les diaporamas de Roger: treks au Népal.Quelle ambiance!

Vendredi 10 mars nous étions quelques 50 personnes à nous retrouver à Vif à l’occasion d’un diaporama présenté par notre ami Roger D.

En octobre 2016, il enchainait avec son ami Serge le trek du Langtang/gosainkuda et le tour du Manaslu. Les images qu’il nous a offert nous ont tous fait vibrer par leur beauté et par leur authenticité.

Certains reconnaissaient les sites et les personnes, tandis que les autres se projetaient dans leur prochain séjour; car cette réunion avait pour but de réunir les futurs voyageurs et ceux qui ont déjà avec TPH, parcouru les sentiers Népalais afin de faire profiter au plus grand nombre des expériences de chacun.

Les discussions se sont poursuivies autour d’un apéro et d’un repas partagé dans une ambiance chaleureuse d’où émanaient récits et projets de voyages lointains, amitié et partage, humour et simplicité…

Merci à toutes et tous d’avoir été là, et… « A refaire! »…

Namasté

Jean Gilles

(dsl. Une seule photo… on étaient trop occupés!)IMG_1589

 

La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda Octobre 2016

   La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda

Octobre 2016

En Octobre 2014, avec un groupe de 12 amis nous avons fait le tour des Annapurnas ,  malgré la tempête de neige que nous avons subi au Col de Thorong La Pass (5416m). Comme l’ensemble du groupe je suis rentré enthousiasmé et émerveillé  par les paysages du ce pays et par cette population aussi généreuse qu’altruiste malgré tous les problème qu’ils rencontrent.

 

Pour cette année 2016, je suis retourné au Népal du 10 au 28 Octobre avec entre autre  comme objectif d’aller dans la vallée du Langtang fortement touchée par le tremblement de terre d’ Avril 2015. Avec un groupe de 8 personnes (Gérald, Marie Christine, Didier , Pascale, Marie Noelle, Joel, Serge et Roger ), avec comme guides Nima et Lapka (neveux de Temba) et comme porteur ( Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa)  nous sommes partis de Katmandou le 12 Octobre pour THYAPHU BESI ( 1460m ) départ du trek après 8 heure de 4×4 .

 

Le 13 Octobre SHYAPHRU BESI  ( 1460m ) è LAMA HOTEL ( 2420 m )

Départ ce matin à 7h30, beau temps pour cette première journée avec une montée progressive en longeant la rivière Langtang  Khola dans un univers forestier. La vallée est très étroite avec de nombreux passages de marches en pierre et une chaleur moite.P1050491

Déjeuner à Bambou, là nous constatons de nombreux glissements de terrain dus au tremblement de terre. Vers 15h00 arrivée à LAMA HOTEL, regroupement de guest house, pas d’électricité mais nous sommes bien installés.Les trekkeurs de TPH Langtang 0ctobre 2016 1             DSCN3632fichier mov

Dénivelé positif 1260 m

Le 14 Octobre LAMA HOTEL (2460m )  è LANGTANG VILLAGE ( 3860m )  

Nous suivons le lit de la rivière glaciaire sur un sentier agréable, encore un peu de foret et nous commençons à apercevoir le Lantang Lirung  ( 7227 m ) et ses neiges éternelles. La vallée s’élargit et nous commençons à ressentir une forte émotion à mesure que nous approchons de LANGTANG VILLAGE. Les premiers prémices de l’avalanche qui a rasé le village sont tous ces arbres couchés suite au souffle ravageur. Puis les premières maisons dont celle de Gurmey ( frère de Temba ) balayée par le souffle alors que nous sommes encore loin du village.DSC_2456

A l’approche du village, nous sommes face à une masse de rochers et de pierres sur toute la largeur de la vallée, des drapeaux de prières sont plantés à l’emplacement des personnes disparues, et nous traversons l’avalanche dans le silence et le recueillement. Une fois installés à la guest house, Nima nous fait visiter le village en reconstruction et nous nous recueillons devant le mémorial (173 morts du Langtang et une cinquantaine de trekkeurs dont 7 français.      langtang Village

Dénivelé positif 1100 m

Le 15 Octobre LANTANG VILLAGE ( 3860 m ) è KIANJIN GUMPA ( 3870 m )

Départ vers 7h00, belle journée de trek à travers les pâturages de haute altitude, de nombreux murs de prières et les premiers troupeaux de yacks nous annoncent le dernier village de la vallée du Lantang,  Kianjing Gumpa à 3870 m d’altitude.

Une passerelle himalayenne récente nous permet d’atteindre le village vers 11h00, avec une vue éblouissante sur les  sommets environnants limitrophes du Tibet, et ses maisons très colorés dont celle de Nima qui se trouve à l’entrée du village.

Nous sommes accueillis par l’oncle de Nima P1050358et nous inaugurons  cette belle  guest house colorée ( vert clair ) qui comporte 12 chambres très bien aménagées, des douches avec l’eau chaude fournie par un chauffe eau solaire.Guest house Nima 9

Pour l’instant l’électricité est fournie par des batteries solaires et au printemps 2017, une centrale hydraulique sera aménagée par une ONG Anglaise.

Après un bon repas, Marie Christine, Pascale et Serge se reposent et visitent le village, pour les autres Nima nous propose de monter sur un belvédère dominant le village à 4350m ou flottent au vent des drapeaux de prières Tibétain et vue magnifique sur les glaciers environnant.Kianjing Gumba vue d'en haut

En fin d’après midi visite du monastère du 15 em siècle très endommagé et de la fromagerie (dégustation de fromage de femelle du Yack ), et le soir au repas autour du poêle car il fait froid Nima nous propose sa tartiflette au fromage de nack .

Dénivelé positif : le matin 480m ; l’après midi  550 m

 

Le 16 Octobre KIANJIM GUMPA ( 3870 m)  journée d’acclimatationKianjing Gumba

Marie Christine, Pascale et Serge font la rando qui nous avons fait la veille. Pour nous lever à 5h00 et départ à 5h45 en direction du Tsergo Ri ( 4984m ). Il fait beau et froid avec un panorama éblouissant sur le Lantang Lirung et toute la chaine du Yabra Himal. Nous nous arrêtons à 4700 m altitude record pour Didier.

Retour au village vers 11h00, nous en profitons pour rendre visite à Sangay son épouse et ces deux fils, ils nous accueillent chaleureusement dans leur guest house de quatre chambres. L’après midi promenade dans le village et ses alentours.guest house de Sangay

Dénivelé positif  750 m

 

Le 17 Octobre KIANJING GUMPA ( 3870m )  è LAMA HOTEL ( 2440m )

Retour sur nos pas pour rejoindre LAMA HOTEL, en passant devant la maison de GURMEY  je reste un moment pour me recueillir.

Dénivelé négatif  1500 m

Le 18 Octobre LAMA HOTEL ( 2440 m )  è THULO SHYAPRU ( 2250 m )

On continu la descente jusqu’à BAMBOU ( 1740 m ) puis nous changeons de vallée pour remonter sur THULO SYAPRU avec un paysage forestier dans un premier temps puis des terrasses cultivées avec de nombreuses habitations dispersées.

THULO SHYUPRU est un petit village qui a souffert du tremblement de terre (maisons, école et monastère), mais nous sommes très bien installés.

Dénivelé négatif   950m

Dénivelé positif   720m

Le 19 Octobre THULO SYAPRU ( 2250 m )  è CHYOLONPATI ( 3650 m )  

Départ à 7h30, le trekking s’élève dans un premier temps en douceur à travers des forets de chênes, le temps est couvert avec un  peu de brouillard  voir pluvieux.

Vers midi nous nous arrêtons pour un bon repas, nous sommes contents  d’être à l’abri car une belle averse se produit.

L’après midi, le sentier s’élève rapidement avec une forte pente avant d’atteindre CHYOLOLNGPATI à 3650 m qui est un charmant village. Le groupe marchant bien nous sommes surpris d’être arrivé, car nous pensions qu’ils nous restaient encore du dénivelé à faire.

Installation dans la guest house, il fait froid autant dehors que dans les chambres.

Du village nous avons une très belle vue panoramique sur les sommets qui nous entourent.

Dénivelé positif   1360 m

Le 20 Octobre  CHYOLONGPATI ( 3650 m )  è Lacs sacrés de GOSAINKUND (4380 m)

Après un nuit bien froide et un peu agitée ( trekkeurs un peu bruyant ) mais au chaud dans le duvet et sous la couverture, nous partons vers 7h30 sous un temps couvert, froid et avec du brouillard.

Nous arrivons aux lacs vers 11h00, et pendant un moment le brouillard se lève nous permettant de voir les deux premiers lacs ( il y en a 17 ). Ces lacs sont sacrés pour les Hindous adorateurs de Shiva mais aussi pour les Tibétains. Plusieurs de nos porteurs ont priés tout au long de la montée.

En redescendant, le brouillard s’étant levé, nous avons pu admirer la vallée et ses sommets.

Dénivelé positif   1000 m

Dénivelé  négatif  1000m

Le 21 Octobre CHYONGPATI  ( 3650 m ) è  DUNCHE (1970 m)

Ce matin, le ciel est très clair, il a gelé et le panorama est magnifique.

Nous partons vers 7h30 pour une longue descente, assez rapidement nous retrouvons le massif forestier, la température remonte rapidement, nous traversons de nouveau des petits villages pittoresques, très colorés et pas atteints par le tremblement de terre.

L’arrivée à DUNCHE nous surprend car c’est le retour à la civilisation ( bruit, klaxon des camions et motos et présence humaine plus importante ), ainsi qu’ électricité et WIFI, pendant tout le trek nous nous en étions bien passé.

Dénivelé négatif  1650 m

Dénivelé positif  150 m

Le 22 Octobre  DUNCHE   è KATMANDOU

Ce fut une journée mémorable, car le retour en 4×4 fut très long avec plus de 80% de piste car un des chauffeurs à voulu prendre une route en construction qui s’est avérée  très chaotique. L’aspect positif et que nous avons pu observer des paysages particuliers et une vie rurale à l’état authentique

A partir du 23 Octobre, le groupe s’est scindé, avec le retour en France de Marie Noelle et de Joel, Serge et Roger avec 2 amis sont restés au Népal pour effectuer  le  trek du Tour du Manaslu, quant à nous (Gérald, Marie Christine, Didier et Pascale), nous sommes restés jusqu’au 28 Octobre pour visiter les alentours de KATMANDOU.

Merci à TEMBA, à son épouse qui nous ont  accueillis chaleureusement  au Népal et chez eux pour un repas excellent  typiquement Tibétain.

Merci à Nima et Lapka ainsi qu’à Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa.

Une pensée aussi pour GURMEY

Merci à Jean Gilles et Maryse et TPH pour ce beau voyage.

Gerald Gabert

 

  La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda  Octobre 2016 t

Voyage au Népal 2016

  En ce début octobre 2016, nous voilà repartis pour notre cher Népal! C’est notre 8ème visite mais c’est toujours avec beaucoup de joie que nous débarquons à l’aéroport Tribhuvan à Kathmandu.

Nous serons bientôt rejoins par huit de nos amis qui iront randonner dans le Langtang, puis par Framboise qui comme chaque année devient Népalaise pour quelques semaines.

Bien sûr l’accueil est particulièrement chargé en émotions: c’est la première fois que nous pouvons serrer dans nos bras Temba et Jyanghjul son épouse depuis l’horrible drame de 2015.

Nous avons décidé Maryse et moi de rester dans la vallée cette année. Nous avons tellement d’amis à visiter et tellement d’achats divers à faire pour l’asso que nous n’aurons pas le temps de nous ennuyer. Nous avons apporté des lunettes de vue et de soleil!IMG_1248 Distribué des vêtements et chaussures! Et… Fêté Dashain! Embrassé notre famille Tibétaine réfugiée!DSC_0099 Donné quelques roupies aux mendiants et au petit cireur de chaussures qui sont devenus des « pots »!IMG_1230IMG_1293 flâné dans le quartier de Baudha et fait maintes khora autour du stupa! IMG_1088 Salué nos amis et revu les commerçants que nous retrouvons toujours avec le même plaisir!… Sans oublier bien sûr de déguster une bonne « Gorkha » ou une « Evrest » en terrasse!… IMG_1096

Et puis, peut-être était-ce trop tôt pour nous de retourner sur les lieux, là-haut…

Dès notre arrivée, nous sommes surpris de constater que les traces du séisme sont relativement peu frappantes. A Kathmandu, les édifices qui ont été détruits étaient les plus fragiles, faits de briques chichement assemblées par de la terre avec très peu ou pas du tout de ciment…Bien sûr c’est les demeures les plus modestes qui ont le plus souffert et les plus pauvres de leurs habitants… Le long d’une grande avenue qui conduit de Kat à Boudhanath sont encore aujourd’hui installés quelque 1000 réfugiés sous des tentes et abris de fortune. Ils viennent des quartiers pauvres et des villages sinistrés. Le gouvernement? …Nous avons entendu quelqu’un qui disait très sérieusement qu’ils auraient de l’aide s’ils faisaient un projet!!!…

Les sites prestigieux n’ont pas échappé aux secousses, mais la plupart des édifices sont debout. Certains ont été étayés et le seront peut-être encore longtemps.DSC_0147 DSC_0148 D’autres sont intacts et les touristes sont plus que les bienvenus! En 2015, la fréquentation était réduite à néant à cause du séisme et du blocus infligé comme une double peine par l’Inde. DSC_0064 DSC_0058 DSC_0070Heureusement les choses se sont arrangées et les touristes sont de nouveaux au rendez-vous. Pas encore assez nombreux pour l’économie et les dizaines de petits boulots qu’ils génèrent nous disent les Népalais.IMG_1241

Nous retrouvons la « Ti-Sé guesthouse » de Baudha (prononcez: « baaoda ») avec un réel plaisir. Temba a reservé pour nous une chambre avec un petit balcon d’où nous pouvons voir le stupa, et très pratique pour nos petites lessives quotidiennes. Mais oui nous recevons internet par WiFi! Ceux de nos amis qui nous suivent sur face book le savent car ils ont pu liker nos photos et suivre notre périple en direct.

Les trekkeurs sont arrivés! Temba manage son agence avec autant d’efficacité qu’avant le drame de 2015  et surtout malgré toute sa peine…DSC_0142DSC_0140Accueil, réception à l’hôtel, présentation de l’équipe: Nima sera le guide désormais. Il a déjà à son actif plusieurs treks comme porteur et guide: Everest, Annapurna tour, Tamang Héritage, Langtang bien sûr dont il est originaire.

Nima l’héritier de la famille, a construit une nouvelle guest-house à Kyangin Gumpa. Le Comité de Management et de Reconstruction pour le Langtang (CLMR) a réparti les dons de toutes les associations, le Langtang revit c’est ce que nous espérions tant!

D’autres ont reconstruit un hébergement pour trekkeurs juste au dessus du village du Langtang d’origine: ce sont des guest-houses provisoires, mais pour combien de temps?…

TPH a participé à auteur de 65 000 € à cet effort:  nous pouvons témoigner ici des remerciements de toutes les familles concernées par nos actions: aujourd’hui 45 à 50 maisons ou guest-houses sont reconstruites: la moitié d’entre elles avec des normes « anti-sismiques » (bien qu’elles n’existent pas au Népal… c’est à dire avec + de Béton et + de féraillage et un peu de « savoir- faire »).

Kyangjin Gumpa devient désormais LE rendez-vous des locaux car les trekkeurs veulent un hébergement correct: jusqu’alors seuls quelques uns y vivaient durant la rude saison hivernale, il semble que nombre de familles aient décidé de subir les frimas pour accepter ce nouveau challenge: accueillir les touristes/trekkeurs en toute saison.

Nos amis randonneurs qui ont eu le bonheur de parcourir le Langtang en ce mois d’octobre 2016 nous ont rapporté de fabuleux témoignages et de belles photos: cela est l’objet d’un récit que vous trouverez plus loin dans les articles et dans le pages de ce blog.

En ce qui nous concerne Maryse et moi, nous sommes allés embrasser ceux qui nous sont chersDSC_0083 DSC_0097, nous avons flâné comme…pas souvent,… rêvé comme au Népal,… aimé comme toujours…Évoqué: les amis… Médité pas beaucoup,… mais juste assez pour nous poser sur cette Terre pleine de sourires et de beaux regards, de gens simples et gentils, tout simplement gentils, certains pauvres et d’autres riches, mais de quoi?…

 Allez au Népal! allez-y rencontrer des gens qui vous diront: « NAMASTE »  Et vous vous entendrez leur répondre: « Je salue la divinité qui est en toi: NAMASTE! »

 Jean Gilles

Trek vallée du Langtang/Lacs de Gosainkund 2016

   La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda

Octobre 2016

En Octobre 2014, avec un groupe de 12 amis nous avons fait le tour des Annapurnas ,  malgré la tempête de neige que nous avons subi au Col de Thorong La Pass (5416m). Comme l’ensemble du groupe je suis rentré enthousiasmé et émerveillé  par les paysages du ce pays et par cette population aussi généreuse qu’altruiste malgré tous les problème qu’ils rencontrent.

 

Pour cette année 2016, je suis retourné au Népal du 10 au 28 Octobre avec entre autre  comme objectif d’aller dans la vallée du Langtang fortement touchée par le tremblement de terre d’ Avril 2015. Avec un groupe de 8 personnes (Gérald, Marie Christine, Didier , Pascale, Marie Noelle, Joel, Serge et Roger ), avec comme guides Nima et Lapka (neveux de Temba) et comme porteur ( Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa)  nous sommes partis de Katmandou le 12 Octobre pour THYAPHU BESI ( 1460m ) départ du trek après 8 heure de 4×4 .

 

Le 13 Octobre SHYAPHRU BESI  ( 1460m ) è LAMA HOTEL ( 2420 m )

Départ ce matin à 7h30, beau temps pour cette première journée avec une montée progressive en longeant la rivière Langtang  Khola dans un univers forestier. La vallée est très étroite avec de nombreux passages de marches en pierre et une chaleur moite.P1050491

Déjeuner à Bambou, là nous constatons de nombreux glissements de terrain dus au tremblement de terre. Vers 15h00 arrivée à LAMA HOTEL, regroupement de guest house, pas d’électricité mais nous sommes bien installés.Les trekkeurs de TPH Langtang 0ctobre 2016 1             DSCN3632fichier mov

Dénivelé positif 1260 m

Le 14 Octobre LAMA HOTEL (2460m )  è LANGTANG VILLAGE ( 3860m )  

Nous suivons le lit de la rivière glaciaire sur un sentier agréable, encore un peu de foret et nous commençons à apercevoir le Lantang Lirung  ( 7227 m ) et ses neiges éternelles. La vallée s’élargit et nous commençons à ressentir une forte émotion à mesure que nous approchons de LANGTANG VILLAGE. Les premiers prémices de l’avalanche qui a rasé le village sont tous ces arbres couchés suite au souffle ravageur. Puis les premières maisons dont celle de Gurmey ( frère de Temba ) balayée par le souffle alors que nous sommes encore loin du village.DSC_2456

A l’approche du village, nous sommes face à une masse de rochers et de pierres sur toute la largeur de la vallée, des drapeaux de prières sont plantés à l’emplacement des personnes disparues, et nous traversons l’avalanche dans le silence et le recueillement. Une fois installés à la guest house, Nima nous fait visiter le village en reconstruction et nous nous recueillons devant le mémorial (173 morts du Langtang et une cinquantaine de trekkeurs dont 7 français.      langtang Village

Dénivelé positif 1100 m

Le 15 Octobre LANTANG VILLAGE ( 3860 m ) è KIANJIN GUMPA ( 3870 m )

Départ vers 7h00, belle journée de trek à travers les pâturages de haute altitude, de nombreux murs de prières et les premiers troupeaux de yacks nous annoncent le dernier village de la vallée du Lantang,  Kianjing Gumpa à 3870 m d’altitude.

Une passerelle himalayenne récente nous permet d’atteindre le village vers 11h00, avec une vue éblouissante sur les  sommets environnants limitrophes du Tibet, et ses maisons très colorés dont celle de Nima qui se trouve à l’entrée du village.

Nous sommes accueillis par l’oncle de Nima P1050358et nous inaugurons  cette belle  guest house colorée ( vert clair ) qui comporte 12 chambres très bien aménagées, des douches avec l’eau chaude fournie par un chauffe eau solaire.Guest house Nima 9

Pour l’instant l’électricité est fournie par des batteries solaires et au printemps 2017, une centrale hydraulique sera aménagée par une ONG Anglaise.

Après un bon repas, Marie Christine, Pascale et Serge se reposent et visitent le village, pour les autres Nima nous propose de monter sur un belvédère dominant le village à 4350m ou flottent au vent des drapeaux de prières Tibétain et vue magnifique sur les glaciers environnant.Kianjing Gumba vue d'en haut

En fin d’après midi visite du monastère du 15 em siècle très endommagé et de la fromagerie (dégustation de fromage de femelle du Yack ), et le soir au repas autour du poêle car il fait froid Nima nous propose sa tartiflette au fromage de nack .

Dénivelé positif : le matin 480m ; l’après midi  550 m

 

Le 16 Octobre KIANJIM GUMPA ( 3870 m)  journée d’acclimatationKianjing Gumba

Marie Christine, Pascale et Serge font la rando qui nous avons fait la veille. Pour nous lever à 5h00 et départ à 5h45 en direction du Tsergo Ri ( 4984m ). Il fait beau et froid avec un panorama éblouissant sur le Lantang Lirung et toute la chaine du Yabra Himal. Nous nous arrêtons à 4700 m altitude record pour Didier.

Retour au village vers 11h00, nous en profitons pour rendre visite à Sangay son épouse et ces deux fils, ils nous accueillent chaleureusement dans leur guest house de quatre chambres. L’après midi promenade dans le village et ses alentours.guest house de Sangay

Dénivelé positif  750 m

 

Le 17 Octobre KIANJING GUMPA ( 3870m )  è LAMA HOTEL ( 2440m )

Retour sur nos pas pour rejoindre LAMA HOTEL, en passant devant la maison de GURMEY  je reste un moment pour me recueillir.

Dénivelé négatif  1500 m

Le 18 Octobre LAMA HOTEL ( 2440 m )  è THULO SHYAPRU ( 2250 m )

On continu la descente jusqu’à BAMBOU ( 1740 m ) puis nous changeons de vallée pour remonter sur THULO SYAPRU avec un paysage forestier dans un premier temps puis des terrasses cultivées avec de nombreuses habitations dispersées.

THULO SHYUPRU est un petit village qui a souffert du tremblement de terre (maisons, école et monastère), mais nous sommes très bien installés.

Dénivelé négatif   950m

Dénivelé positif   720m

Le 19 Octobre THULO SYAPRU ( 2250 m )  è CHYOLONPATI ( 3650 m )  

Départ à 7h30, le trekking s’élève dans un premier temps en douceur à travers des forets de chênes, le temps est couvert avec un  peu de brouillard  voir pluvieux.

Vers midi nous nous arrêtons pour un bon repas, nous sommes contents  d’être à l’abri car une belle averse se produit.

L’après midi, le sentier s’élève rapidement avec une forte pente avant d’atteindre CHYOLOLNGPATI à 3650 m qui est un charmant village. Le groupe marchant bien nous sommes surpris d’être arrivé, car nous pensions qu’ils nous restaient encore du dénivelé à faire.

Installation dans la guest house, il fait froid autant dehors que dans les chambres.

Du village nous avons une très belle vue panoramique sur les sommets qui nous entourent.

Dénivelé positif   1360 m

Le 20 Octobre  CHYOLONGPATI ( 3650 m )  è Lacs sacrés de GOSAINKUND (4380 m)

Après un nuit bien froide et un peu agitée ( trekkeurs un peu bruyant ) mais au chaud dans le duvet et sous la couverture, nous partons vers 7h30 sous un temps couvert, froid et avec du brouillard.

Nous arrivons aux lacs vers 11h00, et pendant un moment le brouillard se lève nous permettant de voir les deux premiers lacs ( il y en a 17 ). Ces lacs sont sacrés pour les Hindous adorateurs de Shiva mais aussi pour les Tibétains. Plusieurs de nos porteurs ont priés tout au long de la montée.

En redescendant, le brouillard s’étant levé, nous avons pu admirer la vallée et ses sommets.

Dénivelé positif   1000 m

Dénivelé  négatif  1000m

Le 21 Octobre CHYONGPATI  ( 3650 m ) è  DUNCHE (1970 m)

Ce matin, le ciel est très clair, il a gelé et le panorama est magnifique.

Nous partons vers 7h30 pour une longue descente, assez rapidement nous retrouvons le massif forestier, la température remonte rapidement, nous traversons de nouveau des petits villages pittoresques, très colorés et pas atteints par le tremblement de terre.

L’arrivée à DUNCHE nous surprend car c’est le retour à la civilisation ( bruit, klaxon des camions et motos et présence humaine plus importante ), ainsi qu’ électricité et WIFI, pendant tout le trek nous nous en étions bien passé.

Dénivelé négatif  1650 m

Dénivelé positif  150 m

Le 22 Octobre  DUNCHE   è KATMANDOU

Ce fut une journée mémorable, car le retour en 4×4 fut très long avec plus de 80% de piste car un des chauffeurs à voulu prendre une route en construction qui s’est avérée  très chaotique. L’aspect positif et que nous avons pu observer des paysages particuliers et une vie rurale à l’état authentique

A partir du 23 Octobre, le groupe s’est scindé, avec le retour en France de Marie Noelle et de Joel, Serge et Roger avec 2 amis sont restés au Népal pour effectuer  le  trek du Tour du Manaslu, quant à nous (Gérald, Marie Christine, Didier et Pascale), nous sommes restés jusqu’au 28 Octobre pour visiter les alentours de KATMANDOU.

Merci à TEMBA, à son épouse qui nous ont  accueillis chaleureusement  au Népal et chez eux pour un repas excellent  typiquement Tibétain.

Merci à Nima et Lapka ainsi qu’à Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa.

Une pensée aussi pour GURMEY

Merci à Jean Gilles et Maryse et TPH pour ce beau voyage.

Gerald Gabert

 

Revivre au Langtang 26 août 2016

Depuis le printemps, les reconstructions au Langtang et à Kyangjin gompa  ont été menées bon train par les villageois. Ils n’ont pas ménagé leur peine et c’est avec beaucoup de plaisir qu’en cette fin de mois d’août ils nous font parvenir des témoignages de deux évènements rituels et festifs qui leur ont permis de se retrouver dans une ambiance joyeuse et chaleureuse empreinte de spiritualité.

Le premier avait lieux au Langtang:  Dhukupu chiju. Comme le dit très justement notre jeune ami Nima: » Ce n’est pas seulement pour le plaisir, c’est avant tout pour sauver notre culture ».

Les habits traditionnels sont a nouveau revêtus dans cette montagne qui a tant souffert pour célébrer les rituelles « pujas ».

On revit au Langtang!

Merci Nima pour ces belles images!

préparation de la puja

préparation de la puja

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Dhukupu chiju 2016

 

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Nima

 

   Le deuxième rassemblement a eu lieu au bord du lac Gosaikund ou se déroule chaque année un « festival » traditionnel. Selon la légende, (et selon Temba) c’est Shiva lui-même qui a l’aide de son trident aurait percé la roche à cet endroit, formant ce lac à quelques 4380m d’altitude.

Hindouistes et Bouddhistes s’y retrouvent pour y faire puja et planter des drapeaux de prières: les fameux « chevaux du vent »(lungthas en Tibétain). Plus tard dans la saison ils cèderont la place aux trekkeurs de tous horizons (dont ceux prochainement de TPH!).

Temba nous a envoyé ces quelques clichés montrant leur joie de participer à cette fête en famille et entre Langtangpas.

Ce pèlerinage fût bien sur l’occasion de rendre hommage aux disparus. 

 

Gosaikund 2016

Gosaikund 2016

 

Jhyangju avec les musiciens Gosaikund 2016

Jhyangju avec les musiciens Gosaikund 2016

Gosaikund 2016

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La Famille

Gosaikund 6

 

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Temba

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Revivre au Langtang: 1 an après.

 

Il y a un an nous apprenions la terrible nouvelle: le Népal venait d’être victime d’un énorme séisme.

Passées les quelques heures de stupéfaction et de doute, nous avions pu joindre certains parmi nos plus chers amis. Mais beaucoup manquaient à l’appel…

Beaucoup de ceux qui, restés prisonniers des blocs de glace et de pierres déversés sur leur village par l’immense Langtang Lirung. Beaucoup trop que nous ne reverrions plus….

Alors il fallait penser à ceux qui restaient avec cette souffrance énorme, injuste, innommable… Et panser ces plaies à vif, soulager ce désespoir, ne pas se résigner et les aider à REVIVREUne semaine après le drame était née notre opération « Revivre au Langtang » et dès lors une belle chaine de solidarité et d’amitié s’est mise en marche.

Très vite nous apprenions que notre grand ami Temba déjà si actif pour sa communauté, était désigné comme responsable du CMLR, Comité de Management et Reconstruction du Langtang qui rassemble les 116 familles dont il faudra rebâtir les demeures, là-haut à plus de 3500 mètres.

Les dons ont afflué, les initiatives se sont multipliées: repas népalais, vide-grenier, concert de bols tibétains, spectacle de théâtre, ventes d’artisanat venant s’ajouter à celles déjà programmées…. Une belle générosité, une belle énergie et un grand élan du cœur de la part de nos adhérents et amis qui n’ont pas ménagé leurs efforts.

Et cela porte ses fruits: à ce jour nous avons pu envoyer 56 000 € aux responsables du CMLR et aux familles amies du Langtang ayant tout perdu.

Bien sûr c’est encore trop peu et c’est pourquoi nous ne fléchissons pas: nous avons décidé de nous inscrire dans la durée et nous suivons nos résolutions avec beaucoup d’autres actions à venir, des rencontres très riches avec d’autres associations….

Là-haut dans le Langtang, après avoir réparé eux-mêmes et sans aucune aide les chemins d’accès au plateau, les villageois ont dés l’automne dernier commencé à reconstruire: du provisoire et aussi du durable selon les possibilités…

Dès octobre 2015 quelques touristes sont retournés logeant sous tente pour la plupart à Kanjin Gumpa.

Avec le printemps les travaux ont redoublé et il y a quelques trekkeurs. Parmi eux une amie (Marthe) est en ce moment même sur place et nous recevrons photos et nouvelles fraîches à sont retour à KTM le 28 avril.

Ce qui est vraiment déplorable est l’incurie totale du gouvernement népalais qui ne redistribue pas l’aide internationale qu’il a pourtant perçue: (Quatre Milliards de dollars d’après « Courrier International »…) a laissé germer des tonnes de blé envoyées par la Chine et Le Bangladesh dans des hangars et n’a donné qu’un pécule de 500 dollars sur les 2000  promis à une très petites partie des victimes… Rien à la plupart…

Les Népalais n’ont a compter que sur des organisations comme la notre (heureusement nombreuses) qui apportent une aide directe, sans intermédiaire véreux ou fonctionnaires corrompus…

En octobre prochain nous serons une quinzaine de TPH à nous rendre au Népal. Certains seront en trek dans la belle montagne du Langtang, d’autres dans la vallée profiteront des sites exceptionnels et de l’accueil chaleureux de ce si beaux pays. Il faut aller, retourner et retourner encore au Népal! Nos amis népalais en ont besoin plus que jamais!!!.

Aujourd’hui nous avons tous une pensée pour nos amis. Que leurs âmes demeurent en paix… Et qu’elles reviennent si possible (comme le disent nos frères bouddhistes).

Namasté Jean Gilles

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Revivre au Langtang 4 janvier 2016

Les jeunes Langtangpas se mobilisent pour rebâtir leur village.En fin d’année,ils sont allés prêter main forte à leurs ainés rescapés de la tragédie du 25 avril dernier.
Le gouvernement Népalais fait preuve d’une totale incapacité tant à apporter une quelconque aide matérielle aux Langtangpas, (malgré une visite officielle sur le site) que de solutionner le problème du blocage de la frontière Indienne par les Madhésis.
Face à cela, nos jeunes amis montagnards, tels Nima  et Lakpa se sont rendus au Langtang et se sont joints aux autres villageois à la recherche de matériaux de récupération, du bois surtout, pour reconstruire des abris à Kanjin Gumpa (où résident actuellement les villageois).
Ils fouillent donc ce qu’il reste de leur village et ramassent les planches, les poutres et tout ce qui peut servir pour de futures constructions. Des ponts et des passerelles sont reconstruits pour faciliter la circulation. On imagine bien que dans cette quête, ils espèrent aussi retrouver des corps de leurs proches disparus.
Grâce à leur travail, le chemin jusqu’à Kangjin Gumpa est plus aisé, tant pour les Langtangpas que pour les futurs trekkeurs.
Tout cela ne doit pas nous faire oublier que l’une des meilleure façon de venir en aide à nos amis Népalais c’est de VISITER le NÉPAL! Nous soutiendrons alors: des guides, des porteurs, des hotels(et guest-houses) des restaurants, des maraichers, des taxis,etc. Des Hommes et des Femmes quoi!!!
Vous le savez, nous impulsons un grand trip: « TPH au Népal » en octobre prochain, soyez nombreux à nous rejoindre, parlez en à votre entourage, à vos contacts! Ils ont tant besoin de NOUS!
Namasté
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Revivre au Langtang 10 juin 2015

    Témoignage.

 Comme un coup de torchon que l’on passe sur une nappe où les miettes se sont accumulées, Langtang notre cher village himalayen  a été balayé, broyé, anéanti par la montagne, ensevelissant tous nos amis ce samedi 25 avril 2015. Les protections spirituelles, les autels, les déités courroucées protectrices, les mantras récités dans le vent, les gri-gris, et même notre amour de parrains, n’auront pas suffi.

 C’est injuste, criminel, il faudra bien que Bouddha rende des comptes !

Mais les larmes n’entraînent que vers l’abattement. Alors il faut sécher nos yeux, et la décision a été prise par l’association « Tibétains et peuples de l’Himalaya », Langtang, village martyre (un symbole national ?) revivra !

 En 2005, lors de ma première visite proposée par notre asso, le village était plutôt méconnu, isolé, pauvre, très démuni. Ce 25 avril au matin, avant la tragédie, fréquenté de plus en plus par le tourisme, il donnait enfin l’apparence d’un site en voie de développement, enfin reconnu et apprécié. Allez, fi d’humilité, j’ose dire que notre asso  y avait été pour un petit grand quelque chose. Bien sûr la propension à la modernité était venue un peu banaliser la rusticité des lieux, des guests-houses en béton s’étant multipliées au détriment des modestes fermes anciennes, le jeans chassant les habits traditionnels ; peut-être aussi notre contact d’occidentaux y fut pour quelque chose, et puis un certain attrait de la ville les aspirant. Mais tout cela pour une vie espérée meilleure, et enfin la sortie de l’isolement.

Un avenir assuré? Un avenir….

 

« Extrait de road-book »

Langtang 2005

 

Bloqué trois jours ou plus à Syabru-Besi. Népal apparemment en supposée grève. “no bus, no Tivi, no telephone, no nothing Sir!”. Piaule glacée, ma poitrine gronde, je crache gras, mouche dans les doigts. Des trekkers indifférents à toutes les difficultés d’ici, sont rentrés en Jeep pour la somme effarante de 70000 roupies. En attente d’un hypothétique bus branlant je tiens à poireauter avec mes amis népalo-tibétains, moucher, cracher comme eux. « no paper Sir ! », j’écris donc au dos de la facture de l’Ibis de Roissy et me rends soudain compte que le prix de la nuitée aurait, ici, fait vivre une famille pendant plus d’ un mois (shame on me). Pendant ce temps certains touristes s’obstinent à ne rien voir autour d’eux, à ne voir qu’eux-mêmes. Et puis pendant ce temps, le Grand Yaka, roi du Népal, s’empiffre depuis 2001 et tiraille sur les pauvres utopistes du maquis. Puff…

 

Retour en arrière. l’asso a pensé à tout. Pour une poignée de roupies (peu pour nous, beaucoup pour les Népalo-tibétains), mon guide improvisé, le jeune paysan Gyurmé, descendu me chercher, me pousse de toutes ses forces dans le bus déglingué, bondé, avec des ballots dessus et des gens encore au dessus. Dix heures pour faire cent cinquante kms entre deux pannes, dont un amortisseur changé miraculeusement dans un hameau. Poussière et manœuvres au dessus du vide pour laisser passer des camions ou des vaches, -pas les poules-. Ici, accrochages valent mieux que dégringolade dans le vide. Rigolades ! Quatre contrôles de militaires plus deux check-points  armés du parc régional de Rasuwa. Les autochtones doivent descendre du bus et faire une queue silencieuse au contrôle. L’ambiance est tendue, car il y a eu des attentats pas loin d’ici. Seul à bord, m’offre l’audace de demander à un bidasse pourtant sourcilleux : « how much for your gun ? » -sourire en douce accordé- Copain avec Dawa, garçonnet de neuf ans, main dans la main. Les Népalo-tibétains qui remontent aux villages m’offrent thé et gâteries, j’en fais autant. Rires et sourires à profusion. Tusitché yagpoudou ! (merci braves gens !). Misag, rayonnante jeune femme, insiste pour me confier son numéro de téléphone de Kat ; elle apporte quelques subsides à sa famille restée au village. Lavage et gouttes dans les yeux de la vieille Rikchi, (peut-être plus jeune que moi). Tous ont fait leur marché, soins divers, troc, vendu un p’tit chien, ou autres, à Kat, car nulle emplette possible  dans la montagne. Après le bitume défoncé, une acrobatique piste étroite serpente dans les éboulis et n’en finit pas de passer des gués inattendus. Terminus pour la mécanique. Le lodge de Syabru-Bensi aux courants d’air gratuits, pas chauffé. Douche glacée , me contentant que du bas frotté plus plus. Cette nuit mon duvet d’oie acheté « peanuts » à Kat fera merveille.

Ça grimpe comme des escaliers, up and down, le long d’un torrent furieux. Tout deux nous fonçons, sans porteurs. Un porteur adulte trimballe cinquante kilos, une femme vingt cinq, un ado douze, c’est syndical ; une exception rencontrée : quatre vingt dix, en tongs ! Namasté ! (bonjour népalais), tachi delek ! (bonjour tibétain) sans cesse. Des singes curieux. Des bovins placides nous frôlant. Hameaux plus que modestes. Toutes les cahutes affichent :  « well-come, best luxury, come as a guest go as a friend ». Les montagnes écrasantes. Le nez en l’air, je trébuche. Egratignures. C’est encore la forêt. Thé beurré ou au lait pour quelques roupies, offert les mains jointes, soumission affectueuse gênante. Il faut aller vers les gens, ils sont si gentils, commerce ou pas, peu insistants, souriants, ouverts à l’échange, se plaignant timidement de cette p…de vie. Le froid qui gagne dans l’ubac. Plus haut les cascades gelées. La frontière n’est pas loin à vol d’oiseau, là où des exilés tibétains ont été tirés à vue par les gardes chinois ( vu à la télé). Un lama de Kat me racontait que blessés et faibles doivent être abandonnés dans la neige à cinq mille mètres pour ne pas compromettre la survie du groupe… Les chortens, les drapeaux du  mantra lungta psamodié par les vents, et moulins à prières chuchotés par l’eau du torrent. Les bergers lointains qui nous saluent, eh ho namastééé ! Les vieux ridés comme des poires tapées (spécialité de mon pays), qui prisent et rient de mes infructueux essais éternuant.  Gyurme doit m’attendre souvent. Je peine. L’altitude se fait sentir. Finie la gloriole, tour du Mont-Blanc, ou celui de la Bretagne, balivernes ! Fougue coutumière, ici plus que modeste. Je pense à mon ami lama mongol, le mystérieux Tenchoy, qui m’assure que certains collègues lévités font en courant des bonds de gazelle à une telle allure que je dois taire sous peine de me décrédibiliser. Moi, suant, peinant, je rame avec les douze kilos de médocs, fournitures scolaires, fringues de gosses, bonbons multicolores. La caillasse maintenant dans l’espace infini où la verdure a renoncé. Les lodges sont vides, merci les médias occidentaux, j’ai quand même vu des maoïstes…à la télé française avant de partir, musique de film d’épouvante à l’appui, vraiment merci pour l’économie locale !

Langtang, trois mille cinq cent mètres. D’adorables maisons tricentenaires de pierre brute et de bois au balcon rustique et aux fenêtres de bois sculpté naïvement, peut-être d’influence newar. Petites fermes humbles mais chaleureuses, tenues par les descendants de lointains Tibétains fuyant les hordes du nord. Le rez-de-chaussée c’est pour les animaux, la pièce unique au premier c’est pour les humains. Le plancher mal équarri à claire-voie y laisse passer la chaleur, l’odeur, les bruits familiers des animaux, leurs pets.

 Tachi delek ! Un chef, genre de maire officieux, nous accueille, thé à l’appui. La foule qui s’agglutine. Les enfants qui toussent, les crachats gras, la morve jaune. Les robes de bure en lambeaux. Les orteils noirs apparents. Les petits cadeaux distribués équitablement de masure en masure. Je sature de lait frais et tiède offert dans l’étable, de thé, alors que je déteste le thé chez moi. Tousitché (merci) les mains jointes. Les faces noires, les mains noires, tout itou, mais je crois bien qu’ici il n’y a que moi qui pue vraiment, à cause de ma sueur de blanc. Pas de toubib, pas de médocs, pas de téloche, pas de radio, un prétendu centre de soins introuvable hormis sur la carte, pas de pilule, pas de capotes, la vasecto à trois jours quand on a des ronds. L’école, une masure, est fermée parce que l’instit, une gamine de niveau certif revenue au village, est de corvée de bois, en portage de dos. Et combien d’autres hameaux ainsi, sans doute inaccessibles en hiver. Communauté de gens humbles. Consterné par ce que je découvre, et honteux du « luxe » que je représente, je vide les ultimes poches de mon sac à la volée.

 Les jeunes et moins jeunes du bus ont galopé en blaguant sur la piste, malgré les ânées ; tous m’attendent chez Gyurmé. Pièce unique enfumée au-dessus de l’étable. Il y a là Rikshi (et ses gouttes à lui re-re-mettre), Diki, l’adorable épouse et ses deux petits derniers ;  les deux aînés sont à l’école à Kat grâce à de généreux parrainages français suivis par l’asso. Et les parents, les voisins, qui viennent voir le seul « westerner » qui va condescendre à coucher dans le dénuement et surtout pas au lodge-cabane avec les trekkeurs.

 L’âtre pétille à même le sol sur une dalle de ciment, bois, brindilles, bouses de yak séchées. Quelques marmites trainent sur une étagère de terre, le thermos de thé omniprésent, des boites d’épices en fer rouillé, une bassine d’eau du torrent à disposition, vêtements suspendus à une corde, imposant tas de literie de lourdes couvertures de feutre empilées contre le mur de pierre, un minuscule vieux meuble à tiroirs multiples, un banc coffre où se rangent sans doute les belles tenues de mariage et de fêtes, la baratte de bois patiné, un bout de tapis très usagé pour les invités. Et puis le coin rituel et sacré de l’autel avec les déités encadrées, une photo jaunie de sa sainteté le Dalaï-lama vénéré qui ne viendra jamais, d’anciens mantras jaunis (ils m’en offriront quelques uns) les bougies à la flamme entretenue, l’encens consumé, les écharpes katas, les fleurs de papier un peu kitch, quelques mystérieuses reliques, vieille mèche de cheveux poussiéreux comme un scalp, quelques coupelles ébréchées avec de l’eau, de l’huile, du beurre de yak, une rare et unique orange en offrande, dont ils se privent.

  Faute de soufflet à bouche Diki, les yeux larmoyant souffle d’une étrange façon pour raviver les braises ; elle aspire sur le côté de la bouche et souffle du bout des lèvres. Elle malaxe, triture, baratte, torche la morve des petits de sa main gauche, dite impure, fait bouillir la marmite, tandis que je fais le clown pour tous les gosses. Chants polyphoniques féminins surprenants de justesse, et de danses sensuelles du fond des âges en robes lourdes et baskets, auxquelles je suis invité. J’y vais aussi du « Ramona » de mon papa mais chute comme d’hab dans l’aigu. Gros rires de dents cariées assortis de bourrades amicales.

 Il se fait tard. Il faut encore ingurgiter de multiples restes bourratifs comme les momos ou la tsampa, accroupis tous en cercle, chaud devant, froid dans le dos, quelques petits endormis sur moi comme des chiots, le ventre rond, après m’avoir chanté « tchom tchom tchom ». Dedjen, vingt ans ? plus ? privée de  l’indispensable mari, admire sans cesse les yeux bleu qu’ils n’ont pas, et caresse furtivement la barbe naissante qu’ils n’ont pas. Elle ose : « you marry me ? », à moi, presque vieux machin troublé, que les belles nanties trop compliquées qui-en-veulent-toujours-plus, chassent à coups de balai. Parce qu’ici le bouddhiste sait que l’être le plus important est celui qui vous fait face, maîtrisant l’impermanence de l’âge, et sublimant le miracle de l’instant. Dedjen voudrait aliéner sa vie pour me servir (honte à mes pensées). Il faudrait tout réapprendre, effleurer du bout des doigts comme E.T, et du bout des pupilles qu’on devine à peine. Tenter encore d’aimer aimer.

Ils m’ont réservé l’espace sacré près de l’autel de Sakiamuni. La fenêtre avec un carreau brisé mal réparé avec un bout de sac plastique, juste au dessus de ma couche, va enfin m’autoriser à corriger mon asthme. En effet, la fumée de l’âtre qui devrait s’évacuer par le plafond de brandes, a tout envahi. La pièce unique toute noire est « culottée » comme une vieille pipe, et nous nous caramélisons nous aussi petit à petit, mais consolation, l’odeur est, comme certains jambons, finalement agréable!

Gyurmé m’a proposé, après le dîner, de rajouter quelques brindilles sur le feu mais, éclairé d’instinct, je refuse le privilège qui m’est offert. Les vieux se sont couchés dans leur coin, les petits collés à eux ; je les entends échanger des minauderies en de discrets chahuts. Le feu de cuisine tombant il fait de plus en plus sombre, et de plus en plus froid. Je n’entends plus un bruit, mais je guette. Le jeune couple s’étend tout près de moi sous leur lourde couverture de feutre. Tous se sont allongés tout habillé, et j’ai du bien me contorsionner pour enfiler le pyjama devant leur grande curiosité. Les braises éteintes c’est maintenant la pénombre. Et c’est alors, aux premiers ronflements des vieux, que je ressens l’activité discrète du couple, dont les vibrations parvenues jusqu’à moi, me font verser une larme d’empathie.

 Cette nuit l’eau de mon bidon gèle. Je dois enjamber les corps assoupis par terre , des porteurs fourbus ayant gagné la grâce de l’hospitalité, pour aller pisser sur la glace, et sous Orion que je peux toucher et qui compte ici plus de douze soleils. Le lendemain ils me disputeront gentiment, « que je prenais des risques, que la nuit les esprits mauvais pouvaient me capturer, que je leur manquerais, et qu’il y a l’étable pour faire ses besoins, de ne plus jamais recommencer ça »…

 

Je pars au petit jour pour me heurter  au pied du majestueux et menaçant Lirung ,7225m, monstre blanc sacré qui semble me dire : « t’es pas sherpa, demi-tour p’tite bestiole ! ». Nausées, maux de tête, inappétence, j’suis foutu. Je reviens dormir douze heures d’affilée dans l’âcre fumée. Chuchotant, le village défile, le souffle tiède des uns et des autres, la morve reniflée. Mon sac, mes effets, mon fric, pendus au clou. Ma vie entre leurs mains ? Mais ici on ne touche qu’avec les yeux. Diki se penche et tente un « tea On-ouy ? »- peine perdue.  « garlic soup good for altitude On-ouy ? » -négation- commisération publique- On me cale dans le duvet un gros bébé odorant de lait de femme comme bouillotte, sa poitrine râle et me brûle. J’ai enfin été, du coin de l’œil, le témoin de l’origine du baiser d’amour, j’ai vu  Rinchen donner de la tsampa humectée de thé et de salive, de la bouche à la bouche, au tout petit frère qui réclamait.

Du balcon le brossage des dents attire un tas de curieux. Suis crado, pas de toilette depuis Jchépukan. Pas de cabinet d’aisances ; s’essuyer comme eux avec n’importe quoi, mais eux, si pudiques, délicats, le sens de l’art naïf, et le dos tourné pour l’ami.

Nous repartons. Je porte sur la tête le local passe-montagne blanc, offert (mais très grattant) que j’offrirai à mon tour à un très vieil homme au Myanmar.J’ai les yeux bien humides au moment de l’écharpe kata passée autour de mon cou par Diki et qui veut peut-être dire « ne rentre pas trop tard, surtout ne prends pas froid ». Les yeux qui se débrident d’étonnement, ici sans doute on ne pleure qu’aux pujas des funérailles. Les enfants du village exhibent leur seul bien, le crayon-bille reçu la veille. « kombac On-ouy ! » il ne manque plus que la musique du film « Himalaya l’enfance d’un chef ». Dawa, mon p’tit cop du bus, qui n’a jamais dit le moindre mot, et qui se blottit contre moi. Dedjen aux-yeux-en-forme-de-traits-de-crayon qui tient à porter mon sac un moment, et que j’ose embrasser sur les permanents ronds rubiconds des joues. Un dernier regard à mes deux vieilles paires de grolles de Compostelle, trop grandes dans les pieds de mes nouveaux potes. Je palpe encore une fois l’oreille de Norbu pour m’assurer qu’il n’y a pas de ganglions. Ultime visite au Dukang, la si modeste salle de culte pour saluer les hommes. Puis taquiner les femmes souriantes et uniformes, croisées sur le chemin, leurs hottes tressées déjà lourdement lestées de bouses sèches, légumes, ou autres terreaux. Soudain, à la dernière maison, on me présente un enfant de trois ans qui ne marche pas. Je chante « tchom tchom tchom » et tente de le faire danser en échange d’un bonbon. Problème neuro-moteur ? …zut, j’suis pas toubib ! Mais à mon prochain passage je constaterai qu’ils ont bien bricolé une sorte de youpala de bric et de broc très encourageant.

 Le village se perd dans la dernière neige printanière. La longue descente s’amorce, torrent cette fois à babord. Le léopard des neiges ou le panda roux nous observent peut-être d’en haut à tribord. Rencontre derechef avec les gamines qui nous avaient offert des patates…chaudes, cuite à la bouse séchée, dans un champ en montant. Le présent était délicat, de l’or dont on se prive pour un faux bouddha rencontré. Un oncle (l’oncle de qui ?) rencontré en chemin s’ôte le petit collier modeste traditionnel de corail et turquoise, et me le passe au cou avec effusion. Des lianes tressées pendant contre la falaise supposent d’acrobatiques chasseurs de miel.

 

En carafe ainsi pour trois jours à Syabru Bensi, trou perdu. Refroidi, très enrhumé, me mouche comme eux et frotte comme eux mes doigts sur ce qui est à ma portée, avec un sérieux problème de main impure car je suis gaucher invétéré. Sans kleenoux donc, j’ai donné mes derniers paquets à deux femmes intéressées qui en ont fait bien des commentaires. Rien à faire sur la terrasse du lodge des courants d’air ? Si fait,  boire du rhum népalais Kukry acheté quatre cents roupies dans une échoppe, et puis de l’aigre tchang tiède, « bière » d’orge himalayenne, offerte par la patronne, en échange de la promesse de lui ramener une paire d’escarpins d’occase en 36 (ce que je ferai). Vite enivré le On-ouy, car il n’a pas bu une goutte d’alcool depuis son départ de France.

 

La boss de l’asso m’avait proposé d’aller jeter un œil sur les artisans d’un certain hameau pour vérifier qu’on n’y fait pas travailler les enfants. –impossible- Je suis mal fichu et à court de ronds. J’ai pourtant du temps disponible avec cette foutue drôle de grève. Plus tard, nous irons peut-être avec Temba et Gyurme jusqu’à la frontière chinoise négocier un petit cheval pour faciliter les corvées du village « un blanc ! c’est plus audacieux qu’un roux ou un noir ! ». Ce qu’ils feront plus tard grâce aux  retombées de notre passage à l’émission « Des racines et des ailes ».

 

Imprudemment ni bouquin ni mots-croisés ni musique à l’oreille. Poireauter sur la terrasse et écrire sur le rustique et inégal papier népalais. Picoler jusqu’au glaçant rideau du soleil à peine couché. Pays de la leçon de patience. Il me faut pourtant coûte que coûte être de retour pour Losar, le nouvel-an tibétain, pour me poster en lotus chez les monks de Bodnath, devant les dungchen, ces immenses trompes graves qui me font vibrer l’échine aussi bien qu’une main de femme.

J’apprendrai au retour que le roi a fait son « coup d’état » contre  les maoïstes, et la corruption (SA corruption, non mais !) bloqué le pays, déployé l’armée ; et interdit transports publics, la vente de tabac ( !) et tout le réseau téléphonique.

 En cela Le Grand Yaka, m’aura donc privé  de retrouver la belle inconnue Misag, que je chercherai pourtant longtemps dans tous les bouges de Kat, maladroitement aidé de gestes incertains et d’une piètre photo d’elle, et puis enfin de quelques comparses locaux rémunérés à perte. En vain.

 

Ce jour, deux semaines après le drame, les médias ont enfin « découvert » Langtang, cessant de causer sans fin de briques newar et des nantis de l’Everest à quarante mille euros l’aventure individuelle !

 Dans la minuscule chapelle dukang reconstituée  à la maison, je médite devant le même autel qu’à la ferme, et le visage approchant avec fébrilité les mantras offerts par Gyurmé et Diki je retrouve avec une joie émue la persistante odeur envoûtante de l’âtre et de l’encens d’avant. Alors je tente assidument, comme nous tous amis de TPH, de faire revivre en moi, en un étrange sentiment de douleur et d’attachement surdimensionné chez nous, nos amis si chers… henry Fanen.

 

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Revivre au Langtang 7 mai 2015

Chers(es) amis(es),
Ce matin nous avons reçu un petit mail de Temba. Aussitôt traduit par Henry pour que chacun puisse comprendre clairement.
Le voici:
“bonjour, j’ai été trop occupé pour vous donner de mes nouvelles, par l’aide à création de camp de fortune,  soins, etc.
j’ai bien reçu les fonds, immédiatement investis dans de la nourriture, des produits d’urgence médicale, des vêtements, des couvertures… tout cela porté par mes soins dans un hélico de l’armée. j’ai donné 20000 roupies (170€ environ) au “Langtang disaster relief fund” au nom de TPH.
très vite j’irai livrer des vivres à Kangin gumpa par hélico.
à ce jour on dénombre 172 victimes et trente blessés (Langtang?). plus de 100 personnes sont réfugiées à Soyambu, 80 (réfugiés?) séjournent à Kiangin gumpa, Mundu et Sindum.
internet étant trop lent, j’enverrai des photos par Viber. j’attends de vos nouvelles » , Temba
 
Je vous transfèrerai les photos aussitôt reçues.
Quelques contacts par chat’ ces jours ci avec Nima et Lakpa qui sont difficiles car ils ne peuvent se détacher de leur tristesse, les réconforter par internet n’est pas aisé…
Les initiatives pour notre opération REVIVRE au LANGTANG se multiplient: ce matin nous étions avec Nicole au CE de « BD » (la boite ou elle travaillait) pour organiser une vente d’artisanat et une demande de dons.
Nous aurons une collecte de dons lors du match de rugby Grenoble/Toulouse le 16 mai, initiée par René C. le père d’un jeune trekeur grenoblois qui se trouvait tout proche des lieux au moment du séisme. Il se mobilise avec son fils pour apporter son aide aux villageois survivants.
Nous avons déjà + de 60 inscriptions pour le repas du 19 à Proveysieux. (80 places seulement).
Et puis des ventes d artisanat : chez HP , ST micro Electronique, 2 ventes à Le pin, vente en Normandie, en Touraine, en Savoie ( vente + repas) , sur le marché de Vif, à St Hilaire du Touvet ….etc
Sans doute un vide greniers à St Egrève fin juin.
Amicalement
Jean Gilles18

Revivre au Langtang 3 mai 2015

 
Notre ami Henry a trouvé sur internet un site qui vient d’être créé par des trekeurs qui se trouvaient dans le Langtang avec Jhyangjul au moment du drame.
Ils étaient eux aussi à quelques heures de marche du village et ont pu en réchapper de justesse.
Henry nous a fait très rapidement la traduction du récit que vous trouverez en anglais sur leur site. Nous le remercions pour ce beau travail.
Ils ont également lancé un appel à générosité qui est semble-t-il très efficace et qui présage d’une aide efficace pour tous nos amis rescapés.
Voici le texte:
 
Voici la traduction du récit du drame du Langtang écrit par deux jeunes femmes anglaises, montées au village dans un but éthique et culturel, et qui étaient accompagnées de l’épouse de notre ami  Temba. Hayley et Emma, très dynamiques et d’une grande sensibilité, ont déjà récolté beaucoup de fonds par leur site improvisé (Langtang survivors fund-just giving).
« On a quitté Langtang à peu près deux heures avant le drame. Ce départ s’est accompagné de joie et d’effusions de la part des villageois désireux de nous revoir bientôt. Le séjour a été merveilleux. Notre ami Son Norbu (le frère de Chang-Ju la femme de Temba) (Chang-ju=Jhyangju) souhaitant ouvrir un musée « Tibetan Himalayan Heritage » nous réfléchissions à la manière de pouvoir l’aider. Ainsi pendant la semaine, accompagnées de Dawa et Chang-Ju, (Chang-ju=Jhyangju)  nous avions visité différents sites historiques à cet effet,  son cheval, Yangry, nous facilitant le parcours.
La veille du départ nous avions assisté à une assemblée dans le monastère réhabilité (ou lieu de culte ? NDT) restauration pour laquelle nous avions versé des fonds. Des gens d’autres villages s’étaient joints à nous ce matin-là.
Donc, ayant quitté Langtang, nous marchions sur la piste vers le lodge Lama-Hôtel .
Lorsque le tremblement de terre eut lieu, nous fumes tout d’abord surprises  par un bruit puissant et nous vîmes un pan de montagne tomber de l’autre côté du torrent ; nous sentîmes alors la terre trembler et courûmes vers un quelconque abri. On ne voyait rien à cause de la poussière mais sentions d’énormes blocs de roche dégringoler autour de nous. L’un d’eux vint frapper le rocher derrière lequel Emma était abritée et elle faillit s’évanouir.
Le premier choc passé, nous nous mîmes à courir pour trouver un meilleur abri, mais la piste n’existait plus ; un glissement de terrain, des rochers, des débris de toutes sortes nous firent nous replier  vers notre précaire abri. A tout instant nous ressentions la précarité de notre situation, des chûtes de pierre dévalant de très haut dans un vacarme effrayant. Alors nous restâmes à l’abri ( !) pendant une bonne demi-heure que nous utilisâmes à nous débarrasser d’un maximum du poids de notre sac-à-dos, pour ne garder que l’essentiel. Pendant qu’un porteur et Dawa tentaient de rejoindre Lama-Hôtel pour chercher du secours, un couple de Français, une Hollandaise et trois porteurs nous rejoignirent. La panique était constante pendant la reprise de notre marche, des rochers instables nous frôlant ; Chang-Ju(Chang-ju=Jhyangju)  et les porteurs nous guidaient par la main dans ce chaos. Finalement après une bonne heure nous atteignîmes Lama-Hôtel complètement épuisés.
Trente à quarante villageois et quinze trekkeurs s’y trouvaient déjà. Nous nous délestâmes encore de vêtements pour couvrir les villageois dépourvus de tout dans leur fuite ; deux d’entre eux avaient des plaies à la tête, ils nous racontèrent que leur échoppe à thé était détruite. Vers l’aval de la piste tout était bouleversé, mais heureusement, la vallée encaissée  s’élargissant à cet endroit, nous envisageâmes de gagner un plateau qui nous permettrait de progresser. Le temps de la réflexion, tous nos sens en alerte, de petits glissements de terrain menaçaient même notre lieu d’accueil. Avant que la nuit ne vienne nous constatâmes plus bas que le flux du torrent s’était anormalement tari. La nuit se passa en veilles, à l’écoute du moindre bruit anormal. Franchement nous ne pensions pas avoir de chance de survie ! En plus de tout ça il faisait très froid et il pleuvait à verse. Epuisés, nous n’avions pas mangé depuis des heures. Plus tard, les pilotes de notre hélico nous racontèrent que d’énormes blocs de rocher dévalaient avec force depuis Kenjin-Gompa, à des kilomètres, dans notre direction. Un Français disposait d’un téléphone satellitaire et nous tentâmes de joindre l’Ambassade de Grande- Bretagne, mais sans succès. Dépités nous tentâmes alors, mais sans réponse, de joindre familles, relations, ou n’importe qui à Katmandou pas SMS ; bien sûr nous comptions sur un hypothétique héliportage, mais hélas, aucun endroit n’aurait été favorable à un atterrissage.
A l’aube nous prîmes la décision de rejoindre le village de Rimche que nous avions tenté de rejoindre le jour précédant ; de cet endroit Dawa nous indiqua une vieille piste sommitale qui mène à un lieu-dit Sherpa Gaon, mais pour nous deux c’en était déjà trop, tant d’adrénaline et les jambes sciées ! Nous partîmes à onze trekkeurs et dix locaux dont Chang-Ju et Dawa, les autres préférant tenter la piste normale empruntée par tous à l’aller. Bien que très endommagée cette piste nous permettrait d’atteindre Rimché, mais sept personnes (quatre trekkeurs et trois porteurs) renoncèrent à cause de l’extrême difficulté, du danger potentiel à progresser dans ce sens. Ils firent demi-tour. Pour atteindre Sherpa-Gaon nous eûmes à monter, contourner, nous agripper à la moindre motte de végétation, à la moindre racine. Epuisés, déshydratés, le souffle coupé, nous avions la tentation du renoncement, mais nous étions conscientes que ce n’était plus qu’une question de vie ou de mort . (Nous n’exagérons en rien !). Tandis que les pierres ne cessaient de dévaler, nos amis, Dawa et deux frères du lodge nous cramponnaient, nous hissaient, sur des parois particulièrement abruptes. Au bord de l’épuisement, et après un dénivelé de plus de mille mètres effectué dans l’urgence en deux heures à peu près, le relatif abri du plateau du hameau nous accueillit avec force thés brûlants offerts par les villageois.
(Nous devons déclarer que nous avons été aidés, sauvés à de multiples reprises, par des gens souvent inconnus, qui nous ont toujours considérés comme des membres de leurs propres familles !)
Après quelques heures de repos, et tentatives d’attirer l’attention d’un hélico nous survolant, Dawa décida de se rendre jusqu’au prochain village pour appeler du secours. Il y parvint, et un hélico, piloté par un certain Dougie, se posa dans un champ à 16h15. Embarquèrent  Emma, Hayley, Dawa, Chang-Ju, et Katarina, une Slovaque dont le pied était brisé. Comme si les évènements n’eussent pas été assez dramatiques comme cela, les villageois se mirent soudain à crier et gesticuler dans notre direction, peut-être à cause du fait qu’ils constataient encore des rocs dévalant autour.
Le soulagement de parvenir à Katmandou fut brutalement refroidi lorsque nous apprîmes par Temba venu nous accueillir, que le village de Langtang avait été entièrement détruit par une avalanche de boue et de pierres. Dougie, qui avait survolé la zone, affirma que l’endroit semblait avoir subi une éradication nucléaire ! Plus aucune maison et, pensait-il, aucun survivant. Ces adorables gens si accueillants, ces enfants joueurs, étaient perdus ; les familles entières de Chang-Ju, de Temba, de Dawa, et bien d’autres, après avoir vécu tous ensemble sous les mêmes toits si longtemps (depuis des générations) n’existaient plus ! Le rêve de Dawa était d’enseigner dans cette petite école toute neuve… et nous ignorons si Son Norbu (et son cheval Yangry) ont survécu.
Un petit village, pauvre mais cependant riche de ses générations successives  qui représentaient si bien la trop fragile culture tibétaine, nous a quittés brutalement !
Devant tant de misères, au constat de l’effondrement de nos amis, il est de notre devoir d’agir ; nous avons donc décidé, en plus de notre implication au « Charity Community Action Nepal », de créer le site « just giving » « Langtang survivors fund » et lançons un appel pressant  aux dons » (Fin de traduction)
Le lien:
 
 http://www.justgiving.com/Langtang-Survivors/?utm_source=Sharethis&utm_medium=fundraisingpage&utm_content=Langtang-Survivors&utm_campaign=pfp-email 
 
Aujourd’hui, nous n’avons pas de nouvelle de Temba par messenger.
 photo(2)
Amicalement
Jean Gilles
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