tibet. Finalement, la Chine se résolut à fabriquer sur place à Pékin, des sceaux-signature, qui furent apposés sur chaque signature manuscrite. Cet accord inique sera dénoncé plus tard par le XIVème Dalaï-Lama qui par ailleurs, l’apprit par Radio Pékin. Il s’ensuivit, pour le Tibet bouddhiste et la Chine communiste, une période de neuf années de coexistence difficile.

Les Tibétains du Nord-Est (province d’Amdo) et de l’Est du Tibet (province du Kham) qui assistèrent les premiers à l’intrusion de l’Armée populaire de libération, fuirent devant la répression chinoise croissante et durent gagner les zones rurales. C’est là qu’une résistance armée s’organisa, laquelle se propagea bientôt dans tout le Tibet. Les provinces de l’Amdo et du Kham furent la scène d’un cycle résistance-répression tristement célèbre dans la mémoire des Tibétains. Il contraignit des milliers de Tibétains à fuir vers le Tibet central et vers Lhassa, relativement plus sûrs. Mais le ressentiment de ces populations, engendré par l’arrogance et la violence avec lesquelles la Chine traitait le gouvernement tibétain, s’abreuva encore des récits de destruction des monastères et de massacres de lamas et de moines que rapportaient les réfugiés venus du Tibet oriental. Bientôt, le mécontentement qui couvait se traduisit par une défiance ouverte à l’égard de la Chine et le rejet de son pouvoir.

En 1958, sous la conduite de Andruk Gonpo Tashi, une armée dite des « résistants volontaires pour la protection du Tibet » ( bstan srung dwang blang dmag) fut créée à Lhokha au sud du Tibet.

Comment peut-on honnêtement parler de la « libération pacifique du Tibet » alors que 40 000 troupes s’activent dans la capitale du Tibet-Lhassa, qui ne comptait que 25 000 habitants ?

Le 10 mars 1959, ce sont des dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui descendent dans les rues de Lhassa pour réclamer l’indépendance du Tibet. Ce mouvement de protestation, porté par une population déjà exaspérée, fut réprimé dans un bain de sang. Selon une estimation chinoise, près de 87 000 Tibétains furent massacrés dans le seul Tibet central. Il fallut un peu plus de trois jours à l’Armée Populaire de Libération pour venir à bout du soulèvement, mais elle ne réussit pas à étouffer le mouvement de résistance qui se répandait dans tout le Tibet.

Le soulèvement du 10 mars et sa répression sans restriction eurent pour conséquence la fuite vers l’Inde du Dalaï-Lama, des membres de son gouvernement et d’environ 80 000 Tibétains. Le gouvernement tibétain en exil, depuis son siège de Dharamsala, petite ville située au nord de l’Inde dans les contreforts de l’Himalaya, a développé, sous la conduite du Dalaï-Lama, une résistance non violente à l’occupation chinoise, résistance qui a donné naissance à un Mouvement pour la liberté du peuple tibétain étendu aujourd’hui à l’échelle mondiale.

Le soulèvement du 10 mars 1959 à Lhassa, fut un événement charnière dans l’histoire de la résistance des femmes tibétaines. En effet, le 12 mars 1959, les femmes tibétaines organisèrent une manifestation nationale contre l’invasion chinoise à Lhassa,  rejoignant les hommes dans leur résistance active. Environ 15000 femmes y participèrent. La répression fut tout aussi massive envers les femmes et marqua le début d’une répression totale. Plusieurs milliers de celles-ci furent arrêtées et, plus particulièrement, les dirigeantes de cette manifestation – Kundéling Kunsang, Galing Shar Choe-la, Pékong Penpa Dolma, Tawutsang Dolkar, Demo Chimé, Tsong Khang Mémé, Kukarshar Kelsang, Risur Yangchen qui furent publiquement exécutées par la suite. Sans oublier le sort réservé aux centaines de femmes tibétaines qui dès 1955, se sont engagées dans la résistance armée contre l’invasion chinoise au Tibet oriental comme le démontrent les témoignages de Ama Adhe et Ani Patchen.

Chronologie détaillée des étapes de l’invasion du Tibet par la Chine :

Afin de mieux comprendre l’histoire de l’invasion du Tibet, nous publions une chronologie détaillée :

1er octobre 1949 : Mao Tsétoung (Mao Zedong) proclame la République populaire de Chine.

1er janvier 1950 : Radio Pékin annonce la prochaine « libération du Tibet ».

2 janvier 1950 : Mao Tsétoung envoie un télégramme depuis Moscou confirmant les responsabilités militaires et administratives de la Région militaire nord-ouest (concerne la partie nord est du Tibet).

Janvier 1950 : Radio Lhassa, opérée par le gouvernement tibétain, relaie pour la première fois des informations en tibétain, en chinois et en anglais (par Reginald Fox).

31 janvier 1950 : Radio Lhassa rejette la revendication de Pékin qui considère le Tibet comme faisant partie de la Chine.

Février 1950 : sous la conduite du ministre Shakabpa, le Tibet envoie une délégation vers la Chine, mais pour des raisons politiques, celle-ci n’a pas pu s’y rendre.

Mai 1950 : premier conflit entre les forces communistes et tibétaines à Denkhog dans la province du Kham.

24 juillet 1950 : 600 cavaliers de l’armée chinoise arrivent à Kyégoudo (Jeykundo) au Tibet oriental.

1er août 1950 : 130 cavaliers de l’armée chinoise partent du Xinjiang et arrivent à Gyertsé dans Ngari (le Tibet occidental).

6 septembre 1950 : le 18ème Corps d’Armée de la Libération populaire chinoise (APL), placé sous le commandement de Zhang Guohuo, arrive à Kardzé (ch. Ganzi, écrit sur cette carte Garzê) au Tibet oriental.

7 octobre 1950 : tandis que la guerre de Corée bat son plein, 40 000 soldats de l’Armée populaire de Libération (APL) franchissent le fleuve Dritchou (Yangtse).

N.B. Tous les documents officiels chinois citent cet événement comme étant la “libération pacifique” du Tibet car, pour la Chine communiste, il s’agit de “libérer le Tibet du joug des forces impérialistes occidentales” et “d’éléments réactionnaires”.

19 octobre 1950 : Ngabo Ngawang Jigmé, le gouverneur du Kham (Do-tchi), capitule face aux troupes communistes. A cette occasion, la Chine annonce “la liquidation de 5 638 ennemis, 180 soldats tués et blessés”.

24 octobre 1950 : L’APL prend le contrôle du chef-lieu du Tibet oriental, Tchamdo (Chamdo) à l’issue de 20 batailles contre l’armée tibétaine.

26 octobre 1950 : l’Inde proteste formellement contre l’invasion du Tibet par des troupes chinoises.

Novembre 1950 : La Chine déclare la constitution du Comité de Libération de Tchamdo.

1er novembre 1950 : le gouvernement tibétain envoie une lettre au régime communiste.

7 novembre 1950 : le Tibet lance un appel à l’ONU.

9 novembre 1950 : Ngabo Ngawang Jigmé, désormais entre les mains de la force de l’APL, envoie un télégramme au Gouvernement du Tibet à Lhassa l’informant de la nécessité d’envoyer des émissaires gouvernementaux tibétains à Pékin pour engager des pourparlers.

10 novembre 1950 : la Chine communiste fait une première déclaration sur le futur statut du Tibet.

17 novembre 1950 : le XIVème Dalaï Lama assume les pleins pouvoirs.

9 décembre 1950 : fuite du Dalaï Lama vers la frontière sikkimaise, à Dromo (Yadrong ou Yatung).

6 février 1951 : Les émissaires tibétains, Thoupten Legmon et Sampho Tenzin Dhondrup arrivent à Tchamdo (Chamdo).

27 février 1951 : Le Gouvernement du Tibet décide d’entrer en négociation avec Pékin.

26 avril 1951 : La délégation tibétaine dirigée par Ngabo Ngawang Jigmé et Sampho Tenzin Dhondrup arrive à Pékin.

23 mai 1951 : accord en 17 points signé à Pékin entre la Chine et le Tibet, dit “Accord entre le Gouvernement central de la Chine et le gouvernement local du Tibet sur les mesures pour la libération pacifique du Tibet”.

N.B. Accord signé sous la menace d’une invasion du Tibet central et par des délégués qui n’avaient pas l’autorité du gouvernement du Tibet. Par ailleurs, le sceau-signature des délégués tibétains a été fabriqué sur place à Pékin. Accord accepté par un télégramme du Dalaï Lama à Mao Tsétoung en septembre 1951 ; dénoncé en avril 1959 par le Dalaï Lama à Tezpur (Assam), Inde.

27 mai 1951 : Radio Pékin annonce la signature de l’Accord en 17 Points.

29 juin 1951 : 280 soldats supplémentaires partent rejoindre les forces APL déjà arrivées à Gyertsé et se dirigent vers Pourang au Tibet occidental.

1 juillet 1951 : le 18ème corps de l’armée chinoise quitte Kardzé (Garzê) à destination de Tchamdo (Chamdo)

16 juillet 1951 : Routhok au Tibet occidental est “libéré” par l’APL.

8 août 1951 : le Général chinois Chang Chin Wu arrive à Lhassa après avoir rencontré le Dalai Lama à Dromo (Yatung ou Yadrong) le 14 juillet 1951.

17 août 1951 : retour du Dalaï Lama à Lhassa.

22 août 1951 : l’armée chinoise de la région Nord-Ouest quitte l’Amdo à destination de Lhassa.

28 août 1951 : le 18ème corps d’armée sous le commandement de Zhang Gouhuo et Tan Kua Sen, quitte Tchamdo à destination de Lhassa.

9 septembre 1951 : plusieurs milliers de soldats de l’APL entrent à Lhassa.

15 nov. 1951 : L’armée chinoise arrive à Gyeltsé et à Shigatsé au Tibet central.

1 décembre 1951 : L’armée de la région Nord-Ouest arrive à Lhassa.

10 février 1952 : création par la Chine de la Région militaire du Tibet.

11 mars 1952 : premier soulèvement à Lhassa des Tibétains contre la présence chinoise.

27 avril 1952 : sous pression chinoise, deux Premier ministres tibétains, Lukhangwa et Lobsang Tashi ont été congédiés.

6 septembre 1953 : dissolution du Ministère des affaires étrangères du Tibet ( bod gzhung phyi rgyal las khungs) et sa fusion avec les Affaires étrangères de la Chine populaire.

29 avril 1954 : « Accord de Cinq Principes » ou Pancha Sheel entre l’Inde et la Chine signé à Pékin, par lequel le Tibet est reconnu comme une région de la Chine. L’Inde cède ainsi tous les droits extra-territoriaux et privilèges qu’elle a hérités de la puissance coloniale britannique. La Mission de l’Inde à Lhassa devient simplement « Consulat général ».

N.B. Accord signé sans consultation avec le Tibet. Le Premier ministre indien Nehru a naïvement cru qu’en signant cet accord, la Chine accepterait les délimitations frontalières entre la Chine (c’est-à-dire le Tibet désormais considéré comme une région chinoise) et l’Inde, ce qui assurerait la paix entre les deux géants de l’Asie.

1954 : la Chine se donne une nouvelle Constitution qui exclut tout droit de sécession des régions autonomes. Un article précise que la Chine accorde une « Autonomie régionale », mais que « les Régions autonomes » font partie intégrante de la République populaire de Chine.

N.B. Or en 1931, la Constitution de la République soviétique de Jiangxi du mouvement communiste accordait le droit aux régions autonomes de se séparer de la République populaire pour devenir des pays indépendants.

15 décembre 1954 : ouverture de la route Qinghaï-Tibet jusqu’à Lhassa.

1954-1955 : voyage officiel du Dalaï Lama en Chine.

9 mars 1955 : à Pékin, la Chine lance le Comité préparatoire pour la « Région autonome du Tibet » (CPRAT).

Début 1956 : généralisation des révoltes des Tibétains de la région orientale du Kham contre l’instauration de communes populaires et les attaques contre le clergé.

22 avril 1956 : à Lhassa, en présence de Chen Yi, le CPRAT est officiellement inauguré.

1956 : accord commercial signé par la Chine avec le Népal. L’article 3 de cet accord stipule que « Tous les traités et documents existant entre le Népal et la Chine y compris ceux entre le Népal et la Région du Tibet de la Chine sont abrogés ».

N.B. L’accord népalo-tibétain de 1856 par lequel le Népal jouissait de droits privilégiés est rendu caduc. La Mission du Népal à Lhassa est désormais rétrogradée au statut d’un « Consulat ».

Novembre 1956 : le Dalaï Lama se rend en Inde pour célébrer le 2 500ème anniversaire du Bouddha Shakyamouni.

1956 : soutien de la CIA aux Tibétains dans l’optique de la lutte de l’Amérique contre le communisme.

21 mars 1957 : organisation de la résistance armée tibétaine. Un premier groupe de 6 Tibétains a pu gagner l’île Pacifique de Sa‘pan pour être entraîné par la CIA.

16 juin 1958 : formation de Chushi Gangdruk (littér. « Quatre rivières et Six montagnes » qui décrit la géographie de deux provinces orientales du Tibet – Amdo et Kham) à Chagtsa Drigouthang dans le district de Lhokha, conduite par Andruk Gonpo Tashi et d’autres dirigeants du Tibet oriental pour mener une résistance armée contre l’invasion chinoise.

10 mars 1959 : soulèvement populaire des Tibétains contre l’invasion chinoise à Lhassa.

12 mars 1959 : soulèvement des femmes tibétaines à Lhassa contre l’invasion chinoise du Tibet : plus de 15 000 femmes y participent. Leurs chefs ont été arrêtés et exécutés publiquement par les forces chinoises.

16 mars 1959 : fuite en Inde du Dalaï Lama.

23 mars 1959 : l’armée chinoise hisse, pour la première fois, le drapeau aux cinq étoiles de la Chine populaire sur le fronton du Palais de Potala.

28 mars 1959 : Zhou Enlaï annonce la dissolution du Gouvernement « local » du Tibet.

1er avril 1959 : le Dalaï Lama et son entourage arrivent au poste frontalier de Tchou Tr’angmo (Chudrangmo) et sont accueillis en Inde.

N.B. Tous les documents chinois réfèrent ces événements comme l’arrivée de la “réforme démocratique”.

15 juillet 1959 : tous les billets de banque (sang) et monnaie (tamka) du Tibet ont été remplacés par la devise chinoise Renminbi.

Mars 1964 : le 10ème Panchen Lama est arrêté à Lhassa après avoir apporté son soutien public au Dalaï Lama.

Août 1964 : à Lhassa, plus de 10 000 étudiants tibétains organisent une manifestation contre la politique chinoise.

1965 : découpage administratif arbitraire du Tibet.

1er septembre 1965 : création de la “Région autonome du Tibet” (RAT) qui comprend le Tibet central et occidental, alors que les provinces du Kham et de l’Amdo sont définitivement incluses dans les provinces chinoises du Sichuan, Qinghai, Gansu et Yunnan.

COMMEMORATION DU SOULEVEMENT

Chaque année, où qu’ils soient, les Tibétains commémorent le 10 mars, pour qu’eux-mêmes se souviennent et pour rappeler au monde que ceux qui sont morts pour la cause de la liberté ne sont pas morts en vain, que leur mort est un sacrifice juste et noble, consenti pour que puisse renaître un Tibet libre.

En France, comme chaque année, une manifestation commémorative nationale du 10 Mars 1959 est organisée à Paris tandis que dans plusieurs villes de provinces, des manifestations commémoratives sont organisées par des réseaux des associations et groupes de soutien au peuple tibétain. Pour plus de détails, à consulter ces sites  : www.tibet-info.net ou www.tibetan.fr.

ACTION « DRAPEAU POUR LE TIBET »

Depuis 1996, plusieurs communes en France et en Europe, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet autour du 10 mars pour manifester leur solidarité envers le peuple tibétain et ainsi soutenir la lutte non-violente de Sa Sainteté le Dalaï Lama dans sa recherche de solution négociée avec la Chine pour résoudre durablement le problème du Tibet.

C’est ainsi qu’en France, près de 500 communes arborent une fois par an le drapeau du Tibet et plus de 300 communes ont décidé de le hisser de façon permanente. Ces actions ont pris de l’ampleur et depuis, sont suivies dans de nombreux pays européens. Émues par les répressions brutales des forces chinoises contre les manifestants tibétains au cours du printemps 2008, plusieurs centaines de mairies se sont déclarées solidaires de cette action. Par ailleurs, près de 400 mairies ont hissé les couleurs du Tibet lors des JO de Pékin.

Pour la première fois, le 10 mars 2006, la Ville de Paris et le Conseil régional d’Ile-de-France, ont décidé de hisser le drapeau du Tibet dans le cadre d’une cérémonie officielle afin de montrer leur solidarité au peuple tibétain.

Depuis 1991, plus de 200 communes dans l’Hexagone ont également décidé de parrainer un ou plusieurs prisonniers d’opinion tibétains détenus par les autorités chinoises.

Cette action bénéficie d’un grand écho sur le plan national et international. La Chine demeure très sensible à cette marque de soutien manifesté par les élus représentant les populations d’un pays dont la devise est « Liberté, Égalité, Fraternité ». Ces actions comptent beaucoup dans la poursuite du dialogue initié par Sa Sainteté le Dalaï-lama qui, plus que jamais, est déterminé à poursuivre le combat pour son peuple en s’appuyant sur les valeurs de la démocratie, de la justice et de la liberté. Il est également important de se rappeler que le peuple tibétain, dans sa très grande majorité, mène une résistance active de non-violence et ce dans des conditions extrêmement contraignantes que vous connaissez tous.

Aujourd’hui au Tibet, hisser ce drapeau est considéré par les autorités chinoises comme un acte “séparatiste ” portant atteinte à la “ sécurité de l’État ”. De ce fait, cela reste puni d’une peine très sévère ! C’est pourquoi l’acquisition d’un drapeau tibétain dans notre monde libre, constitue un acte hautement symbolique et représente votre soutien indéfectible au combat non violent que mène le peuple tibétain depuis 1950 face aux répressions des autorités chinoises.

Quelques références bibliographiques :

Au loin la liberté Ed. Fayard. Autobiographie du dalaï lama

Tibet Rouge, capturé par l’armée chinoise au Kham Ed. Olizane. Récit de et par Robert Ford.

Le feu sous la neige Ed. Actes Sud Récit autobiographique de Palden Gyatso qui a survécu 32 ans de camps de concentration et de tortures pour son engagement politique.

Ama Adhe, Voix de la mémoire. Ed. Dangles. Récit d’Ama Adhe qui a survécu 27 ans de camp de concentration et de torture pour avoir assisté son époux qui menait dès 1955 des résistances armées dans la région du Kham contre l’armée chinoise.

Et que rien ne te fasse peur. Ed. Nil. Récit de Ani Patchen qui a survécu 22 ans de camps de concentration et de torture pour avoir mené des résistances contre l’armée chinoise.

La tragédie du Tibet Ed. La Martinière. Récit sur l’histoire du Tibet contemporain par Kim Yeshi assortie des images inédites d’une grande valeur historique.

SOURCE : Bureau du Tibet, Paris.

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