2017. Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund.

 

      70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung

Les guides présentent le trek du Langtang comme étant accessible pour un premier voyage au Népal. L’altitude «obligatoire», si l’on veut atteindre Kyanjin Gompa ne dépasse pas les 4000m. Les conditions d’accueil y sont très bonnes dans l’ensemble, et même souvent confortables. N’étant pas spécifiquement homogène dans ses objectifs, notre groupe a fait le choix d’un parcours permettant à chacun de décider de poursuivre ou d’attendre, selon ses capacités et sa forme du moment. Nous avons donc décidé de ne pas emprunter l’itinéraire passant par le Lauribinayak Pass pour boucler par la région d’Helambu, mais de prévoir une étape à Gosainkund et un retour le lendemain vers Shin Gompa et Dunche. Deux sommets ont été programmés, pour ceux qui le souhaitaient: Le Tsergo Ri (4984m) et le Surya Peak (5145m). Des amis, ayant déjà parcouru le Langtang, nous ont donné les coordonnées de Maryse et Jean-Gilles de TPH. Ceux-ci nous ont mis en relation avec Temba Lama, à Katmandou, pour définir les modalités du programme et son organisation. Nima, notre guide, nous a proposé d’ajouter à notre programme: le Kyanjin Ri 1 (4400m), le Kyanjin Ri 2 (4700m) et le belvédère de Gosainkund (4615m). Notre groupe était composé de 5 personnes (Caroline, Marie-B, Nicolas, Eric et moi) et l’équipe d’encadrement de Nima et de trois porteurs: Gyurmay Lama, Lhakpa Sherpa et Chowang Lama.

5/11: Arrivée à Katmandou.

Comme à chaque arrivée au Népal, la fatigue s’ajoute à la joyeuse «pagaille»,s’agissant des diverses formalités à remplir avant de récupérer les sacs. Première difficulté, après avoir cherché et observé tout ce qui pouvait tourner sur les tapis roulants, force est de constater que le sac de Caroline est resté bloqué à Bombay !! Elle avait déjà vécu cette expérience lors d’un précédent voyage. Temba nous rejoint et prend les choses en main, ce qui nous facilite bien des démarches. Il obtient l’information que le sac sera dans un prochain avion arrivant le lendemain de Bombay, le dernier vol arrivant à 18h. Tout le programme du trek est décalé d’un jour. La visite de Patan, prévue en fin de voyage se fera demain. J’ai eu Maryse sur le téléphone de Temba à notre arrivée qui s’informait du bon déroulement du voyage et de notre accueil. Vraiment sympa de sa part !!

 

6/11: Visite de PATAN.

La journée à Patan se fait en compagnie de Nima. Malgré la fébrilité qui nous accompagne à chaque coup de téléphone de Temba nous annonçant que le sac n’était pas dans l’avion qui venait de se poser, nous constatons que cette journée décalée nous est bénéfique et offre un peu de tranquillité et de repos. Temba avait prévu un guide pour la visite du Durbar Square de Patan et l’ancien palais royal. Premier Dal-Bhat avec vue sur la ville. L’ambiance est bonne, et l’est plus encore quand Temba nous annonce par téléphone que le sac est arrivé par le dernier avion. Caroline et Temba partent en moto à l’aéroport. La traversée de KTM à l’heure de pointe lui procure ses premières sensations.

1 JP Stupa 2 Stupa et coucher de soleil par Nicolas 3 JP départ Pathan 4 JP Patan 5 JP femme sur le Stupa 6 JP Visage avec Topi à Patan

7/11: Voyage en 4×4 direction Syabru Besi ( 460 m).

Après le confort de deux nuits au Ti-se Guest House, dans lequel certains d’entre nous avaient déjà séjourné lors d’un précédent voyage, nous partons en 4×4 vers Syabru Besi. La traversée de KTM est interminable de klaxons, de pots d’échappements, de bouchons et de véhicules dans tous les sens. L’heure de pointe! De vallée en vallée, le long de la Trisuli River nous progressons en prenant de l’altitude. Plusieurs chek-point et une fouille complète de nos sacs en arrivant au passage de la province de Langtang. Ensuite la route nous laissera un certain nombre d’émotions et de secousses. Impressionnante, et plus encore quand il s’agit de croiser les nombreux camions qui viennent de la frontière du Tibet. Enfin, nous sommes à l’hôtel Small Star de Syabru Besi. Nous faisons la connaissance de Gyurmay, Lhakpa et Chowang qui se chargeront des sacs. Petite balade dans Syabru pour finir la journée et sentir une dernière fois la poussière dégagée par les nombreux camions qui font la route du Tibet.

8/11: Départ du Trek. De Syabru Besi au Lodge de Lama Hôtel (2470 m).

Première étape en basse altitude. Il faut que chacun trouve le rythme de sa progression. La traversée du village de Syabru offre le spectacle des dégâts provoqués pour le tremblement de terre de 2015. L’école est à l’abandon et reconstruite ailleurs. La Langtang Khola se fait entendre et son débit est conséquent. La flore est presque tropicale, les nids d’abeilles noires géantes attirent les objectifs. Les traces d’éboulements ne sont pas toutes en lien avec le 25 avril 2015. La pause de Bamboo est vraiment agréable avant la montée à Lama Hôtel. La Friendly guest House de Lama Hôtel propose un thé au gingembre excellent; certains se tourneront plutôt vers l’Everest (en bouteille) !! Le repas est bon. Par contre, les sanitaires dégagent une odeur qui nécessitera un transfert de chambre. Le bruit de la Langtang Khola, très proche, n’aide pas vraiment à trouver le sommeil, mais finit par nous bercer.

7 JP La route 8 JP Passerelle départ Syabru Besi 9 JP fruits fleurs régal des singes 10 JP long de la rivière Langtang Khola 11 JP Nids d'abeilles noires géantes 12 JP Chowang Nima Caroline et Marie B 13 JP cuisine restau de Bamboo 14 JP escaliers 15 JP Lama Hôtel

9/11: De Lama Hôtel à Langtang village (3430 m) – Lodge de Temba Lama.

Le chemin se poursuit par une suite de passages de ruisseaux et d’éboulis divers, quelques semnopithèques de l’Himalaya (singes à têtes blanches) viennent distraire l’ascension. Une montée un peu plus raide, en forêt, nous rappelle que nous venons de passer les 3000m d’altitude. Première vue sur le Naya Kang 5844m. Le temps est beau. La vallée de Langtang s’ouvre enfin et nous offre une vue superbe sur le Ghenge Lirung (Langtang 2) 6561m. De part et d’autre de la vallée, bon nombre d’éboulements, de traces de roche neuve dans les parois marquent le souvenir de 2015. Sur la face nord, les arbres sont dénudés sur  plusieurs centaines de mètres et gardent la marque de la puissance du souffle. Le chaos de l’effondrement est maintenant bien visible. Nous faisons une pause thé au Lodge reconstruit de Gyurmay. Achats divers de tricots colorés pour les souvenirs. Ensuite, nous entamons la descente vers le chaos de glace, de terre et de pierre qui forme l’impressionnante moraine que nous traversons en dirigeant nos regards vers le haut pour tenter de capter l’ambiance qui règne en ce lieu. A la sortie, nous prenons du temps pour échanger avec Nima, Gyurmay et Chowang. Ils ont perdu femme, enfants, frères et sœurs, leurs parents et de la famille, et des proches. Nima m’indique l’emplacement approximatif de la maison où vivaient ses parents. Moment de silence, de recueillement et la route reprend. Un dernier regard en arrière sur la marque plus claire tracée dans la montagne. Arrivée à Langtang, et accueil dans le tout nouveau Lodge très confortable de Temba.

.16 JP vue sur le Naya Kang 5844m 17 JP pont sur la Langtang Khola 18 JP vallée de Langtang 19 JP Semnopithèques de l'Himalaya 20 JP Lhakpa Sherpa 21 JP moraine effondrée de Langtang 22 JP Caroline et Eric Moraine de Langtang 23 JP Lodge de Temba à Langtang 24 Photo Caroline  Père de Temba 25 JP Vue d'ensemble de l'effondrement

10/11: De Langtang à Kyanjin Gompa (3850 m) – Mountain view Hôtel.

Départ pour Kyanjin Gompa, le temps est toujours clair. La beauté des massifs se dévoile. Nima tente de nous aider à faire la différence entre Yack, Nak et Dzo. Pas simple, mais une certitude, il n’existe pas de lait de yack!! Les toits bleus de Kyanjin Gompa rappellent un peu la couleur des gentianes, bien que celles du Népal soient plus claires que dans les Alpes. Son immense passerelle et son superbe Stupa récemment reconstruits marquent l’entrée du village. Nous bénéficions d’un accueil chaleureux à l’hôtel Mountain view où Dejen Lama, la belle-sœur de Temba nous accueille. Le confort est top, la douche bien chaude et nous y resterons deux nuits. Avant le repas du soir, Nima nous fait visiter la fromagerie et le monastère en reconstruction depuis le tremblement de terre. L’altitude se fait sentir pour certains. Le groupe se pose car demain sera une grosse journée.

26 JP village de Mundu 27 JP Yack 28 JP Lhakpa, Gyurmay, Nima et Chowang 29 JP Le groupe avant Kyanjin Gompa (2) 30 Photo Caroline  Eric et JP pont de Kyanjin Gompa 31 Photo Eric Passerelle de Kyanjin Gompa 32 JP Stupa de Kyanjin Gompa 3730m 33 JP Stupa de Kyanjin Gompa 34 JP vieille dame

36 JP Kyanjin Gompa 3730m et Dorje Himal 37  Photo Nicolas Le Ganchenpo 6387m 38 JP vendeuse et Caroline 39 JP Ganchenpo 6387m. 40 JP Langtang Lirung 7225m. 2 41 JP Fromagerie de K Gompa

11/11: Ascension du Tsergo Ri (4984m) – Mountain view Hôtel.

Un petit déjeuner rapide à 5h30 du matin et départ à la frontale avant le lever du jour, sur un sol bien froid, pour ceux qui ont coché l’option Tsergo Ri. La traversée du ruisseau sur des pierres gelées fera un élu. L’ascension du Tsergo avec un pied mouillé, ça se tente. Le groupe s’étire rapidement et chacun monte à son rythme. Le lever du jour sur le Lantang Lirung (7225m) offre de belles couleurs. Mille mètres de dénivelé à cette altitude fait quelques dégâts; mais pour ceux qui iront au sommet la récompense sera de taille. Un 360° sur le Yubra Himal, Langtang Himal, Morimoto Peak, Yala Peak, Dorje Himal, Kangjala Himal et Chimisedang Lekh. Il y a un peu de neige sur la partie finale, plus technique, située en face nord. L’ensemble constitue une exceptionnelle randonnée d’altitude. Le sommet est dégagé et la température presque clémente pour la collation. La descente se fait par la face plus au sud pour faire une boucle. Le chemin est tracé sur d’immenses pentes à 45°.

12/11: Ascension du Kyanjin Ri (4400m et 4700m) et retour à Langtang.

L’ascension du jour propose un itinéraire sans marche d’approche pour 550m de dénivelé. Tout le groupe monte au premier sommet à 4400m. La montée est particulièrement raide mais ne dure pas. L’ambiance au sommet est conviviale. L’espace est restreint et il y a pas mal de monde. La vue sur le Lirung et son glacier est imprenable. Une avalanche se déclenche au loin. Ceux qui n’ont pas suffisamment de dénivelé dans les jambes poussent jusqu’au Kyanjin Ri 2 à 4700. La descente se fait par l’itinéraire de retour de la crête qui s’étire jusqu’au belvédère sommital face au Tsergo Ri. Cette montée aurait-elle été préférable la veille pour mieux s’acclimater, et le Tsergo Ri sur cette journée? C’est à réfléchir. Après un dernier repas chez Dejen, nous reprenons la route pour un retour à Langtang, chez Temba.

42 JP Gyurmay départ pour le Tsergo Ri 43 JP lever du jour sur Dorje et Kangjala Himal 44 JP Montée au Tsergo Ri 45 JP lever de soleil sur le Langtang Lirung 46 JP Langtang Himal 47 JP Langtang Himal à gauche Yansa Tsenji 6575m et à droite Shalbachum 6680m. 48 JP Sommet du Ponggen Dokpu 5930m. 49 JP Montée au Tsergo Ri 50 JP chemin vers le Tsergo Ri au fon Dshabu Ri et Ponggen Dokpu 51 JP Langtang Lirung, Kimshung et Langtang Himal 52 JP Sommet du Tsergo Ri 53 JP Le Shalbachum 6680m et son glacier 54 JP Le Kimshung 6745m et son glacier 55 JP Gyurmay au sommet du Tsergo Ri 56 JP Caroline dans la partie finale du Tsergo Ri 57 JP Pause au sommet 58 JP de G à D Goldum 6480, Langshisa Ri 6427, Ganchenpo 6387 et Ponggen Dokpu 5930 59 JP Vue sur la Kangjala Himal 60 JP Vue d'ensemble sur la montée depuis le sommet du Tsergo Ri 61 JP Le Ganchenpo 6387m depuis le sommet du Tsergo (2) 62 JP départ pour Kyanjin Gompa, au fond Ganchenpo et Langshisa Ri (2) 63 JP Chemin du retour 64 JP Fleurs 65 JP vue de la combe du retour sur la Langtang Himal (3) 66 JP Coucher de soleil sur le Ganchenpo 6387m. 67 JP Coucher de soleil sur la Langtang Himal

68 JP Vue sur Kyanjin Gompa en montant au Kyanjin Ri 69 Photo Caroline  MB JP et Eric sommet du Kyanjin Ri 70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung 71 Photo Caroline Vue sur le Kyanjin Ri 4700m. 72 JP vue élargie du Kyanjin Ri 4400m. 73 JP Arrivée de Nicolas au Kyanjin Ri 4700m. 74 JP Lhakpa et JPaul sommet du Kyanjin Ri 4700m 75 JP sommet du Kyanjin RI 4700. 76 JP sommet du Kimshung 6745m et son glacier 77 JP Le Langtang Lirung et son glacier 78 JP retour du Kyanjin Ri 79 JP Caroline et famille de Temba 80 JP Nima et la cousine de Temba 81 JP fille de la cousine de Temba 82 JP Au repas avec Dejen la belle- soeur de Temba 83 JP Marie B sur le retour vers Langtang village 84 JP Pierre à mani 85 JP Vue sur le Naya Kang 5844m. 86 Photo Caroline Vache de camouflage 87 JP mémorial de Langtang 88 JP le groupe traverse la moraine 89 JP sortie de la traversée 90 JP Traversée

13/11: Descente à Lama Hôtel (2470 m).

Au départ de Kyanjin, nous avons la chance d’apercevoir un panda roux. Il ne s’attarde pas pour la photo! Dommage. La route du retour offre un dernier regard sur l’effondrement et la moraine de Langtang. Le village reconstruit, contraste aujourd’hui avec celui de Mundu, qui a conservé ses habitations traditionnelles. Nous faisons un arrêt au mémorial. Sur le chemin, les Mendong affalés par les secousses ont été entièrement remis en place. Plus loin, une rampe est en construction pour récupérer les arbres balayés par le souffle du tremblement et de l’avalanche déclenchée en 2015. L’accueil à Lama Hôtel est toujours aussi chaleureux, et le confort toujours rudimentaire.

14/11: De Lama Hôtel à Thulo Syabru (2130 m).

La descente se poursuit avec une impression de déjà vu jusqu’à la bifurcation pour remonter vers Thulo Syabru. Quelques singes nous observent sur le parcours. Bon nombre de Dzo sortent des fourrés et se promènent sur le sentier. Une imposante passerelle permet de changer de vallée pour entamer la montée jusqu’au village en quasi totale reconstruction depuis 2015. Nous sommes accueillis dans un hôtel neuf, presque luxueux quant aux chambres avec sdb privatives. La soirée est consacrée aux cartes postales. Le marchand propose de nous les timbrer et les poster à Syabru en majorant un peu le prix. Toutes les cartes sont arrivées à bon port. Le lieu est propice au farniente; mais la journée du lendemain sera longue.

15/11: De Thulo Syabru au Lodge de Chyolang Pati (3584 m).

Longue journée de transition avec pas mal de dénivelé pour retrouver de l’altitude. La fatigue accumulée dans la vallée du Langtang se fait un peu sentir. La pause de midi, en terrasse, au Sherpa Cottage (2711m) offre un temps de repos apprécié dans un cadre verdoyant et fleuri. A Chyolang Pati, le coucher de soleil sur le Langtang Lirung et les Ganesh sera immortalisé dans un froid glacial. Les couleurs sont flamboyantes vers l’ouest, le Lirung se voile de rose.

16/11: De Chyolang Pati à Gosainkund (4380 m) et Belvédère (4615 m).

La montée de départ vers Laurebina est un peu longue. La vue est, cependant, très dégagée sur tous les massifs environnants. Après un petit col, le sentier bascule sur la gauche et emprunte une trace sur le flan de la montagne. Le vertige est assuré dans un espace minéral offrant des couleurs de roche dans des jaunes presque fluorescents. L’arrivée au premier lac  fait apparaître les deux ou trois Lodges de Gosainkund. Nous passerons la nuit au Lodge du Tibet Hôtel à 4380m. L’après-midi est consacrée à l’ascension vers le belvédère de Gosainkund à 4615m. L’arête offre une belle vue sur les deux versants. La soirée sera «fraîche» dans la pièce commune, le poêle ne démarre pas. Avec Gyurmay et Lhakpa, nous nous réchauffons d’une petite bouteille de rhum vendue sur place. Le coucher de soleil est superbe, mais nous n’avons pas la force de sortir les appareils photo. Le froid et le programme du lendemain incitent à se coucher de bonne heure.

Pause sur la River Side  Langtang Khola92 JP Olé !! 93 JP Big passerelle 94 JP Vaches 95 JP Départ de Thulo Syabru en reconstruction 96 Photo Caroline Achat du Khukuri 97 Photo Eric petite fille aux ponpons 98 JP Lodge de Cholangpati 99 JP Ganesh et sa trompe 100 JP Ciel rose Les Lirung 101 Ciel en feu à Cholangpati 102 JP Gosainkund Lekh le matin 103 Photo Caroline  Départ vers Gosainkunda 104 JP Jeune homme et cheval 105 JP Sur le chemin des lacs 106 JP Couleurs de roche 107 JP Chemin des lacs sacrés (1) 108 JP Passage 109 JP Pause et point de vue 110 JP Gentianes 111 JP Gosainkund 112 Caroline 28 MB et Caroline Panneau Gosainkunda 113 Photo Caroline Cloches de Gosainkund 114 JP Petite fille Lodge de Gosainkund

17/11: De Gosainkund au Surya Peak (5145 m) et retour à Shin Gompa (3300m).

Deux personnes sont partantes pour le Surya Peak. Il a neigé pendant la nuit; mais la météo est correcte pour la journée. Gyurmay se présente avec des baskets pour la montée. Je lui propose de prendre mes chaussures de montagne taille basse et mes guêtres. Il accepte sans hésitation. La montée est minérale et le tracé n’est pas toujours évident. La neige de la nuit offre une luminosité qui renforce le bleu profond du ciel et les reflets dans le lac Ganeshkund. L’attaque de la partie finale du Surya Peak est assez raide et demande parfois de mettre les mains. Il n’y a pas de tracé et la glace qui recouvre l’amas de blocs est souvent cachée par la neige fraîche. Gyurmay m’informe que la montée ne sera pas possible. Après concertation, je propose que nous montions tant que cela ne pose pas de problème et que si la progression devient complexe nous ferons demi-tour. Le cheminement demande quelques précautions mais ne présente pas de danger pour des randonneurs aguerris. La progression demande un peu de concentration; mais la partie sommitale perd sa raideur et le sommet est atteint sans problème, en dehors de quelques glissades sans conséquence. Malheureusement, le sommet ne se découvre que par intermittence. Lhakpa filme l’arrivée au sommet avec son smartphone et nous fera passer la vidéo. La descente jusqu’à Shin Gompa, presque 2000m de dénivelé, est un peu longue. Mais elle met un terme aux ascensions programmées.

18/11: De Shin Gompa à Dunche (2030m)

La descente est agréable dans les sous-bois. Dernier repas à Dunche avec Gyurmay, Lhakpa et Chowang. Remise des enveloppes traditionnelles en fin de trek. Nous avons donné pas mal de notre matériel, chaussures, pantalons, Buff, T-shirt et autres aux porteurs. Nous avions apporté toutes sortes de sachets de graines que nous avons distribués aux jardiniers tout le long du parcours. Caroline avait bénéficié d’un stock conséquent offert par le magasin Botanic (Date limite de vente). L’ambiance était excellente dans le groupe. Pas mal d’émotion et d’accolades avant le départ!!

2017. Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund. 115-photo-caroline-22-nima-300x293

116 JP Vue sur Gosainkund et les lacs 117 JP Gosainkund 118 JP Marie B belvedere 4615m 119 JP Panoramique sur le sommet du belvedere 120 Photo Nicolas Les lacs Gosainkund 121 JP Le Ganesh Himal depuis la montée au Surya Peak 122 JP Vue partielle sur le Surya Peak 123 JP Vue sur le Langtang Lirung 7234m. 124 JP Au fond les Ganesh et à droite les Lirung 125 JP montée au Surya Peak 126 JP La longue montée finale 127 JP Nicolas Pas facile 128 JP Dans la montée 129 JP Lhakpa, Gyurmay et JP au sommet 130 JP Drapeaux au sommet vue sur les lacs Gosainkund 131 JP Lhakpa sur un rocher 132 JP escalade 133 JP Vue sur le Ganesh Kund 134 JP Lac du Gosainkund

19/11: De Dunche à Katmandou par la vallée de Phalakhu et Tadi Khola.

Le voyage retour en 4×4 est moins impressionnant qu’à l’aller. Le retour se fait par une suite de vallées et une route en construction bien chaotique pour passer un col qui nous ramènera à KTM. Les vallées traversées offrent le spectacle de cultures en espaliers et de nombreuses rizières. La soirée est consacrée au shopping et la visite du Stupa de Bodnath

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20/11: Visite de Bhaktapur et Tamel.

Nima prend un peu de repos et c’est Temba qui assure le relais pour la visite de Bhaktapur et Tamel (Achat d’épices, de doudounes, de bijoux et de pacheminas). Le repas du soir nous est offert dans un restaurant proposant des musiques et danses traditionnelles du Népal et du Tibet.

21/11: Repas de midi chez Jyanghjul et Temba et départ pour l’aéroport.

Le départ est proche. Les sacs sont chargés à bloc de tout ce que Temba nous a confié  pour TPH. Nous sommes invités à manger chez lui et Jyanghjul qui a préparé un repas de momos avec Nima. Temba nous offre un collier souvenir et nous conduit à l’aéroport. Retour sans encombre par Bombay.

137 JP Batteuse à Dunche 138 JP Vue sur le Tibet 139 JP Rue de Dunche 140 JP Camion 141 JP Vallée de Phalakhu Khola 150 JP Briques et effondrement 149 JP place et chèvre 148 JP Mère et enfant 147 Photo Eric Bhaktapur Quartier des potiers 146 JP Tour Bhaktapur 145 JP Temple bhoudiste Bhaktapur 144 JP Cultures en terrasses 143 JP Attelage 142 JP Rizières 159 JP Poteries de Bhaktapur 158 JP Mère et fille 157 JP Petite fille 156 Photo Caroline Vieux couple 155 JP Hommes et Topi 154 JP entrée du restau 153 JP Femmes à la fenêtre 152 JP Vendeur de balais 151 Photo Eric Petit enfant

L’accueil, l’accompagnement et la disponibilité des personnes tant dans la préparation du projet que dans sa réalisation nous ont offert la possibilité de découvrir une région et ses montagnes dans des conditions particulièrement confortables et satisfaisantes. Un grand merci à Maryse et Jean-Gilles de TPH pour leur mise en lien et leur suivi, à Temba pour sa réactivité et son souci de l’organisation, à Jyanghjul pour son repas d’au revoir, à Nima pour son calme, son sourire, sa bonne humeur et son «pas du guide» pour Marie-B, à Lhakpa, à Chowang et Gyurmay, ce dernier ayant cumulé du dénivelé pour tenter de me récupérer quand je me suis perdu sur le chemin du retour. De très belles rencontres. De très beaux souvenirs!!

Jean-Paul DULIN.

Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund Novembre 2017.

 

      70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung

      Les guides présentent le trek du Langtang comme étant accessible pour un premier voyage au Népal. L’altitude «obligatoire», si l’on veut atteindre Kyanjin Gompa ne dépasse pas les 4000m. Les conditions d’accueil y sont très bonnes dans l’ensemble, et même souvent confortables. N’étant pas spécifiquement homogène dans ses objectifs, notre groupe a fait le choix d’un parcours permettant à chacun de décider de poursuivre ou d’attendre, selon ses capacités et sa forme du moment. Nous avons donc décidé de ne pas emprunter l’itinéraire passant par le Lauribinayak Pass pour boucler par la région d’Helambu, mais de prévoir une étape à Gosainkund et un retour le lendemain vers Shin Gompa et Dunche. Deux sommets ont été programmés, pour ceux qui le souhaitaient: Le Tsergo Ri (4984m) et le Surya Peak (5145m). Des amis, ayant déjà parcouru le Langtang, nous ont donné les coordonnées de Maryse et Jean-Gilles de TPH. Ceux-ci nous ont mis en relation avec Temba Lama, à Katmandou, pour définir les modalités du programme et son organisation. Nima, notre guide, nous a proposé d’ajouter à notre programme: le Kyanjin Ri 1 (4400m), le Kyanjin Ri 2 (4700m) et le belvédère de Gosainkund (4615m). Notre groupe était composé de 5 personnes (Caroline, Marie-B, Nicolas, Eric et moi) et l’équipe d’encadrement de Nima et de trois porteurs: Gyurmay Lama, Lhakpa Sherpa et Chowang Lama.

5/11: Arrivée à Katmandou.

      Comme à chaque arrivée au Népal, la fatigue s’ajoute à la joyeuse «pagaille»,s’agissant des diverses formalités à remplir avant de récupérer les sacs. Première difficulté, après avoir cherché et observé tout ce qui pouvait tourner sur les tapis roulants, force est de constater que le sac de Caroline est resté bloqué à Bombay !! Elle avait déjà vécu cette expérience lors d’un précédent voyage. Temba nous rejoint et prend les choses en main, ce qui nous facilite bien des démarches. Il obtient l’information que le sac sera dans un prochain avion arrivant le lendemain de Bombay, le dernier vol arrivant à 18h. Tout le programme du trek est décalé d’un jour. La visite de Patan, prévue en fin de voyage se fera demain. J’ai eu Maryse sur le téléphone de Temba à notre arrivée qui s’informait du bon déroulement du voyage et de notre accueil. Vraiment sympa de sa part !!

 

6/11: Visite de PATAN.

      La journée à Patan se fait en compagnie de Nima. Malgré la fébrilité qui nous accompagne à chaque coup de téléphone de Temba nous annonçant que le sac n’était pas dans l’avion qui venait de se poser, nous constatons que cette journée décalée nous est bénéfique et offre un peu de tranquillité et de repos. Temba avait prévu un guide pour la visite du Durbar Square de Patan et l’ancien palais royal. Premier Dal-Bhat avec vue sur la ville. L’ambiance est bonne, et l’est plus encore quand Temba nous annonce par téléphone que le sac est arrivé par le dernier avion. Caroline et Temba partent en moto à l’aéroport. La traversée de KTM à l’heure de pointe lui procure ses premières sensations.

1 JP Stupa 2 Stupa et coucher de soleil par Nicolas 3 JP départ Pathan 4 JP Patan 5 JP femme sur le Stupa 6 JP Visage avec Topi à Patan

7/11: Voyage en 4×4 direction Syabru Besi ( 460 m).

      Après le confort de deux nuits au Ti-se Guest House, dans lequel certains d’entre nous avaient déjà séjourné lors d’un précédent voyage, nous partons en 4×4 vers Syabru Besi. La traversée de KTM est interminable de klaxons, de pots d’échappements, de bouchons et de véhicules dans tous les sens. L’heure de pointe! De vallée en vallée, le long de la Trisuli River nous progressons en prenant de l’altitude. Plusieurs chek-point et une fouille complète de nos sacs en arrivant au passage de la province de Langtang. Ensuite la route nous laissera un certain nombre d’émotions et de secousses. Impressionnante, et plus encore quand il s’agit de croiser les nombreux camions qui viennent de la frontière du Tibet. Enfin, nous sommes à l’hôtel Small Star de Syabru Besi. Nous faisons la connaissance de Gyurmay, Lhakpa et Chowang qui se chargeront des sacs. Petite balade dans Syabru pour finir la journée et sentir une dernière fois la poussière dégagée par les nombreux camions qui font la route du Tibet.

8/11: Départ du Trek. De Syabru Besi au Lodge de Lama Hôtel (2470 m).

       Première étape en basse altitude. Il faut que chacun trouve le rythme de sa progression. La traversée du village de Syabru offre le spectacle des dégâts provoqués pour le tremblement de terre de 2015. L’école est à l’abandon et reconstruite ailleurs. La Langtang Khola se fait entendre et son débit est conséquent. La flore est presque tropicale, les nids d’abeilles noires géantes attirent les objectifs. Les traces d’éboulements ne sont pas toutes en lien avec le 25 avril 2015. La pause de Bamboo est vraiment agréable avant la montée à Lama Hôtel. La Friendly guest House de Lama Hôtel propose un thé au gingembre excellent; certains se tourneront plutôt vers l’Everest (en bouteille) !! Le repas est bon. Par contre, les sanitaires dégagent une odeur qui nécessitera un transfert de chambre. Le bruit de la Langtang Khola, très proche, n’aide pas vraiment à trouver le sommeil, mais finit par nous bercer.

 7 JP La route 8 JP Passerelle départ Syabru Besi 9 JP fruits fleurs régal des singes 10 JP long de la rivière Langtang Khola 11 JP Nids d'abeilles noires géantes 12 JP Chowang Nima Caroline et Marie B 13 JP cuisine restau de Bamboo 14 JP escaliers 15 JP Lama Hôtel          

9/11: De Lama Hôtel à Langtang village (3430 m) – Lodge de Temba Lama.

           Le chemin se poursuit par une suite de passages de ruisseaux et d’éboulis divers, quelques semnopithèques de l’Himalaya (singes à têtes blanches) viennent distraire l’ascension. Une montée un peu plus raide, en forêt, nous rappelle que nous venons de passer les 3000m d’altitude. Première vue sur le Naya Kang 5844m. Le temps est beau. La vallée de Langtang s’ouvre enfin et nous offre une vue superbe sur le Ghenge Lirung (Langtang 2) 6561m. De part et d’autre de la vallée, bon nombre d’éboulements, de traces de roche neuve dans les parois marquent le souvenir de 2015. Sur la face nord, les arbres sont dénudés sur  plusieurs centaines de mètres et gardent la marque de la puissance du souffle. Le chaos de l’effondrement est maintenant bien visible. Nous faisons une pause thé au Lodge reconstruit de Gyurmay. Achats divers de tricots colorés pour les souvenirs. Ensuite, nous entamons la descente vers le chaos de glace, de terre et de pierre qui forme l’impressionnante moraine que nous traversons en dirigeant nos regards vers le haut pour tenter de capter l’ambiance qui règne en ce lieu. A la sortie, nous prenons du temps pour échanger avec Nima, Gyurmay et Chowang. Ils ont perdu femme, enfants, frères et sœurs, leurs parents et de la famille, et des proches. Nima m’indique l’emplacement approximatif de la maison où vivaient ses parents. Moment de silence, de recueillement et la route reprend. Un dernier regard en arrière sur la marque plus claire tracée dans la montagne. Arrivée à Langtang, et accueil dans le tout nouveau Lodge très confortable de Temba.16 JP vue sur le Naya Kang 5844m 17 JP pont sur la Langtang Khola 18 JP vallée de Langtang 19 JP Semnopithèques de l'Himalaya 20 JP Lhakpa Sherpa 21 JP moraine effondrée de Langtang 22 JP Caroline et Eric Moraine de Langtang 23 JP Lodge de Temba à Langtang 24 Photo Caroline  Père de Temba 25 JP Vue d'ensemble de l'effondrement

10/11: De Langtang à Kyanjin Gompa (3850 m) – Mountain view Hôtel.

            Départ pour Kyanjin Gompa, le temps est toujours clair. La beauté des massifs se dévoile. Nima tente de nous aider à faire la différence entre Yack, Nak et Dzo. Pas simple, mais une certitude, il n’existe pas de lait de yack!! Les toits bleus de Kyanjin Gompa rappellent un peu la couleur des gentianes, bien que celles du Népal soient plus claires que dans les Alpes. Son immense passerelle et son superbe Stupa récemment reconstruits marquent l’entrée du village. Nous bénéficions d’un accueil chaleureux à l’hôtel Mountain view où Dejen Lama, la belle-sœur de Temba nous accueille. Le confort est top, la douche bien chaude et nous y resterons deux nuits. Avant le repas du soir, Nima nous fait visiter la fromagerie et le monastère en reconstruction depuis le tremblement de terre. L’altitude se fait sentir pour certains. Le groupe se pose car demain sera une grosse journée.

26 JP village de Mundu 27 JP Yack 28 JP Lhakpa, Gyurmay, Nima et Chowang 29 JP Le groupe avant Kyanjin Gompa (2) 30 Photo Caroline  Eric et JP pont de Kyanjin Gompa 31 Photo Eric Passerelle de Kyanjin Gompa 32 JP Stupa de Kyanjin Gompa 3730m 33 JP Stupa de Kyanjin Gompa 34 JP vieille dame

36 JP Kyanjin Gompa 3730m et Dorje Himal 37  Photo Nicolas Le Ganchenpo 6387m 38 JP vendeuse et Caroline 39 JP Ganchenpo 6387m. 40 JP Langtang Lirung 7225m. 2 41 JP Fromagerie de K Gompa

11/11: Ascension du Tsergo Ri (4984m) – Mountain view Hôtel.

            Un petit déjeuner rapide à 5h30 du matin et départ à la frontale avant le lever du jour, sur un sol bien froid, pour ceux qui ont coché l’option Tsergo Ri. La traversée du ruisseau sur des pierres gelées fera un élu. L’ascension du Tsergo avec un pied mouillé, ça se tente. Le groupe s’étire rapidement et chacun monte à son rythme. Le lever du jour sur le Lantang Lirung (7225m) offre de belles couleurs. Mille mètres de dénivelé à cette altitude fait quelques dégâts; mais pour ceux qui iront au sommet la récompense sera de taille. Un 360° sur le Yubra Himal, Langtang Himal, Morimoto Peak, Yala Peak, Dorje Himal, Kangjala Himal et Chimisedang Lekh. Il y a un peu de neige sur la partie finale, plus technique, située en face nord. L’ensemble constitue une exceptionnelle randonnée d’altitude. Le sommet est dégagé et la température presque clémente pour la collation. La descente se fait par la face plus au sud pour faire une boucle. Le chemin est tracé sur d’immenses pentes à 45°.

12/11: Ascension du Kyanjin Ri (4400m et 4700m) et retour à Langtang.

            L’ascension du jour propose un itinéraire sans marche d’approche pour 550m de dénivelé. Tout le groupe monte au premier sommet à 4400m. La montée est particulièrement raide mais ne dure pas. L’ambiance au sommet est conviviale. L’espace est restreint et il y a pas mal de monde. La vue sur le Lirung et son glacier est imprenable. Une avalanche se déclenche au loin. Ceux qui n’ont pas suffisamment de dénivelé dans les jambes poussent jusqu’au Kyanjin Ri 2 à 4700. La descente se fait par l’itinéraire de retour de la crête qui s’étire jusqu’au belvédère sommital face au Tsergo Ri. Cette montée aurait-elle été préférable la veille pour mieux s’acclimater, et le Tsergo Ri sur cette journée? C’est à réfléchir. Après un dernier repas chez Dejen, nous reprenons la route pour un retour à Langtang, chez Temba.

42 JP Gyurmay départ pour le Tsergo Ri 43 JP lever du jour sur Dorje et Kangjala Himal 44 JP Montée au Tsergo Ri 45 JP lever de soleil sur le Langtang Lirung 46 JP Langtang Himal 47 JP Langtang Himal à gauche Yansa Tsenji 6575m et à droite Shalbachum 6680m. 48 JP Sommet du Ponggen Dokpu 5930m. 49 JP Montée au Tsergo Ri 50 JP chemin vers le Tsergo Ri au fon Dshabu Ri et Ponggen Dokpu 51 JP Langtang Lirung, Kimshung et Langtang Himal 52 JP Sommet du Tsergo Ri 53 JP Le Shalbachum 6680m et son glacier 54 JP Le Kimshung 6745m et son glacier 55 JP Gyurmay au sommet du Tsergo Ri 56 JP Caroline dans la partie finale du Tsergo Ri 57 JP Pause au sommet 58 JP de G à D Goldum 6480, Langshisa Ri 6427, Ganchenpo 6387 et Ponggen Dokpu 5930 59 JP Vue sur la Kangjala Himal 60 JP Vue d'ensemble sur la montée depuis le sommet du Tsergo Ri 61 JP Le Ganchenpo 6387m depuis le sommet du Tsergo (2) 62 JP départ pour Kyanjin Gompa, au fond Ganchenpo et Langshisa Ri (2) 63 JP Chemin du retour 64 JP Fleurs 65 JP vue de la combe du retour sur la Langtang Himal (3) 66 JP Coucher de soleil sur le Ganchenpo 6387m. 67 JP Coucher de soleil sur la Langtang Himal

68 JP Vue sur Kyanjin Gompa en montant au Kyanjin Ri 69 Photo Caroline  MB JP et Eric sommet du Kyanjin Ri 70 JP Sommet du Kyanjin Ri et Lirung 71 Photo Caroline Vue sur le Kyanjin Ri 4700m. 72 JP vue élargie du Kyanjin Ri 4400m. 73 JP Arrivée de Nicolas au Kyanjin Ri 4700m. 74 JP Lhakpa et JPaul sommet du Kyanjin Ri 4700m 75 JP sommet du Kyanjin RI 4700. 76 JP sommet du Kimshung 6745m et son glacier 77 JP Le Langtang Lirung et son glacier 78 JP retour du Kyanjin Ri 79 JP Caroline et famille de Temba 80 JP Nima et la cousine de Temba 81 JP fille de la cousine de Temba 82 JP Au repas avec Dejen la belle- soeur de Temba 83 JP Marie B sur le retour vers Langtang village 84 JP Pierre à mani 85 JP Vue sur le Naya Kang 5844m. 86 Photo Caroline Vache de camouflage 87 JP mémorial de Langtang 88 JP le groupe traverse la moraine 89 JP sortie de la traversée 90 JP Traversée

13/11: Descente à Lama Hôtel (2470 m).

            Au départ de Kyanjin, nous avons la chance d’apercevoir un panda roux. Il ne s’attarde pas pour la photo! Dommage. La route du retour offre un dernier regard sur l’effondrement et la moraine de Langtang. Le village reconstruit, contraste aujourd’hui avec celui de Mundu, qui a conservé ses habitations traditionnelles. Nous faisons un arrêt au mémorial. Sur le chemin, les Mendong affalés par les secousses ont été entièrement remis en place. Plus loin, une rampe est en construction pour récupérer les arbres balayés par le souffle du tremblement et de l’avalanche déclenchée en 2015. L’accueil à Lama Hôtel est toujours aussi chaleureux, et le confort toujours rudimentaire.

14/11: De Lama Hôtel à Thulo Syabru (2130 m).

            La descente se poursuit avec une impression de déjà vu jusqu’à la bifurcation pour remonter vers Thulo Syabru. Quelques singes nous observent sur le parcours. Bon nombre de Dzo sortent des fourrés et se promènent sur le sentier. Une imposante passerelle permet de changer de vallée pour entamer la montée jusqu’au village en quasi totale reconstruction depuis 2015. Nous sommes accueillis dans un hôtel neuf, presque luxueux quant aux chambres avec sdb privatives. La soirée est consacrée aux cartes postales. Le marchand propose de nous les timbrer et les poster à Syabru en majorant un peu le prix. Toutes les cartes sont arrivées à bon port. Le lieu est propice au farniente; mais la journée du lendemain sera longue.

 15/11: De Thulo Syabru au Lodge de Chyolang Pati (3584 m).

            Longue journée de transition avec pas mal de dénivelé pour retrouver de l’altitude. La fatigue accumulée dans la vallée du Langtang se fait un peu sentir. La pause de midi, en terrasse, au Sherpa Cottage (2711m) offre un temps de repos apprécié dans un cadre verdoyant et fleuri. A Chyolang Pati, le coucher de soleil sur le Langtang Lirung et les Ganesh sera immortalisé dans un froid glacial. Les couleurs sont flamboyantes vers l’ouest, le Lirung se voile de rose.

16/11: De Chyolang Pati à Gosainkund (4380 m) et Belvédère (4615 m).

            La montée de départ vers Laurebina est un peu longue. La vue est, cependant, très dégagée sur tous les massifs environnants. Après un petit col, le sentier bascule sur la gauche et emprunte une trace sur le flan de la montagne. Le vertige est assuré dans un espace minéral offrant des couleurs de roche dans des jaunes presque fluorescents. L’arrivée au premier lac  fait apparaître les deux ou trois Lodges de Gosainkund. Nous passerons la nuit au Lodge du Tibet Hôtel à 4380m. L’après-midi est consacrée à l’ascension vers le belvédère de Gosainkund à 4615m. L’arête offre une belle vue sur les deux versants. La soirée sera «fraîche» dans la pièce commune, le poêle ne démarre pas. Avec Gyurmay et Lhakpa, nous nous réchauffons d’une petite bouteille de rhum vendue sur place. Le coucher de soleil est superbe, mais nous n’avons pas la force de sortir les appareils photo. Le froid et le programme du lendemain incitent à se coucher de bonne heure.

Pause sur la River Side  Langtang Khola92 JP Olé !! 93 JP Big passerelle 94 JP Vaches 95 JP Départ de Thulo Syabru en reconstruction 96 Photo Caroline Achat du Khukuri 97 Photo Eric petite fille aux ponpons 98 JP Lodge de Cholangpati 99 JP Ganesh et sa trompe 100 JP Ciel rose Les Lirung 101 Ciel en feu à Cholangpati 102 JP Gosainkund Lekh le matin 103 Photo Caroline  Départ vers Gosainkunda 104 JP Jeune homme et cheval 105 JP Sur le chemin des lacs 106 JP Couleurs de roche 107 JP Chemin des lacs sacrés (1) 108 JP Passage 109 JP Pause et point de vue 110 JP Gentianes 111 JP Gosainkund 112 Caroline 28 MB et Caroline Panneau Gosainkunda 113 Photo Caroline Cloches de Gosainkund 114 JP Petite fille Lodge de Gosainkund

17/11: De Gosainkund au Surya Peak (5145 m) et retour à Shin Gompa (3300m).

            Deux personnes sont partantes pour le Surya Peak. Il a neigé pendant la nuit; mais la météo est correcte pour la journée. Gyurmay se présente avec des baskets pour la montée. Je lui propose de prendre mes chaussures de montagne taille basse et mes guêtres. Il accepte sans hésitation. La montée est minérale et le tracé n’est pas toujours évident. La neige de la nuit offre une luminosité qui renforce le bleu profond du ciel et les reflets dans le lac Ganeshkund. L’attaque de la partie finale du Surya Peak est assez raide et demande parfois de mettre les mains. Il n’y a pas de tracé et la glace qui recouvre l’amas de blocs est souvent cachée par la neige fraîche. Gyurmay m’informe que la montée ne sera pas possible. Après concertation, je propose que nous montions tant que cela ne pose pas de problème et que si la progression devient complexe nous ferons demi-tour. Le cheminement demande quelques précautions mais ne présente pas de danger pour des randonneurs aguerris. La progression demande un peu de concentration; mais la partie sommitale perd sa raideur et le sommet est atteint sans problème, en dehors de quelques glissades sans conséquence. Malheureusement, le sommet ne se découvre que par intermittence. Lhakpa filme l’arrivée au sommet avec son smartphone et nous fera passer la vidéo. La descente jusqu’à Shin Gompa, presque 2000m de dénivelé, est un peu longue. Mais elle met un terme aux ascensions programmées.

18/11: De Shin Gompa à Dunche (2030m)

            La descente est agréable dans les sous-bois. Dernier repas à Dunche avec Gyurmay, Lhakpa et Chowang. Remise des enveloppes traditionnelles en fin de trek. Nous avons donné pas mal de notre matériel, chaussures, pantalons, Buff, T-shirt et autres aux porteurs. Nous avions apporté toutes sortes de sachets de graines que nous avons distribués aux jardiniers tout le long du parcours. Caroline avait bénéficié d’un stock conséquent offert par le magasin Botanic (Date limite de vente). L’ambiance était excellente dans le groupe. Pas mal d’émotion et d’accolades avant le départ!!

Trek au Langtang et lacs sacrés de Gosainkund  Novembre 2017. 115-photo-caroline-22-nima-300x293

116 JP Vue sur Gosainkund et les lacs 117 JP Gosainkund 118 JP Marie B belvedere 4615m 119 JP Panoramique sur le sommet du belvedere 120 Photo Nicolas Les lacs Gosainkund 121 JP Le Ganesh Himal depuis la montée au Surya Peak 122 JP Vue partielle sur le Surya Peak 123 JP Vue sur le Langtang Lirung 7234m. 124 JP Au fond les Ganesh et à droite les Lirung 125 JP montée au Surya Peak 126 JP La longue montée finale 127 JP Nicolas Pas facile 128 JP Dans la montée 129 JP Lhakpa, Gyurmay et JP au sommet 130 JP Drapeaux au sommet vue sur les lacs Gosainkund 131 JP Lhakpa sur un rocher 132 JP escalade 133 JP Vue sur le Ganesh Kund 134 JP Lac du Gosainkund

19/11: De Dunche à Katmandou par la vallée de Phalakhu et Tadi Khola.

            Le voyage retour en 4×4 est moins impressionnant qu’à l’aller. Le retour se fait par une suite de vallées et une route en construction bien chaotique pour passer un col qui nous ramènera à KTM. Les vallées traversées offrent le spectacle de cultures en espaliers et de nombreuses rizières. La soirée est consacrée au shopping et la visite du Stupa de Bodnath

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20/11: Visite de Bhaktapur et Tamel.

            Nima prend un peu de repos et c’est Temba qui assure le relais pour la visite de Bhaktapur et Tamel (Achat d’épices, de doudounes, de bijoux et de pacheminas). Le repas du soir nous est offert dans un restaurant proposant des musiques et danses traditionnelles du Népal et du Tibet.

21/11: Repas de midi chez Jyanghjul et Temba et départ pour l’aéroport.

            Le départ est proche. Les sacs sont chargés à bloc de tout ce que Temba nous a confié  pour TPH. Nous sommes invités à manger chez lui et Jyanghjul qui a préparé un repas de momos avec Nima. Temba nous offre un collier souvenir et nous conduit à l’aéroport. Retour sans encombre par Bombay.

137 JP Batteuse à Dunche 138 JP Vue sur le Tibet 139 JP Rue de Dunche 140 JP Camion 141 JP Vallée de Phalakhu Khola 150 JP Briques et effondrement 149 JP place et chèvre 148 JP Mère et enfant 147 Photo Eric Bhaktapur Quartier des potiers 146 JP Tour Bhaktapur 145 JP Temple bhoudiste Bhaktapur 144 JP Cultures en terrasses 143 JP Attelage 142 JP Rizières 159 JP Poteries de Bhaktapur 158 JP Mère et fille 157 JP Petite fille 156 Photo Caroline Vieux couple 155 JP Hommes et Topi 154 JP entrée du restau 153 JP Femmes à la fenêtre 152 JP Vendeur de balais 151 Photo Eric Petit enfant

L’accueil, l’accompagnement et la disponibilité des personnes tant dans la préparation du projet que dans sa réalisation nous ont offert la possibilité de découvrir une région et ses montagnes dans des conditions particulièrement confortables et satisfaisantes. Un grand merci à Maryse et Jean-Gilles de TPH pour leur mise en lien et leur suivi, à Temba pour sa réactivité et son souci de l’organisation, à Jyanghjul pour son repas d’au revoir, à Nima pour son calme, son sourire, sa bonne humeur et son «pas du guide» pour Marie-B, à Lhakpa, à Chowang et Gyurmay, ce dernier ayant cumulé du dénivelé pour tenter de me récupérer quand je me suis perdu sur le chemin du retour. De très belles rencontres. De très beaux souvenirs!!

Jean-Paul DULIN.

2017. Le TOUR du MANASLU NEPAL: de Soti Kola à Besi Sahar

 

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Après avoir fait le Tour des Anapurnas en Octobre 2014, la Vallée du Langtang et les Lacs Sacrés de Gosain Kund en 2016, nous voilà repartis pour le Tour du Manaslu avec Marie Christine (mon épouse), Didier, Pascale, Annie et Gilles.

Pour ce trek, nous avons comme guide Nima, et comme porteurs, Swang, Moan, Sirap. Nous avons l’habitude maintenant de supporter le voyage en 4×4 pour le départ du trek, et de considérer cette journée comme la plus éprouvante du trek.

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Le 18 Octobre SOTI KOLA ( 700m )  è MACHAKOLA  ( 870 m )

Le beau temps et la forte chaleur nous font commencer le trek à 7h00. En Népalais, Kola signifie rivière, ainsi cette première journée est une succession de montées et descentes le long de la rivière Budhi Gundaki pour finir par un sentier en balcon. Les paysages de rizières et les nombreux bananiers nous accompagnent. Nous arrivons à Machakola vers 14h30.

Dénivelé + de 700 m / Dénivelé  -  de 385 m /  Distance de 10 km  /  Temps de marche 6h30

1er anecdote, pour ne réserver que 3 chambres, et pour le reste du trek, un soir sur deux, un des garçons dort dans la chambre de Gilles, et une des filles dans la chambre d’Annie.

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Le 19 Octobre MACHAKOLA    è JAGAT ( 1340 m ) 

 Après une première nuit récupératrice, nous repartons à 7h00 avec une marche en grande partie à l’ombre, toujours sur des sentiers en balcon et le passage de 6 passerelles hymalayennes. Jagat est un petit bourg très sympathique et animé.

Dénivelé + de 950 m / Dénivelé  -  de 425 m /  Distance de 12 km  /  Temps de marche 8h50

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Le 20 Octobre JAGAT ( 1340 m )  è PHILIM (1570 m )

Ce matin, Nima vient chercher Didier car Temba veut lui parler. Didier se doute de quelque chose. En fait, Temba lui annonce que nous sommes bloqués car il manque un papier pour suivre le trek, mais comme le dit le proverbe Tibétain «  S’il y a un problème et une solution, alors il n’y a plus de problème et s’il y a un problème et pas de solution, alors il n’y a plus de problème », et connaissant Temba, nous restons confiants.

Le matin, par très beau temps, nous allons visiter les alentours et découvrons dans un magnifique vallon verdoyant au dessus de Jagat une petite communauté Népalaise chrétienne. Ce lieu où aucun trekkeurs ne passent est magnifique, une superbe cascade au fond du vallon alimente en partie une centrale hydraulique (conduite forcée), les habitants (une vingtaine) dont de nombreux enfants  nous accueillent chaleureusement, ils jouent un jeu d’argent (quelques roupies) à l’aide de graines qui sont jetées comme des dès. Nima et les porteurs ne connaissent pas ce jeu.

Après le repas et une petite sieste, nous pouvons repartir pour une demi-journée de trek. Nous arrivons à Philim avec un arrêt dans le village de Sirdibas (150 habitants) où nous échangeons avec un villageois parlant un peu français, son frère ayant travaillé en France.

Dénivelé + de 600 m / Dénivelé  -  de 180 m /  Distance de 9 km  /  Temps de marche 3h00

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Le 21 Octobre PHILIM (1570 m )  è  Biche  ( 2120 m )

Au 4em jour de trek, toujours du beau temps, bon moral et bonne forme physique. Nima nous propose d’avancer le plus possible, nous remontons la vallée jusqu’au croisement de la vallée de TSUM, puis bifurquons sur la gauche en direction de Ghap, de magnifiques sentiers en balcon nous permettent de randonner dans des paysages montagnards superbes. Vers 17h00 nous nous arrêtons dans une guest house isolée et très spartiate, mais surprise nous avons du réseau téléphonique.

Les trois filles nous surprennent par leur condition physique.

Dénivelé + de 1245 m / Dénivelé  -  de 710 m /  Distance de 18 km  /  Temps de marche 8h20

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Le 22 Octobre Biche  ( 2120 m )è LHO ( 3180 m )

Nous reprenons notre trek avec des étapes décalées nous permettant de ne pas se retrouver avec les autres trekkeurs. Cette étape nous permet de découvrir un changement de végétation, c’est un étage ou la culture de céréale est dominante avec des moissons en cours qui nous ramène à un temps révolu pour nous (moisson à la faucille, ramassage dans des hôtes), beaucoup de femmes et leurs enfants sont dans les champs. Quand à la faune locale, nous avons de la chance d’observer et de photographier des singes. Arrêt à midi à Namrung, puis nous rejoignons Lho à 3180m.

Dénivelé + de 1400 m / Dénivelé  -  de 360 m /  Distance de 15 km  /  Temps de marche 8h35

Encore bravo les filles, en 2 jours nous avons fait 3 étapes pour rester dans les temps.

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Le 23 Octobre LHO ( 3180 m )è SAMAGAON ( 3390 m )

Compte tenu des 2 jours précédents, cette étape est courte, environ 8 km et nous sommes accompagnes par la pluie, faible le matin, mais forte l’après midi.

Nous arrivons à Samagaon en fin de matinée pour nous installer assez confortablement. La neige blanchi tous les sommets environnants, au col de Larkia (5106m) la neige est bien présente ainsi qu’à  Daramsala. La météo étant bonne pour les jours suivants, Nima nous propose de ne pas faire la journée d’acclimatation, afin de pouvoir trouver de la place à Daramsala, tout le monde est d’accord. Dénivelé + de 550 m / Dénivelé  -  de 210 m /  Distance de 8 km  /  Temps de marche 3h00

 

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Le 24 Octobre SAMAGAON ( 3390 m ) è SAMDO ( 3875 m )  

Cette journée est exceptionnelle, beau temps sans nuages, sommets enneigés et surtout la chaîne du Manaslu s’ouvre devant nous, spectacle époustouflant. Arrivés à Samdo vers 12h00, et par manque de place nous logeons chez l’habitant. Cette habitante et sa fille nous reçoivent chaleureusement, elles laissent leur chambre de 3 lits aux filles, nous les garçons nous montons une tente, confortable et spacieuse.

L’après midi nous montons à 4000m, il fait froid avec un fort vent. Sur ce tour du Manaslu où les déplacements ne peuvent se faire que sur des chemins muletiers, la vie dans les villages est rude, hormis l’électricité en grande partie pour l’éclairage, la télévision pour les séries Bollywoodiennes et le téléphone portable, les habitant de ces vallées reculées vivent simplement et sans confort, loin de tout, la solidarité ne doit par être un vain mot.  

Dénivelé + de 360 m / Dénivelé  -  de 40 m /  Distance de 8 km  /  Temps de marche 4h00

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Le 25 Octobre  SAMDO ( 3875 m )   è DARAMSALA  ( 4460m ) camp de base avant le passage du col de LARKIA à 5106 m )

La nuit sous tente c’est bien passée, beau temps et départ à 8h15. Nous abordons maintenant la haute montagne, des paysages superbes jusqu’à Daramsala.

Nous avons la chance d’apercevoir des barales (équivalent du bouquetin), et un magnifique gypaète barbu que j’ai la chance de suivre aux jumelles. Comment dire, Daramsala nous surprend par ces bâtiments très rustiques, un dortoir de 2 x 9 lits équivalent à une bergerie, une multitude de tentes 2 places, un réfectoire très spartiate et bien sur sans chauffage, et ne parlons pas des sanitaires. Le nombre de couchages est d’environ 100 places. Grace à Sirap qui a fait un aller retour la veille pour réserver, nous dormirons dans le dortoir en dur, au moins à l’abri du vent.

 Dénivelé + de 625 m /   Distance de 13 km  /  Temps de marche 3h10

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 Le 26 Octobre DARAMSALA  ( 4460m ) è   col de LARKIA à 5106 m è LANGBACHE Karla ( 3740 m )

Après une nuit courte, couchés le soir vers 19h00, nous nous levons à 3h00, petit déjeuner à 3h30 et départ à 4h00.

Cette étape que tout le monde attend démarre sous un ciel étoilé, il a gelé mais il n’y a pas de vent. La montée avec les frontales est magique, et vers 5h45, le jour se lève sur un spectacle inoubliable, un col très large, minéral, entouré de sommets impressionnants et de nombreux glaciers.

Vers 9h30 nous sommes face au panneau Col de LARKIA   5106 m, très forte émotion pour tout le monde mais surtout pour Annie car c’est l’anniversaire de son mari. Nima et les porteurs mettent en place notre drapeau de prières.

La redescente sur Langbache Karla est rude, nous croisons une caravane de yacks. Loin au fond, le massif des Anapurnas  et tout au long de la descente des moraines glacières à pertes de vue. Au fur et à mesure que nous descendons la respiration se fait plus facile. Langbache Karla se trouve dans une vallée verdoyante parcourue par une petite rivière et face à la chaîne du Manaslu. Enfin une guest house digne de ce nom.

Dénivelé + de 675 m / Dénivelé  -  de 1420 m /  Distance de 13 km  /  Temps de marche 9h30

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Les 5 dernières étapes s’enchaînent sur 5 jours

  • LANGBACHE  KARLA  è GHO  ( 2515 m)
  • GHO  è  THAL  ( 1700 m )
  • THAL  è  GHERMU  ( 1300 m )
  • GHERMU  è  NADI  BAZRA  ( 930 m )
  • NADI  BAZAR  è  BESI SAHAR  ( 760 m )

Pour ce retour, par rapport au planning nous avons un jour d’avance, avec Nima nous prenons la décision de rentrer en 5 étapes, avec marche le matin et repos l’après midi.

A partir de Dharampani, nous retrouvons le parcours commun avec la 1er partie du tour des Anapurnas. Nous retrouvons aussi les différents étages de végétation, et avec en prime une température relativement fraiche car le temps est couvert avec de la pluie la dernière journée. Nima nous annonce que dans le Langtang à Kianjing Gumpa il y a 5 cm de neige et au col de Larkia environ 30 cm.

Le retour ce 1er Novembre se fait en bus 11 places et surtout sur des routes en grande partie goudronnées.

210 212 213 215 217 218 221 222 223 225 226 227 230 231 232 234

 

  • Distance totale  153 km
  • Dénivelé positif   8600 m
  • Dénivelé  négatif   6180 m
  • Temps de marche  75 h
  • Passerelles Himalayennes   36

 237 238 239 242 243 245 246 250P1050834P1050837P1050839

 

P1050844

 Encore merci à Nima, Swang, Mohan, Sirap avec qui nous avons partagé de formidables moments.

Merci à Temba, à son épouse qui nous ont accueillis chaleureusement au Népal et chez eux pour un excellent repas typiquement tibétain.

 

Merci à Jean Gilles, Maryse et TPH pour ce beau voyage.

 

Gérald

 

2016. La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda

   La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda

Octobre 2016

En Octobre 2014, avec un groupe de 12 amis nous avons fait le tour des Annapurnas ,  malgré la tempête de neige que nous avons subi au Col de Thorong La Pass (5416m). Comme l’ensemble du groupe je suis rentré enthousiasmé et émerveillé  par les paysages du ce pays et par cette population aussi généreuse qu’altruiste malgré tous les problème qu’ils rencontrent.

 

Pour cette année 2016, je suis retourné au Népal du 10 au 28 Octobre avec entre autre  comme objectif d’aller dans la vallée du Langtang fortement touchée par le tremblement de terre d’ Avril 2015. Avec un groupe de 8 personnes (Gérald, Marie Christine, Didier , Pascale, Marie Noelle, Joel, Serge et Roger ), avec comme guides Nima et Lapka (neveux de Temba) et comme porteur ( Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa)  nous sommes partis de Katmandou le 12 Octobre pour THYAPHU BESI ( 1460m ) départ du trek après 8 heure de 4×4 .

 

Le 13 Octobre SHYAPHRU BESI  ( 1460m ) è LAMA HOTEL ( 2420 m )

Départ ce matin à 7h30, beau temps pour cette première journée avec une montée progressive en longeant la rivière Langtang  Khola dans un univers forestier. La vallée est très étroite avec de nombreux passages de marches en pierre et une chaleur moite.P1050491

Déjeuner à Bambou, là nous constatons de nombreux glissements de terrain dus au tremblement de terre. Vers 15h00 arrivée à LAMA HOTEL, regroupement de guest house, pas d’électricité mais nous sommes bien installés.Les trekkeurs de TPH Langtang 0ctobre 2016 1             DSCN3632fichier mov

Dénivelé positif 1260 m

Le 14 Octobre LAMA HOTEL (2460m )  è LANGTANG VILLAGE ( 3860m )  

Nous suivons le lit de la rivière glaciaire sur un sentier agréable, encore un peu de foret et nous commençons à apercevoir le Lantang Lirung  ( 7227 m ) et ses neiges éternelles. La vallée s’élargit et nous commençons à ressentir une forte émotion à mesure que nous approchons de LANGTANG VILLAGE. Les premiers prémices de l’avalanche qui a rasé le village sont tous ces arbres couchés suite au souffle ravageur. Puis les premières maisons dont celle de Gurmey ( frère de Temba ) balayée par le souffle alors que nous sommes encore loin du village.DSC_2456

A l’approche du village, nous sommes face à une masse de rochers et de pierres sur toute la largeur de la vallée, des drapeaux de prières sont plantés à l’emplacement des personnes disparues, et nous traversons l’avalanche dans le silence et le recueillement. Une fois installés à la guest house, Nima nous fait visiter le village en reconstruction et nous nous recueillons devant le mémorial (173 morts du Langtang et une cinquantaine de trekkeurs dont 7 français.      langtang Village

Dénivelé positif 1100 m

Le 15 Octobre LANTANG VILLAGE ( 3860 m ) è KIANJIN GUMPA ( 3870 m )

Départ vers 7h00, belle journée de trek à travers les pâturages de haute altitude, de nombreux murs de prières et les premiers troupeaux de yacks nous annoncent le dernier village de la vallée du Lantang,  Kianjing Gumpa à 3870 m d’altitude.

Une passerelle himalayenne récente nous permet d’atteindre le village vers 11h00, avec une vue éblouissante sur les  sommets environnants limitrophes du Tibet, et ses maisons très colorés dont celle de Nima qui se trouve à l’entrée du village.

Nous sommes accueillis par l’oncle de Nima P1050358et nous inaugurons  cette belle  guest house colorée ( vert clair ) qui comporte 12 chambres très bien aménagées, des douches avec l’eau chaude fournie par un chauffe eau solaire.Guest house Nima 9

Pour l’instant l’électricité est fournie par des batteries solaires et au printemps 2017, une centrale hydraulique sera aménagée par une ONG Anglaise.

Après un bon repas, Marie Christine, Pascale et Serge se reposent et visitent le village, pour les autres Nima nous propose de monter sur un belvédère dominant le village à 4350m ou flottent au vent des drapeaux de prières Tibétain et vue magnifique sur les glaciers environnant.Kianjing Gumba vue d'en haut

En fin d’après midi visite du monastère du 15 em siècle très endommagé et de la fromagerie (dégustation de fromage de femelle du Yack ), et le soir au repas autour du poêle car il fait froid Nima nous propose sa tartiflette au fromage de nack .

Dénivelé positif : le matin 480m ; l’après midi  550 m

 

Le 16 Octobre KIANJIM GUMPA ( 3870 m)  journée d’acclimatationKianjing Gumba

Marie Christine, Pascale et Serge font la rando qui nous avons fait la veille. Pour nous lever à 5h00 et départ à 5h45 en direction du Tsergo Ri ( 4984m ). Il fait beau et froid avec un panorama éblouissant sur le Lantang Lirung et toute la chaine du Yabra Himal. Nous nous arrêtons à 4700 m altitude record pour Didier.

Retour au village vers 11h00, nous en profitons pour rendre visite à Sangay son épouse et ces deux fils, ils nous accueillent chaleureusement dans leur guest house de quatre chambres. L’après midi promenade dans le village et ses alentours.guest house de Sangay

Dénivelé positif  750 m

 

Le 17 Octobre KIANJING GUMPA ( 3870m )  è LAMA HOTEL ( 2440m )

Retour sur nos pas pour rejoindre LAMA HOTEL, en passant devant la maison de GURMEY  je reste un moment pour me recueillir.

Dénivelé négatif  1500 m

Le 18 Octobre LAMA HOTEL ( 2440 m )  è THULO SHYAPRU ( 2250 m )

On continu la descente jusqu’à BAMBOU ( 1740 m ) puis nous changeons de vallée pour remonter sur THULO SYAPRU avec un paysage forestier dans un premier temps puis des terrasses cultivées avec de nombreuses habitations dispersées.

THULO SHYUPRU est un petit village qui a souffert du tremblement de terre (maisons, école et monastère), mais nous sommes très bien installés.

Dénivelé négatif   950m

Dénivelé positif   720m

Le 19 Octobre THULO SYAPRU ( 2250 m )  è CHYOLONPATI ( 3650 m )  

Départ à 7h30, le trekking s’élève dans un premier temps en douceur à travers des forets de chênes, le temps est couvert avec un  peu de brouillard  voir pluvieux.

Vers midi nous nous arrêtons pour un bon repas, nous sommes contents  d’être à l’abri car une belle averse se produit.

L’après midi, le sentier s’élève rapidement avec une forte pente avant d’atteindre CHYOLOLNGPATI à 3650 m qui est un charmant village. Le groupe marchant bien nous sommes surpris d’être arrivé, car nous pensions qu’ils nous restaient encore du dénivelé à faire.

Installation dans la guest house, il fait froid autant dehors que dans les chambres.

Du village nous avons une très belle vue panoramique sur les sommets qui nous entourent.

Dénivelé positif   1360 m

Le 20 Octobre  CHYOLONGPATI ( 3650 m )  è Lacs sacrés de GOSAINKUND (4380 m)

Après un nuit bien froide et un peu agitée ( trekkeurs un peu bruyant ) mais au chaud dans le duvet et sous la couverture, nous partons vers 7h30 sous un temps couvert, froid et avec du brouillard.

Nous arrivons aux lacs vers 11h00, et pendant un moment le brouillard se lève nous permettant de voir les deux premiers lacs ( il y en a 17 ). Ces lacs sont sacrés pour les Hindous adorateurs de Shiva mais aussi pour les Tibétains. Plusieurs de nos porteurs ont priés tout au long de la montée.

En redescendant, le brouillard s’étant levé, nous avons pu admirer la vallée et ses sommets.

Dénivelé positif   1000 m

Dénivelé  négatif  1000m

Le 21 Octobre CHYONGPATI  ( 3650 m ) è  DUNCHE (1970 m)

Ce matin, le ciel est très clair, il a gelé et le panorama est magnifique.

Nous partons vers 7h30 pour une longue descente, assez rapidement nous retrouvons le massif forestier, la température remonte rapidement, nous traversons de nouveau des petits villages pittoresques, très colorés et pas atteints par le tremblement de terre.

L’arrivée à DUNCHE nous surprend car c’est le retour à la civilisation ( bruit, klaxon des camions et motos et présence humaine plus importante ), ainsi qu’ électricité et WIFI, pendant tout le trek nous nous en étions bien passé.

Dénivelé négatif  1650 m

Dénivelé positif  150 m

Le 22 Octobre  DUNCHE   è KATMANDOU

Ce fut une journée mémorable, car le retour en 4×4 fut très long avec plus de 80% de piste car un des chauffeurs à voulu prendre une route en construction qui s’est avérée  très chaotique. L’aspect positif et que nous avons pu observer des paysages particuliers et une vie rurale à l’état authentique

A partir du 23 Octobre, le groupe s’est scindé, avec le retour en France de Marie Noelle et de Joel, Serge et Roger avec 2 amis sont restés au Népal pour effectuer  le  trek du Tour du Manaslu, quant à nous (Gérald, Marie Christine, Didier et Pascale), nous sommes restés jusqu’au 28 Octobre pour visiter les alentours de KATMANDOU.

Merci à TEMBA, à son épouse qui nous ont  accueillis chaleureusement  au Népal et chez eux pour un repas excellent  typiquement Tibétain.

Merci à Nima et Lapka ainsi qu’à Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa.

Une pensée aussi pour GURMEY

Merci à Jean Gilles et Maryse et TPH pour ce beau voyage.

Gerald Gabert

 

 2016. La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda   t

Trek vallée du Langtang/Lacs de Gosainkund 2016

   La vallée du Langtang et les Lacs sacrés de Gosainkuda

Octobre 2016

En Octobre 2014, avec un groupe de 12 amis nous avons fait le tour des Annapurnas ,  malgré la tempête de neige que nous avons subi au Col de Thorong La Pass (5416m). Comme l’ensemble du groupe je suis rentré enthousiasmé et émerveillé  par les paysages du ce pays et par cette population aussi généreuse qu’altruiste malgré tous les problème qu’ils rencontrent.

 

Pour cette année 2016, je suis retourné au Népal du 10 au 28 Octobre avec entre autre  comme objectif d’aller dans la vallée du Langtang fortement touchée par le tremblement de terre d’ Avril 2015. Avec un groupe de 8 personnes (Gérald, Marie Christine, Didier , Pascale, Marie Noelle, Joel, Serge et Roger ), avec comme guides Nima et Lapka (neveux de Temba) et comme porteur ( Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa)  nous sommes partis de Katmandou le 12 Octobre pour THYAPHU BESI ( 1460m ) départ du trek après 8 heure de 4×4 .

 

Le 13 Octobre SHYAPHRU BESI  ( 1460m ) è LAMA HOTEL ( 2420 m )

Départ ce matin à 7h30, beau temps pour cette première journée avec une montée progressive en longeant la rivière Langtang  Khola dans un univers forestier. La vallée est très étroite avec de nombreux passages de marches en pierre et une chaleur moite.P1050491

Déjeuner à Bambou, là nous constatons de nombreux glissements de terrain dus au tremblement de terre. Vers 15h00 arrivée à LAMA HOTEL, regroupement de guest house, pas d’électricité mais nous sommes bien installés.Les trekkeurs de TPH Langtang 0ctobre 2016 1             DSCN3632fichier mov

Dénivelé positif 1260 m

Le 14 Octobre LAMA HOTEL (2460m )  è LANGTANG VILLAGE ( 3860m )  

Nous suivons le lit de la rivière glaciaire sur un sentier agréable, encore un peu de foret et nous commençons à apercevoir le Lantang Lirung  ( 7227 m ) et ses neiges éternelles. La vallée s’élargit et nous commençons à ressentir une forte émotion à mesure que nous approchons de LANGTANG VILLAGE. Les premiers prémices de l’avalanche qui a rasé le village sont tous ces arbres couchés suite au souffle ravageur. Puis les premières maisons dont celle de Gurmey ( frère de Temba ) balayée par le souffle alors que nous sommes encore loin du village.DSC_2456

A l’approche du village, nous sommes face à une masse de rochers et de pierres sur toute la largeur de la vallée, des drapeaux de prières sont plantés à l’emplacement des personnes disparues, et nous traversons l’avalanche dans le silence et le recueillement. Une fois installés à la guest house, Nima nous fait visiter le village en reconstruction et nous nous recueillons devant le mémorial (173 morts du Langtang et une cinquantaine de trekkeurs dont 7 français.      langtang Village

Dénivelé positif 1100 m

Le 15 Octobre LANTANG VILLAGE ( 3860 m ) è KIANJIN GUMPA ( 3870 m )

Départ vers 7h00, belle journée de trek à travers les pâturages de haute altitude, de nombreux murs de prières et les premiers troupeaux de yacks nous annoncent le dernier village de la vallée du Lantang,  Kianjing Gumpa à 3870 m d’altitude.

Une passerelle himalayenne récente nous permet d’atteindre le village vers 11h00, avec une vue éblouissante sur les  sommets environnants limitrophes du Tibet, et ses maisons très colorés dont celle de Nima qui se trouve à l’entrée du village.

Nous sommes accueillis par l’oncle de Nima P1050358et nous inaugurons  cette belle  guest house colorée ( vert clair ) qui comporte 12 chambres très bien aménagées, des douches avec l’eau chaude fournie par un chauffe eau solaire.Guest house Nima 9

Pour l’instant l’électricité est fournie par des batteries solaires et au printemps 2017, une centrale hydraulique sera aménagée par une ONG Anglaise.

Après un bon repas, Marie Christine, Pascale et Serge se reposent et visitent le village, pour les autres Nima nous propose de monter sur un belvédère dominant le village à 4350m ou flottent au vent des drapeaux de prières Tibétain et vue magnifique sur les glaciers environnant.Kianjing Gumba vue d'en haut

En fin d’après midi visite du monastère du 15 em siècle très endommagé et de la fromagerie (dégustation de fromage de femelle du Yack ), et le soir au repas autour du poêle car il fait froid Nima nous propose sa tartiflette au fromage de nack .

Dénivelé positif : le matin 480m ; l’après midi  550 m

 

Le 16 Octobre KIANJIM GUMPA ( 3870 m)  journée d’acclimatationKianjing Gumba

Marie Christine, Pascale et Serge font la rando qui nous avons fait la veille. Pour nous lever à 5h00 et départ à 5h45 en direction du Tsergo Ri ( 4984m ). Il fait beau et froid avec un panorama éblouissant sur le Lantang Lirung et toute la chaine du Yabra Himal. Nous nous arrêtons à 4700 m altitude record pour Didier.

Retour au village vers 11h00, nous en profitons pour rendre visite à Sangay son épouse et ces deux fils, ils nous accueillent chaleureusement dans leur guest house de quatre chambres. L’après midi promenade dans le village et ses alentours.guest house de Sangay

Dénivelé positif  750 m

 

Le 17 Octobre KIANJING GUMPA ( 3870m )  è LAMA HOTEL ( 2440m )

Retour sur nos pas pour rejoindre LAMA HOTEL, en passant devant la maison de GURMEY  je reste un moment pour me recueillir.

Dénivelé négatif  1500 m

Le 18 Octobre LAMA HOTEL ( 2440 m )  è THULO SHYAPRU ( 2250 m )

On continu la descente jusqu’à BAMBOU ( 1740 m ) puis nous changeons de vallée pour remonter sur THULO SYAPRU avec un paysage forestier dans un premier temps puis des terrasses cultivées avec de nombreuses habitations dispersées.

THULO SHYUPRU est un petit village qui a souffert du tremblement de terre (maisons, école et monastère), mais nous sommes très bien installés.

Dénivelé négatif   950m

Dénivelé positif   720m

Le 19 Octobre THULO SYAPRU ( 2250 m )  è CHYOLONPATI ( 3650 m )  

Départ à 7h30, le trekking s’élève dans un premier temps en douceur à travers des forets de chênes, le temps est couvert avec un  peu de brouillard  voir pluvieux.

Vers midi nous nous arrêtons pour un bon repas, nous sommes contents  d’être à l’abri car une belle averse se produit.

L’après midi, le sentier s’élève rapidement avec une forte pente avant d’atteindre CHYOLOLNGPATI à 3650 m qui est un charmant village. Le groupe marchant bien nous sommes surpris d’être arrivé, car nous pensions qu’ils nous restaient encore du dénivelé à faire.

Installation dans la guest house, il fait froid autant dehors que dans les chambres.

Du village nous avons une très belle vue panoramique sur les sommets qui nous entourent.

Dénivelé positif   1360 m

Le 20 Octobre  CHYOLONGPATI ( 3650 m )  è Lacs sacrés de GOSAINKUND (4380 m)

Après un nuit bien froide et un peu agitée ( trekkeurs un peu bruyant ) mais au chaud dans le duvet et sous la couverture, nous partons vers 7h30 sous un temps couvert, froid et avec du brouillard.

Nous arrivons aux lacs vers 11h00, et pendant un moment le brouillard se lève nous permettant de voir les deux premiers lacs ( il y en a 17 ). Ces lacs sont sacrés pour les Hindous adorateurs de Shiva mais aussi pour les Tibétains. Plusieurs de nos porteurs ont priés tout au long de la montée.

En redescendant, le brouillard s’étant levé, nous avons pu admirer la vallée et ses sommets.

Dénivelé positif   1000 m

Dénivelé  négatif  1000m

Le 21 Octobre CHYONGPATI  ( 3650 m ) è  DUNCHE (1970 m)

Ce matin, le ciel est très clair, il a gelé et le panorama est magnifique.

Nous partons vers 7h30 pour une longue descente, assez rapidement nous retrouvons le massif forestier, la température remonte rapidement, nous traversons de nouveau des petits villages pittoresques, très colorés et pas atteints par le tremblement de terre.

L’arrivée à DUNCHE nous surprend car c’est le retour à la civilisation ( bruit, klaxon des camions et motos et présence humaine plus importante ), ainsi qu’ électricité et WIFI, pendant tout le trek nous nous en étions bien passé.

Dénivelé négatif  1650 m

Dénivelé positif  150 m

Le 22 Octobre  DUNCHE   è KATMANDOU

Ce fut une journée mémorable, car le retour en 4×4 fut très long avec plus de 80% de piste car un des chauffeurs à voulu prendre une route en construction qui s’est avérée  très chaotique. L’aspect positif et que nous avons pu observer des paysages particuliers et une vie rurale à l’état authentique

A partir du 23 Octobre, le groupe s’est scindé, avec le retour en France de Marie Noelle et de Joel, Serge et Roger avec 2 amis sont restés au Népal pour effectuer  le  trek du Tour du Manaslu, quant à nous (Gérald, Marie Christine, Didier et Pascale), nous sommes restés jusqu’au 28 Octobre pour visiter les alentours de KATMANDOU.

Merci à TEMBA, à son épouse qui nous ont  accueillis chaleureusement  au Népal et chez eux pour un repas excellent  typiquement Tibétain.

Merci à Nima et Lapka ainsi qu’à Sangay, Lapka, Saram, Yaigsang et Laupa.

Une pensée aussi pour GURMEY

Merci à Jean Gilles et Maryse et TPH pour ce beau voyage.

Gerald Gabert

 

2014. VOYAGE au NEPAL octobre 2014

 Le voyage au Népal de l’an dernier avait eu tant de succès que nous avions décidé de reconduire ce projet en 2014, cette fois trente voyageurs sont partis à l’assaut des cimes du Langtang et des Annapurna et à la rencontre des habitants de ce si beau pays.

Quelques voyageurs témoignent :

 

 « Cette année ce sont six Proveyzards parmi 30 personnes, toutes adhérentes de l’Association TPH (Tibétains et Peuples de l’Himalaya), qui s’étaient motivées pour aller au Népal.

Après 3 semaines, voire 6 semaines de visites et de trek, tous en sont revenus une fois de plus enchantés, même si pour certains de notre groupe, le séjour aurait pu mal se terminer au cours de leur tour des Annapurna, pris dans la tempête de neige et témoins de cette fameuse catastrophe relatée par les médias.

 Pour nommer les six aventuriers, il y avait Jean Pierre G ; Jean Claude D ; Marie-France et Christian F ; Christian B et moi-même.

Jean Pierre et Jean Claude avaient choisi de faire le tour des Annapurna puis des visites touristiques pour un séjour de 6 semaines.

Avec Marie France et Christian nous avions le même programme avec quelques visites puis un trek dans le Langtang et retour sur Katmandou avec d’autres visites de sites.

Nous avons donc apprécié de vivre ensemble cette aventure.

Nous n’avons à aucun moment croisé Jean Pierre et Jean Claude ni au cours du vol ni là- bas.

C’est donc à leur retour que nous avons pu échanger.

 Le 2 octobre, après une nuit écourtée, nous avons donc quitté Proveyzieux pour prendre notre vol à Lyon. Courte escale ensuite à Bruxelles puis vol long courrier jusqu’à Dehli où nous sommes restés en transit dans l’aéroport pendant 8 h00.

Le lendemain après plus de 24h00 de voyage, nous sommes arrivés à Katmandou où Temba Lama, tibétain d’origine et organisateur de nos différents séjours était venu nous chercher  avec 2 minibus pour nous conduire à l’hôtel (guest-house) où nous attendaient Maryse et Jean Gilles, respectivement trésorière et président de l’association TPH.

Voyage au Népal 2014. Anne B.
Album : Voyage au Népal 2014. Anne B.

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L’accueil fut très chaleureux avec comme présent : le traditionnel foulard contenant des inscriptions et dessins tibétains que Temba nous mit autour du cou en nous serrant la main en signe de bienvenue accompagné d’un bonjour en népalais :« Namasté »

 Les jours suivants nous avons pu visiter Bodnath et notamment le grand stupa, proche de notre hôtel et visible de très loin. C’est un monument bouddhiste autour duquel les népalais marchent dans le même sens en faisant tourner des moulins à prières sur leur passage. Nous avons admiré quelques monastères, vu les ateliers Pagoda où sont créés les vêtements et les bijoux, que notre association revend ensuite au profit des familles tibétaines.

Nous avons visité la colline de Swoyambunath avec son stupa et ses nombreux singes

Nous nous sommes rendus également à Pashupatinah : lieu de pèlerinage hindouiste où s’effectuent les crémations.

 Le 5ème jour nous avons quitté le confort de notre hôtel pour une journée en 4/4 (120 km en partie sur une piste en mauvais état qui allait nous conduire à Syabrubesi village à 1500 m d’altitude où notre trek devait commencer le lendemain pour un mille mètre de dénivelé ascensionnel jusqu’au Lama hôtel.

Nous étions 10 français, 5 porteurs et 2 guides.

 Puis ce fut la découverte d’un grand village à 3500m : Langtang village, où résident la famille de Temba et la plupart de nos porteurs. Nous y sommes restés une journée pour nous acclimater à l’altitude.

La visite des lieux : fromagerie et monastère nous a bien intéressés. Nous avons pu prendre le temps d’observer la façon de vivre du peuple tibétain, d’admirer également les troupeaux de Yack et de chevaux.

 Ensuite nous sommes montés à 4000m dans un village où nous avons eu le plaisir de distribuer des lunettes de soleil récupérées chez les opticiens et quelques jouets et vêtements aux villageois présents.

La neige commençant à tomber, nous décidâmes de redescendre comme prévu au Langtang .

 Le lendemain notre groupe ne comptait plus que 8 français, Maryse et Jean Gilles ayant choisi de rentrer sur Katmandou.

Nous avons marché sous une pluie battante pendant toute la journée sans savoir que nos amis passaient le fameux col à 5500m sous une tempête de neige avec très peu de visibilité dans des conditions difficiles. Mais ayant choisi de partir très tôt le matin, ils évitèrent les coulées de neige et chutes de pierre meurtrières.

 Le lendemain le soleil était de retour, mais nos chaussures encore bien humides !

Genny nous quitta dans la descente pour un problème d’orteil et rejoignit avec un guide Syabrubesi (notre départ de trek) où Maryse et Jean Gilles devaient la retrouver.

 Après une bonne montée, nous arrivâmes à Thulo Syabru un village magnifique tout en terrasses et en escaliers.

 Le lendemain l’arrivée était prévue à Cholangpati 3700 m.

Pour notre pose de midi à 3000m, nous avons pu apprécier le joli paysage sur la chaîne de l’Hymalaya et voir notre hôtesse s’affairer à laver les légumes fraîchement cueillis dans son jardin pour préparer notre repas.

Il faut dire qu’au Népal il faut compter 1h00 à 1h30 entre le moment où l’on commande et où l’on est servi !

La soirée à Cholangpati se termina par un échange de chansons avec nos porteurs népalais.

Pour certains, la nuit paru longue à 3700m : les planches disjointes laissant passer le froid.

 Nous partîmes équipés chaudement vers 7h30. Il y avait de gros cristaux de glace et la neige n’était pas loin.

Notre ascension jusqu’aux lacs Gosaïkund fut difficile sur un sentier enneigé et gelé où il était fréquent de glisser. Mais nous  pûmes tous redescendre et arriver sains et saufs à une guest house à 3300m dans un site magnifique riche en fleurs où une bonne douche chaude nous attendait.

 Le lendemain notre trek se termina à Dhunche 1960 m.

 Le surlendemain le retour sur Katmandou se fit comme à l’allée en 4/4 sur une journée avec de nombreux contrôles de nos permis de trek.

Nous étions 9 passagers serrés dans le véhicule dont les amortisseurs n’étaient pas loin de rendre l’âme. Mais… notre chauffeur se montra très efficace dans les bouchons au retour vers la civilisation, doublant à droite, à gauche, montant sur le bas côté quand nécessaire et se frayant son chemin à coups de klaxon. Ce qui ne nous étonna même pas !

 Nous avons retrouvé le confort de notre hôtel de Baudnath, mais aussi la pollution, les aboiements des chiens errants la nuit et les chants des coqs qui nous réveillaient à 6h00 !  Après une journée de récupération, nous avons visité le vieux Katmandou et Thamel , le quartier commercial.

Nous avons pu rentrer dans une école Bambou sponsorisée par des ONG pour permettre à tous les enfants d’être scolarisés.

Baktapur, l’ancienne ville royale nous a également bien intéressés.

 Notre voyage touchant à sa fin le 23 octobre, jour de notre départ, c’est avec émotion, comblés par de nombreux cadeaux d’adieu, que nous avons embarqué pour Dehli.

Il nous a fallu à tous quelques jours cependant pour « atterrir », heureux d’avoir vécu une très belle aventure humaine. Nous gardons encore en nous les couleurs, les paysages, les anecdotes, mais aussi les goûts épicés, les bruits, les odeurs.

Toutes ces choses qui font que l’on se souviendra encore longtemps de notre voyage. »

 Anne B.

« Merci encore pour l’organisation du voyage au Népal. Un groupe vraiment très sympathique, une approche d’une manière de vivre bien différente de la nôtre, un mélange de cultures, une variété de paysages…autant d’images qui révèlent un pays à visiter. »

Agnès H.

Tour des Annapurnas octobre 2014

Dés mon retour du voyage 2013 au Népal et émerveillé par les paysages du « Trek du Langtang et Tamang » je n’avais qu’une envie, revenir et faire le Tour des Annapurnas . J’ai réussi à convaincre six collègues randonneurs du club CAF Vallée de la Gresse auxquels se sont rajoutés les quatre amis de Saint hilaire du Touvet.

Ainsi nous avons formé un groupe de 11 Trekkeurs (Gérald, André, Jean-Claude, Patrick, Philippe, Thierry, Christian, Paule-Marie, Jean, Gaby et Bibiche) pour affronter les sentiers des Annapurnas .

 

Nous avons pris l’avion le 2 Octobre et après un long voyage nous sommes arrivés à Katmandou le 3 Octobre à 8h.

 

Programme du séjour

 

- 3 Octobre : installation à la Tisé guest house et visite autour du grand stupa dans le quartier Tibétain de Baudnath

- 4 Octobre : visite de Durbar Square (ancien palais royal) et achats dans les boutiques de sport de  Thamel

- 5 Octobre : Katmandou – Ngadi (800m)

Déplacement en bus vers le point de départ de notre Trek, 7h de route avec en final 10 Km de piste chaotique.

- 6 Octobre : départ pour 12 jours de Trek

 

Le Trek

 

Jour1 : Ngadi – Jargat : (1380m)

dés 8h30 nous partons accompagnés par notre guide et 5 porteurs pour 5h30 de marche, 13 Km et  855m de dénivelé positif.

 De magnifiques paysages s’offrent à nous tout le long du chemin, cultures en terrasses, villages typiques. Au village de pierre de Jargat nous faisons étape à la « Mont Blanc » guest house. En soirée nous avons droit à des danses Tibétaines, nous sommes invités à la danse, belle ambiance et un très beau souvenir.

 

Jour 2 : Jargat – Daraphani : ( 1860m )

6h de marche, 15 Km et 940m de dénivelé positif

Le sentier prend de la hauteur en suivant la Marsyangdi River que nous traversons parfois à l’aide de passerelles métalliques.

Lunch au très beau village de Tall

Au village de Daraphani où les chévres se promènent dans les rues nous faisons étape au « Manaslu Himalayan » hotel .

 

Jour 3 : Daraphani – Chame : (2600m)

6h de marche, 17 Km et 1050m de dénivelé positif

Nous découvrons des villages fleuries et les hauts sommets commencent à se montrer. Au monastère d’un village nous avons la chance d’assister à une cérémonie Tibétaine. Soudain un très haut sommet s’offre à nous, c’est Le Manaslu (8 156m). Je m’arrête un long moment pour le contempler, j’en rêvais et il est la devant moi, c’est extraordinaire.

En entrant dans Chame nous longeons un grand mur avec des roues de prières.

 

Jour 4 : Chame – Pisang Lower: (3300m)

4h de marche, 14 Km et 685m de dénivelé positif

Après la traversée d’une épaisse forêt dans une étroite vallée encaissée nous enjambons à nouveau la Marsyangdi River. La montée se poursuit vers Dhukur Pokhari où nous faisons la pause lunch.

L’après-midi nous visitons le village perché de Pisang Upper (3400m). C’est un vieux village typique Tibétain avec de belles maisons. Nous découvrons un très ancien monastère en cours de rénovation.

Le soir à Pisang Lower nous dormons dans de petits chalets en planche.

 

Jour 5 : Pisang – Manang : ( 3540m )

4h de marche, 15 Km et 490m de dénivelé positif.

Le chemin continue dans de grandes vallées avec de très beaux contrastes de couleurs entre le vert de la végétation, le bleu des lacs, les falaises et le blanc des sommets enneigés. Nous croisons les premiers Yaks, certains traversent la rivière. Au village de Hongde nous longeons la piste d’atterrissage. Pour le lunch nous nous arrêtons au pittoresque village de Bragha (3470m). Le village de Manang où nous restons demain pour l’acclimatation, se dévoile après la traversée d’une superbe porte faite en pierre et bois digne d’une entrée de nos châteaux forts. Le village tout en longueur est situé dans une longue vallée entourée de hauts sommets et au pied du glacier Gagampurna.

Le site est majestueux, les sommets mythiques des Annapurnas II et III ainsi que le Pisang Peak, Manaslu, Tilcho Peak, Thorong Peak, East-low et Gagampurna s’offrent à nous.

Jour 6 : Manang – marche  (4000m) – Manang

Départ 8h30 pour une marche à 4000m d’altitude pour parfaire notre acclimatation, dénivelé 450m

Nous prenons de l’altitude en marchant sur la  moraine du glacier Gagampurna et qui surplombe un magnifique lac glacier. La montée se fait lentement pour arriver sous l’Annapurna III. Nous profitons de superbes points de vues sur la chaine des Annapurnas . C’est majestueux, on croit rêver devant la beauté du site .L’après-midi nous visitons le village de Manang. c’est un village important à l’architecture Tibétaine, avec ses nombreuses boutiques, découverte d’un beau musée. Dans les rues nous côtoyons des troupeaux de chèvres, des chevaux ou des Yaks et denombreux trekeurs .

 

Jour 7 : Manang – Yak Kharka : (4020m)

3h30 de marche, 12 Km et 550m de dénivelé positif.

Le sentier quitte la vallée de la Marsyangdi pour celle de la Jarsang Khola . La montée est régulière et au fur et à mesure que l’on s’approche de Yak Kharka la végétation se raréfie. De l’autre côté de la rivière nous apercevons un troupeau de bouquetins Népalais semblables à nos bouquetins.

Arrivée pour le lunch au petit village de Yak Kharka fait essentiellement de guest house. L’après-midi nous prenons de l’altitude (4300m) pour continuer l’acclimatation. Nous profitons de points de vue grandioses, un troupeau de Yaks s’approche de nous.

 

Jour 8 : Yak Kharka – Thorong Phedi : ( 4500m )

3h30 de marche, 530m de dénivelé positif.

Dernière étape avant le passage du col à 5416m

Nous montons dans un environnement minéral, entouré de hauts sommets. Derrière nous au fond de la vallée on aperçoit au loin le glacier Gagampurna . Après une raide montée nous arrivons à Thorong Phedi, village accroché dans la falaise fait essentiellement de guest house. Au-dessus se trouve le col Thorong La Pass . Le décor est somptueux.

Après-midi sieste. Jusqu’à ce jour le temps était très beau (teeshirt et bermuda pour marcher) mais en fin de journée nous voyons le temps se gâter et la neige commencer à tomber. Un peu d’inquiétude pour le lendemain.

 

Jour 9 : Thorong Phedi – Thorong La Pass ( 5416m ) – Muktinath ( 3800m )

10h30 de marche, 1000m de dénivelé positif et 1600m négatif

C’est le grand jour, nous partons à 4h30 sous une forte neige. Nous attaquons lentement la montée du col dans 20 cm de neige, la progression est difficile mais ce n’est rien par rapport à ce qui nous attend au sommet. Tout le long du sentier nous trouvons des trekkeurs ou des porteurs en difficultés. A l’approche du sommet un vent violent se lève et le passage se fait dans une véritable tempête. La visibilité est très mauvaise, le sentier disparait sous la neige. La longue descente est très pénible, nous chutons souvent sur une neige très glissante. Nous souffrons de voir les porteurs tomber avec leur lourde charge, ils ont du mal à se relever, certains ne se relèveront pas . Nous nous arrêtons à 15h dans le petit village de Chabarbu pour le lunch.

Nous arrivons fatigués à Muktinath en fin de journée. Le soir à la guet House autour d’un poêle à bois les copains me fêtent mon anniversaire. Moment d’émotion inoubliable.

Jour 10 : Muktinath – Kagbeni : (2860m)

3h30de marche et 800m de dénivelé négatif

Aujourd’hui le temps est à nouveau très beau, le ciel bleu tranche avec le blanc de la neige, le décor est magnifique. Les népalais sont sur le toit de leurs maisons pour les déneiger.

Avant de partir nous visitons le village enneigée, son monastère, ses boutiques. Nous procédons à une distribution de lunettes de vue et soleil pour les villageois. Nous sommes amusés et satisfait de voir la joie des villageois.

Nous laissons derrière nous Muktinath et le Thorong La Pass pour descendre progressivement vers les portes du Mustang. Le long du sentier nous traversons de pittoresques villages, nous trouvons sur le sentier des marchands Tibétains, de jeunes femmes qui tissent la laine avec de très vieux métiers à tisser en bois . Au loin nous apercevons le Daulaghiri (8167m)

En route sur un immense plateau caillouteux nous nous arrêtons un instant pour accrocher notre drapeau de prières Tibétain que nous n’avions pas pu mettre au col à cause de la tempête.

Nous arrivons pour le lunch au village médiéval de Kagbeni situé aux portes du royaume du Mustang. L’après-midi découverte du village très pittoresque.

 

Jour 11 : Kagbeni – Jomson : (2760m)

3h30 de marche et 150 m de dénivelé négatif

Nous marchons dans une grande vallée le long de la rivière Gandeki et parfois même dans son lit. Les hauts sommets nous dominent toujours.

Après un long chemin caillouteux nous arrivons à Jomson pour le lunch. Nous trouvons une grosse activité que l’on avait oublié (les bus, 4X4, camions se mêlent aux chèvres et chevaux), c’est la fin du Trek.

Le soir nous fêtons nos porteurs et notre guide Gyurmey qui ont été remarquables pendant tout le Trek. Nous recevons de Gyurmey notre permis de Trek et un collier avec la pierre Tibétaine, une soirée inoubliable remplie d’émotions.

 

Jour 12 : Jomson – Pokhara (865m)

Nous prenons place dans un petit avion pour 20 mn de vol entre Daulaghiri et Annapurnas

Je vais rester avec Thierry et Gyurmey 2 jours à Pokhara,  le reste du groupe de trekkeurs rentre à Kathmandou pour 2 jours et un retour en France le 19 Octobre.

 

18 Octobre : Pokhara

Départ 5h30 pour la colline de Sarangkot et découvrir le lever de soleil sur les Annapurnas . Du haut de cette colline nous surplombons la ville de Pokhara et son lac et nous avons une vue panoramique sur les sommets Himalayens. Les sommets enneigés changent de couleur avec le lever du soleil, c’est magnifique.

Nous visitons ensuite le site de Peace Pagoda, la cascade Devi, le village Tibétain. Pokhara avec son lac est un lieu paisible et mérite le détour.

 

19 Octobre : Pokhara – Kathmandou :

Le matin nous flânons au bord du lac de Pokhara, au loin nous distinguons le Daulaghiri .

A 15h un petit avion nous emmène à Kathmandou où la pollution et les embouteillages nous attendent.

A 17h nous retrouvons la confortable Tise guest house à Baudnath.

 

20 Octobre : Kathmandou – Patan – Kathmandou :

Visite de la ville de Patan avec ses nombreux monuments, monastères et temples ( Durbar Square, temple au 1000 Boudhas, temple d’or…)

 

21 Octobre : Kathmandou :

le matin visite à pied de Pashupatinath, site de crémations au bord de la rivière Bagmati, c’est la Bénarés du Népal. Le lieu est impressionnant avec ses temples Hindouistes, nous assistons à des crémations, nous empruntons des escaliers bordés de nombreux singes.

L’après-midi est consacrée à la remise des lunettes que nous avons emmenées de France pour la clinique Setchen à Baudnath.

 

22 Octobre : Kathmandou :

Journée consacrée aux courses dans le quartier commerçant de Thamel et repos autour du grand stupa de Baudnath

 

23 Octobre : Kathmandou – France :

Le matin visite des ateliers de confection Pagoda dirigés par Temba

Fin après-midi départ pour l’aéroport et le retour en France avec le survol de la chaine Himalayenne.

 

Nous garderons longtemps en nous le souvenir de ce voyage rempli d’émotions, la chaleur de l’accueil de Temba et toute son équipe, la gentillesse de notre guide Gyurmey et des porteurs à nos soins pendant tout le Trek. Nous avons apprécié la diversité des paysages avec ses hauts sommets mythiques, le contraste des couleurs, la gentillesse de la population locale. Nous sommes heureux d’avoir vécu une très belle aventure humaine dans un décor somptueux .Un rêve s’est réalisé, nous avons fait le Tour des Annapurnas

Un grand merci aux organisateurs et à toute l’équipe de Temba

 

Christian R.

 

 

VOYAGE au NEPAL Octobre 2014

Le voyage au Népal de l’an dernier avait eu tant de succès que nous avions décidé de reconduire ce projet en 2014, cette fois trente voyageurs sont partis à l’assaut des cimes du Langtang et des Annapurna et à la rencontre des habitants de ce si beau pays.

Quelques voyageurs témoignent :

 

  »Cette année ce sont six Proveyzards parmi 30 personnes, toutes adhérentes de l’Association TPH (Tibétains et Peuples de l’Himalaya), qui s’étaient motivées pour aller au Népal.

Après 3 semaines, voire 6 semaines de visites et de trek, tous en sont revenus une fois de plus enchantés, même si pour certains de notre groupe, le séjour aurait pu mal se terminer au cours de leur tour des Annapurna, pris dans la tempête de neige et témoins de cette fameuse catastrophe relatée par les médias.

 Pour nommer les six aventuriers, il y avait Jean Pierre G ; Jean Claude D ; Marie-France et Christian F ; Christian B et moi-même.

Jean Pierre et Jean Claude avaient choisi de faire le tour des Annapurna puis des visites touristiques pour un séjour de 6 semaines.

Avec Marie France et Christian nous avions le même programme avec quelques visites puis un trek dans le Langtang et retour sur Katmandou avec d’autres visites de sites.

Nous avons donc apprécié de vivre ensemble cette aventure.

Nous n’avons à aucun moment croisé Jean Pierre et Jean Claude ni au cours du vol ni là- bas.

C’est donc à leur retour que nous avons pu échanger.

 Le 2 octobre, après une nuit écourtée, nous avons donc quitté Proveyzieux pour prendre notre vol à Lyon. Courte escale ensuite à Bruxelles puis vol long courrier jusqu’à Dehli où nous sommes restés en transit dans l’aéroport pendant 8 h00.

Le lendemain après plus de 24h00 de voyage, nous sommes arrivés à Katmandou où Temba Lama, tibétain d’origine et organisateur de nos différents séjours était venu nous chercher  avec 2 minibus pour nous conduire à l’hôtel (guest-house) où nous attendaient Maryse et Jean Gilles, respectivement trésorière et président de l’association TPH.

L’accueil fut très chaleureux avec comme présent : le traditionnel foulard contenant des inscriptions et dessins tibétains que Temba nous mit autour du cou en nous serrant la main en signe de bienvenue accompagné d’un bonjour en népalais :« Namasté »

 Les jours suivants nous avons pu visiter Bodnath et notamment le grand stupa, proche de notre hôtel et visible de très loin. C’est un monument bouddhiste autour duquel les népalais marchent dans le même sens en faisant tourner des moulins à prières sur leur passage. Nous avons admiré quelques monastères, vu les ateliers Pagoda où sont créés les vêtements et les bijoux, que notre association revend ensuite au profit des familles tibétaines.

Nous avons visité la colline de Swoyambunath avec son stupa et ses nombreux singes

Nous nous sommes rendus également à Pashupatinah : lieu de pèlerinage hindouiste où s’effectuent les crémations.

 Le 5ème jour nous avons quitté le confort de notre hôtel pour une journée en 4/4 (120 km en partie sur une piste en mauvais état qui allait nous conduire à Syabrubesi village à 1500 m d’altitude où notre trek devait commencer le lendemain pour un mille mètre de dénivelé ascensionnel jusqu’au Lama hôtel.

Nous étions 10 français, 5 porteurs et 2 guides.

 Puis ce fut la découverte d’un grand village à 3500m : Langtang village, où résident la famille de Temba et la plupart de nos porteurs. Nous y sommes restés une journée pour nous acclimater à l’altitude.

La visite des lieux : fromagerie et monastère nous a bien intéressés. Nous avons pu prendre le temps d’observer la façon de vivre du peuple tibétain, d’admirer également les troupeaux de Yack et de chevaux.

 Ensuite nous sommes montés à 4000m dans un village où nous avons eu le plaisir de distribuer des lunettes de soleil récupérées chez les opticiens et quelques jouets et vêtements aux villageois présents.

La neige commençant à tomber, nous décidâmes de redescendre comme prévu au Langtang .

 Le lendemain notre groupe ne comptait plus que 8 français, Maryse et Jean Gilles ayant choisi de rentrer sur Katmandou.

Nous avons marché sous une pluie battante pendant toute la journée sans savoir que nos amis passaient le fameux col à 5500m sous une tempête de neige avec très peu de visibilité dans des conditions difficiles. Mais ayant choisi de partir très tôt le matin, ils évitèrent les coulées de neige et chutes de pierre meurtrières.

 Le lendemain le soleil était de retour, mais nos chaussures encore bien humides !

Genny nous quitta dans la descente pour un problème d’orteil et rejoignit avec un guide Syabrubesi (notre départ de trek) où Maryse et Jean Gilles devaient la retrouver.

 Après une bonne montée, nous arrivâmes à Thulo Syabru un village magnifique tout en terrasses et en escaliers.

 Le lendemain l’arrivée était prévue à Cholangpati 3700 m.

Pour notre pose de midi à 3000m, nous avons pu apprécier le joli paysage sur la chaîne de l’Hymalaya et voir notre hôtesse s’affairer à laver les légumes fraîchement cueillis dans son jardin pour préparer notre repas.

Il faut dire qu’au Népal il faut compter 1h00 à 1h30 entre le moment où l’on commande et où l’on est servi !

La soirée à Cholangpati se termina par un échange de chansons avec nos porteurs népalais.

Pour certains, la nuit paru longue à 3700m : les planches disjointes laissant passer le froid.

 Nous partîmes équipés chaudement vers 7h30. Il y avait de gros cristaux de glace et la neige n’était pas loin.

Notre ascension jusqu’aux lacs Gosaïkund fut difficile sur un sentier enneigé et gelé où il était fréquent de glisser. Mais nous  pûmes tous redescendre et arriver sains et saufs à une guest house à 3300m dans un site magnifique riche en fleurs où une bonne douche chaude nous attendait.

 Le lendemain notre trek se termina à Dhunche 1960 m.

 Le surlendemain le retour sur Katmandou se fit comme à l’allée en 4/4 sur une journée avec de nombreux contrôles de nos permis de trek.

Nous étions 9 passagers serrés dans le véhicule dont les amortisseurs n’étaient pas loin de rendre l’âme. Mais… notre chauffeur se montra très efficace dans les bouchons au retour vers la civilisation, doublant à droite, à gauche, montant sur le bas côté quand nécessaire et se frayant son chemin à coups de klaxon. Ce qui ne nous étonna même pas !

 Nous avons retrouvé le confort de notre hôtel de Baudnath, mais aussi la pollution, les aboiements des chiens errants la nuit et les chants des coqs qui nous réveillaient à 6h00 !  Après une journée de récupération, nous avons visité le vieux Katmandou et Thamel , le quartier commercial.

Nous avons pu rentrer dans une école Bambou sponsorisée par des ONG pour permettre à tous les enfants d’être scolarisés.

Baktapur, l’ancienne ville royale nous a également bien intéressés.

 Notre voyage touchant à sa fin le 23 octobre, jour de notre départ, c’est avec émotion, comblés par de nombreux cadeaux d’adieu, que nous avons embarqué pour Dehli.

Il nous a fallu à tous quelques jours cependant pour « atterrir », heureux d’avoir vécu une très belle aventure humaine. Nous gardons encore en nous les couleurs, les paysages, les anecdotes, mais aussi les goûts épicés, les bruits, les odeurs.

Toutes ces choses qui font que l’on se souviendra encore longtemps de notre voyage. »

 Anne B.

« Merci encore pour l’organisation du voyage au Népal. Un groupe vraiment très sympathique, une approche d’une manière de vivre bien différente de la nôtre, un mélange de cultures, une variété de paysages…autant d’images qui révèlent un pays à visiter. »

Agnes

 

 

NEPAL 2013 TREK dans le LANGTANG

 

C’est déjà un deuxième séjour au Népal, avec le sentiment bien agréable de retrouver des lieux connus, des itinéraires déjà empruntés. Avec, pour ce séjour ci, une nouveauté, un trek dans la vallée du Langtang, dont sont originaires Temba et sa famille.
Une fois encore, nous y sommes pendant le nouvel an tibétain, ou Losar, précisément à Bodnath, près de Katmandou ou se trouve le plus grand stupa du Népal.

Pour les tibétains, du Tibet ou en exil, les festivités du Losar, revêtent un caractère familial indéniable mais sont aussi l’occasion de rencontres plus élargies, aux amis, à ceux de son village, de sa vallée, voire de son ethnie d’appartenance ; cela dure plusieurs jours. Le Losar est ponctué de différents rites de purification qui permettent d’entrer dans cette nouvelle année, débarrassé de tout ce qui a été négatif en soi et autour de soi, pendant l’année écoulée. Cela passe aussi bien par le nettoyage de fond en comble de la maison, que par l’achat de vêtements neufs que chacun va arborer fièrement sur les terrasses du stupa, ou encore par des frictions du corps avec des boulettes de tsam-pa (orge grillée).

Puis vient le moment du changement des drapeaux de prières, au troisième jour du Losar, sur le toit des maisons et aussi sur le grand stupa. Au dessus du dôme, de vaillants jeunes hommes grimpent les treize degrés sur des échelles adossées de façon bien verticale à mon gout, et se relaient sans cesse pour attacher les drapeaux depuis la cime jusqu’au bas de l’édifice. Petit à petit, le vent agite les « lungta » ou chevaux du vent aux cinq couleurs, correspondant aux cinq éléments : le bleu pour l’air, le blanc pour l’espace, le rouge pour le feu, le vert pour l’eau et le jaune pour la terre ; ces lungta apportent nos souhaits d’harmonie, nos vœux de prospérité et de paix ; ils sont considérés comme des portes bonheurs ; leur origine remonte à la tradition Bon, antérieure au bouddhisme tibétain.

Nous aurons l’occasion, pendant ces jours de fête, d’échanger nos vœux avec la famille de Temba, qui a chaleureusement invité notre groupe de dix huit français à partager un délicieux repas de Losar confectionné par Jhyangju, son épouse. Nous passerons un bel après midi, tous ensemble, à déguster des beignets, à jouer avec les enfants ou encore à échanger avec des voisins venus nous saluer, dans un joyeux mélange de français et d’anglais.

Pour ce voyage au Népal ,deuxième édition, dans le quartier piétonnier de Bodhnath où résident principalement les tibétains, la Tisé Guesthouse est de nouveau notre quartier général. S’y retrouvent, comme il y a deux ans, des touristes étrangers, des moines, des népalais, indiens, japonais, des jeunes et de moins jeunes routards, en mal de Katmandou.
Et de bon matin, en arrivant dans la salle du « breakfast « , on entend parler anglais, français, népalais, tibétain, espagnol, allemand, russe…..
On se dit bonjour, on s’interpelle…mais oui c’est vrai.On s’est croisé hier au musée de Patan ou bien encore au Durbar Square de KTM (Katmandou pour les inities) ou bien, …mais non, c’est cela, c’était à  Baktapur …
Les conversations vont bon train, d’une table à l’autre, au beau milieu du ballet incessant des serveurs qui apportent des galettes de pain tibétain toutes chaudes et du thé. Chacun y va de son « Tashi Delek », la salutation tibétaine.

Quel bonheur d’emprunter la ruelle piétonne qui mène au stupa, de passer devant les vendeuses de chandelles qui illuminent le quartier le soir, de reconnaître les mêmes mendiants borgnes qu’il y a deux ans, arborant toujours leur moignon entouré d’un chiffon crasseux ; et là, au coin, la même petite échoppe arborant des objets de cultes un peu poussiéreux, façonnés alentour par des enfants parfois très jeunes.

Quel bonheur d’apercevoir, juste avant la place, le grand stupa, ce très beau sanctuaire bouddhiste qui date du quatorzième siècle, en détailler les différentes parties architecturales, qui chacune symbolise l’un des cinq éléments, et surtout rencontrer du regard les yeux de Bouddha, fixant les quatre points cardinaux, voilà qui me ravit pleinement !

Arriver sur l’esplanade du stupa, se mêler à la foule, qui, un « mala » à la main, égrène ses perles de bois, en accomplissant ses « koras», ses tours de stupa, toujours en le contournant par la gauche, selon le rituel bouddhiste.
Souvent, des grands mères très âgées, vêtues de leur « chuba», robe longue croisée dans le dos se prosternent sur des planches de bois. S’il fait froid, elles endossent de larges ceintures en poil de yack très colorées, qu’elles nouent par-dessus les anoraks. Parfois, on les trouve assises sur les bancs qui ceinturent le bas du stupa, de belles boucles d’oreilles d’or et turquoises éclairant leur visage.Sur le devant de la robe, on aperçoit également le joli « bangdan », fameux tablier rayé horizontalement que seules, portent, les femmes mariées.


Ce retour sur ce lieu magique, au premier soir de ce deuxième séjour, me remplit d’émotion.
Je suis très heureuse de me retrouver là, humant les parfums des bouquets de genévrier qui brulent en dégageant une fumée acre et épaisse, au milieu d’une marée humaine qui grandit avec le soir qui tombe.
Ici où là, des » pujas », des offrandes rituelles, sont célébrées devant les monastères qui bordent le stupa, les lampes de cire scintillent de toute la persuasion de leurs vendeuses à vous les vendre.
Sur les marches des échoppes, s’entassent d’énormes paquets de «  kabsé », ou bouchées de chances qui sont des beignets que l’on retrouve disposés sur tous les autels des maisons et des monastères, pendant les fêtes du Losar.
En accomplissant nous aussi nos Koras, sans oublier de faire tourner les moulins de prières nichés sur le pourtour du stupa, on entend qui s’égrène au coin des rues  » Om Mani Padme Hum» dans diverses interprétations, de ce mantra fondateur du bouddhisme tibétain.
Alors là, on y est vraiment, on est bien en ce premier soir de retour…..

Mais c’était sans compter sur la dernière semaine de notre séjour, pendant laquelle nous avions projeté un trek dans la vallée du Langtang.
Depuis plusieurs mois déjà, en France, j’y pensais : trek, Langtang, Langtang, trek…
Quelques inquiétudes m’avaient traversé l’esprit:
En serais-je capable? Les passerelles himalayennes sont elles fiables ? Vais je supporter l’altitude?…..Je m’étais réservé dans un petit coin de la tète, la possibilité de rester sur KTM et de laisser Jean François, Maryse et Jean Gilles partir, si d’aventure, au dernier moment, je me décourageais…..
Autant d’interrogations, qui ont très naturellement trouvé une réponse, dès le matin de notre départ.
J’avoue avoir insisté pour prendre un véhicule tout terrain plutôt que le bus pour nous rendre de Katmandou à Syaphrubesi, gros bourg commerçant, stratégiquement incontournable, lorsque l’on veut se rendre à Langtang village. Jhyangju, l’épouse de Temba, était du voyage, toujours joyeuse et ponctuant la conversation, d’expressions en français, avec un ravissement non dissimulé.
Le trajet nous a pris la journée, sur une route aussi improbable que vertigineuse, traversant des paysages de terrasses à couper le souffle.
Arrivés à la guest house qui nous accueillait pour la nuit, là où la route carrossable s’arrête, nous avons rencontré un autre groupe ami, parti dix jours plutôt, qui revenait de leur trek au même moment. Avant la disparition du soleil déjà rouge en cette fin d’après midi, nous avons échangé nos impressions autour d’une bière ou d’un thé sur la terrasse de l’hôtel.

Puis nous avons fait la connaissance de notre guide Gyalbu et des porteurs, Sanggye et Lobsang. En fait de porteur, celui attribué, à Jean François et moi même, était plutôt une porteuse, prénommée Lobsang, qui se trouvait être l’une des sœurs de Jhyangju, bien sûr native de Langtang village. Autant vous dire que je n’étais pas très à l’aise à l’idée de faire porter mes affaires à une femme……Avant notre départ déjà, nous avions prévu de ne faire porter qu’un seul de nos sacs ,le plus léger possible, environ six kilos.
Aussi, quelle ne fût pas l’explosion de rires de Lobsang, lorsqu’elle a soupesé notre sac à dos!!!!Du coup, elle s’en est rajoutée à peu près le double, destiné à ses proches, empilé joyeusement sur son dos.


Le lendemain, après un thé bien chaud et du pain tibétain, nous sommes partis
sur le chemin du trek, empruntant d’emblée, ma première passerelle himalayenne, reliant les deux côtés de Syaphrubesi village.
Bizarre, bizarre cette sensation au dessus du vide mais bon! Pas non plus insurmontable!!
Comme je n’avais fait part à personne de cette inquiétude, personne n’a rien vu! Tant mieux!
Du coup, je suis passée sur les suivantes et il y en plusieurs, avec la sérénité d’une funambule professionnelle…
Cette première montée a été fantastique; mille mètres de dénivelé entre cactées, bambous, feuillus, sapins, arbustes épineux.
Des singes blancs qui faisaient de la balançoire au dessus de nos têtes, des ânes chargés de casseroles, de sacs de riz, de planches de bois, montant ou descendant inlassablement les pentes de cette belle vallée, nous rappelaient au passage qu’il y avait un village bien vivant, en cette contrée d’altitude.
Que ce soit pour se sustenter dans un Lodge aux alentours de midi, faire des petits achats de gants de laine tricotés ou de ceinture tissée par la dame de la maison, ou tout simplement pour trouver le meilleur angle pour capturer les plus belles photos : que de moments charmants auront ponctué cette première journée de marche ! Sans oublier la gentillesse de nos accompagnateurs, toujours à l’affut du moindre trébuchement de nos pas, toujours dans le souci de notre confort permanent.
Penser, lors de la pause thé de l’après midi, que l’on ne va plus pouvoir repartir; et puis, si, bien sûr….
Arriver au soleil couchant au Lama Hôtel, prendre une douche chaude dans une cabane de planches, un vrai luxe ici, un peu au dessus du vide de la vallée, puis aller déguster un bon plat de pommes de terres aillées et pimentées à souhait, dans la salle commune surchauffée…..C’était le bonheur, ici et maintenant……
Jangjyul, Gyalbu, Sangay et Lobstang, ne dînent pas avec nous…..La coutume veut qu’ils prennent leur repas dans la cuisine, avec l’aubergiste, qu’ils ont d’ailleurs aidé dans la confection du dîner.
A vingt heures à peine, une seule idée: rejoindre notre chambrette, et pour cela,
quitter la douce chaleur du poêle, affronter la nuit en passant sous les étoiles  glacées de cette belle vallée himalayenne, se glisser dans le duvet, la tête habitée d’images, de bruits ,des rires cristallins de Jangjyul et Lobsang, des senteurs éprouvées tout au long de cette première journée de trek.

Vais-je pouvoir me déplier demain ?

Au petit matin, les conversations chuchotées à travers les cloisons de bois des chambrées, parviennent à nous tirer d’un sommeil réparateur.
Une friction d’arnica plus tard, et nous voilà de nouveau attablés devant un petit déjeuner roboratif, tout indiqué avant notre deuxième journée de marche.
Le guide et les porteurs nous accueillent avec leurs sourires habituels et toujours le souci de notre bien être. D’autres passerelles sur notre chemin, qui ne m’impressionnent plus du tout…
Je ne dis rien mais suis très fière!
En dessous, la Langtang river, dévale à gros bouillons au milieu d’un chaos de roches lissées par l’eau glaciale, laissant apparaître quelques bassines pures et turquoises.
Un paysan que nous croisons alors, étudie le meilleur moyen de faire passer son troupeau de « dzo «, croisement de vache et de yak, de l’autre coté de la rivière, où se trouve une petite forêt de bambous, dont elles raffolent, et qui ferait bien leur ordinaire.
Vers midi, la pause riz et thé à la terrasse d’un petit Lodge accroché à flan de montagne, nous redonne un peu d’énergie.


Plus on se rapproche du village, encore mille mètres de dénivelé aujourd’hui, plus l’étagement de la végétation est différent, plus celle ci est éparse, plus elle se raréfie.
Le sommet du Langtang Lirung, que j’ai aperçu ce matin au premier détour du sentier, se rapproche, devient plus vivant, plus imposant, et paré de lueurs orangées et bleutées sur son glacier, en cette fin d’après midi.
En contrebas de Langtang village, un hameau de petites maisons faites de pierre et de bois: c’est là que vivent les parents de Temba; nous nous arrêtons pour les saluer et partager un bol de thé devant leur maison.
Un moment plus tard, une pancarte annonce l ´altitude de Langtang village, 3475m.
Le froid commence à piquer les yeux, nous sommes tous les trois un peu fatigués, sans plus, mais surtout très impatients d’arriver. Tous les trois, car Maryse a su saisir, avec panache mais avec une légitime appréhension tout de même, l’opportunité d’une offre de transport bien locale : le téléphone tibétain ayant très bien fonctionné, et ce, bien avant notre arrivée connue de tous sur ce plateau de pâturages à yacks, un petit cheval roux de race himalayenne a été proposé pour parcourir les trois cent derniers mètres.

.Très vite, une autre pancarte nouvellement installée, nous indique la direction de la guesthouse de TEMBA et sa famille, presque à l’entrée du village, au pied du mont Langtang Lirung qui affiche ses 7246 mètres tout de même ! Au pied du colosse, qui sans faire partie des plus hauts, en impose tout de même, la bien nommée «  Sunrise Guesthouse » s’offre à notre vue dans un couchant de mauve et d’ocre rouge plutôt saisissant ! Le soir arrive et, avec lui, des silhouettes s’approchent de la bâtisse pour venir nous souhaiter la bienvenue.

Jhyangju, Lobsang, Gyalbu et Sanggye sont à ce moment, très fiers de nous montrer ce qui semble être le résultat d’un travail et d’un projet collectif. A l’intérieur, une grande salle commune pour se détendre et se restaurer, au milieu de laquelle ronfle un petit poêle alimenté par des bouses de yack .Dès les premières maisons du village, on les a vues tout à l’heure, qui séchaient sur les murets de pierre ; à cette altitude, en effet, le bois se raréfie et depuis des temps immémoriaux, les populations de l’Himalaya utilisent ce combustible pour se chauffer et faire la cuisine. Dans la guesthouse, le bois est partout, sur les murs, l’autel, les tables, probablement rapporté à dos d’homme de la vallée ; cette ambiance très chaleureuse, on la retrouve à l’étage, ou sont aménagées les petites chambres ; avant de tirer les jolis petits rideaux, je m’attarde un instant à la fenêtre : 

Une multitude d’étoiles sont déjà à l’œuvre, trouant la nuit noire, l’obscurité glaciale que je devine en touchant le carreau de la fenêtre: Je suis littéralement aux anges, dans un état de ravissement total, peu être le nirvana ? Je le savoure pleinement encore un moment, avant d’aller retrouver tous les amis autour du feu.

Le temps de la préparation du diner, les conversations vont bon train .Maryse et Jean gilles retrouvent ici celles ou ceux qui ont fait le guide ou le porteur dans des voyages précédents. Des villageois entrent, s’assoient un moment autour du feu, repartent, venus souhaiter la bienvenue ou s’assurer que l’on sera encore là demain.

Justement, Gyalbu, notre guide, nous informe que la journée du lendemain sera consacrée à l’acclimatation, aux promenades dans le village. Jyangju nous accompagnera.

A peine étions nous sortis d’une maison, invités à prendre le thé, que nous entrions dans une autre ; avec toujours cette impression qui fait chaud au cœur, d’être accueillis chaque fois avec la même simplicité, la même gentillesse légendaire des tibétains.

J’allais oublier de mentionner ce merveilleux moment passé dans l’après midi, avec toute la communauté féminine du village, occupée à préparer une boisson fermentée en égrenant du riz cuit, sur une grande bâche bleue. Toutes ensembles, accroupies autour de cet épais lac blanc encore fumant, elles entonnaient a cappella, des couplets de chansons villageoises aussi joyeux et éclatants que les couleurs de leurs fichus.

Cette belle journée se terminera par la visite d’un gompa très ancien dont le plancher menaçait de s’écrouler, mais qui abritait encore de belles fresques murales dont les outrages du climat allaient aussi très certainement attaquer les couleurs dans un futur bien proche. Un projet à venir, autour de la restauration de ce petit édifice nous amènera naturellement à proposer un don, modeste contribution à la préservation de la culture tibétaine.

Ce soir, une jolie dame aux grands yeux noirs, belle sœur de Temba, nous a invités à venir diner chez elle. Au menu, ce sera la « Boum Boum » soupe comme elle l’intitule elle-même ! Encore une soirée mémorable ou, assis en tailleur, nous avons eu le plaisir de la voir préparer devant nous ce bon plat de soupe à l’ail, qui outre ses qualités gustatives n’en possède pas moins des vertus médicinales : en effet , consommer de l’ail aide à supporter l’altitude et à lutter contre le mal aigu des montagnes. Dans cette jolie demeure décorée pour le Losar, nous avons encore passé une soirée bien chaleureuse, ponctuée de « Alouette, je te plumerai… » que les amis tibétains affectionnent de chanter dès qu’ils rencontrent des français !

Rendez vous avait été pris pour le lendemain matin devant Sunrise Guesthouse, avec Gyalbu et Sanggye pour rejoindre Kyanjin Gompa.

De bon matin, nous étions là ; et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir deux chevaux roux de petite taille, prévus par nos amis, à l’adresse des dames bien sur, pour nous épargner un surcroit de fatigue en montant à 3870m ; évidemment, je n’avais pas imaginé un plan de la sorte ! La dernière ballade à cheval faite en Camargue il y a …..Trente ans m’ayant laissé un souvenir plutôt cuisant ! Mais les arguments les plus convaincants, les plus persuasifs ont eu raison de mon hésitation manifeste et de mon inquiétude palpable.

Eh hop, nous voilà tous partis, Maryse et moi ayant fière allure sur notre monture finalement bien docile, les garçons cheminant à nos cotés, dans cette ultime ascension jusqu’à Kyanjin; on ne regrettera pas notre choix. Des cairns jalonnent notre chemin qui serpente sur le plateau. Bien en dessous, la rivière, telle un ruban vert jade, gronde en contrebas ; ce tracé bien connu des chevaux nous mènera vers un cirque immaculé de hauts sommets plus modestes que le Langtang Lirung ; c’est un panorama époustouflant, une vision de montagne magique, qui s’impose à nous. A cette heure de midi, les pics et les glaciers luisent au zénith comme de gros éclats de diamants. Tout simplement superbe !

A Kyanjin, encore et encore, nous photographierons ce paysage de haute montagne d’une beauté rare, de celle dont on dit qu’elle tutoie le divin. Nos montures dument ravitaillées, nous prendrons le chemin du retour jusqu’à Sunrise Guesthouse pour notre dernière soirée à Langtang village.

A ce jour, cette ballade himalayenne restera un merveilleux souvenir de voyage, qui continue de m’habiter régulièrement.

MARTINE

 

 

2013. VOYAGE au NEPAL 2013: UNE DECOUVERTE.

Au mois de février 2013, dix huit voyageurs embarquaient pour le Népal sous l’impulsion de T P H. Pour quatorze d’entre eux, c’était leur premier séjour dans ce beau pays. Entre visites des villes royales, des temples Hindouistes et Bouddhistes, treks en montagne et excursions dans la vallée de Khatmandou, le Téraï et Pokara, tous ces joyeux drilles se sont bien régalés!

Nous avions bien entendu demandé à nos amis de « Namlang-Eco-Tourisme » de se charger de l’organisation. Ils ont pû à cette occasion démontrer toute l’efficacité dont ils sont capables: répartir les 18 voyageurs en petits groupes de 5/6  afin qu’ils puissent visiter les sites de façon confortables; affretter les véhicules, reserver les guest-house et embaucher des guides locaux parlant français…. Sans oublier l’inoubliable gentillesse de Temba à la tête de l’agence et de tous ceux qui ont pris soin de nous durant ce périple.

Voici quelques témoignages qui en disent long sur le plaisir ressenti en découvrant ces contrées si belles et si lointaines.

 

 _ »Je suis revenu enchantée de ce voyage où j’ai rencontré des gens forts accueillants, simples  et gentils. Le groupe était réparti en petits groupes et c’était un vrai plaisir de se retrouver le soir après nos aventures népalaises ! merveilles architecturales …. Fêtes dans la rue, temples etc… un dépaysement total….. nous avons, pour ma part, empruntés les routes népalaises en bus : frayeurs qui s’est vite transformés en joie : beauté des paysages, ça vie partout : un ressourcement sans pareil !! merci à TPH et à tous les accompagnateurs népalais… Christine. »

2013. VOYAGE au NEPAL 2013: UNE DECOUVERTE. dsc09738-150x112_ »Le Népal, j’en rêve depuis longtemps! Je pars enfin cette année 2013 grâce à l’association T.P.H.,à l’occasion de la fête du Losar,et pour un trek dans la vallée du Langtang. Après les longues attentes à l’aéroport d’Abu Dhabi (merci la compagnie ETHIAD!), l’arrivée à Kathmandu efface tous les désagréments et la fatigue du voyage.Quand même un peu de “tourista” et c’est parti pour la découverte des temples mythiques de la vallée avec notre sympathique guide francophone ”Deependra”.  Durbar Square, Patan ou nous assistons à la “cérémonie des jeunes filles” magnifiques dans leurs tenues rouge écarlate, Bhaktapur et ses sacrifices de chèvres, Pashupatinath et ses crémations, Swayambunath, le temple aux singes. Nous sommes conviés chez Temba et sa famille pour un thé tibétain agrémenté de dégustations locales. Les boutiques autour du stupa, à deux pas de notre guest-house”Ti-Se” sont propices aux emplettes (bijoux,pashminas,artisanat local) et le marchandage est de rigueur. Le dépaysement est total dans la ville de Kathmandu ou règne une circulation incessante. Le jour “J”, départ du trek arrive,et c’est l’aventure et le stress dans le bus local qui nous mène à Syabru Bensi (110 km) par une route accidentée surplombant la rivière 1000 m plus bas! Le sentier suit la rivière Langtang Khola dans une forêt pittoresque très peu fréquentée,nous sommes pratiquement les seuls avec nos sherpas et nos guides,quelques autochtones et leurs mulets si chargés! En deux jours,nous sommes arrivés à notre point d’acclimatation,Langtang village à la guest-house”Sun Rise”.Après une journée de repos passée à visiter le village et à participer à une cérémonie bouddhiste au temple,nous partons pour Kjanjin Gompa avec soleil et ciel bleu mais 40 cm de neige pour arriver au monastère à 4000 m. C’est superbe, les sommets à 7000 m nous entourent! Une soirée chez notre guide Gyurme avec chants et danses tibétaines, et nous repartons pour une autre vallée,en traversant les villages pittoresques habités par les Tamang,  nous assistons aux fêtes dans les temples et même à un mariage dans une famille.La population locale nous reçoit avec le sourire des enfants.La distribution de ballons aux abords d’une école les rend fous de joie. Les soirées dans les lodges sont courtes (il fait nuit à 18 h!) mais chaleureuses. Nous arrivons au terme de ces 11 jours de trek, et c’est le retour à Kathmandu (en 4×4 cette fois!). Ces 3 semaines de dépaysement m’ont mis des images plein les yeux,et mes albums en sont garnis. Un rêve s’est réalisé… Pierrette. »

 

_ »Merci pour votre travail sur le blog et l’organisation de notre voyage. C’est agréable de se remémorer tous ces excellents souvenirs. Je repense souvent à ces bons moments de partage.  Belle rencontre avec ce peuple si chaleureux. Ce voyage est  inoubliable. Amicalement. Catherine. »
 

Départ du voyage pour Kathmandou

_ »Par un bel après-midi d’hiver, nous sommes 18 à partir en direction de l’aéroport de Saint Exupéry vers Bruxelles, ensuite embarquement vers Abu Dhabi pour une correspondance pour Katmandou. Les aléas de la météo, nous laissent suspendus dans le ciel des Emirats Arabes Unis plus longtemps que prévu et nous survolons durant une heure et demie les plateformes pétrolières au-dessus d’une mer turquoise soulignée par le sable blanc qui marque les limites de la terre. Il y a du brouillard sur Abu Dhabi !!! Finalement, nous atterrissons à une centaine de kilomètres de l’aéroport prévu pour revenir ensuite vers… Abu Dhabi ! Plus de correspondance… Nous attendons longtemps, mais après de multiples tergiversations, plusieurs heures plus tard, notre groupe se sépare en deux, mais finalement nous rejoignons tous Katmandou. Tout le monde est fatigué, mais heureux tout de même de se retrouver. La note est donnée dès la sortie de l’aéroport. Beaucoup de monde sur les bas-côtés, pas vraiment de trottoirs, tout semble dégradé, des motos et des autos circulent dans tous les sens, et surtout beaucoup de poussière. Mon étonnement est grand devant tant d’agitation, mais je jubile intérieurement d’être là !

Cela fait de longs mois que ce pays est dans mon esprit. J’ai interrogé longtemps internet, mais je me dis, il n’y a rien à faire, la réalité est tout autre ! Mon séjour sera long pour une première fois. Quatre semaines à parcourir le Népal.

Kathmandou et les différents sites de la vallée

Nous sommes installés dans le quartier tibétain et nous logeons dans une guest house relativement confortable où je me sens comme dans un cocon. Sous un soleil de février, qui devient de plus en plus chaud, dans une forte odeur d’encens, je découvre avec mes compagnons de voyage le grand stupa (sanctuaire bouddhiste, en l’occurrence le plus grand du Népal) ainsi que les nombreuses boutiques du quartier qui font cercle autour de lui. De multiples petits marchands de légumes sont installés dans les rues y conduisant où les différentes variétés de fruits ou de légumes sont soigneusement rangées. La couleur éclate de partout avec une grande force esthétique qui paraît aller de soi.

Bodanath recèle de multiples monastères aux teintes très colorées et dorées qui émaillent ce quartier si particulier de Katmandou. C’est plein de couleurs chatoyantes, ponctué par le jaune safran et l’habit rouge marron des nombreux moines qui déambulent autour du grand stupa ainsi qu’une population avec de nombreuses femmes, beaucoup paraissent très âgées, elles portent des tabliers rayés et d’énormes boucles d’oreilles en turquoise qui indiquent leur origine tibétaine. Une foule nombreuse, bigarrée, les visages sont beaux, les cheveux noirs dominent. Parfois de la foule surgit une tête d’homme à cheveux longs portés en catogan ceinte d’un turban fait de nombreux fils rouges. La beauté est là, dans ces visages. Il se dégage de toute cette foule une très forte ferveur religieuse sur fond d’odeur d’encens. Beaucoup parmi ces gens sont descendus de leurs lointaines et difficiles montagnes qu’est l’Himalaya pour fêter le nouvel An tibétain.

 

Vallée de Kathmandou

Les jours qui suivent sont consacrés à la visite des grands sites de la vallée de Katmandou. Durbar Square et ses magnifiques monuments en forme de pagodes. Pashupatinath dite « petite Bénarès » du Népal où ont lieu les crémations au bord de la rivière sacrée Bagmati. C’est un ensemble architectural assez extraordinaire, cependant l’approche est parfois difficile pour nous occidentaux. Les odeurs et la saleté ne laissent pas de nous surprendre.

Ensuite Patan, ancienne ville impériale et ses beaux temples en pagodes ainsi que Bhaktapur, musée à ciel ouvert, peuplé par les Newars qui est l’ethnie d’origine et qui continue de faire vivre cette cité d’une beauté époustouflante. Nous avons eu la chance d’assister à plusieurs fêtes notamment la fête des filles. Les petites filles d’une dizaine d’années sont maquillées et portent des bijoux multiples et dorées comme des femmes adultes. Il y a toute une cérémonie haute en couleurs avec les offrandes qui sont de petites merveilles réalisées avec des fruits, des feuilles, des pétales de fleurs, du riz blanc. Les petites filles et les femmes sont vêtues avec des saris rouges et dorées et sont alignées au sol chapeautées par leurs mères. Cela semble complètement irréel pour moi.

Randonnée dans les collines

Quelques jours de balade dans les collines à partir Nagarkot, altitude 2000 mètres pour voir se lever le soleil sur l’Himalaya. Cette chaîne de montagne semble toucher le ciel, elle est de partout où l’on se tourne ! Cette ballade permet de découvrir les campagnes, des petits enfants et la manière de vivre des gens. Le plus souvent les maisons n’ont pas d’eau courante, pas d’électricité et chaque petit hameau à sa fontaine publique. Dans tout le Népal, elles sont faites sur le même modèle. Puis, nous dormirons dans un Monastère et le soir nous partagerons notre repas avec les moines. Le lendemain nous continuerons nous balade en direction de Panauti petite ville très typique, où l’on pratique les crémations au bord de la rivière qui est ici une rivière sacrée.

Retour à Kathmandou

Retour à Katmandou où j’aurais la chance d’aller visiter la Fondation Chantal MAUDUIT avec d’autres compagnes de voyage. Chantal MAUDUIT était alpiniste Elle a perdu la vie dans l’Everest. Elle était très sensible à la misère des enfants des rues de Katmandou. A son décès, sa famille avec l‘argent recueilli à ses obsèques a permis de créer cette fondation. Celle-ci prend en charge des enfants dont les parents n’ont pas les moyens de les élever. Ils sont nourris et éduqués. Les enfants ont l’essentiel. Ici, il n’y a pas de superflu. Cette fondation fonctionne avec un système de parrainage et divers dons provenant de France principalement. Cela a été une rencontre importante.

Nous serons plusieurs du voyage à aller visiter les écoles bambou (ces écoles sont connues en Europe grâce à plusieurs émissions de télévision) de Katmandou pendant que d’autres iront se confronter à eux-mêmes en marchant dans l’Himalaya.

Sud du népal et Téraï

Départ pour le Teraï. Démarrage aux aurores pour la gare routière de Katmandou accompagnés de notre gentil guide Deependra, dans un bus « tourist ». Nous sommes justement 4 touristes partant à la découverte du sud Népal. Le bus est très sommaire, mais malgré tout reste confortable. Nous descendons du plateau de Katmandou par une route qui surprend, mais avec un peu de musique techno népalaise les angoisses se dissipent. Après plusieurs heures de voyage, le paysage a changé. La chaleur commence à se faire sentir et nous roulons maintenant sur une route plate et très poussiéreuse ponctuée de nombreux bazars, puis apparaît au milieu d’une rue, une statue de rhinocéros unicorne. Nous y voici. Nous sommes à quelques kilomètres du parc de Chitwan qui fait frontière avec l’Inde du Nord. Nous sommes chez les Tharus, ce sont les habitants les plus anciens du Népal. Ils vivent dans de jolies maisons en terre et bambou, pratiquement sans ouverture afin que les moustiques n’y pénètrent pas. Autrefois, c’était la seule manière de se protéger de la malaria qui sévissait dans cette région. Leurs maisons sont décorées de dessins mystérieux faits par les femmes. Ils sont cultivateurs. Quelques carrés d’un beau vert tendre, c’est le riz qui sort de terre. Des racines sèches au soleil, c’est le curcuma qui sera ensuite réduit en poudre pour servir de condiment. Un abri en bambou protège du soleil le buffle de la famille, quelques poules et quelques chèvres. Un chat, il n’y a en quasiment pas à Katmandou où c’est le règne des chiens.

Des petits enfants aux traits extrêmement fins jouent dans cet espace et prennent l’air effarouché lorsque je veux les prendre en photo. Plus loin, une femme accroupie dans un geste plein de beauté trie des lentilles. Puis, des écoliers en uniformes surgissent joyeusement du bout du chemin. Tout semble paisible.

Quand à nous, nous résidons dans un Lodge avec un très joli jardin tout en fleurs. Pas très loin de celui-ci, une immense meule de foin et une cabane en bambou et c’est là que vit un cornac et son éléphant. Durant notre séjour nous en verrons beaucoup d’autres et nous irons nous promener dans la jungle sur le dos de l’un deux. Nous descendrons la rivière en pirogue, les bords de la rivière servent de solarium aux multiples crocodiles qui se chauffent au soleil du petit matin. La jungle est rempliedes chants d’oiseaux et des cris des singes, mais nous ne rencontrerons jamais le maître de des lieux, c’est-à-dire le tigre du Bengale. Pour lui faire face, le cas échéant, les guides sont équipés d’un bâton en bambou !!!

Les fins d’après-midi se terminent au bord de la rivière dans la tiédeur du début de soirée, un verre de Gurka – la bière locale Népalaise – à la main pour certains et de l’international verre de Coca-Cola pour d’autres. La nuit tombe tôt et le coucher de soleil sur la rivière et la forêt annonce déjà la nuit.

Quelques jours plus tard nous partons en direction de Lumbini, là où serait né le Bouddha. Chaque Etat qui pratique la religion bouddhiste a fait construit un temple en l’honneur de Bouddha. Ce lieu est immense et les pèlerins assis en prière-méditation se trouvent au pied de l’arbre people décoré de milliers de drapeaux de prière. Nous ne resterons qu’une demi-journée dans cet endroit, certainement pas assez longtemps pour apprécier et visiter tous les temples.

Nous irons ensuite à Pokhara voir se lever le soleil sur les Annapurna. La ville est nichée près d’un lac qui lui donne beaucoup de charme. Elle est très appréciée des touristes occidentaux. C’est une station très touristique et sportive. Nous ne verrons le soleil sur les Annapurna et sur la montagne du Machhapuchhare (queue de poisson) qu’au matin de notre départ. Spectacle grandiose.

Ensuite, retour vers Katmandou dans notre magnifique bus « Tata ». Il y a grève générale, cela nous permet d’avoir la route à nous et de ne plus croiser de cars et de camions sur cette route qui est souvent très fréquentée étant le seul chemin reliant Katmandou au sud du pays.

Fin du voyage

La fin du séjour approche. Il faut penser à boucler les bagages. Je suis heureuse dans la perspective de retrouver ma famille et mes amis. Il me restera tous ces regards et sourires d’enfants croisés au détour d’un chemin ou d’une rue ; le sourire des femmes népalaises, ces femmes qui pour la plupart ont des vies difficiles, n’hésitent pas à répondre par un magnifique sourire à notre petit sourire parcimonieux d’européen. Quelle leçon pour nous qui sommes si souvent confrontés aux visages fermés de nos concitoyens et aux sourires si peu généreux.

Le Népal est un terrain d’aventure exceptionnelle pour les marcheurs. L’Himalaya, certes est grandiose, mais le pays tout entier et ses habitants en particulier, méritent que nous allions à leur rencontre partager un peu de leur vie, de leur culture et aussi dépenser un peu d’argent car le pays a bien besoin de devises. Pour moi qui n’avait jamais voyagé si loin, et dans un pays si pauvre, l’adaptation n’est pas allée de soi. Il faut faire attention à l’hygiène, la nourriture épicée n’est pas forcément du goût de tous, mais c’est une formidable expérience humaine. Annie ».

« _C’est déjà un deuxième séjour au Népal, avec le sentiment bien agréable de retrouver des lieux connus, des itinéraires déjà empruntés. Avec, pour ce séjour ci, une nouveauté, un trek dans la vallée du Langtang, dont sont originaires Temba et sa famille.
Une fois encore, nous y sommes pendant le nouvel an tibétain, ou Losar, précisément à Bodnath, près de Katmandou ou se trouve le plus grand stupa du Népal.

Pour les tibétains, du Tibet ou en exil, les festivités du Losar, revêtent un caractère familial indéniable mais sont aussi l’occasion de rencontres plus élargies, aux amis, à ceux de son village, de sa vallée, voire de son ethnie d’appartenance ; cela dure plusieurs jours. Le Losar est ponctué de différents rites de purification qui permettent d’entrer dans cette nouvelle année, débarrassé de tout ce qui a été négatif en soi et autour de soi, pendant l’année écoulée. Cela passe aussi bien par le nettoyage de fond en comble de la maison, que par l’achat de vêtements neufs que chacun va arborer fièrement sur les terrasses du stupa, ou encore par des frictions du corps avec des boulettes de tsam-pa (orge grillée).

Puis vient le moment du changement des drapeaux de prières, au troisième jour du Losar, sur le toit des maisons et aussi sur le grand stupa. Au dessus du dôme, de vaillants jeunes hommes grimpent les treize degrés sur des échelles adossées de façon bien verticale à mon gout, et se relaient sans cesse pour attacher les drapeaux depuis la cime jusqu’au bas de l’édifice. Petit à petit, le vent agite les « lungta » ou chevaux du vent aux cinq couleurs, correspondant aux cinq éléments : le bleu pour l’air, le blanc pour l’espace, le rouge pour le feu, le vert pour l’eau et le jaune pour la terre ; ces lungta apportent nos souhaits d’harmonie, nos vœux de prospérité et de paix ; ils sont considérés comme des portes bonheurs ; leur origine remonte à la tradition Bon, antérieure au bouddhisme tibétain.

Nous aurons l’occasion, pendant ces jours de fête, d’échanger nos vœux avec la famille de Temba, qui a chaleureusement invité notre groupe de dix huit français à partager un délicieux repas de Losar confectionné par Jhyangju, son épouse. Nous passerons un bel après midi, tous ensemble, à déguster des beignets, à jouer avec les enfants ou encore à échanger avec des voisins venus nous saluer, dans un joyeux mélange de français et d’anglais.

Pour ce voyage au Népal ,deuxième édition, dans le quartier piétonnier de Bodhnath où résident principalement les tibétains, la Tisé Guesthouse est de nouveau notre quartier général. S’y retrouvent, comme il y a deux ans, des touristes étrangers, des moines, des népalais, indiens, japonais, des jeunes et de moins jeunes routards, en mal de Katmandou.
Et de bon matin, en arrivant dans la salle du « breakfast « , on entend parler anglais, français, népalais, tibétain, espagnol, allemand, russe…..
On se dit bonjour, on s’interpelle…mais oui c’est vrai.On s’est croisé hier au musée de Patan ou bien encore au Durbar Square de KTM (Katmandou pour les inities) ou bien, …mais non, c’est cela, c’était à  Baktapur …
Les conversations vont bon train, d’une table à l’autre, au beau milieu du ballet incessant des serveurs qui apportent des galettes de pain tibétain toutes chaudes et du thé. Chacun y va de son « Tashi Delek », la salutation tibétaine.

Quel bonheur d’emprunter la ruelle piétonne qui mène au stupa, de passer devant les vendeuses de chandelles qui illuminent le quartier le soir, de reconnaître les mêmes mendiants borgnes qu’il y a deux ans, arborant toujours leur moignon entouré d’un chiffon crasseux ; et là, au coin, la même petite échoppe arborant des objets de cultes un peu poussiéreux, façonnés alentour par des enfants parfois très jeunes.

Quel bonheur d’apercevoir, juste avant la place, le grand stupa, ce très beau sanctuaire bouddhiste qui date du quatorzième siècle, en détailler les différentes parties architecturales, qui chacune symbolise l’un des cinq éléments, et surtout rencontrer du regard les yeux de Bouddha, fixant les quatre points cardinaux, voilà qui me ravit pleinement !

Arriver sur l’esplanade du stupa, se mêler à la foule, qui, un « mala » à la main, égrène ses perles de bois, en accomplissant ses « koras», ses tours de stupa, toujours en le contournant par la gauche, selon le rituel bouddhiste.
Souvent, des grands mères très âgées, vêtues de leur « chuba», robe longue croisée dans le dos se prosternent sur des planches de bois. S’il fait froid, elles endossent de larges ceintures en poil de yack très colorées, qu’elles nouent par-dessus les anoraks. Parfois, on les trouve assises sur les bancs qui ceinturent le bas du stupa, de belles boucles d’oreilles d’or et turquoises éclairant leur visage.Sur le devant de la robe, on aperçoit également le joli « bangdan », fameux tablier rayé horizontalement que seules, portent, les femmes mariées.
Ce retour sur ce lieu magique, au premier soir de ce deuxième séjour, me remplit d’émotion.
Je suis très heureuse de me retrouver là, humant les parfums des bouquets de genévrier qui brulent en dégageant une fumée acre et épaisse, au milieu d’une marée humaine qui grandit avec le soir qui tombe.
Ici où là, des » pujas », des offrandes rituelles, sont célébrées devant les monastères qui bordent le stupa, les lampes de cire scintillent de toute la persuasion de leurs vendeuses à vous les vendre.
Sur les marches des échoppes, s’entassent d’énormes paquets de «  kabsé », ou bouchées de chances qui sont des beignets que l’on retrouve disposés sur tous les autels des maisons et des monastères, pendant les fêtes du Losar.
En accomplissant nous aussi nos Koras, sans oublier de faire tourner les moulins de prières nichés sur le pourtour du stupa, on entend qui s’égrène au coin des rues  » Om Mani Padme Hum» dans diverses interprétations, de ce mantra fondateur du bouddhisme tibétain.
Alors là, on y est vraiment, on est bien en ce premier soir de retour…..

Mais c’était sans compter sur la dernière semaine de notre séjour, pendant laquelle nous avions projeté un trek dans la vallée du Langtang.
Depuis plusieurs mois déjà, en France, j’y pensais : trek, Langtang, Langtang, trek…
Quelques inquiétudes m’avaient traversé l’esprit:
En serais-je capable? Les passerelles himalayennes sont elles fiables ? Vais je supporter l’altitude?…..Je m’étais réservé dans un petit coin de la tète, la possibilité de rester sur KTM et de laisser Jean François, Maryse et Jean Gilles partir, si d’aventure, au dernier moment, je me décourageais…..
Autant d’interrogations, qui ont très naturellement trouvé une réponse, dès le matin de notre départ.
J’avoue avoir insisté pour prendre un véhicule tout terrain plutôt que le bus pour nous rendre de Katmandou à Syaphrubesi, gros bourg commerçant, stratégiquement incontournable, lorsque l’on veut se rendre à Langtang village. Jhyangju, l’épouse de Temba, était du voyage, toujours joyeuse et ponctuant la conversation, d’expressions en français, avec un ravissement non dissimulé.
Le trajet nous a pris la journée, sur une route aussi improbable que vertigineuse, traversant des paysages de terrasses à couper le souffle.
Arrivés à la guest house qui nous accueillait pour la nuit, là où la route carrossable s’arrête, nous avons rencontré un autre groupe ami, parti dix jours plutôt, qui revenait de leur trek au même moment. Avant la disparition du soleil déjà rouge en cette fin d’après midi, nous avons échangé nos impressions autour d’une bière ou d’un thé sur la terrasse de l’hôtel.

Puis nous avons fait la connaissance de notre guide Gyalbu et des porteurs, Sanggye et Lobsang. En fait de porteur, celui attribué, à Jean François et moi même, était plutôt une porteuse, prénommée Lobsang, qui se trouvait être l’une des sœurs de Jhyangju, bien sûr native de Langtang village. Autant vous dire que je n’étais pas très à l’aise à l’idée de faire porter mes affaires à une femme……Avant notre départ déjà, nous avions prévu de ne faire porter qu’un seul de nos sacs ,le plus léger possible, environ six kilos.
Aussi, quelle ne fût pas l’explosion de rires de Lobsang, lorsqu’elle a soupesé notre sac à dos!!!!Du coup, elle s’en est rajoutée à peu près le double, destiné à ses proches, empilé joyeusement sur son dos.
Le lendemain, après un thé bien chaud et du pain tibétain, nous sommes partis
sur le chemin du trek, empruntant d’emblée, ma première passerelle himalayenne, reliant les deux côtés de Syaphrubesi village.
Bizarre, bizarre cette sensation au dessus du vide mais bon! Pas non plus insurmontable!!
Comme je n’avais fait part à personne de cette inquiétude, personne n’a rien vu! Tant mieux!
Du coup, je suis passée sur les suivantes et il y en plusieurs, avec la sérénité d’une funambule professionnelle…
Cette première montée a été fantastique; mille mètres de dénivelé entre cactées, bambous, feuillus, sapins, arbustes épineux.
Des singes blancs qui faisaient de la balançoire au dessus de nos têtes, des ânes chargés de casseroles, de sacs de riz, de planches de bois, montant ou descendant inlassablement les pentes de cette belle vallée, nous rappelaient au passage qu’il y avait un village bien vivant, en cette contrée d’altitude.
Que ce soit pour se sustenter dans un Lodge aux alentours de midi, faire des petits achats de gants de laine tricotés ou de ceinture tissée par la dame de la maison, ou tout simplement pour trouver le meilleur angle pour capturer les plus belles photos : que de moments charmants auront ponctué cette première journée de marche ! Sans oublier la gentillesse de nos accompagnateurs, toujours à l’affut du moindre trébuchement de nos pas, toujours dans le souci de notre confort permanent.
Penser, lors de la pause thé de l’après midi, que l’on ne va plus pouvoir repartir; et puis, si, bien sûr….
Arriver au soleil couchant au Lama Hôtel, prendre une douche chaude dans une cabane de planches, un vrai luxe ici, un peu au dessus du vide de la vallée, puis aller déguster un bon plat de pommes de terres aillées et pimentées à souhait, dans la salle commune surchauffée…..C’était le bonheur, ici et maintenant……
Jangjyul, Gyalbu, Sangay et Lobstang, ne dînent pas avec nous…..La coutume veut qu’ils prennent leur repas dans la cuisine, avec l’aubergiste, qu’ils ont d’ailleurs aidé dans la confection du dîner.
A vingt heures à peine, une seule idée: rejoindre notre chambrette, et pour cela,
quitter la douce chaleur du poêle, affronter la nuit en passant sous les étoiles  glacées de cette belle vallée himalayenne, se glisser dans le duvet, la tête habitée d’images, de bruits ,des rires cristallins de Jangjyul et Lobsang, des senteurs éprouvées tout au long de cette première journée de trek.

Vais-je pouvoir me déplier demain ?

Au petit matin, les conversations chuchotées à travers les cloisons de bois des chambrées, parviennent à nous tirer d’un sommeil réparateur.
Une friction d’arnica plus tard, et nous voilà de nouveau attablés devant un petit déjeuner roboratif, tout indiqué avant notre deuxième journée de marche.
Le guide et les porteurs nous accueillent avec leurs sourires habituels et toujours le souci de notre bien être. D’autres passerelles sur notre chemin, qui ne m’impressionnent plus du tout…
Je ne dis rien mais suis très fière!
En dessous, la Langtang river, dévale à gros bouillons au milieu d’un chaos de roches lissées par l’eau glaciale, laissant apparaître quelques bassines pures et turquoises.
Un paysan que nous croisons alors, étudie le meilleur moyen de faire passer son troupeau de « dzo «, croisement de vache et de yak, de l’autre coté de la rivière, où se trouve une petite forêt de bambous, dont elles raffolent, et qui ferait bien leur ordinaire.
Vers midi, la pause riz et thé à la terrasse d’un petit Lodge accroché à flan de montagne, nous redonne un peu d’énergie.
Plus on se rapproche du village, encore mille mètres de dénivelé aujourd’hui, plus l’étagement de la végétation est différent, plus celle ci est éparse, plus elle se raréfie.
Le sommet du Langtang Lirung, que j’ai aperçu ce matin au premier détour du sentier, se rapproche, devient plus vivant, plus imposant, et paré de lueurs orangées et bleutées sur son glacier, en cette fin d’après midi.
En contrebas de Langtang village, un hameau de petites maisons faites de pierre et de bois: c’est là que vivent les parents de Temba; nous nous arrêtons pour les saluer et partager un bol de thé devant leur maison.
Un moment plus tard, une pancarte annonce l ´altitude de Langtang village, 3475m.
Le froid commence à piquer les yeux, nous sommes tous les trois un peu fatigués, sans plus, mais surtout très impatients d’arriver. Tous les trois, car Maryse a su saisir, avec panache mais avec une légitime appréhension tout de même, l’opportunité d’une offre de transport bien locale : le téléphone tibétain ayant très bien fonctionné, et ce, bien avant notre arrivée connue de tous sur ce plateau de pâturages à yacks, un petit cheval roux de race himalayenne a été proposé pour parcourir les trois cent derniers mètres.

.Très vite, une autre pancarte nouvellement installée, nous indique la direction de la guesthouse de TEMBA et sa famille, presque à l’entrée du village, au pied du mont Langtang Lirung qui affiche ses 7246 mètres tout de même ! Au pied du colosse, qui sans faire partie des plus hauts, en impose tout de même, la bien nommée «  Sunrise Guesthouse » s’offre à notre vue dans un couchant de mauve et d’ocre rouge plutôt saisissant ! Le soir arrive et, avec lui, des silhouettes s’approchent de la bâtisse pour venir nous souhaiter la bienvenue.

Jhyangju, Lobsang, Gyalbu et Sanggye sont à ce moment, très fiers de nous montrer ce qui semble être le résultat d’un travail et d’un projet collectif. A l’intérieur, une grande salle commune pour se détendre et se restaurer, au milieu de laquelle ronfle un petit poêle alimenté par des bouses de yack .Dès les premières maisons du village, on les a vues tout à l’heure, qui séchaient sur les murets de pierre ; à cette altitude, en effet, le bois se raréfie et depuis des temps immémoriaux, les populations de l’Himalaya utilisent ce combustible pour se chauffer et faire la cuisine. Dans la guesthouse, le bois est partout, sur les murs, l’autel, les tables, probablement rapporté à dos d’homme de la vallée ; cette ambiance très chaleureuse, on la retrouve à l’étage, ou sont aménagées les petites chambres ; avant de tirer les jolis petits rideaux, je m’attarde un instant à la fenêtre : 

Une multitude d’étoiles sont déjà à l’œuvre, trouant la nuit noire, l’obscurité glaciale que je devine en touchant le carreau de la fenêtre: Je suis littéralement aux anges, dans un état de ravissement total, peu être le nirvana ? Je le savoure pleinement encore un moment, avant d’aller retrouver tous les amis autour du feu.

Le temps de la préparation du diner, les conversations vont bon train .Maryse et Jean gilles retrouvent ici celles ou ceux qui ont fait le guide ou le porteur dans des voyages précédents. Des villageois entrent, s’assoient un moment autour du feu, repartent, venus souhaiter la bienvenue ou s’assurer que l’on sera encore là demain.

Justement, Gyalbu, notre guide, nous informe que la journée du lendemain sera consacrée à l’acclimatation, aux promenades dans le village. Jyangju nous accompagnera.

A peine étions nous sortis d’une maison, invités à prendre le thé, que nous entrions dans une autre ; avec toujours cette impression qui fait chaud au cœur, d’être accueillis chaque fois avec la même simplicité, la même gentillesse légendaire des tibétains.

J’allais oublier de mentionner ce merveilleux moment passé dans l’après midi, avec toute la communauté féminine du village, occupée à préparer une boisson fermentée en égrenant du riz cuit, sur une grande bâche bleue. Toutes ensembles, accroupies autour de cet épais lac blanc encore fumant, elles entonnaient a cappella, des couplets de chansons villageoises aussi joyeux et éclatants que les couleurs de leurs fichus.

Cette belle journée se terminera par la visite d’un gompa très ancien dont le plancher menaçait de s’écrouler, mais qui abritait encore de belles fresques murales dont les outrages du climat allaient aussi très certainement attaquer les couleurs dans un futur bien proche. Un projet à venir, autour de la restauration de ce petit édifice nous amènera naturellement à proposer un don, modeste contribution à la préservation de la culture tibétaine.

Ce soir, une jolie dame aux grands yeux noirs, belle sœur de Temba, nous a invités à venir diner chez elle. Au menu, ce sera la « Boum Boum » soupe comme elle l’intitule elle-même ! Encore une soirée mémorable ou, assis en tailleur, nous avons eu le plaisir de la voir préparer devant nous ce bon plat de soupe à l’ail, qui outre ses qualités gustatives n’en possède pas moins des vertus médicinales : en effet , consommer de l’ail aide à supporter l’altitude et à lutter contre le mal aigu des montagnes. Dans cette jolie demeure décorée pour le Losar, nous avons encore passé une soirée bien chaleureuse, ponctuée de « Alouette, je te plumerai… » que les amis tibétains affectionnent de chanter dès qu’ils rencontrent des français !

Rendez vous avait été pris pour le lendemain matin devant Sunrise Guesthouse, avec Gyalbu et Sanggye pour rejoindre Kyanjin Gompa.

De bon matin, nous étions là ; et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir deux chevaux roux de petite taille, prévus par nos amis, à l’adresse des dames bien sur, pour nous épargner un surcroit de fatigue en montant à 3870m ; évidemment, je n’avais pas imaginé un plan de la sorte ! La dernière ballade à cheval faite en Camargue il y a …..Trente ans m’ayant laissé un souvenir plutôt cuisant ! Mais les arguments les plus convaincants, les plus persuasifs ont eu raison de mon hésitation manifeste et de mon inquiétude palpable.

Eh hop, nous voilà tous partis, Maryse et moi ayant fière allure sur notre monture finalement bien docile, les garçons cheminant à nos cotés, dans cette ultime ascension jusqu’à Kyanjin; on ne regrettera pas notre choix. Des cairns jalonnent notre chemin qui serpente sur le plateau. Bien en dessous, la rivière, telle un ruban vert jade, gronde en contrebas ; ce tracé bien connu des chevaux nous mènera vers un cirque immaculé de hauts sommets plus modestes que le Langtang Lirung ; c’est un panorama époustouflant, une vision de montagne magique, qui s’impose à nous. A cette heure de midi, les pics et les glaciers luisent au zénith comme de gros éclats de diamants. Tout simplement superbe !

A Kyanjin, encore et encore, nous photographierons ce paysage de haute montagne d’une beauté rare, de celle dont on dit qu’elle tutoie le divin. Nos montures dument ravitaillées, nous prendrons le chemin du retour jusqu’à Sunrise Guesthouse pour notre dernière soirée à Langtang village.

A ce jour, cette ballade himalayenne restera un merveilleux souvenir de voyage, qui continue de m’habiter régulièrement. »

MARTINE

 

 

 

2010. Du COTE de l’EVEREST

 

Octobre 2010

Sagarmatha – Népal

03 octobre:Embarquement à Katmandou avec mon guide pour Lukla (2840m),  plus à l’est, en à peine une petite heure de vol dans un petit « coucou » d’une vingtaine de places.arodromedelukla.jpg L’excitation du départ est vite amoindrie, car nous volons dans les nuages, donc pas de visibilité sur la chaîne himalayenne. Néanmoins, quelques trouées éparses laissent apercevoir le relief très accentué des cultures en terrasses…et le degré des pentes. Ce qui explique la configuration de la piste d’atterrissage : courte (très courte) et en montée !

Nous voici donc en pays sherpa pour un mois. Oui, j’ai du temps, j’ai donc décidé de « profiter »…

Le peuple SHERPA est une ethnie d’origine tibétaine, dont le nom signifie « peuple qui vient de l’Est ». En effet, il y a environ 500 ans, les Sherpas ont quitté la province du Kham, située dans l’Est du Tibet, pour s’établir principalement au pied du Mont Everest, Chomolungma en tibétain.porteur.jpg aurepos.jpg

Dès la sortie de l’aérodrome, des panneaux indiquent que nous sommes sur le territoire du panda rouge. Malheureusement, ce n’est pas la meilleure saison du bambou (juin, juillet, août). Donc, les pandas ont migré !

Après le repas, nous débutons le trek à proprement parler.

2h20 de « montagnes russes » jusqu’à Phakding (2610m), histoire de nous « mettre en jambes » pour le lendemain.

En chemin, je retrouve avec un certain plaisir les « murs de mani »symbolesdubouddhisme.jpg  (les Sherpas sont bouddhistes) qui sont des empilements de pierres gravées du mantra « om mani padme um ». Je suis aussi stupéfaite de découvrir des pans entiers de gros rochers recouverts de prières et de représentations de déités, aussi bien peints que sculptés.lataraverte.jpg  mantra.jpg img092.jpgQuel travail !

04 octobre:

En piste pour 1200m de montées vers Namche Bazar !

Bien que ce ne soit pas encore la pleine saison touristique, on se croirait sur une nationale un jour de départ en vacances, avec les caravanes de yacks en guise de files de poids lourds. caravanedeyacks.jpg De ce fait, l’allure est tranquille, ce qui permet d’admirer à loisir le paysage alentour.

Côté végétation, on trouve aux abords des maisons beaucoup d’œillets d’Inde, cannas, hellébores, roses trémières, dahlias, asters, capucines, buddleias ; plus loin, hormis les pins et les fougères, nous longeons une forêt de rhododendrons et de magnolias. Le spectacle doit être splendide au moment de la floraison… Petite précision quant aux rhododendrons : ce sont bel et bien des … arbres ! et non des arbustes comme chez nous !!

Côté chemin, les marches, régulières ou pas, sont légion ! Même arrivés, il nous faudra encore en monter pour accéder au lodge (Namche Bazar ressemble en gros à une arène)… namchebazar.jpg Et encore deux étages pour atteindre la chambre (pff…).

Quand on débouche sur Namche (3440m), la première impression olfactive est désagréable : on sent le kérosène pour les avions et les hélicos. Puis en s’enfonçant dans les ruelles, on n’y fait plus trop attention.moulinsprires.jpg

05 octobre:

Journée d’acclimatation.

Je prends le soleil dans la cour du lodge et j’assiste au bain « local » d’une petite fille. Ah ! La technique pour le shampooing ! Les bras sont enveloppés avec le corps dans une grande serviette, elle est maintenue à l’horizontale le bassin coincé entre les jambes de sa mère, qui la soutient au niveau du cou d’une main et la shampooine de l’autre ! Puis massage recto-verso de TOUT le corps avec de l’huile… de tournesol ! Enfin l’habillage : 3 couches en bas, 4 en haut… et elle n’a même pas l’air d’un « Bibendum » !

A 8h00, les montagnes sont dégagées (elles culminent entre 5000 et 6000m). A 9h30, quelques nuages s’accrochent. A 10h15, elles ont disparu !

 

06 octobre:

Direction Thame (3800m). thame.jpg  Nous longeons la rivière Bhote Koshi Nadi, assez tumultueuse après la mousson. Je crois reconnaître la Gentiane de Koch, que je rebaptise « himalayenne » dès que je l’approche, car elle est bicolore : bleu pâle et blanc.

Nuages, nuages ! Les sommets ne se dévoilent que pudiquement. Et à 4h de l’après-midi, le brouillard s’est installé sur le village.

07 octobre:

Visite d’un monastère sur les hauteurs de Thame.vuesurthameetsonmonastre.jpg Nous avons pu assister en partie à une Puja (prononcer « poudja »), qui est une cérémonie d’offrande et d’adoration de la divinité. Dans le bouddhisme, ce rituel exprime la gratitude envers le Bouddha. Entre le son des instruments traditionnels et celui de leurs voix très profondes, le dépaysement est total…lesyeuxdebouddha.jpg

Durant le retour, encore imprégnée de cette atmosphère si particulière, j’ai eu un instant de flottement devant un bouquet… d’édelweiss (surprise… émerveillement… cadeau… bonheur…)

09 octobre:

enmontantaurenjopass.jpgGrosse journée de 7h pour rejoindre Gokyo Lake. vuedelungdhen.jpg

Casse-croûte à 5000m (il fait 2°C), traversée de quelques plages « glacières » de sable, premiers névés hors sentier à 5200m… et la récompense qui nous attend, majestueuse, une fois arrivés au col (le Renjo Pass) à 5360m : le Mont Everest est face à nous, haut de ses 8848m d’altitude ! leverest8848m.jpg Et pour honorer les efforts de chacun, le temps nous offre une superbe vue dégagée sur la chaîne de l’Everest, le Lhotse, le Makalu, le lac de Gokyo…WOAW…!!!vuesurgokyolakedurenjopass.jpg  etsonvillage.jpg

Cependant, l’inquiétude est là : depuis que nous avons dépassé les 5000m, j’ai un « petit »mal de tête lancinant. Je pense bien évidemment au Mal Aigu des Montagnes dû à l’altitude, mais j’ai toujours un bon appétit. C’est tout simplement dû au vent glacial qui transperse mon bandeau de laine doublé de polaire. Puisque j’ai la capuche du coupe-vent, Eole m’attaque de front !

Le Toit du Monde est bien gardé !

10 octobre:

Villégiature à Gokyo (4790m).gokyolake.jpg

Petit déj’ à 8h30 devant le lac de couleur turquoise, en T-shirt, casquette et… crème solaire ! Un raffut insolite me tire de ma léthargie contemplative : 2 poules faisanes se volent méchamment dans les plumes !

Petite ballade sur les crêtes qui surplombent le glacier Ngozumpa, avec le Cho Oyu (8200m) en arrière-plan… Je me sens vraiment très petite devant le spectacle qui s’offre à moi…

Les panneaux photovoltaïques servent principalement pour l’électricité, le soleil à cette altitude n’étant pas suffisamment « opérationnel » pour la douche. Pour celle-ci, l’eau est chauffée au kérosène, ce qui explique que plus on monte en altitude, plus le prix de la douche est élevé. L’eau ainsi chauffée est transvasée dans une petite cuve sur le toit de l’abri douche, mais elle se refroidit très vite. Il faut donc bien choisir son heure !

Mi-octobre:

Une fine pellicule de neige avait recouvert le paysage. Départ à 7h00 par -9°C, dans la pénombre et le brouillard, qui ne nous quittera qu’une demi-heure avant d’atteindre le Cho La Pass à 5368m.verslecholapass.jpg cholapass5368m.jpg  Et comme pour le col précédent, les nuages se déchirent, nous permettant ainsi d’admirer le panorama grandiose, aussi bien recto avec le Cho La Glacier et les sommets Lobuche West (6135m) et Lobuche East (6090m), que verso avec le Kyajo Ri (6135m), le Teningbo (5839m) ou le Kapsale (5585m)chorten.jpg glacierdukhumbu.jpg khumbutse6639m.jpg … Nous restons sans voix, mais ce n’est pas dû au souffle court…

La descente jusqu’à Dzonglha (4830m) nous présente peu à peu une des montagnes considérées comme les plus belles du monde : l’Ama Dablam (6835m).aufondlamadablam.jpg 

Nous remontons la vallée du Khumbu en direction de Lobuche (4910m). pontscuris.jpg Droit devant, le Pumo Ri

nous domine de ses 7165 mètres, alors que nous arrivons à Gorak Shep (5140m). Humilité encore…

Nous avons l’intention d’aller jusqu’au sommet du Kala Pattar (5545m) le matin de bonne heure, car le point de vue sur l’Everest y est particulièrement bon. Malheureusement, il a neigé dans la nuit. A 4h00 du matin, le plafond est très bas, aucune visibilité. Quelques-uns partent quand même, armés d’espoir… mais reviennent bien vite, bredouilles et déçus.

Pheriche (4240m)

Le temps dégagé nous permet d’assister au ballet des hélicoptères. Ils montent le kérosène, quelques personnalités et touristes aisés et redescendent des accidentés et des victimes du MAM (le mal aigu des montagnes).

Dingboche (4410m)

J’assiste au tri sélectif. Un homme arrive chargé de son « doko » (hotte népalaise) qu’il avait dû remplir le long du chemin et commence à le vider. Les cartons restent au lodge et serviront de combustible avec les bouses de yack séchées yack.jpg schagedebousesdeyack.jpg ; les bouteilles en plastique sont emportées par un porteur ; idem pour les sachets plastique.

Je « tombe » sur le livre de Jacques Lanzmann « Le fils de l’Himalaya », qui décrit quelques us et coutumes du peuple sherpa.

23-24 octobre:amadablamvudetengboche.jpg

« Mani Rimdu Festival » à Tengboche (3860m)ouverturedufestival.jpg img077.jpg img076.jpg

Nous avons la chance d’assister à la fête religieuse la plus spectaculaire du peuple sherpa.

8 heures durant, des moines-danseurs se relaient en habits d’apparat et masques, personnifiant les dieux et les démons dans des chorégraphies sophistiquées ayant pour but de rappeler la victoire du bien sur le mal.festival3.jpg festival2.jpg festival1.jpg festival4.jpg festival5.jpg  Cet enchaînement de tableaux est à plusieurs reprises entrecoupé de sketches, dans lequel un touriste est mis à contribution, pour le plus grand plaisir de l’assemblée !moniales.jpg festival6.jpg

Fin octobre:

Dans le très étendu village de Khumjung (3800m), j’ai la surprise de découvrir des lampadaires… solaires, qui éclairent assez bien, vu les endroits où ils sont placés.

A l’hôpital du village attenant, le long du porche qui tient lieu de salle d’attente, diverses recommandations d’hygiène pour la vie quotidienne sont imprimées avec des dessins en couleur sur des espèces de tabliers en tissu : comment gérer la diarrhée chez le jeune enfant, les différentes façons d’allaiter, le lavage des mains après les travaux dans les champs, pour cuisiner…

Un petit tour au marché de Namche Bazar me laisse admirative quant à la façon qu’ont les Népalais de s’accommoder du relief !

On trouve de tout : alimentaire, habillement, quincaillerie, animaux, vaisselle, pharmacie, hygiène…Etalé sur plusieurs niveaux du sentier, sol et murets compris.marchdenamche.jpg

Une multitude de personnes se croisent sur un étroit passage laissé libre et les vendeurs sont accroupis sur les murets ou au bord du chemin, avec quelques fois le séant en lévitation au-dessus du vide !!! A se demander comment il n’y a pas plus d’accident, avec toute cette bousculade !buffleetdzm.jpg

La boucle est ainsi bouclée !

Nous redescendons jusqu’à Lukla pour reprendre l’avion. Les chutes de neige environ 600 mètres au-dessus ont refroidi l’atmosphère. De retour à Katmandou, le changement de température fait du bien…

Framboise.

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